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ROSIER A FLEUR JAUNE INDIEN, SUFFUSE DE ROUGE CAPUCINE L'insuffisance relative des rosiers à fleur jaune teinte de rou- ge, exploités par l'industrie horticole, en vue de 1-'ornementation des jar- dins et de la "fleur coupée" de plein air, a conduit le demandeur à entrepren- dre des recherches en vue de créera par synthèse, une plante réunissant tous les caractères heureux des rosiers actuels, entre autres ceux désignés sous les noms des Madame MEILLAND (peace), Lucie Marie, Botaniste Abrial, Soeur Thérèse.
par exemple, et énoncés dans la revue Les amis des Roses", publica- tion de la Société Française des Rosiéristes, ainsi que d'ailleurs, d'une ma- nière précise, permanente et bien connue, dans la plupart des publications horticoles du monde entier.
Le-but était déviter certains défauts constatés jusque alors et notamment-, un coloris trop fugace, une fleur trop petite, une forme manquant d'élégance, une floribondité insuffisante, une végétation divergente, et, d'une façon générales un rendement insuffisant tant par la qualité que par la quantité.
L'invention a pour objet un rosier, à fleur jaune indien, suffu- sé de rouge capucine, dont les qualités nouvelles de production permettent l'exploitation industrielle en vue de tous emplois décoratifs, soit pour l'or- nementation des jardins, soit pour la fleur coupée de plein air.
L'invention se décompose en deux phases a/ - la première, du domaine scientifique, n'aboutit qu'à la for- mation d'une matière nouvelle, non commerciale parce quelle ne peut être exploitée directement, sous cette forme, dans 1-'industrie. b/ - la seconde, du domaine industriel, utilise la matière nou- velle, résultat de l'invention scientifique pour en faire un produit indus- triel nouveau -. un rosier à fleur jaune indien suffusé de rouge capucineo
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a/ Invention scientifique -
Le demandeur procède chaque année à de nombreux croisements par fécondation artificielle, orientés dans le sens d'un problème donnée et dé- passe généralement le nombre de 15.000 fleurs fécondées par saison.
En 1944, ses travaux de recherches portèrent plus particulièrement sur les roses jau- nes teintées de rouge
Les sujetss choisis comme géniteurs., étaient alors,, presque tous des hybrides inédits déjà sélectionnés pour des mérites particuliers. La plupart avaient une origine remontant à plusieurs années et le type le plus récent n'avait pas moins de quatre anse Il s'agissait de réunir les quali- tés majeures qui, après un long travail, avaient été isolées et supposées dominantes pour les faire apparaître dans leur descendance.
A cette intention, deux roses furent croisées à des milliers d'exemplaireso Celle choisie comme femelle avait pour origine-.
"Joana HILL" fécondée par le résultat du croisement de "Ch.P.
KILHAM" par "Margaret MAC GREEDY" et devait être connuepar la suite, sous
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le nom de o Mme MEILLAND9 en FRANCE; "GIOLA" en ITALIE; GLORIA DEI, en ALLE- MAGNE., PEACE aux ETATS-UNIS et en ANGLETERRE.
Celle choisie comme mâle provenait de la fécondation de "Julien POTIN" par "SENSATION" qui avait donné en son temps,la rose connue sous le nom de "SIGNORA Piero PURICHELLI".
L'été suivant, le demandeur obtint., de cette fécondation diri- gée, huit cents petites plantes:, toutes d'aspect différent pour un expert, et pour se convaincre de cette diversité, pas toujours apparente à un nom initié, il suffirait de considérer le genre humain en se demandant s'il exis- te deux êtres physiologiquement identiqueso
De longues observations amenèrent ensuite le demandeur à l'éli- mination progressive et méthodique de tous les sujets ainsi obtenus,à l'ex- ception d'un seulcaractérisé en ce qu'il produisait beaucoup plus de fleurs que ses devanciers; ses roses étaient nettement plus grandesmieux formées, d'un coloris plus soutenu et moins fugace; sa végétation n'était pas diver- gente mais érigée, saine et bien fournie.
Explication de l'invention scientifique Si l'on voulait refaire l'invention scientifique selon le procédé employé par l'inventeur,c'est-à-dire par synthèse, il faudrait procéder au croise- ment suivants
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(Joauna HILL x (Ch. P.KILH&M x Margaret MAT GREEDY =
Madame MEILLAND x (J. POTIN x SENSATION) =
SIGNORA Piero PURICELLI
Mais le calcul des probabilités montre que pour obtenir une plan- te présentant exactement les caractères mentionnés,, il faudrait pratiquer l'opération sur un nombre suffisant de fleurs pour permettre l'obtention si- multanée d'un minimum de 269 millions de plantes
Il parait nécessaire d'expliquer ici ce chiffre de 269 millions En effet les lois biologiques actuelles nous apprennent quepour n paire de chromosomes, il y a 2n combinaisons possibles,, soit 2n sortes possibles de cellules reproductrices.
Comme le rosier en question, ainsi que ses as- cendants énoncés ci-dessus,, portent 14 paires de chromosomes, c'est donc 214 sortes de cellules reproductrices qu'il peut former, soit exactement 1603840
Sur 16.384 cellules¯, une seule contient tous les facteurs pater- nels ou maternels tels que contenus dans le rosier en cause. Deux sujets ayant participé à la formation de ce rosier, le nombre de combinaisons pos- sibles se trouve donc porté au carré des possibilités de chacune d'elles
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et l'on arrive à 16.3842 soit 268.435.456.
D'autre part, cette plante de laboratoire née d'une semence, donc établie sur des racines à caractère particulier, est inutilisable direc- tement dans l'industrie horticole; elle demanderait,en effet, de grands soins dans les premiers mois de son existence et devrait, de préférence, être élevée en serre. Sa résistance aux intempéries serait si faible qu'elle ne vivrait, en principe, qu'un temps limitée De plus, sans le secours de la main de l'homme, elle ne réussirait jamais à perpétuer sa propre espèce puis- que son hérédité d'hyoride complexe n'arriverait jamais qu'à lui faire pro- duire des graines donnant des sujets absolument différents les uns des autres, comme d'ailleurs différents d'elle même.
Enfin,'le marcottage et le bouturage des rameaux de la plante de laboratoire ne donneraient que des sujets accusant la même fugacité et la même insuffisance végétative que celle-ci. Par contre, quelques yeux situés à l' aisselle de certaines feuilles auraient un pouvoir végétatif particulier.
En conclusion, si refaire la plante selon ce système n'apparaît pas chose impossible, elle n'en reste pas moins du domaine scientifique, car, on ne peutsur le plan industriel, envisager une production par ce procédé.
En conséquence, le demandeur a cru devoir donner., d'une manière complète et loyale, les moyens par lesquels il est arrivé à la formation d'une plante éphémère nouvelle et, par suite, à la production de tissus végétaux nouveauxo
L'exposé préliminaire ci-dessus a un double buts
1 / - démontrer qu'il y a eu travail inventif.
2 / - démontrer que les tissus végétaux obtenus sont nouveaux. b/- Invention industrielle -
Le demandeur a expliqué comment il avait obtenu une plante scien- tifique nouvelle possédant, en conséquence, des tissus végétaux nouveaux dont certains avaient un pouvoir végétatif particulier (yeux aux aisselles des feuilles)o
Considérant que cette plante était fugace, d'une part, et sinon impossible, du moins très difficile à reproduire par le procédé d'origine, d'autre part, le demandeur a recherché les moyens de la fixer d'une façon permanente et de la reproduire à des fins industrielles.
De manière connue sous le nom de "greffage";, le demandeur fixa,, sur un système radiculaire susceptible de s'adapter aux tissus végétatifs en cause, un oeil prélevé sur des rameaux de la plante de ¯: laboratoire Quelques mois plus tard, il en résulta un rosier,, de parfaite vitalité, constitué d'a- bondantes racines et d'une ramure très développée.
Dès lors, il était indispensable de s'assurer du caractère in- dustriel et commercial de la plante ainsi obtenue
Toute une série d'essais eut lieu,, aussi bien en plein air qu'en serre et ceci, afin d'apprécier la productivité, la réaction de la plante sous divers climats, en diverses saisons, la teneur de la fleur à l'embal- lage, chez le fleuriste et en appartement.
Les résultats de ces essais ont souligné les avantages dont pou- vait bénéficier l'industrie horticole par l'exploitation de cette plante en vue de la fleur coupée soit de plein air,soit de terreo
Du point de vue physique, la première plante industrielle, ain- si obtenue diffère de la plante d'origine scientifique par le fait que le système radiculaire procède d'une tout autre formationo
Du point de vue biologique, la première plante industrielle, ainsi obtenue,
se distingue de la plante d'origine scientifique par un très net accroissemeht de la vigueur et de la rusticité qui lui confère une
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longévité infiniment supérieure et nettement reconnueo
C'est cette première plante industrielle qui constitue 1''objet de la demande de brevet intitulées Rosier à fleur jaune indien suffusé de rouge capucineo
Cette première plante (rosier) est bien un produit industriel parce qu'ayant eu un procédé de production à la portée du technicien normal, son prix de revient normal lui confère alors une valeur marchande.
Cette première plante industrielle (rosier) est aussi un pro- duit nouveau dont les effets techniques seront également nouveaux par le fait que ce rosier à fleur jaune indien suffusé de rouge capucine seraw par les caractéristiques de sa floraison et aux yeux d'un expert professicnnel absolument distinct et reconnaissable des autres rosiers à fleurs jaune tein- té rouge (voir description analytique ci-après). Et cest d'ailleurs l'en- semble de ces caractéristiques qui le fera rechercher pour l'ornementation des jardins et pour la fleur coupée de plein air.
L'importance de l'inven- tion de ce rosier s'est d'ailleurs nettement dégagée des résultats de l'ex- périmentation qui en a été faite,
De plus, cette première plante industrielle (rosier) comme toutes les suivantes, fournira., ad libitum, la matière première nécessaire (qui sera connue du commerce sous le nom d'yeux de GRAND MERE JENNY) à la reproduction, ad libitum, permanente et illimitée de l'invention et ceci, sans altération physiologique.
Enfin$) et contrairement à la plante de laboratoire, toute plan- te industrielle pourra être reproduite par greffage par bouturage et par marcottage, sans choix particulier des yeux et sans que la nature physiolo- gique du produit accuse la fugacité et 1-''insuffisance de végétation caracté- risant la plante de laboratoire.
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Rearoduc tion de 1 .r.venW on industrie?.le
Pour la reproduction industrielle du rosier considéré les tis- sus végétatifs (yeux de "GRAND MERE JENNY) pourront êre fixés par un moyen
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quelconque de greffage, à tout sujet susceptible de en acccmoàer. Dès lors, le rosier ainsi obtenu pourra être à nouveau reproduit ad libitum par tout autre moyen de reproduction asexuéeo Description du produit¯industriel.
CLASSE - hybride de thé à grande fleur - Remontant
Chromosomes: N = 28
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PLA1E - Hauteur,, de Omo90 à Imo20 en conditions normales Ports ramifié - très érigé .L..eplence - e ),n genre '"HJCI3 ,-,.
RAMEAUX Couleur-. vert f'feuille d"orme!J (0berl"bôwh 275 - tons 1 et II) Poils-. absence totale
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Lon aeurr 40 à 60 cmo Aiguillons: peu nombreux - assez, forts - droits et avérés - quelques uns à pointe reeC-!J1 bée <Tes le bas couleur "terre d-10mbr-r--*' (Cberthur 301 - -cn III).
Particularitéssans
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FEUILLES - du genre caduque
Stiplues:adnées sur les 4/5e de leur longueur - les oreillettes sont étroites, divergentes et lisses -
Rachis 1 lisse, à peine plus coloré que le limbe interne -
Folioles : longueur 45mn.- largeur 35 mm. nombre µ normalement 5. mais parfois 3 près de la fleur - forme oblongue légèrement arrondies à l'excep- tion de celle terminale qui est un peu plus allongée - dentures-. régulières, plus.profondes et assez rigi- des
Couleurs
Aversvert houx (Oberthür 285 - tons II et III)
Reversvert poids (Oberthür 277 - tons I et II)
Poils : absence totale
Petiole: légèrement tomenteux avec quelques aiguillons minus- cules - couleur :
à peine plus foncé que les limbes de l'avers et du revers - INFLORESCENCE -
Nombre de fleurs:rarement multiples - presque toujours iso- lées -
Pédoncule: long de 60 à 80 cm. - rigide et garni de quelques poils -
Sépales très allongés et effilés = aussitôt avant l'épanouis- sement ils se replient sur le pédoncule - L'extré- mité de chaque sépale ne comporte qu'une seule brac- tée - FLEURS -
Bouton ovoïdes allongé - couleur. jaune gomme gutte clair (Oberthür 25, ton I) forme : ouverte - fleurs très grandes, à pétales larges, en- tiers et s'incurvant en forme de coquillage - couleur: avers:
jaune indien (Oberthür 27 tons I et II) à la base, se suffusant de rouge capucine (Oberthür 57, ton I) vers les.bords, et palissant aux ourlets - revers.- jaune gomme gutte clair (Oberthur 23 - ton I) corolles à l'épanouissements le diamètre moyen de la fleur est de 130/150 mmo elle compte en moyenne 30 pétales - texture assez ferme parfums léger - étamines.- étamines (120 environ) jaune d'or aux anthères bien développées formant couronne régulière - styles: 70 à 80 pistils réunis en masse;
blanc à sommet rou- geâtre - réceptacle lisse et arrondi - diamètre 15/20 mm. longueur 15/20 mm. couleurs jaune orangé à maturité
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ovairesinclus totalement dans le réceptacle et fixés sur paroi interne graines5 à 6 de moyenne grosseur référence type:
une Madame MEILLAND (PEACE) à teinte plus orangée DEVELOPPEMENT -
Persistance de la floraisons de Mai jusqu'aux gelées, la durée est soutenue - la remontée plutôt rapide - RESISTANCE - a/ aux maladies.- black spot sensible uniquement pour les feuilles près du sol - rouille ) mildiou) non sensible chlorose ) b/ aux gelées hivernales .non sensible printanières non sensible
IDENTIFICATION
Pour permettre d'identifier ce rosier à fleur jaune indien suffu- sé de rouge capucine, il est annexé à cette description, à titre d'échantil- lons, une reproduction photographique en noir et reproduction en couleur mon- trant plus particulièrement la fleur et le feuillage, sa forme et sa couleuro
Sur la reproduction en noir-.
Fig. 1 est la vue d'un¯ spécimen, bouton et tiges lorsque le calice s'entr'ouvre;
Fig. 2 est la vue du même spécimen, la fleur demi-ouverte;
Fig. 3 est la vue en plan de la fleur complètement épanouie;
Fig. 4 est la vue en détail d'une portion de la tige principale montrant les caractéristiques des épines;
Figo 5 est une section de branche de la tige principale;
Fig. 6 est un spécimen de feuilles montrant la surface supérieu- re d'un groupe de cinq;
Figo 7 est la même vue prise en dessous du même groupe de cinq.
En outre,pour permettre éventuellement aux experts une identi- fication rigoureuse de ce rosier, desplantes ont été placées dans la collec- tion officielle d'étude et de référence contrôlée par le Comité Technique et Permanent de la sélections au Parc de Sceaux à SCEAUX (Seine)
D'autres échantillons de ce rosier ont été placés également dans toutes les collections internationales des ETATS-UNIS d'ANGLETERRE, d'ITALIE, de BELGIQUE, de HOLLANDE, d'ALLEMANE, de SUISSE et d'ESPAGNEo Partout ils y figurent sous le nom définitif et enregistré des
GRAND MERE JENNY.