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PROCEDE ET DISPOSITIF POUR LA FABRICATION DE PLOMBS ET CHEVROTINES METALLIQUES. -DEVANT ETRE UTILISES PARTICULIEREMENT.DANS-LES FUSILS
DE CHASSE. ' "
Un récent procédé de fabrication de plomb et chevrotines ou sphè- res métalliques particulièrement destiné à être employé dans les fusils de chasse consiste dans un procédé d'estampage et de sectionnement des plombs à partir du fil métallique (par exemple en plomb plus ou moins durci)
Ce procédé (brevet italien ? 420.101) fournit un produit meil- leur que celui que l'on pourrait obtenir avec l'ancien procédé d'égouttage (qui donnait inévitablement lieu à des défauts dans la forme sphérique, des défauts de structure interne et un manque de sélection des mesures, etc)
et consiste essentiellement à estamper par laminage des paires de semi-sphères (parfaitement en regard entre elles et légèrement incomplètes) dans des fils ou rubans de plomb à alliage (ou autre) de manière que l'estampage incomplet laisse une liaison constituée par un ruban intermédiaire résiduel, continu, mince, à partir duquel, dans une opération ultérieure de sectionnement, sont détachés les plombs.
Toutefois, lorsqu'avec ce procédé on veut produire des sphères métalliques de petit diamètre, il faut partir d'un fil fin, ayant un diamètre à peu près égal au diamètre de la sphère que l'on désire fabriquer, dans le but d'éviter une perte excessive de matièreo Le fil de petit diamètre est bien plus coûteux, à égalité de poids, que les fils plus gros, et, surtout lorsqu'il s'agit de métaux relativement mous, tels que les alliages de plomb, il est assez difficile à manier et se brise avec une grande facilité,
Le procédé, selon la présente invention, a pour but d'éliminer cette difficulté en produisant des plombs de petit diamètre en partant d'un fil ayant un diamètre bien supérieur à celui des plombs que l'on veut obtenir.,
Selon le procédé, formant l'objet de la présente invention,
le fil de départ est laminé pour obtenir un ruban qui est ensuite laminé en un ruban plus mince que le précédent et présentant une série de paires de sail-
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lies opposées formant partie d'une même sphère; ce ruban est ensuite entraî- né entre une paire de rouleaux munis de poinçons qui détachent les sphères du ruban même.
De cette manière il est possible d'obtenir ce deuxième ruban sous une épaisseur suffisamment mince et une largeur considérable et uni- forme de manière à pouvoir former, sur celui-ci, un nombre considérable de saillies semi-sphériques destinées à constituer les plombs, et ce, avec une perte relativement réduite de matière et en partant d'un fil de diamè- tre relativement gros avec le résultat de réduire le prix de revient des plombs de petit diamètre au même degré que celui des plombs de plus grand diamètre.
Un mode de réalisation du procédé précité est représenté aux dessins annexés dans lesquels
La figure 1 est une vue en perspective d'un dispositif fonction- nant selon la. présente,-invention.
La figure 2 est une coupe transversale du premier laminoir de la figure 1.
En se référant à la figure 1, sur la base commune 1 est dispo- sé le bâti 2 d'un premier laminoir composé de deux cylindres fous 3 et 4; les axes du second cylindre sont coulissants verticalement dans le bâti 2 et leur position en hauteur est réglable au moyen des vis 50 Entre les deux cy- lindres passe le fil 6 qui est laminé en forme de ruban 7;
ce ruban passe successivement à travers la pièce de guidage 8, également montée sur la ba- se 1 dans,le but de le transporter exactement dans le second laminoir qui a également comme tâche d'exercer sur le ruban 7 la traction nécessaire pour le faire passer à travers les cylindres 3 et 4 et la pièce de guidage 80
Ce deuxième laminoir,monté lui aussi sur la base 1 par l'in- termédiaire du bâti 9, se compose de deux cylindres 10-et 11 munis de cavi- tés à peu près semi-sphériques 12 en nombre égal et disposées de manière égale sur les faces des deux cylindres;
le cylindre 10 porte aussi une sé- rie de cavités 13, de forme correspondante à celle ±1-un-nombre -égal de sail- lies 14 placées sur le cylindre 11, cette dernière disposition ayant pour but d'obtenir un roulement précis, sans glissement, des deux cylindres 10 et 11 l'un sur l'autre.
Le ruban 7, en traversant ce deuxième laminoir, est réduit en une bande très mince 15 munie de saillies opposées 16 à peu près semi-sphé- riqueo Ce ruban 15 est entraîné par une autre paire de cylindres 17 et 18 montés sur le bâti 19 et elle est aussi portée par la base commune 1.
Les cylindres 17 et 18 comportent respectivement des cavités et saillies analogues 13 et 14, destinées à égaliser exactement la vitesse périphérique.
Le cylindre 17 est, en outre, muni de poinçons 20 lesquels, en pénétrant au moment opportun dans les ouvertures 21, pratiquées dans le cylindre 18, comme il est décrit dans le brevet italien n 420.101 ci-dessus précité, détachent les corps sphériques de la bande 15 de manière qu'ils puissent être déchargés à l'extérieur de l'appareil.
Une chaîne 22 s'enroulant sur les roues dentées 23 et 24, qui sont montées sur les axes des rouleaux 10 et 18, assurent le synchronisme du mouvement des deux dernières paires de cylindres.
Les parties terminales des deux cylindres 3 et 4 du premier la- minoir peuvent être tronconiques dans le but d'introduire facilement le fil de départ ; fil est alors introduit librement entre lesdites extrémités tronconiques et ensuite guidé vers la partie médiane des cylindres, où il s'aplatit en supprimant ainsi la nécessité d'autres opérations appropriées, au début de l'usinage.