<Desc/Clms Page number 1>
CONTROLE-D'ALIMENTATION.
L'invention est relative aux contrôles de machines automatiques, et concerne en particulier des contrôles tels qu'ils sont applicables pour régulariser automatiquement l'alimentation d'Une machine à fabriquer les ci- garettes.
Dans les machines à fabriquer les cigarettes on a utilisé anté- rieurement des commandes à vitesse variable pour accroitre et réduire la vi- tesse à laquelle le tabac est alimenté. Ces commandes à vitesse variable ont quelquefois été reliées à un mécanisme de contrôle automatique tel que montré dans le brevet des Etats Unis n 2.357860 délivré à U.A.Uhitaker le 12 sep- tembre 19 il..
D'une façon générale, ces contrôles ont présenté plusieurs in- convénients, dont l'un des principaux est que la valeur exacte d'ajustement nécessaire ne pouvait s'obtenir aisément du fait que la machine allait au delà dans un sens ou dans l'autre en raison d'une sur-correction. Ce défaut était attribué en partie au fait que la commande nécessitait une quantité notable de force motrice, et la construction d'une commande à vitesse varia- ble devant transmettre cette puissance devait naturellement être conséquen- te. Il devenait par suite impossible d'augmenter ou réduire la vitesse par petits accroissements ou décroissements, et il y avait tendance à une sur- ou sous-correction ne donnant pas de résultats satisfaisants.
A d'autres mo- ments, des corrections étaient effectuées pour des variations temporaires alors qu'en fait aucune correction n'aurait dû être apportée dans l'alimen- tation.
Dans la présente invention, on a prévu une commande permettant d'effectuer des réglages plus fins dans la vitesse d'alimentation,et tout en permettant encore la transmission par la commande de la. quantité de force mo- trice requise.
Un autre avantage de l'invention réside dans le fait qu'après détection d'une matière défectueuse, elle permet de déterminer si un tel dé-
<Desc/Clms Page number 2>
faut nécessite la modification de la vitesse de la machine, ou bien si ce dé- faut est un fait temporaire qui ne nécessite pas de changer la vitesse de la machine pour fournir plus ou bien moins de tabac.
Un autre objet est de prévoir des moyens électriques pour obtenir une moyenne du poids de la matière qui est fournie et pour corriger une ali- mentation lorsque cette moyenne de poids ou poids moyen excède des limites prédéterminées.
Un autre avantage de l'invention réside dans le fait qu'elle procure un dispositif qui arrête automatiquement l'opération d'alimentation d'une machine chaque fois que la matière qui est produite cesse de se mouvoir dans la machine, ou bien chaque fois que quelque chose fonctionne de façon défectueuse de manière que la matière même disparaît.
Un autre objet de l'invention est de détecter une particularité prêtant à objection, dans un boudin de cigarettes qui est fabriqué, et d'ef- fectuer alors une correction dans l'alimentation si le défaut persiste pen- dant un temps prédéterminé, tandis que la modification dans la vitesse d'a- limentation cesse immédiatement si la condition défectueuse est éliminée,
D'autres objets et caractéristiques de l'invention ressortiront à mesure que la description de la réalisation physique ou matérielle parti- culière, choisie à titre d'exemple pour illustrer l'invention, se poursuit.
Dans les dessins annexés, des références semblables ont été appliquées à des parties ou organes correspondants dans les diverses figures des dessins.
Fig. 1 est une vue en élévation de face, avec arrachements par- tiels, d'une machine à cigarettes à boudin continu, en association avec l'ap- pareil diélectrique de détection, correction et éjection de cigarettes;
Fig. 2 est une vue en élévation de côté de la machine à ciga- rettes à boudin continu, telle que vue de la ligne 2-2 de la fig. 1, et illus- trant la commande du mécanisme de principe de cette machine;
Fig. 2a est une vue schématique illustrant le mécanisme de com- mande intérieurement à la poulie d'alimentation; Fig. 3 est un schéma du circuit de contrôle du régulateur d'ali- mentation;
Fig. 4 est une illustration schématique d'un détecteur approprié du type diélectrique;
Fig. 5 est une disposition modifiée de l'invention, montrant un circuit pour effectuer des corrections d'alimentation qui sont proportionnel- les à la grandeur de la déviàtion à partir d'un poids rendu moyen, désiré;
Fig. 6 est une modification de l'invention, montrant un circuit pour effectuer des corrections d'alimentation qui sont proportionnelles à l'étendue de la déviation et à la vitesse de variation de la déviation à par- tir du poids moyen, désiré.
En vue de l'illustration de l'invention, on a montré comment les caractéristiques de l'invention peuvent être utilisées dans un appareil d'a- limentation d'une machine à fabriquer des cigarettes.
La présente invention a été illustrée mais non revendiquée dans une demande de brevet de même date de la demanderesse pour "Appareil détec- teur et de controle". à laquelle il convient de se reporter pour les disposi- tifs additionnels d'une machine à fabriquer les cigarettes du type dans le- quel ce contrôle d'alimentation peut être employé. Pour la facilité de la consultation de l'autre demande, les mêmes références sont -utilisées dans la présente description.
Pour illustrer l'invention, on a représenté fige 1 une machine à fabriquer les cigarettes à boudin continu, conventionnelle, qui comprend une alimentation de tabac désignée dans son ensemble par F, et un disposi- tif confectionneur désignédans l'ensemble par M. Les éléments composants
<Desc/Clms Page number 3>
de principe du confectionneur M consistent en une languette de pliage U, un conformateur du boudin V, un encolleur P, un dispositif assurant le collage ou scellement S, un coupeur C et un dispositif cueilleur ou collecteur B.
La manière dont fonctionnent ces composants d'une machine de fabrication de ci- garettes peut être brièvement décrite comme suit:
L'alimenteur de tabac F distribue en pluie du tabac, de façon continue, sur une bande 78 en déplacement, qui délivre le tabac distribué à une bande de papier en déplacement W. La bande de papier W est amenée d'une bobine Y et est guidée dans la languette de pliage U, ensuite de quoi l'encol- leur P applique un trait de colle sur le bord de recouvrement, et à travers le conformateur V et le dispositif de scellement S, par une courroie de plia- ge en déplacement continu 22, entraînée par le tambour 24. Le tambour 24 est fixé à un arbre 26 comportant un pignon conique 28 entraîné par un pignon 30 fixé à l'arbre 32.
Un deuxième engrenage 34 est également monté fixe sur l'arbre 32 et est entraîné par un engrenage 36 fixé à un arbre 38, sur le- quel est monté un engrenage 40 actionné par un engrenage 42. L'engrenage 42 est fixé à l'arbre 44 qui est entraîné par un moteur N par l'intermédiaire de l'accouplement 46. Comme on le verra plus loin, le moteur N procure la commande de toute la machine à fabriquer les cigarettes.
Lorsque le boudin de cigarette R émerge du conformateur V, il passe à travers le coupeur C dans lequel le couteau 48, actionné dans une relation de temps convenable avec le mouvement du boudin de cigarette, à partir de l'arbre 38, par l'intermédiaire d'une paire d'engrenages hélicoï- daux 68 et un train d'engrenages (non représenté), découpe des cigarettes individuelles L d'une longueur prédéterminée dans le boudin.
Ces cigarettes traversent un guide 50 et chaque cigarette est distribuée alternativement aux courroies d'une paire de courroies de prise 52 qui les distribuent à un récipient collecteur approprié.
Les courroies 52 sont entraînées dans la relation de temps con- venable avec la vitesse de la machine à fabriquer les cigarettes, par un rouleau 54 fixé à un arbre 56 sur lequel est monté un pignon conique 58.
Le pignon 58 est actionné par un pignon 60 fixé à un arbre 62 sur lequel est monté un pignon conique 64 entraîné par un pignon 66 fixé à l'arbre 38.
Comme on peut le voir sur la fig. 2, l'alimenteur F est du type général dans lequel un tambour d'alimentation à carde, usuel, 70, reprend du tabac dans une trémie d'alimentation et le conduit dans un emplacement où il est enlevé par un rouleau débourreur 72 et déposé sous forme d'une couche sur une large courroie d'alimentation 74 qui le fait avancer dans un organe concave 76 où il est formé en matelas de densité uniforme. Le ta- bac de ce matelas est alors enlevé par un rouleau débourreur concave 77,et tombe dans un canal de guidage 79 pour être déposé en une couche uniforme analogue à un ruban sur une courroie 78 se déplaçant d'une manière continue, qui conduit le tabac à la bande de papier comme on le voit dans la fig.l.
L'alimenteur de tabac est actionné à partir de l'arbre 44 (fig. 1) qui par l'intermédiaire d'une commande de réduction par engrenages 80, entraîne une poulie 82 solidaire d'une double poulie 84, La double pou- lie84 actionne une double poulie '$6 par des courroies 90. La double poulie 86 comprend une partie d'une poulie différentielle 88 comprenant un engrenage central 89 et un support en étoile 91 portant des engrenages planétâires 93 qui engrènent avec la roue centrale 89 et la denture interne de la double poulie 86 comme représenté schématiquement dans la fig. 2A.
Une poulie conique 92 d'une commande à vitesse variable conven- tionnelle, comme par exemple décrite dans le brevet des Etats Unis au nom de J.A.Stein, n 1.810.932 du 23 juin 1931, est montée sur l'arbre de sortie de la poulie différentielle 88. L'autre poulie coopérante 94 de la commande à vitesse variable est actionnée à l'aide-de la courroie 96 qui la relie à la poulie 92. Le rapport des vitesses de la commande à vitesse variable peut être modifié à l'aide du volant à main 98 s'étendant à travers le cadre de l'alimenteur de tabac F de la manière complètement décrite dans le brevet Stein précité. La poulie 94 et l'engrenage 102 sont tous deux montés fixes
<Desc/Clms Page number 4>
sur l'arbre 100.
L'engrenage 102 actionne, par l'intermédiaire d'un train d'engrenages conventionnel, tel que représenté dans la fig. 2, un engrenage 104 fixé à un arbre 106 sur lequel est monté un tambour d'alimentation de tabac 70. Dans ce type d'alimenteur conventionnel, un tambour de refus à car- de 108, monté sur un arbre 110, coopère avec le tambour d'alimentation, et il est actionné par un engrenage 112, fixé sur l'arbre 106, par l'intermé- diaire d'un pignon fou 114, qui à son tour entraine un engrenage 116 fixé à l'arbre 110.
L'arbre de sortie de la poulie différentielle 88 comporte égale- ment, y monté, un engrenage Il$, qui actionne un engrenage 120 fixéà un arbre 122 portant un deuxième engrenage 124 L'engrenage 124 commande un en- grenage 126 fixé à un arbre 128 sur lequel est monté un engrenage 130 com- mandant un engrenage 132 fixé à un arbre 134, Une roue à chaîne 136 fixée sur l'arbre 134 entraîne une chaîne 138 qui, à son tour, entraine des roues à chaîne 140 et 142. Des rouleaux qui entrainent la courroie 74 sont fixés aux arbres sur lesquels sont montées ces roues à chaîne 140 et 142.
La vitesse de sortie de la poulie différentielle 88 est modifiée à l'aide d'une transmission à vitesse variable telle que celle représentée dans le brevet des Etats Unis 2.253.921 délivré à Victor H. Van Sant le 28 Août 1941, auquel on peut se référer pour la description et l'illustration détaillées de cette transmission. Les dispositions de principe de cette unité peuvent être brièvement décrites comme suit :
L'unité de transmission reçoit la puissance d'entraînement de la poulie 82 et transmet cette puissance à la poulie commandée 156 par l'inter- médiaire d'une double poulie à rapport variable 152 comportant des plateaux à face conique d'engagement de courroie.
La double poulie est de construction telle que le plateau central peut se mouvoir vers l'une ou l'autre des parois coniques externes, de manière à modifier le diamètre effectif de chacune des poulies constituant la poulie double 152. En d'autres termes, le résultat du déplacement du plateau central de la double poulie 152 est d'accroître le diamètre d'une poulie et de réduire le diamètre de l'autre poulie comprises dans la poulie double 152. De cette façon, le rapport des vitesses entre la poulie 82 et la poulie 156 peut être modifié. De la puissance est transmise à l'aide de la courroie 154 entre la poulie 82 et un côté de la double pou- lie 152. La puissance, ainsi reçue est transmise, par la courroie 158, à par- tir de l'autre côté de la double poulie 152, à la poulie 156 à laquelle l'en- grenage central 89 est relié.
La double poulie 152 est montée de manier à pivoter sur une biel- le flottante 155 reliée à pivot à la console 153 afin de tenir compte des mo- difications dans les longueurs d'extension des courroies 154 et 158 résultant des modifications dans le rapport des vitesses. Le moyeu du plateau central de la double poulie 152 est monté sur un arbre de fagon telle que lors de la rotation de l'accouplement flexible 150 (fig. 1), le disque central est dépla- cé longitudinalement suivant son axe de rotation, et dans une direction dé- terminée par le sens de rotation de l'accouplement flexible 150.
Comme indiqué précédemment, la poulie différentielle 88 est de disposition conventionnelle, utilisant un engrenage central 89 et des engre- nages planétaires 93 qui tournent autour de la roue centrale 89 (Fig.2A).
Lorsque la denture interne de la double poulie 86 et la denture de la roue centrale 89 sont en prise avec les engrenages planétaires 93, la vitesse de rotation de la poulie 156 et celle de la double poulie 86 sont toutes deux simultanément réfléchies dans la vitesse à laquelle sont amenés à tourner les engrenages planétaires 93. Par voie de conséquence, tout changement dans la double poulie à vitesse variable 152 se réfléchira immédiatement dans une mesure ou proportion déterminée dans la vitesse à laquelle tournent les en- grenages planétaires 93. Les engrenages planétaires 93 sont reliés à l'aide d'un support en étoile conventionnel 91 à l'arbre de sortie de la poulie dif- férentielle 88.
Le rapport de vitesse de la double poulie 152 est automatique- ment modifié à l'aide d'un moteur de réglage à train réducteur réversible,
<Desc/Clms Page number 5>
144, qui, par l'intermédiaire des engrenages 146 et 148, fait tourner l'ac- couplement flexible 150 pour réaliser tout réglage désiré. Comme la double poulie à rapport variable 152 à une gamme de fonctionnement limitée, des in- terrupteurs limiteurs actionnés par l'engrenage 148 sont enfermés dans le boi- tier 149 de manière à empêcher le moteur de réglage à train réducteur réver- sible, 144, d'entraîner la poulie double 152 au delà de sa gamme de fonction- nement.
Si l'alimenteur F a été réglé pour une valeur ou degré plus élevé que celui pouvant être obtenu dans la gamme de fonctionnement de la commande à vitesse variable-152, un mouvement de rotation est imprimé au bouton à main 98 de la commande Reeves pour obtenir une modification de plus grande ampli- tude dans la vitesse du tambour d'alimentation 70 et les éléments composants coagissants.
Il en résulte que la poulie à rapport variable 152.est automati- quement ajustée dans une gamme limitée en raison des impulsions reçues de l'appareil détecteur décrit ci-après, en sorte d'accroître ou de réduire la vitesse de l'arbre de sortie de la poulie différentielle 88. A l'aide des liaisons précédemment décrites, la vitesse de l'arbre de sortie se trouve immédiatement réfléchie dans le changement de la vitesse du tambour d'alimen-- tation 70 et également dans la vitesse de la courroie d'alimentation 74.
La commande précisément décrite présente de nombreuses caracté- ristiques très désirables, qui en permet l'utilisation pour de multiples ap- plications autres que celle spécifiquement choisie pour illustrer l'invention.
Par exemple une grande partie de force motrice peut être trans- mise par les poulies multiples 84 et 86 sans perte dans la variabilité qui est obtenue à l'aide de la poulie à rapport variable 152. Ce résultat est rendu possible en raison de la présence d'un rapport décroissant entre la commande à planétaires et la roue centrale.De cette manière, la modification de vitesse de la poulie à rapport variable est beaucoup plus grande que la modification de vitesse de la commande à planétaires, se traduisant par une précision et une sensibilité accrues de changement de vitesse dans la comman- de à planétaires, et une réduction des exigences oubesoins de force motrice de la poulie à rapport variable.
En utilisant la même source de force motrice pour actionner la machine et actionner également la commande à vitesse varia- ble, on supprime également les différences dans les fluctuations de vitesse de deux moteurs différents.
Le régulateur d'alimentation décrit exige pour son fonctionne- ment un signal consistant en une tension électrique dont le sens de variation est déterminé par le fait que la matière en fabrication est plus légère ou plus lourde que le poids requis et dont l'amplitude est proportionnelle à la déviation en poids de la cigarette à partir du poids requis. Bien que tout dispositif détecteur approprié puisse être employé pour fournir une tension électrique indiquant si la matière en fabrication est trop légère ou trop lourde, dans l'illustration de l'invention on s'est référé au type de détec- teur diélectrique qui est décrit dans la demande de brevet de même date de la demanderesse pour "Appareil détecteur et de contrôle" comme constituant un dispositif approprié pour fournir un signal au circuit régulateur d'ali- mentation.
Dans ladite demande,la fige 16 montre les électrodes E utilisées pour détecter des variations dans les caractéristiques d'un boudin de ciga- rette en cours de fabrication, et un circuit qui transforme les mesures re- cueillies aux électrodes E en un signal propre à être amené au circuit de contrôle d'alimentation défini dans la présente demande. Ces électrodes et ce circuit sont représentés dans l'illustration schématique de la fige 4.
Le circuit du régulateur d'alimentation ( f ig. 3) qui amène plus ou moins de tabac à être fourni, agit essentiellement comme un commutateur électronique qui excite le moteur de correction 144 lorsque le signal du dé- tecteur indique une déviation plus grande qu'une déviation déterminée du poids de la cigarette à partir d'une valeur désirée pendant une période ininterrom- pue plus étendue qu'un temps prédéterminé.
La polarité de ce signal est utili- sée pour déterminer la direction dans laquelle le moteur 144 opérera, et l'é- tendue de la correction est contrôlée par la longueur de temps pendant la-
<Desc/Clms Page number 6>
quelle la déviation persiste ou toute combinaison de l'amplitude de la dévia- tion, de la vitesse de variation de la déviation et du temps pendant lequel la déviation persiste.
On utilise un circuit du genre compensateur de manière que le régulateur fonctionne à partir du poids moyen équivalent d'un certain nombre de cigarettes Egalement, afin d'empêcher que le régulateur ne cher- che à agir pour des variations de courte durée dans le poids moyen avec les- quelles il est difficile de lutter, un intervalle d'attente est premièrement établi lorsque le signal excède la valeur qui a été déterminée comme étant le point de fonctionnement du régulateur . Cette valeur est dénommée le "point de fonctionnement" du régulateur. La description qui suit s'applique à des corrections qui dépendent de l'étendue de temps pendant laquelle per- siste la déviation.
Lorsqu'un changement est opéré dans la vitesse de l'alimenteur F, il faut un certain intervalle de temps pour que ce changement devienne ap- parent aux électrodes E du détecteur. Ce temps total est formé du temps re- quis pour que le courant modifié de tabac passe de l'organe concave 76 à tra- vers le mécanisme conformateur de la machine à cigarettes M et à travers les électrodes E, plus le temps nécessaire à modifier la vitesse de l'alimenteur F qui comporte les glissements de courroies, gorges de poulies, jeux et les effets d'inertie et des frottements. Il est:par suite nécessaire d'attendre au moins la valeur de cet intervalle de temps après avoir effectué la correc- tion pour se rendre compte de l'effet de cette correction, avant que d'autres corrections soient effectuées.
Pour cette raison, les corrections sont faites sous forme de petits réglages avec un temps d'attente entre chaque réglage.
Cet intervalle peut être le même que le temps d'attente initial, ou peut être plus grand ou plus petit. Si pendant un intervalle entre des corrections, la déviation devenait moindre que le "point de fonctionnement", une nouvelle période initiale complète d'attente est à nouveau établie dès que le point de fonctionnement est de nouveau dépassé. Si pendant une correction la dévia- tion devenait moindre que le !!point de fonctionnement", la correction cesse- rait immédiatement, et un temps d'attente initial entier est établi dès que le point de fonctionnement est à nouveau dépassé.
Si le boudin de cigarettes R cesse de se mouvoir à travers les électrodes E à raison d'une défaillance quelconque dans la machine à cigaret- tes, le détecteur DD agira normalement pour soit mesurer un boudin R compor- tant une quantité insuffisante de tabac comme dans le cas où il n'y a pas de boudin entre les électrodes, soit mesurer un boudin de cigarette R de poids constant comme ce serait le cas si le boudin s'immobilisait entre les élec- trodes. Si la portion de boudin de cigarette R qui est logée entre les élec- trodes E était de poids trop grand ou de poids trop petit, ou bien si le boudin R était totalement absent entre les électrodes E, le régulateur FR, normalement, ajusterait automatiquement l'alimenteur F pour assurer la com- pensation en relation avec la mesure effectuée.
Cette action de la part du régulateur FR serait erronée en pareil cas et pour éviter que cette possibili- té ne puisse se produire, un circuit dénommé de "fermeture" ou le "lockout" (fig.3) est prévu. Ce circuit déconnecte le régulateur FR chaque fois que le boudin R arrête son mouvement entre les électrodes E, que le boudin R se trou- ve ou ne se trouve pas entre les électrodes E.
Dans la fige 3,les contacts j', k', m', n', r',t', w' du con- necteur 600 connectent le régulateur FR aux contacts correspondants j,k,m,n, r,t,w du connecteur 295 (fig.16) du détécteur diélectrique DD (fgi.4) à l'ai- de d'un cable approprié (non représenté). Après que le signal a été amené du détecteur DD, il passe par le circuit dit compensateur constitué par les résistances 604 et 606 et les condensateurs 608 et 610 à la grille d'une sec- tion de triode 602 d'un double tube triode 601. Cette section de triode 602 agit également comme un tube à charge de cathode pour isoler électriquement le circuit du régulateur d'alimentation (fig. 3) enfermé dans un boitier FR du détecteur DD ou autre source de signaux.
La résistance de cathode formée du potentiomètre 612 et de la résistance en série 613 est reliée aux moins 75 volts du détecteur DD ou autre source. Le coulisseau du potentiomètre 612 est relié à une borne d'un commutateur à deux directions, bipolaire 615, dont une lame mobile est en connexion avec les circuits d'entrée de deux thyra- trons 616 et 618. Les thyratrons 6l6 et 6189 ont des polarisations séparées
<Desc/Clms Page number 7>
tant de courant alternatif que de courant continu. La polarisation pour le thyratron 616 est obtenue du potentiomètre 624 branché aux bornes de la source de courant continu 620, et une polarisation courant alternatif en sé- rie avec elle est obtenue d'un potentiomètre 627 branché aux brones de l'en- roulement de transformateur isolé 628.
La polarisation du thyratron 618 est obtenue du potentiomètre 626 branché aux bornes de la source de courant con- tinu 622 et une polarisation en courant alternatif est obtenue d'un poten- tiomètre 629 branché aux bornes de l'enroulement de transformateur isolé 630.
L'entrée au thyratron 616 va à travers sa polarisation et la résistance 632 à sa grille de contrôle; la cathode de ce tube 616 étant au; potentiel de terre. L'entrée au thyratron 618 va à travers les polarisations à sa cathode; la grille de ce tube 618 étant mise à la terre à travers la ré- sistance 634. Les plaques des deux thyratrons 616 et 618 sont excitées par du courant alternatif par l'intermédiaire d'enroulements de transformateurs séparés, savoir le thyratron 616 à partir de l'enroulement 636 et celle du thyratron 618 à partir de l'enroulement 638. La polarité des polarisations courant alternatif et les tensions de plaque alternatives pour les deux thy- ratrons 616 et 618 sont ajustées de manière que la tension alternative grille à cathode est négative lorsque la tension alternative plaque à cathode est positive.
Le potentiomètre 612 est réglé de manière que le potentiel de son coulisseau est nul par rapport à la terre lorsqu'une cigarette de poids normal se trouve entre les électrodes E et les polarisations des thyratrons 616 et 618 sont ajustées de façon qu'aucun thyratron ne s'allume dans ces conditions. Alors, si un signal vient du détecteur DD-de manière que le cou- lisseau du potentiomètre 612 devienne positif et sa valeur positive suffisam- ment grande, son effet sera d'allumer le thyratron 616, et d'accroître la polarisation au thyratron 618 pour empêcher le thyratron 618 de s'allumer également.
D'une manière analogue., si un signal négatif vient du détec- teur DD de manière que le potentiel au coulisseau du potentiomètre 612 de- vienne suffisamment négatif,, il allumera uniquement le thyratron 618 en ac- croissant la polarisation au thyratron 616. Comme précaution supplémentaire contre 1-allumage en même temps des deux thyratrons 616 et 618, les polari- tés des tensions de plaque sont ajustées de manière que la plaque du thyra- tron 618 soit positive par rapport à sa cathode lorsque la plaque du thyra- tron 616 est négative par rapport à sa cathode.
L'emploi de la polarisation alternative en plus de la polarisa- tion courant continu permet aux thyratrons 616 et 618 de s'allumer pour presque un demi-cycle entier de la tension de plaque, et permet aux thyra- trons 616 et 618 d'être ajustés de manière que leur fonctionnement est pres- que indépendant des variations de la tension de ligne. Ceci résulte du fait qu'une variation dans la tension alternative de plaque est plus ou moins compensée par un changement proportionnel dans la polarité alternative. Le circuit de plaque du thyratron 616 comporte un relais qui est excité lors- que le thyratron 616 sallume et de façon analogue, le relais 642 est exci- té lorsque le thyratron 618 .s'allume.
Deux sections de triode 644 et 646 du tube 645 forment un mul- tivibrateur avec les composants qui les accompagnent. Ce multivibrateur est utilisé pour établir le temps d'attente initial après qu'une déviation de poids a passé une valeur de réglage, pour établir la durée pendant laquelle le moteur de correction 144 est excité, et pour établir '.IL-intervalle de temps entre deux corrections successives.
Les plaques sont excitées à par- tir de la source continue 647 et le circuit de plaque de la triode 644 com- porte un relàis 648, tandis que le circuit de plaque de la triode 646 com- porte une résistance 650 dont la résistance est la même que celle de la bo- bine du relais 648. Lorsque la triode 644 conduit., le relais 648 est excité, et en raison de Inaction du multivibrateur la triode 646 n'est pas conduc- trice. D'une façon analogue, lorsque la triode 646 est conductrice, la trio- de 644 n'est pas conductrice et le relais 648 n'est pas excité. Le relais 648 est utilisé pour exciter le moteur de correction 144.
<Desc/Clms Page number 8>
Le potentiomètre 652 et le condensateur 654 déterminent le temps de conduction de la triode 644 et par suite le temps pour lequel le relais 648 est excité. Par suite ceci détermine le temps pendant lequel le moteur de correction 144 est excité et est dénommé temps de mise en circuit ou "on". Le potentiomètre 656 et le condensateur 658 déterminent le temps pendant lequel la triode 644 ne conduit pas et est par conséquent le temps de mise hors cir- cuit ou "off". Les potentiomètres 652 et 656 sont variables de sorte que les temps "on" et "offtl peuvent être réglés et les coulisseaux des potentiomètres 652 et 656 sont ramenés à la tension de la source continue 647 par les résis- tances 660 et 662 pour rendreplus précise l'opération de transitai dumultivi- brateur.
On peut voir que les cathodes du multivibrateur sont ramenées au potentiel de terre à travers la résistance 664. Ceci détermine la période d'attente initiale. Lorsqu'aucun des thyratrons 616 et 618 n'est conducteur, un contact 642c du relais 642 et un contact 640c du relais 640 sont fermés et en série et relient la grille de la triode 644 à la terre. Du fait que l'une et l'autre triodes 644 et 646 conduisent des courants de même valeur, les cathodes de la triode 644 et de la triode 646 sont positives par rap- port à la terre de la valeur de la chute de tension de ce courant à travers la résistance 664. Si la grille de la triode 644 est maintenue au potentiel de terre, elle est négative par rapport à sa cathode et la triode 644 ne peut conduire. Ceci signifie que la triode 646 doit conduire.
Si l'un ou l'autre thyratron 616 ou 618 s'allume, l'un ou l' au- tre relais 640 ou 642 sera excité et la grille de la triode 644 sera décon- nectée de la terre et commencera à approcher son potentiel de cathode à une vitesse déterminée par la constante de temps de la portion effective du po- tentiomètre 656 et du condensateur 658. Ceci signifie que le relais 648 ne sera pas excité avant qu'un temps déterminé ou défini ne se soit écoulé après que le relais 640 ou le relais 642 a été excité. Ce temps est détermi- né par la valeur de la résistance 664 comparée à la résistance 650, et sera approximativement égal au temps "off" lorsqu'elle a la même valeur que la résistance 650.
Deux enroulements 670 et 672 d'un moteur à cage d'écureuil du type à condensateur, monophasé, 144 sont schématiquement représentés dans l'angle inférieur de la fig. 3. Ces enroulements 670 et 672 sont reliés aux contacts d'un contacteur inverseur consistant en deux contacteurs 666 et 668 mécaniquement interconnectés, de manière telle que le moteur de cor- rection 144,qui.est utilisé pour actionner une commande à vitesse varia- ble telle que la poulie à rapport variable 152 montrée fig. 1, tourne dans un sens lorsque le contacteur 666 est excité et dans l'autre direction lors- que le contacteur 668 est excité.
Le redresseur 674, la résistance 676 et le condensateur 678 agissent pour appliquer une action de freinage au moteur 144 lorsqu' il est désexcité de sorte qu'il y a un minimum de flottement lorsque le moteur 144 est désexcité. Lorsque le moteur 144 est excité dans l'un ou l'autre sens, le condensateur 678 est chargé par l'intermédiaire du redresseur 674 et de la résistance 676. Lorsque le moteur 144 est désexcité, le condensateur 678 est de préférence déchargé à travers l'enroulement à faible résistance du moteur de correction 144.
On a constaté pourtant qu'une action de freinage est exercée sur le moteur 144 si le condensateur 678 est déchargé à travers l'un ou l'autre des enroulements 670 ou 672 mais, comme précisément indiqué, il est préférable d'utiliser l'enroulement à faible résistance car l'arrêt est quelque peu plus prompt que lorsque l'on utilise l'enroulement à forte résis- tance.
Le fonctionnement de la majeure partie du circuit du régulateur d'alimentation peut être décrit comme suit:
Lorsque la matière tel qu'un boudin de cigarette R passant en- tre les électrodes E s'écarte du poids requis, elle détermine l'apparition d'une déviation de tension électrique moyenne correspondante à la grille de la triode 602. Cette déviation détermine la déviation de la tension au cou-
<Desc/Clms Page number 9>
lisseau du potentiomètre 612, qui a été réglée au potentiel de terre pour une cigarette normale, dans la même polarité et approximativement de la même quantité. En raison des réglages des potentiomètres de polarisation courant continu 624 et 626, cette déviation de tension ou tension de déviation n'au- ra pas d'effet sur les thyratrons 616 ou 618 jusqu'au moment où elle excède une valeur préfixée.
Si la déviation est positive et plus grande que cette valeur, le thyratron 616 s'allumera et ainsi excitera le relais 640. Ceci dé- termine l'ouverture des contacts 640c du relais-640 en déconnectant de ce fait la grille de 644 de la terre et en commençant la période d'attente ini- tiale mentionnée plus haut. En même temps le contact 640b complète partielle- ment le circuit du côté du contacteur 668 du contacteur inverseur en vue de 1'excitation.
A la fin de la période d'attente initiale, la triode 644 commen- ce à conduire et la triode 646 cesse de conduire et le relais 648 est excité.
Les contacts de ce relais 648 complètent le circuit du contacteur 668 et celui-ci s'excitent et le moteur de correction 144 commence à fonctionner, et le condensateur de frein 678 commence à charger. A la fin de la période "on" la triode 646 commence à conduire et la triode 644 cesse de conduire, et le relais 648 est désexcité ce qui tend à désexciter le contacteur 668.
Ceci désexcite le,moteur de correction 144 et en même temps connectées con- densateur chargé 678 aux bornes de 1'enroulement 672 en fournissant ainsi une vague de courant continu qui produit une action de freinage sur le mo- teur.
Si la déviation initiale est encore maintenue de sorte que l'al- lumage du thyratron 616 n'est pas interrompu, il en résultera une période "off" entière et alors la triode 644 conduira de nouveau et réexcitera le mo- teur de correction 144 de la manière définieplus haut. Si toutefois à un mo- ment quelconque de ce cycle, la déviation décroit en dessous de la valeur mi- nimum, le thyratron 616 cessera immédiatement d'être allumé (en raison de la tension de plaque en courant continu), le relais 640 sera désexcité et la grille de la triode 644 sera mise à la terre, en rétablissant de ce fait la conduction dans la triode 646 quel que soit le point du cycle où l'on se trouvait,et par conséquent la période d'attente initiale est rétablie pour tout fonctionnement futur.
Si la déviation est négative par rapport à la terre, et plus grande que la valeur minimum, il en résulte une série analogue d'actions, sauf que le thyratron 618 s'allume, et les relais 642 et contacteur 666 sont excités, et le moteur 144 lorsqu'il est excité finalement par le relais 649 tournera dans le sens opposé.
Ces sens de fonctionnement sont établis de manière qu'ils chan- gent le rapport de la poulie à rapport variable 152 en sorte de changer la vitesse de la transmission à vitesse variable 88 de façon que la vitesse de l'alimentation et par conséquent la quantité de tabac fournie est accrue lorsque la déviation initiale indique que les cigarettes sont trop légères, et réduite lorsque les cigarettes sont trop lourdes.
La poulie à rapport variable 152 a des limites maximum et mini- mum au delà desquelles elle ne peut être ajustée. Si la variation dans la moyenne de poids de cigarette est suffisamment grande, cette limite d'ajuste- ment peut être atteinte, et si un réglage supplémentaire était tenté dans la même direction, la poulie à rapport variable 152 ne fonctionnerait pas.
Pour empêcher que ceci puisse se produire, des commutateurs limiteurs 680 et 682 (fig. 3), actionnés à partir du moteur de correction 144, sont incorporés au circuit du moteur de manière telle que lorsque la limite dans une direc- tion est atteinte, il déconnecte le contacteur inverseur 666 ou 668 pour cet- te direction, de sorte qu'aucune correction supplémentaire ne peut être ef- fectuée dans cette direction, mais permet Inexécution de corrections dans la direction opposée. En même temps quels commutateur limiteur 680 ou 682 décon- necte lemoteur 144,. il excite l'une des lampes indicatrices 684 ou 686 sur le tableau de contrôle.
Ceci informe l'opérateur de la machine qu'il a à faire tourner le volant à main 98 (fig. 2) de la commande à vitesse variable dé- crite plus haut dans la direction voulue pour amener l'alimentation dans la
<Desc/Clms Page number 10>
gamme d'action automatique du régulateur.
Les lampes indicatrices 688 et 690 du. tableau de contrôle sont excitées en même temps que l'un ou l'autre contacteur 666 ou 668 est excité, et s'allument pour montrer lorsqu'une correction est effectuée et dans quel- le direction. Ceci constitue une indication visuelle du fonctionnement du moteur de correction 144,
Les lampes indicatrices 692 et 694 sont montées-' sur le panneau du régulateur et fonctionnent à partir des contacts 640 d et 642d pour mon- trer quand les relais 640 et 642 sont excités et servent à l'ajustement vi- suel des points d'opération ou de fonctionnement,
Les contacts 640a et 642a des relais 640 et 642 comprennent une inter-liaison électrique, de sorte que si mêmes les deux thyratrons 6l6 et 618 s'allument,
les deux côtés du contacteur inverseur 666 et 668 ne seront pas excités.
Le circuit de fermeture dit de lock out précédemment mentionné est essentiellement composé d'une triode 696, une diode 698, une triode 700 et un relais 702.
Le signal vient du détecteur DD (non mis en moyenne) à la grille de la triode 696 à travers le condensateur 704. La combinaison du condensa- teur 704 et de la résistance 706 comprend un circuit de différenciation, et permet à la seule composante alternative du signal du détecteur d'apparaître à la grille de la triode 696. Lorsque le boudin de cigarette R cesse son mou- vement, qu'il reste entre les électrodes E ou non, il n'y aura aucune compo- sante alternative de signal et aucun signal n'apparaîtra par conséquent à cette grille.
La triode 696 avec les résistances 708 et 710 forment un ampli- ficateur qui est alors couplé par capacité-résistance à la diode 698 à travers le condensateur 712 et la résistance 714 La diode 698 est connectée de ma- nière telle que seule la portion négative du signal en courant alternatif peut passer et cette portion négative est accumulée dans un circuit accumula- teur comprenant le condensateur 716 et la résistance 718 qui est connecté à la grille de la triode 700 à travers une résistance 2-imitatrice de courant 720
Si le boudin de cigarette R chemine à vitesse normale à travers les électrodes E, il y a assez de variation dans les propriétés ou caractéris- tiques pour produire une composante alternative de signal.
Il doit être en- tendu que cette composante de courant alternatif pourrait également être pro- duite en utilisant un champ magnétique au lieu d'un champ diélectrique. Cette composante alternative est séparée de la composante en courant continu, am- plifiée, et sa portion négative est accumulée et appliquée à la grille de la triode 700 dans le circuit de plaque de laquelle est monté le relais 702.
Suffisamment de potentiel négatif est accumulé pour empêcher la triode 700 de conduire, et le relais 702 n'est pas excité. Lorsque le boudin de cigarette cesse de se mouvoir, il n'y a pas de composante alternative de signal, et le condensateur accumulateur 716 se décharge à travers la résis- tance 718 jusqu'à ce que la grille de la triode 700 approche le potentiel de sa cathode. Ceci permet à la triode 700 de conduire et excite le relais 702.
Ceci détermine l'ouverture du contact 702a, désexcitant de ce fait le circuit amenant l'énergie au moteur de correction 144, en prévenant toute autre cor- rection indépendamment de tout autre fonctionnement du circuit électronique.
Lorsque ceci se produit, les lampes indicatrices 728 et 730 sont excitées par le contact de relais 702c,
Les valeurs des condensateur 716 et résistance 718 et l'ampli- fication de la triode 696 sont choisies de manière qu'avec la quantité de signal en courant alternatif disponible à partir d'un boudin se déplaçant normalement, la triode 700 est empêchée de conduire. Ces valeurs pourraient être changées pour s'adapter à d'autres variations produites par des matiè- res autres qu'un boudin de tabac.
<Desc/Clms Page number 11>
Un autre circuit dit de coupage est incorporé pour empêcher le régulateur FR d'être excité immédiatement après que la machine à cigarettes est remise en marche après un arrêta Lorsqu'une machine à cigarettes est mise en marche après un arrêt, il y a en général une période transitoire au cours de laquelle les poids moyens ne sont pas représentés, et pendant laquelle le régulateur ne doit pas être actif.
Ce circuit de coupage est constitué par le relais 722 qui est désexcité lorsque le relais de fermeture 702 est excité, et qui ne peut être excité à nouveau même lorsque le relais 702 est re-excité, sauf en action- nant des boutons-poussoirs 724 ou 726. Lorsque ce circuit de coupure est désexcité en prévenant l'action du régulateur, des lampes indicatrices 732 et 734 sont excitées. Si on le désirait un relais à temps pourrait être utilisé au lieu des boutons 724 et 726 pour reexciter le relais de coupure 722, un temps défini après que le boudin de cigarette commence son déplacement nor- mal à travers les électrodes E.
Des boutons-poussoirs 736 et 738 ont été prévus pour couper le régulateur FR alors même que le boudin de cigarette R agit normalement sans affecter les circuits électroniques, dans 1'éventualité où l'on ne désire pas que le régulateur agisse sur certains types ou charges de tabac placés dans la trémie d'alimentation.
Un relais auxiliaire 740 fonctionne à partir des relais de fer- meture et de coupure pour arrêter la machine lorsque le boudin de cigarette R cesse de se mouvoir entre les électrodes E en interrompant le circuit de démarrage du moteur d'entraînement de la machine enfermé dans un boitier 742 (fig. 3). Lorsque le relais 702 est excité, il désexcite le démarreur du mo- teur de commande de la machine et lorsque 722 est désexcité, il prépare le circuit du moteur de commande 742 en vue de la ré-excitation lorsque le bou- ton de démarrage du circuit du moteur, 742, est abaissé.
On prévoit un circuit d'essais de tensions afin de permettre l'ajustement dës valeurs de régulateur et des points de fonctionnement sans tenir compte du fonctionnement de la machine à cigarettes ou de la source de signaux. Ceci est constitué de la source de courant continu enfermée dans le bottier 744 (fig.
3), et du double potentiomètre 746 relié de manière tel- le que lorsque la lame mobile 614 du commutateur 615 lui est relié au point représentée ,un potentiel positif ou négatif peut être appliqué aux entrées des thyratrons 616 et 618. Ce potentiel est variable à l'aide des coulisseaux du potentiomètre double 746, En même temps que la lame de commutateur 614 est mise à la position de repos, un autre bras 611 du même commutateur déconnecte la cathode de la triode de fermeture 700 de la terre et l'empêche de condui- re. Ceci permet au régulateur FR de fonctionner sans -un boudin de cigarette R.
Le moteur de correction 144 peut être excité si on le désire et toutes les autres fonctions du régulateur FR peuvent être remplies à l'aide de ce signal dressai.
Un ampèremètre indicateur 748 avec sa résistance de calibrage 750 est utilisé pour indiquer la polarité et l'amplitude du signal qui est appliqué aux thyratrons 616 et 618. Un potentiomètre de réglage de poids 752, qui est relié au détecteur DD par le connecteur 600 est utilisé pour ajuster le zéro opératoire du régulateur en modifiant la polarité à la grille du tu- be de sortie 260 du détecteur DD, comme montré dans la fig. 16 de la demande de même date de la demanderesse pour ''Appareil détecteur et de contrôle".
L'élément chauffant du thyratron 618 est relié à l'enroulement transformateur 754 de sa propre source d'énergie, tandis que les éléments chauffants de tous les tubes restants sont reliés à l'enroulement 756 mis à la terre par la prise centrale.
Le circuit du régulateur d'alimentation est relié à une source convenable d'énergie (non représentée ) à l'aide d'une fiche 764 Des commu- tateurs 758 et 760 sont utilisés pour mettre l'équipement en et hors circuit.
Les commutateurs 758 et 760 sont connectés de manière telle que, quel que soit celui qui est enclanché le premier, les circuits des filaments et des polarisations en courant continu sont tout d'abord excités, et, d'une manière analogue,, le premier d'entre eux qui est déclanché, coupe les tensions
<Desc/Clms Page number 12>
des circuits de plaque.
L'énergie destinée au détecteur DD s'obtient de la source de puissance par l'intermédiaire de la fiche 766 et du commutateur 762. Un régu- lateur de tension de ligne 768 est employé pour maintenir les tensions de chauffage et de polarisation à une valeur constante quelles que soient les variations de la tension de ligne. Des fusibles 770, 772 et 774 sont utili- sés pour protéger les divers circuits du régulateur.
Si on le désirait, le régulateur FR décritplus haut peut être modifié pour procurer une correction qui est proportionnelle à la déviation des poids moyens des cigarettes tout en conservant tous les autres avantages de fonctionnement qui ont été précédemment décrits. Un moteur à vitesse va- riable 144A est substitué au moteur de correction à induction 144, de maniè- re que la vitesse de ce moteur 144A soit contrôlable à l'aide du contrôle de la tension alternative appliquée. Les corrections espacées, intermitten- tes, seront alors rendues variables en contrôlant la tension appliquée au moteur 144A et par suite la vitesse comme une fonction de l'amplitude du signal reçu du détecteur DD, au lieu d'être de valeur uniforme comme dans le cas où le circuit représenté fig. 3 est utilisé.
Fig. 5 montre un mode d'obtention de ce résultat, en modifiant le circuit représenté fig. 3. Pour la simplicité, les contacteurs et autres contrôles de relais du dispositif à temps de la fig. 3 ont été omis.
La fige 5 montre un moteur série, réversible, 144A comprenant un enroulement de champ 671 et l'armature 673 reliés de manière telle aux contacteurs-inverseurs 666 et 668 que l'on obtienne le même fonctionnement réversible, intermittent, que celui décrit précédemment pour le moteur 144.
La triode 781 est un tube additionnel à charge de cathode pour isoler élec- triquement le contrôle proportionnel des autres fonctions de contrôle du ré- gulateur FR. La plaque de cette triode est reliée à la tension d'alimenta- tion en courant continu 647 et la grille est reliée au coulisseau du poten- tiomètre 612.
Une mise en moyenne plus prononcée est fournie par les résis- tances 787 et 789 et les condensateurs 791 et 793, en manière telle que le contrôle proportionnel ne soit pas aussi sensible aux fluctuations dans le poids moyen que le reste du contrôle. Dans certaines conditions de fonction- nement de la machine, cette mise à moyenne additionnelle peut ne pas être nécessaire. La résistance de cathode est constituée par le potentiomètre 783 et la résistance série 785., et est connectée aux moins 75 volts du dé- tecteur ou autre source.
Le coulisseau du potentiomètre 783 est relié à l'enroulement de contrôle 677 d'un réacteur ou bobine de réactance satura- ble, approprié, schématiquement représenté par 675. L'enroulement de puis- sance 679 du réacteur saturable 675 est relié en série avec le moteur 144A, Le coulisseau du potentiomètre 783 est réglé de manière que sa tension soit au potentiel de terre lorsque la tension du coulisseau du potentiomètre 612 est au potentiel de terre.
Le fonctionnement du circuit peut être brièvement décrit comme suit:
Sans tension aux bornes de l'enroulement de contrôle 677 du réacteur saturable 675, l'inductance et par suite la réactance de l'enroule- ment de puissance 679 est maximum, et si le circuit du moteur 144A est fer- mé par le contacteur 666 ou 668, la tension aux bornes du moteur 144A sera la différence entre la chute dans l'enroulement de réactance saturable 679 et la tension appliquée, et sera par suite un minimum. Lorsque le signal ve- nant du détecteur DD devient positif ou négatif, la tension du coulisseau du potentiomètre 612 devient positive ou négative et, de manière analogue, la tension au coulisseau du potentiomètre 783 devient positive ou négative.
Avec une tension de l'une ou l'autre polarité aux-bornes de l'enroulement de contrôle 677 du réacteur saturable 675, un courant s'écoule à travers cet enroulement et l'effet de ce courant est de réduire la réactance de l'enroule- ment de puissance 679. Ceci accroitrait de ce fait la tension effective aux bornes du moteur 144A de sorte que sa vitesse serait'plus grande. Le réacteur
<Desc/Clms Page number 13>
saturable 675 est établi de'manière que la vitesse résultante du moteur 144A soit essentiellement proportionnelle à la tension au coulisseau du potentio- mètre 783, qui est essentiellement proportionnelle à la déviation moyenne des poids des cigarettes.
Lorsque la déviation des poids moyens des cigarettes dépasse la valeur nécessaire pour allumer les thyratrons 616 ou 618;, l'un ou l'autre s'allume, en amorçant l'action du multivibrateur 645. Comme précédemment dé- crit, lorsque l'un ou l'autre des contacteurs 666 ou 668 est excité, le mo- teur de correction 144A fonctionne, mais sa vitesse n'est pas directement proportionnelle à la déviation des poids moyens des cigarettes.
Le moment au- quel le moteur 144A est excité et désexcité reste le même comme précédemment décrit en raison de l'action du multivibrateur 645,de sorte que maintenant la grandeur de la correction, pour chaque correction, est directement propor- tionnelle à la vitesse du moteur de correction 144 A, et par conséquent à la déviation du poids moyen de la cigarette à partir de la valeur requise.
Sensiblement les mêmes résultats peuvent être obtenus en rendait la déviation de la période de correction dépendante de la déviation et en uti- lisant un moteur de correction à vitesse constante. -*Aucun circuit n'a été représenté pour cette disposition.
Une autre variante de l'invention, destinée à procurer non seule- ment un contrôle proportionnel, mais en outre un controle qui est proportion- nel à la vitesse de la variation de la déviation des poids moyens des cigaret- tes est illustrée dans le circuit représenté fige 6.
Le signal vient du coulisseau du potentiomètre 612 au circuit de mise à la moyenne qui comprend des résistances 787 et 789 et des condensateurs 791 et 793 comme précédemment et passe à la grille de la triode 767 du tube 763. Une liaison est établie de la grille de la triode 767 à la grille de la triode 765 à travers le circuit de différenciation comprenant le condensateur 769 et la résistance 775,
L'utilisation de la résistance deliaque commune 779 reliée à la source de tension continue 647 procure un circuit d'addition,
de sorte que la chute de tension dans la résistance 779 est proportionnelle à la somme algébrique des tensions apparaissant aux grilles de 767 et 765. Les résistan- ces de cathode 771 et 669, la résistance de plaque 779 et le potentiomètre de charge 777, et les tensions de polarisation négatives C1 et C2 sont propor- tionnés de manière telle que la tension apparaissant au coulisseau du poten- tiomètre 777 est très sensiblement égale à la somme algébrique des tensions apparaissant aux grilles des triodes 767 et 765, mais est de signe opposé.
On peut alors voir que la tension apparaisant au coulisseau du potentiomètre 777 est la somme algébrique d'une fonction mathématique de la déviation mise en moyenne des poids des cigarettes à partir de la valeur dé- sirée, et d'une fonction mathématique de la vitesse de variation de cette déviation moyenne,bien que le signe algébrique de cette somme soit inversé.
En rendant réglable la résistance 775 du circuit de différenciation, toute portion ajustable de la vitesse de variation de la déviation des poids mo- yens peut être ajoutée à la déviation elle-même de sorte qu'un fonctionne- ment optimum peut être obtenu.
La somme des deux valeurs obtenues à partir du coulisseau du potentiomètre 777 est à nouveau introduite dans l'enroulement de contrôle du réacteur saturable 675, en utilisant un tube à charge de cathode d'isola- tion consistant dans la triode 781 et le potentiomètre 783 ainsi que la ré- sistance série 785 comme montré précédemment, si des conditions électriques rendent cette isolation nécessaire.
L'action du réacteur saturable 675 sur la vitesse du moteur de correction 144A est la même que celle décrite précédemment, sauf que la vi- tesse est maintenant proportionnelle à la somme algébrique de fonctions ma- thématiques de la déviation des poids moyens et de la vitesse de variation de cette déviation. L'inversion du signe de la somme algébrique est sans
<Desc/Clms Page number 14>
effet car, si, tant la déviation de la moyenne, qua la vitesse de variation de cette déviation, ont leurs signes inversés, le fonctionnement du réac- teur saturable 675 qui est établi pour fonctionner également aussi bien pour des courants positifs que des courants négatifs dans ses enroulements de contrôle, sera indépendant du signe de la tension combinée et ne dépendra que de la valeur de la somme.
Dans tous les circuits précédemment représentés la où une fonc- tion de différenciation doit être remplie, ou bien où un couplage en courant alternatif est requis, on l'a représenté sous forme d'une combinaison d'une capacitance et d'une résistance. Ainsi que connu, on pourrait réaliser la même chose à l'aide d'une action de transformateur soit pour le couplage soit pour la différenciation.
REVENDICATIONS.
1) - Un appareil pour régulariser la vitesse d'alimentation d'une machine produisant une matière dans une forme continue, comprenant une alimentation pour fournir la matière, une commande à vitesse variable pour contrôler la vitesse de fonctionnement de l'alimentation, un détecteur pour détecter les déviations à partir d'une norme des caractéristiques de la matière produite par la machine et convertir les déviations en un signal électrique, un dispositif de réglage pour ajuster la commande à vitesse va- riable afin de provoquer 1-'alimentation de plus ou de moins de matière, et un circuit de contrôle actionné par le signal venant du détecteur pour ac- tionner le dispositif de réglage d'une façon intermittente pendant des pé- riodes de temps prédéterminées chaque fois que la déviation,
telle que dé- tectée par le détecteur, excède des quantités fixes prédéterminées.