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ROSIER A FLEUR ROUGE SANG NOIRATRE A ONGLET JAUNE D'OR ET A REVERS
POURPRE MAT".
L'insuffisance relative des rosiers à fleur grenat foncé exploi- tés par l'industrie horticole en vue de l'ornementation des jardins et de la "fleur coupée" de plein air. a conduit le demandeur à entreprendre des re- cherches en vue de créer, par synthèse, une plante réunissant tous les carac- tères heureux des rosiers actuels, entre autres ceux désignés sous les noms de CONGO-LEONCE COLOMBIER-TASSIN-MARY HART-LEMANIA, par exemple, et énoncés dans la revue "Les Amis des Roses", publication de la Société Française des Fosièristes ainsi que d'ailleurs, d'une manière précise,,permanente et bien connue, dans la plupart des publications horticoles du monde entière
Le but était d'éviter certains défauts constatés jusqu'alors et notamment une trop grande sensibilité à l'oïdium,
une végétation insuffisan- te : une fleur trop petite et à pédoncule manquant de rigidité des tiges trop grêles et, d'une façon générale un rendement insuffisant tant par la qualité que par la quantité.
L'invention a pour objet : un rosier à fleur "Rouge sang noirâ- tre, à onglet jaune d'or et à revers pourpre mat",dont les qualités nouvelles de production permettent l'exploitation industrielle en vue de tous emplois dé- coratifs soit pour l'ornementation des jardins, soit pour la "fleur coupée" de plein air.
L'invention se décompose en deux phases : a) la première,du domaine scientifique., n'aboutit qu'à la forma- tion d'une matière nouvelle, non commerciale, parce quelle ne peut être exploi- tée directement,sous cette forme, dans l'industrie. b) la seconde,du domaine industriel, utilise la matière nouvel-le, résultat de l'invention scientifique, pour en faire un produit industriel nou- veau :
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un rosier à fleur Rouge sang noirâtre à onglet jaune d'or et revers pourpre mato a) Invention scientifique : ======================
Le demandeur procède,chaque année, à de nombreux croisements par fécondation artificielle, orientés dans le sens d'un problème donné, et dépasse générale- ment le npmbre de 150000 fleurs fécondéespar saison. En 1945,ses travaux de recherches portèrent particulièrement sur les roses grenat foncé.
Les sujets,choisis comme géniteurs,étaient alors, presque tous, des hybrides inédits déjà sélectionnés pour des mérites particuliers. La plu- part avaient une origine remontant à plusieurs années et le type le plus ré- cent n'avait pas moins de 4 anso Il s9agissait de réunir les qualités majeures qui,après un long travail, avaient été isolées et supposées dominantes, pour les faire apparaître dans leur descendance.
A cette intention, deux roses furent croisées à des milliers d' exemplaires. Celle choisie comme femelle avait pour origine : "Admiral Ward" fécondée par "Lemania" et devait être connue par la suite, sous le nom de "CONGO".
Celle choisie comme mâle provenait de : "Ch. P.Kilham" fécondée par "Capucine Chambard"., et devait être connue, par la suite, sous le nom de "Léonce COLOMBIER"o
L'été suivant, le demandeur obtint, de cette fécondation diri- gée;, 560 petites plantes, toutes d'aspect différent pour un expert, et pour se convaincre de cette diversitépas toujours apparente à un non-initié, il suffirait de considérer le genre humain en se demandant s'il existe deux êtres physiologiquement identiques.
EXPLICATION DE L'INVENTION SCIENTIFIQUE
Si 1?on voulait refaire l'invention scientifique selon le procé- cé employé par l'inventeur, c'est-à-dire par synthèse, il faudrait procéder au croisement suivant : ("Admiral Ward" x Lemania) = CONGO (Ch.P.Kilham, x Capucine
Chambard) = LEONCE COLOMBIER.
Mais le calcul des probabilités montre que pour obtenir une plan- te présentant exactement les caractères mentionnés.,il faudrait pratiquer l'on- pération sur un nombre suffisant de fleurs pour permettre l'obtention simulta- née d'un minimum de 269 millions de plantes.
Il parait nécessaire d'expliquer,ici, ce chiffre de 269 mil- lionso En effet, les lois biologiques actuelles nous apprennent que : par n paires de chromosomes il y a 2n combinaisons possibles, soit 2n sortes possi- bles de cellules reproductrices. Comme le rosier en question, ainsi que ses ' ascendants énoncés ci-dessus, porte 14 paires de chromosomes, cest donc 214 sortes de cellules reproductrices qu'il peut former, soit exactement 16.384.
Sur ces 16.384 cellules, une seule contient tous les facteurs paternels ou maternels tels que contenus dans le rosier en cause. Deux sujets ayant participé à la formation de ce rosier, le nombre de combinaisons possi- bles se trouve donc porté au carré des possibilités de chacune d'elles et l'on arrive à 1603842 soit 268.435.456.
D'autre part, cette plante de laboratoire née d'une semence, donc établie sur des racines à caractère particulier, est inutilisable directement dans l'industrie horticole; elle demanderait, en effet, de grands soins dans les premiers mois de son existence et devrait, de préférence, être élevée en serre. Sa résistance aux intempéries serait si faible qu'elle ne vivrait en principe, qu'un temps limité. De plus, sans le secours de la main de l'homme, elle ne réussirait jamais à perpétuer sa propre espèce puisque son hérédité d'hybride complexe n'arriverait jamais qu'à lui faire produire des graines don-
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nant des sujets absolument différents les uns des autres, comme dailleurs différents d'elle-même.
Enfin, le marcottage et le bouturage des rameaux de la plante de laboratoire ne donneraient que des sujets accusant la même fugacité et la même insuffisance végétative que celle-ei. Par contre, quelques yeux situés à l'aisselle de certaines feuilles auraient un pouvoir végétatif particulier.
En conclusion,si refaire la plante selon ce système n'apparaît pas chose impossible, elle n'en reste pas moins du domaine scientifique car, on ne peut, sur le plan industriel, envisager une production par ce précédé.
En conséquence, le demandeur a crû devoir donner, d'une manière complète et loyale,les moyens par lesquels il est arrivé à la formation d'une plante éphémère nouvelle et,par suite, à la production de tissus végétaux nou- veaux.
L'exposé préliminaire ci-dessus a un double but
1 / démontrer qu'il y a eu travail inventif.
2 / démontrer que les tissus végétaux obtenus sont nouveaux. b/ Invention industrielle
Le demandeur a expliqué comment il avait obtenu une plante scien- tifique nouvelle possédant, en conséquence, des tissus végétaux nouveaux dont certains avaient un pouvoir végétatif particulier (yeux aux aisselles des feuil- les).
Considérant que cette plante était fugace d'une part,et sinon impossible du moins très difficile à reproduire par le procédé d'origine d'au- tre part, le demandeur a recherché les moyens de la fixer d9une façon perma- nente et de la reproduire à des fins industrielles.
De manière connue sous le nom de "greffage", le demandeur fixa, sur un système radiculaire susceptible de s'adapter aux tissus végétatifs en cause, un oeil prélevé sur des rameaux de la plante de laboratoire. Quelques mois plus tard., il en résulta un rosier, de parfaite vitalité, constitué d'a- bondantes racines et d'une ramure très développéeo
Dès lors, il était indispensable de sassurer du caractère indus- triel et commercial de la plante ainsi obtenue.
Toute une série dressais eut lieu, aussi bien en plein air qu' en serre et ceci, afin d'apprécier la productivité, la réaction de la plante sous divers climats, en diverses saisons,la tenue de la fleur à l'emballage, chez le fleuriste et en appartement.
Les résultats de ces essais ont souligné les avantages dont pou- vait bénéficier l'industrie horticole par l'exploitation de cette plante en vue de la fleur coupée soit de plein air, soit de serre.
Du point de vue physiquela première plante industrielle ainsi obtenue, diffère de la plante d'origine scientifique par le fait que le systè- me radiculaire procède d'une toute autre formation.
Du point de vue biologique, la première plante industrielle, ainsi obtenue:, diffère de la plante d'origine scientifique par un très net ac- croissement de la vigueur et de la rusticité qui lui confère une longévité in- finiment supérieure et nettement reconnue.
C'est cette première plante industrielle qui constitue l'objet de la demande de brevet intitulée : "Rosier à fleur ',Rouge sang noirâtre, à on- glet jaune d'or et à revers pourpre mat".
Cette première plante (rosier) est bien un produit industriel par- ce qu'ayant eu un procédé de production à la portée du technicien normal, son prix de revient normal lui confère alors une valeur marchande.
Cette première plante industrielle (rosier) est aussi un produit
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nouveau dont les effets techniques seront également nouveaux par le fait que ce rosier a fleur "rouge sang noirâtre" sera., par les caractéristiques de sa floraison et aux yeux des experts professionnels, absolument distinct et reconnaissable des autres rosiers à fleurs grenat foncé (voir description analytique ci-après).Et c'est dailleurs l'ensemble de ces caractéristiques qui le fera rechercher pour l'ornementation des jardins., et pour la "fleur coupée" de plein air. L'importance de l'invention de ce rosier s'est d'ail- leurs nettement dégagée des résultats de l'expérimentation qui en a été fai- te.
De plus,cette première plante industrielle (rosier), comme toutes les suivantesfournira, ad libitum, la matière première nécessaire (qui sera connue du commerce sous le nom d'yeux de "Super Congo") à la re- production ad libitum, permanente et illimitée de l'invention et ceci., sans altération physiologique.
Enfinet contrairementà la plante de laboratoire,toute plante industrielle pourra être reproduite par greffage, par bouturage et par marcot- tage, sans choix particulier des yeux et sans que la nature physiologique du produit accuse la fugacité et l'insuffisance de végétation caractérisant la plante de laboratoire.
- REPRODUCTION DE L'INVENTION INDUSTRIELLE -
Pour la reproduction industrielle du rosier considéré, les tis- sus végétatifs (yeux de "Super Congo"), pourront être fixés par un moyen quel- conque de greffage,,à tout sujet susceptible de s'en accommoder. Dès lors,le rosier ainsi obtenu pourra être à nouveau reproduit ad libitum par tout autre moyen de reproduction asexué.
- DESCRIPTION DU PRODUIT INDUSTRIEL - CLASSE- Hybride de Thé remontant, à grosses fleurs.
Chromosomes N=28.
PLANTE: Hauteur : de Om,70 à 1 m. en conditions normales (Port: ramifié érigéo (Référence type : un intermédiaire entre Congo et Marrakech.
(Couleur : Vert "olive" clair (Oberthür 288 tons 1 et II) re- RAMEAUX touché de brun rougeâtre.
(Poils : absence totale. de 40 à 60 cms.
(Aiguillons : droits, relativement peu pointus. De moyenne gros- ( seur et en quantité normale, ils sont couleur ter- ( re d'Ombrie brûlée (Oberthür 304-.tons 3 et 4) (Particularités : Sans VEUILLES- du genre caduque.
Stipules.: adnées sur les 4/sème de leur longueur ; plutôt dilatées, les oreillettes sont étroites et finement pectinées.
Rachis: absolument lisse; légèrement plus clair que le limbe.
Folioles: (longueur: 45 m/m (largeur: 30 m/m (Nombre: 5- assez rarement 7.
(Forme: oblongue: assez effilée en son extrémité.
(Dentures:assez fournies très serrées et régulières.
Couleur: Avers= vert "feuille d'Okme" (Oberthür 278- tons III et
IV)
Revers: Vert "pois" (Oberthür 277-ton 1)
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poils: absence totale. pétiole: présentant quelques poils et quelques minuscules épines.
Sa couleur est à peine plus claire que le dessous de la feuille.
INFLORESCENCE -
Nombre de fleursle plus souvent une fleur isolées parfois 2 ou
3,sur les "gourmands".
Pédoncule: long de 50 à 60 m/m-rigide et lisse.
Sépares: réguliers non-pectinés et sans'bractées.
FLEURS- Boutons ovoïde assez pointu-Avant l'ouverture du premier pétale, sa couleur est rouge pourpre mat (Oberthür I61-ton 4) Forme.- Fleur moyennepleine.,plus double que le type Killarney.
(Avers: Rouge sang (Oberthûr 94-ton 4) ( velouté noirâtres, brillante
Couleur: (Revers: pourpre mat (Oberthür 161-ton 4) (A l'épanouissement, le diamètre moyen de la Corolle-. (fleur est de 85 à 100 m/m. Elle compte 25 à 30 pé- (tales largement ongletés de jaune d'or.
Texture: rigide.
Parfum. léger Etamines: 90 à 130 étamines disposées en collerette régulière.
Les anthères sont très développées et sont d9un jaune orangée très riches en pollen. Les filets sont Rouge orangé
Styles : réunis en masse, ils sont blanc teintés rougeâtre à leur extrémité.
Pistils: de 90 à 120.
Stigmates: moyensréguliers.
Ovaires: tous inclus sur la paroi interne du réceptacle
Réceptacle: rond et lisse.
Référence¯, type (Diamètre: 15 à 20 m/m une fleur de (Longueur: 20 à 25 m/m "CHRISTOFER STONE" (Couleur: à maturité : vert orangé plus double (Graines,: 8 à 12 de moyenne grosseur.
Aptitude à fructifier.- au-dessous de la moyenne DEVELOPPEMENT-
Persistance de la floraison : de Mai jusqu'aux gelées elle est très soutenue et la remontée est assez rapide.
RESISTANCE- (Blaok spot peu atteinte a) aux maladies (Mildiou g peu sensible (Rouille : assez sensible (Chlorose résistance normale. b) aux gelées hivernales : normaleplutôt faible. aux gelées printanières à peine sensible.
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- IDENTIFICATION -
Pour permettre d'identifier ce rosier à fleur Rouge sang noirâtre, il est annexé à cette description, à titre d'échantillons, une reproduction photographiques en noir et une reproduction en couleur montrant plus particu- lièrement la fleur et le feuillage, sa forme et sa couleur.,
Sur la reproduction en noir g
Figure 1 est la vue d'un spécimen;, bouton et tige., lorsque le ca- lice s'entr'ouvre;
Figure 2 est la vue du même spécimen, la fleur demi-ouverte.
Figure 3 est la vue en plan de la fleur complètement épanouie;
Figure 4, est la vue en détail d'une portion de la tige principale montrant les caractéristiques des épines;
Figure 5 est une section de branche de la tige principale;
Figure 6 est un spécimen de feuilles montrant la surface supérieure d'un groupe de cinq,,
Figure 7 est la même vue prise en dessous du même groupe de cinq.