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MECANISME :DE SURETE POUR MACHINES ACTIONNEES .A .1 AIDE-D "UNE-ENERGIE MOTRIGE
La présente invention concerne les mécanismes de sûreté desti- nés aux machines qui sont actionnées à l'aide d'une énergie motrice, et plus spécialement les mécanismes de ce type destinés à des machines du genre comprenant deux éléments coopérants, par exemple deux rouleaux, entre les- quels un ouvrage est introduit par une table à mouvement alternatif qui fonctionne automatiquement et sur laquelle on place le dit ouvrage, et du genre dans lequel les moyens de commande de la table comprennent un méca- nisme à mouvement dit " à demi-tour " ou " à un tour ", dont le rôle est de provoquer l'arrêt automatique de la machine à l'achèvement d'un demi- tour ou d'un tour d'un arbre approprié.
Au cours de ce qui suit, de tels mécanismes "à demi-tour" ou " à un tour" s'entendent pour des mécanismes comprenant une pièce rotative entaillée périphériquement et destinée à coopérer avec un organe destiné à influencer les moyens de commande de la machine. La construction d'un tel mécanisme est telle que le débrayage des moyens de commande s'effectue automatiquement, afin d'arrêter la machine, chaque fois que le dit organe pénètre dans une entaille de la pièce rotative entaillée périphériquement, tandis quelorsque le dit organe se dégage de l'entaille, il en résulte un réaccouplement des dits moyens de commande en vue de la remise en mar- che de la machine.
Dans le cas d'un mécanisme à un demi-tour, il est prévu deux entailles diamétralement opposées, de sorte que la machine s'arrête dès que l'arbre sus-mentionné a effectué une demi-révolution seulement, tandis que dans le cas du mécanisme à un seul tour, il n'est prévu qu'une seule entaille, de sorte que la machine s'arrête à l'achèvement d'un tour complet de l'arbrePour provoquer la remise en marche de la machine après qu'elle a été arrêtée automatiquement de la manière décrite, on utilise or- dinairement une pédale.
De plus, les mécanismes de sûreté auxquels a trait la présente invention sont du genre comprenant une pièce de garde mobile et, interposé
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entre cette pièce et les moyens de commande de la machine, un dispositif qui commande le fonctionnement des dits moyens de manière à empêcher tout ris- que de dommage pour l'opérateur.
Sans mécanisme de sûreté, il est évident qu'une machine du type sus-mentionné serait dangereuse, en ce sens que, dès que les moyens de com- mande ont été accouplés pour mettre la machine en marche, ils ne peuvent de nouveau-être débrayés pour arrêter la machine qu'après que le susdit arbre a tourné d'un angle prédéterminé. Les efforts tentés jusqu'à ce jour d'uti- liser une pièce de garde mobile en combinaison avec un mécanisme à demi-tour ou à un tour n'ont pas été couronnés du succès nécessaire pour assurer une sécurité complète.
Par exemple, on a antérieurement proposé d'incorporer à un mécanisme de sûreté un embrayage à friction et un frein, mais les résul- tats de l'essai d'un tel mécanisme n'ont pas été satisfaisants parce que, après la mise en action de la pièce de garde, les glissements qui se sont produits dans l'accouplement et le frein serré ont permis aux pièces mobi- les de continuer leur mouvement. Lorsque le frein risque d'être souillé par des éclaboussures d'huile, comme c'est le cas dans une tannerie, la tendan- ce du frein à glisser se trouve augmentée, le risque d'accident étant de ce fait proportionnellement accru.
L'invention se prête tout particulièrement à son application aux machines employées pour le travail des peaux, cuirs et matières similaires, toutes comprises ci-après sous le terme de "peaux", et on envisage princi- palement son application à une machine à rebrousser, servant à assouplir ou grainer les peaux, c'est-à-dire à une machine comprenant une paire de rou- leaux à garniture de caoutchouc ou de liège coopérants, entre lesquels les peaux sont introduites par une table à mouvement alternatifs commandée au- tomatiquement et sur laquelle les dites peaux sont posées ou étalées.
Dans une telle machine à rebrousser, l'extrémité avant de la table porte-ouvra- ge est pourvue d'une plaque ou couteau en acier sur le tranchant duquel on place une peau, et la table reçoit d'ordinaire un mouvement de va-et-vient destiné à la rapprocher ou à l'éloigner des rouleaux à l'aide d'un mécanis- me à manivelle actionné par l'arbre du mécanisme à un demi-tour. L'arbre de ce dernier mécanisme est aussi pourvu d'une ou plusieurs cames servant à effectuer les mouvements d'ouverture et de fermeture des rouleaux coopérants, dans un rapport de temps convenable avec les mouvements de va-et-vient de la table porte-ouvrage, ainsi qu'il est bien connu des spécialistes du travail des cuirs et peaux.
Si le mécanisme de sûreté n'a pas une action suffisamment positive, il ne convient pas parce que, pendant le fonction- nement d'une machine à rebrousser, les mains de l'opérateur risquent, sur- tout dans le cas où les doigts se prennent dans une peau, d'être tirées entre les rouleaux et sérieusement blessées..
La présente invention vise par conséquent à munir une machine à rebrousser les peaux d'un mécanisme de sûreté de construction simple et efficace qui, lorsqu'il entre en action, provoque le fonctionnement à peu près instantané d'un dispositif qui empêche positivement la table animée d'un mouvement rapide de continuer son mouvement, en supprimant ainsi le risque qu'une ou chacune des mains de l'opérateur, ou quelqu'autre obstacle, soient entraînés vers et entre les rouleaux.
Toutefois, une des caractéristiques générales de l'invention consiste à prévoir, dans une machine du genre général susmentionné action- née par une énergie motrice, un mécanisme de sûreté pouvant être actionné par le mouvement d'une pièce de garde et qui, lorsqu'il est ainsi actionné, arrête à peu près instantanément le mouvement des pièces mobiles qui consti- tuent le danger, en protégeant ainsi l'opérateur contre tout dommage.
Le mécanisme de sûreté perfectionné conforme à l'invention com- prend une pièce de garde mobile disposée entre la table porte-ouvrage à va- et-vient et les deux éléments de travail coopérants et au moins un organe d'arrêt qui, sous l'influence du déplacement de-la dite pièce de garde par une-des mains de l'opérateur ou autre obstacle amené au contact de cette pièce, soit automatiquement projeté sur le trajet d'une partie de la table,
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ou d'une pièce associée à la table,de fagon à provoquer l'arrêt positif du mouvement d'avancement de la table vers les éléments coopérants et à débrayer la dite table des moyens de commande qui lui communiquent son mou- vement de va-et-vient, sans déranger le mécanisme à un demi-tour ou à un tour.
Le présent mécanisme de sûreté est par conséquent,d'un genre tel qu'il provoque l'arrêt automatique et instantané de la table porte-ou- vrage en cas d'urgence.
D'autres caractéristiques de l'invention seront mises en évi- dence au cours de la description donnée ci-après d'une forme de mécanisme de sûreté établie conformément à'l'invention, appliquée à une machine à rebrousser les peaux, en se référant aux dessins annexés sur lesquels :
Figure 1 est une vue en bout de la machine comportant le pré- sent mécanisme de sûreté, le dit mécanisme étant représenté dans la posi- tion d'inactivité et sans les moyens de commande de la table.
Figure 2 représente séparément les dits moyens de commande, oc- cupant une position appropriée par rapport à la direction-avant-arrière de la machine telle qu'elle est représentée sur la figure 1.
Figure 3 est une vue en bout semblable à la figure 1, mais re- présentant le mécanisme de sûreté en position de travail.
Figure 4 est une vue analogue à la figure 2, mais se rapportant dans ce cas à la figure 3.
Figure 5 est une vue en plan à plus grande échelle, avec coupe horizontale partielle, d'un palier de support de la table porte-ouvrage et des moyens grâce auxquels ce palier est accouplé de façon débrayable avec les moyens de commande de la table.
Figure 6 est une vue en plan d'un détail, avec coupe horizonta- le partielle, de quelques-unes des pièces représentées à la figure 5, l'or- gane de butée n'étant toutefois pas représenté.
L'ensemble de la machine et du mécanisme de sûreté représenté comprend deux rouleaux à garniture de caoutchouc ou de liège 1, 2 tournant continuellement, ces rouleaux étant montés entre des bâtis d'extrémité 3.
On n'a représenté et l'on ne décrira ci-après que le bâti d'extrémité de droite et les pièces qui lui sont associées, mais il doit être bien enten- du que ces organes existent également à l'extrémité opposée de la machine, sauf indication contraire.
D'une façon générale, la machine comprend une table 4 porte-ou- vrage, à partir de laquelle une peau est présentée aux rouleaux coopérants 1 et 2, une pièce de garde .5, disposée au-dessus de cette table et (à cha- cune des extrémités de la machine) une tringlerie ou système de leviers, désigné de façon générale par 6, servant à transmettre le mouvement de la pièce de garde à un organe d'arrêt 7, un mécanisme 1 participant aux mou- vements de la table et destiné à heurter l'organe d'arrêt '1 pour arrêter la table 4, et une bielle 2, actionnée par l'intermédiaire d'un arbre 10' à par- tir d'un mécanisme à un demi-tour pour communiquer un mouvement de va-et- vient à la table 4 dans une direction qui le rapproche et l'éloigne des rou- leaux 1 et 2,
la liaison motrice entre la bielle 2. et la table étant auto- matiquement débrayée lorsque l'organe d'arrêt 7 entre en action.
On se réfèrera maintenant aux mêmes pièces avec plus de détail.
La table 4 porte un couteau en acier 10 sur son côté avant (tourné vers les rouleaux) et porte latéralement à ce couteau une pièce d'attache 11, à l'ai- de de laquelle la dite table est fixée à un support tubulaire 12 qui coulis- se, en se rapprochant ou s'éloignant des rouleaux 1 et 2, le long d'une barre de guidage horizontale 13, relativement fixe.
Dans une rainure ou canal 14 pratiqué dans le côté extérieur du. support 12 est montée pour effectuer un mouvement coulissant longitudinal limité la tige de section carrée 15 d'une butée dont la tête 16 ou butée proprement dite est prévue à l'extrémité avant de la dite tige, c'est-à-dire
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celle qui est la plus proche des rouleaux. Le mouvement de la butée 16 vers l'avant par rapport au support 12 est limité par la rencontre de la tête d'u- ne vis 17 portée par ce support avec la paroi extrême arrière d'un évidement
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18 pratiqué dans la tige 15. tandis que l'amplitude du mouvement de la dite butée vers l'arrière est déterminée par le contact de la tête 16 avec la fa- ce frontale 19 d'un élargissement latéral 20 du support 12.
La butée 16 est normalement sollicitée vers l'avant par un ressort 21 qui prend appui sur le rebord 22' d'une plaque effilée 22, fixée au support, ce ressort 21 agis- sant sur la queue de la tige 15.
Outre le support 12, le mécanisme 8 comprend une crosse 23 mon- tée sur ledit support et pourvue d'un tourillon de support 23' faisant sail- lie latéralement. Comme il sera expliqué plus loin, la crosse 23 est norma- lement accouplée avec le support 12 de façon à transmettre le mouvement de va-et-vient à la table 4 mais cette crosse est susceptible d'être dé- brayée du dit support afin d'interrompre le mouvement d'entraînement de la table, sous l'influencé immédiate du mouvement de la pièce de garde 5, ce débrayage de la crosse provoquant un arrêt brusque de la table. En pareil cas la crosse 23,.continue à glisser sur et par rapport au support 12. sur lequel elle est convenablement montée à cet effet.
Le mouvement de va-et-vient de la table est communiqué à la cros-
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se en montant sur le tourillon 23' , au moyen d'une rondelle 42 un bloc alésé 24 constituant un palier oscillant fixé à la bielle 9. La longueur ef- ficace de la bielle 2. est rendue réglable en raison de la construction de ce palier. Ainsi, on remarquera en se référant aux figures 2,4 et 5 que le bloc 24 est monté dans un bâti en forme de cadre portant un bossage 25, qui est tourné vers l'avant et taraudé, en 26, pour recevoir l'extrémité de la bielle 9, et qui comporte à l'arrière deux bras 28 reliés entre eux
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par une plaque g2 sur laquelle prend appui un ressort de compression 30 en- tourant une tige 31 vissée dans le bloc 24.
A son extrémité extérieure, la
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tige 31 porte une douille , qui est pourvue d'une tête de réglage Il et fixée à la tige par des écours 34. La position de la tige il et de la pla- que de poussée 2 par rapport aux bras 28 est déterminée par un écrou li et un contre-écrou li' vissés sur la douille 32. de telle sorte qu'on peut mo- difier la position du bloc de palier 24 entre les bras 28 pour faire varier la longueur efficace de la bielle 9, et, par suite, les positions extrêmes de la table 4 par rapport aux rouleaux 1 et 2.
En temps normal, la crosse 23 est accouplée mécaniquement avec le support 12 à l'aide d'un cliquet d'entraînement 36 (voir figure 5). Ce cliquet est vissé sur un goujon fileté à tête, 37, lui-même logé dans un
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poussoir qui est mobile dans un.alésage 39. de la crosse 2 et de sa sail- lie ou tourillon 23'. Ce poussoir est soumis à l'action d'un ressort de compression 40, qui est retenu à l'intérieur de l'alésage 39 par une vis 41, et il est ainsi sollicité vers l'extérieur de la crosse 23, c'est-à-dire vers le support 12.
Le cliquet d'entraînement 36 possède la forme d'un coin et il est normalement engagé dans une fente verticale 43 pratiquée en par-
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tie (43.') sur la face extérieure exposée de l'extrémité arrière de la tige de butée 15 et en partie (43.", à ses extrémités extérieures) sur la face extérieure du support tubulaire 12. La portion intermédiaire 43' de cette fente, c'est-à-dire celle qui reçoit réellement le cliquet 36,possède une surface 44 qui s'incline vers l'extérieur et se comporte à la fagon d'une came, alors que les portions de fente 43" (voir figure 6) possèdent la for- me d'une rainure à côtés droits.
Dans les conditions de travail normales, le cliquet 36 est com-
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plètement engagé dans la portion de fente 43,'. Par suite, lorsque l'arbre 10' du mécanisme d'accouplement à un demi-tour tourne (à raison d'un demi- tour à chaque cycle) sous la commande d'un bras de manivelle 45 (figures 1 et 3), claveté sur ledit arbre, et de la bielle 9. qui est articulée en 46 sur ce bras 45, la table 4 est animée d'un mouvement de va-et-vient vers l'avant et vers l'arrière. Toutefois, si la butée 15, 16.vient à se dépla- cer par rapport à son support 12, la face formant came 44 de la portion
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de fente 43' se meut par rapport au cliquet 36,et ce dernier, glissant sur cette face, se trouve finalement repoussé hors de la fente 43, en anta- gonisme à l'action du ressort 40.
Le mouvement que la tête de butée 16 est capable d'effectuer est suffisant pour permettre cette expulsion du cliquet.
Lorsque le cliquet 36 a ainsi été dégage de la fente 43, la crosse 23 cesse d'être accouplée avec le support 12, de telle sorte que la table porte-ou- vrage 4 peut être arrêtée sans que ceci influe sur le mouvement du mécanis- me à un demi-tour, la crosse pouvant glisser librement le long de son sup- port 12 jusqu'à l'achèvement de la demi-révolution du mécanisme à un demi- tour.
Dans cet exemple particulier, la pièce de garde de sûreté 5. elle-même est d'un type bien connu, comprenant une grille légèrement.re- courbée qui est composée d'une série de tringles parallèles 47 maintenues convenablement espacées l'une de l'autre par des bras curvilignes 48. Cette pièce 5. règne sur toute la largeur de travail de la machine et s'étend vers le bas jusqu'en un point situé devant les rouleaux 1 et 2 et juste au-dessus du couteau 10, de sorte que les mains d'un opérateur entreraient en contact avec ladite pièce si elles se déplaçaient vers l'avant jusqu'à cette position. Les bras 48 sont fixés à un bras 49, qui est monté à pi- vot dans une console 50 fixée à chacun des bâtis d'extrémité 3.
A chacun des bras 48 portés par l'arbre 49 est associée une patte 51 portant une vis de serrage réglable 52 qui prend appui sur un ressort 53 monté dans une po- che fixe 54 prévue sur le bâti d'extrémité. Le rôle de ce ressort est de rappeler la pièce de garde 5. dans le cas où elle aurait été actionnée.
A une extrémité de la machine, dans ce cas,l'extrémité de droi- te, il est aussi prévu, fixé rigidement à l'arbre 49, un levier formant loquet, 55,qui est pourvu d'un nez 56 destiné à entrer en prise avec un loqueteau 57 fixé sur un bras dirigé vers le haut, 58, de la tringlerie 6.
Le bras 58.fait partie d'un levier coudé 58, 59 qui est supporté en 60 par le bâti d'extrémité correspondant 3 et constitue un organe déclencheur.
L'extrémité extérieure du bras 59 est reliée, à l'aide d'une biellette 61 de longueur réglable, au bras arrière 6 2 d'un levier rectili- gne à deux bras 62, 63, qui est calé sur un arbre 64 s'étendant en travers de la largeur de la machine et tournant dans des supports 65 fixés aux bâtis d'extrémité 1. A son extrémité de droite, l'arbre 64 est prolongé, et sur le prolongement est calée une pédale 66 par la manoeuvre de laquelle on ef- fectue la remise en position du mécanisme de sûreté.
Sur le bras de levier 63 pivote, en 67, une tige 68 qui pivote également sur un levier correspondant porté par l'arbre 64 à l'extrémité opposée de la machine;' la tige 68 coulisse à travers une console 69 fixée à l'avant du bâti 3. L'extrémité supérieure delà tige 68 est filetée pour recevoir un écrou 70 et un contre-écrou 71 qui retiennent une rondelle 72 sur laquelle prend appui un ressort de compression 73 prenant appui d'autre part sur la console 69. Sur l'extrémité extérieure du bras 63, et sur son équivalent prévu à l'extrémité de gauche de la machine, est articulée une barre d'arrêt-74 qui peut coulisser verticalement à travers un guide 75 protégé contre toute mouvement vertical.
A son extrémité supérieure, la bar- re 74 porte une tête qui est destinée à venir sur le trajet de la tête de butée 16 ou à être écartée dudit chemin.
Dans les conditions de travail normales, la tringlerie 6 (ame- née à la position d'attente par la pédale 66) est disposée de telle sorte que le nez 56 du loquet 55 est en prise avec le loqueteau 57 et que la bar- re 74 de chaque organe d'arrêt se trouve maintenue abaissée, en antagonisme à l'action du ressort 73, de sorte que sa tête 76 est située à l'écart du trajet de la tête de butée 16, comme représenté à la figure 1.
Toutefois, en cas d'urgence, 'l'obstacle entrant en contact avec la pièce dé garde 1 provoque le pivotement de cette pièce et le soulèvement du levier 2.5., le loqueteau 57 étant ainsi libéré de telle sorte que chacun des ressorts 73 oblige le levier 63 à pivoter vers,le haut, en provoquant ainsi l'amenée de la tête 76 de la barre d'arrêt sur le trajet de la tête de butée 16.
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Ceci provoque le léger mouvement relatif que la butée doit effectuer dans le support 12 pour débrayer les moyens de commande de la table 4 d'avec la bielle 9, comme il a été expliqué plus haut, après quoi l'organe d'arrêt, agissant sur le support 12 par l'intermédiaire de la tête de butée 16, arrê- te le mouvement d'avancement de la table vers les rouleaux 1 et 2. Lorsqu'on ramène le mécanisme de sûreté débrayé à sa position d'attente en abaissant la pédale 66. la butée 15. 16 est-ramenée par le ressort 21 à la position qu'elle occupait initialement dans le support 12, de telle sorte que le cli- quet 36 s'engage de nouveau élastiquement dans la portion de fente 43' pour réaccoupler le mécanisme d'entraînement de la table.
Des moyens peuvent avantageusement être prévus pour amortir le choc qui se produit entre la butée et l'organe d'arrêt, bien que ceci ne soit pas essentiel. Par exemple, eomme représenté, chacun des guides 75 est relié à la tige d'un piston 77 qui agit en antagonisme à l'action d'un res- sort amortisseur puissant 78, logé dans un boîtier fixe 79 porté par une console 80 du bâti d'extrémité 3.
Finalement, dans le cas représenté, des moyens sont prévus pour régler l'inclinaison de la table porte-ouvrage 4 en fixant l'extrémité a- vant de chacune des barres 13 à un 'support 81 porté par une plate-forme 82 sur laquelle est montée une vis de réglage 83 butant contre une face hori- zontale du bâti d'extrémité. On a aussi représenté en 84 une came fixée sur l'arbre 10' et destinée à actionner un dispositif servant à effectuer l'ou- verture et la fermeture des rouleaux 1 et 2.