<Desc/Clms Page number 1>
EMI1.1
D'iSFOSTII'9 : SERVANT '.EL.DIINER::LE ,DT'1,' VOLANT? ADHERANT AUX MACHINES -ET @ LEURS ORGANES.
En travaillant les matières textiles il est inévitable que des particules filamenteuses ou duvet se détachant de la matière travaillée se déposent sur?Les organes des machines, où leur présence est hautement indési- rable et peut donner naissance à des perturbations. Ces filaments volants ou duvet se rencontrent en grande quantité surtout dans les machines textiles.
Ils y forment des dépôts gênants que l'on doit constamment éliminer si l'on veut assurer un fonctionnement impeccable des machineso Il existe actuelle- ment des "ramasse-duvet" destinés à libérer les organes de machines atteints par le duvet ils comportent une broche rotative, sur l'aiguille "ramasse- duvet" de laquelle viennent s'enrouler les filaments volants, qui peuvent ensuite être facilement enlevés.
Les "ramasse-duvet" en usage jusqu'ici présentaient toutefois le grave inconvénient de devoir être raccordés à une source d'énergie,par exem- ple électrique, pneumatique ou autre, rendant ainsi leur emploi tributaire d' une telle source d'énergie. De plus, la souplesse d'action de ce dispositif était grandement compromise par la présence des câbles, tuyaux etc.. d'ali- mentation qui rendaient encore plus compliqué, sinon impossible, le nettoyage des parties de machines difficilement accessibles.
De plus, en employant un des systèmes de commande courants, la vi- tesse de rotation du dispositif portant l'aiguille ramasse-duvet était, comme l'expérience l'a démontré, extrêmement élevée, ce qui s'opposait partielle- ment à l'enroulement des filaments volants sur l'aiguille. Par ailleurs, tour- nant à une vitesse excessive cet outil risquait d'endommager les organes déli- cats des machines, tels que, par exemple, les parties du mécanisme d'étirage des métiers à filer, ou encore de blesser le personnel.'inexpérimenté.
Ces inconvénients sont supprimés par l'emploi du ramasse-duvet qui fait l'objet de la présente invention. Dans celui-ci un système de commande
<Desc/Clms Page number 2>
manoeuvré à la main, notamment le mécanisme du porte-aiguille., est essentiel- lement logé dans la poignée de l'appareil. Comme moyens de commande, on utili- sera de préférence un train d'engrenages à commande manuelle.
Un tel dispositif peut être d'une construction très simple, et par conséquent d'un poids réduit ; sa construction spéciale, particulièrement ra- tionnelle, permet de faire tourner la broche du ramasse-duvet, lorsque celui- ci est placé en position de travail, à la vitesse requise par le processus d' enroulement des particules de duvet sur l'aiguille. La manoeuvre se limite à une simple pression de la main qui tient la poignée du dispositif.
De plus, en adjoignant à l'engrenage de commande un volant, dont le haut régime est obtenu par une forte multiplication et qui emmagasine de l'énergie cinétique, on peut maintenir la broche en rotation pendant un temps relativement long, même si l'action de la force de propulsion venait à être interrompue ou à cesser.
L'invention est décrite avec plus de détails à l'aide de la forme de réalisation représentée aux dessins annexés, qui est donnée à titre d'exem- ple non limitatif.
La figure 1 est une coupe en élévation, partiellement en détail, du dispositif, et la figure 2 est une coupe suivant la ligne A-A de la figure 1.
La poignée 1 de l'appareil rappelle celle d'un pistolet. Dans la poignée nous trouvons un levier 3, présentant de préférence une surface ondu- lée 2 pour l'application des doigts de l'opérateur, qui pivote-autour d'un axe 4. Ce levier peut être animé d'un mouvement de va-et-vient, contre l'action d'un ressort de rappel 6 maintenu par une cheville 5, par la simple pression des doigts.
L'extrémité libre du levier 3 est pourvue d'un secteur denté 7, qui est en constant engrènement avec un pignon 8. En pressant et relâchant suc- cessivement le levier 3, le pignon 8 se mettra à tourner dans un sens et dans l'autre. Ce pignon tourne, dans la partie supérieure de la poignée 1, sur un axe et porte une roue à rochet 10 fonctionnant à la manière d'une roue libre.
Ce disque à rochet 10 agit sur une roue conique 12 et une roue droite 13 par l'intermédiaire d'un galet 11. La roue conique 12 est en engrènement permanent avec un pignon conique 14 qui est solidaire d'une broche 17 qui tourne d'une part dans un roulement à galets 15, prévu à la partie antérieure 9 de l'appa- reil, et d'autre part dans un roulement à billes 16 à l'arrière de celui-ci.
La broche 17 est pourvue, à sa partie antérieure, d'un dispositif de serrage constitué par un manchon ou mandrin de serrage 18, d'une douille 19 à partie intérieure conique.,'d'une cheville d'arrêt 20 et d'un ressort 21 travaillant en compression. L'aiguille ramasse-duvet 22 est insérée dans le dispositif de serrage que nous venons de décrire. Pour la remplacer, on la pres- se en direction axiale contre l'action du ressort, ce qui permet de la retirer du dispositif de serrage de la manière connue. Le dispositif de serrage peut être maintenu ouvert par la cheville d'arrêt 20 qui agit contre les deux mors de serrage, la goupille elle-même pouvant être utilisée comme fermeture à baf- onnette et être libérée ou engagée par un simple mouvement de rotation.
Pour éviter que des duvets ou filaments volants ne pénètrent dans la partie antérieure 9 de l'appareil, en engendrant ainsi des dépôts suscepti- bles de causer des perturbations dans le fonctionnement des roulements 15 et 16, il a été prévu dans la partie 9 du dispositif,, et précisément dans la zone de la douille 19, une saignée annulaire 23. Les filaments qui pénétreraient dans l'appareil en dépit de l'étroitesse de l'interstice 24 existant entre la douille 19 et l'alésage de la partie 9 de l'appareil, viendront se rassembler
<Desc/Clms Page number 3>
dans cette cavité annulaire.
La roue droite 13 actionne le volant 28 par l'intermédiaire des engrenages de démultiplication 25, 26 et 27. Ce volant peut être construit de manière à recevoir, dans une cavité annulaire 29 prévue à cet effet, une masse d'un poids spécifique supérieur à celui du matériau dans lequel est construit le volant lui-même.
En actionnant le levier 3 contre l'action du ressort 6, ce qui provoque l'engrènement du secteur denté 7 avec le pignon 8, le dispositif de roue libre 10 et 11 entre en fonction : la roue conique 12 et la roue droite 13 seront entraînées. La roue conique 12 transmettra le moment de rotation, d'une part à la broche 17 dont elle est solidaire, par l'intermédiaire du pignon conique 14, et d'autre part à la roue droite 13 qui est montée sur la roue conique 12. En raison de la forte multiplication obtenue par le train d'engrenages 25, 26 et 27, la roue droite 13 animera le volant 28 d'un mouve- ment de rotation rapide.
Le ressort 6, travaillant en compression, rappelle le levier 3 dans la position de départ, ce-qui fera tourner le pignon 8 en sens contraire.
Grâce au système de roue libre à rochet 10 et 11, ce mouvement ne sera toute- fois pas transmis à la roue conique 12 ni à la roue droite 13.
Quant au volant 28, qui pourra le cas échéant être alourdi de la manière décrite plus haut, il maintiendra la broche 17, et par conséquent 1' aiguille ramasse-duvet 22, en mouvement même pendant les interruptions éven- tuelles d'actionnement du levier 3.
La commande manuelle prévue pour ce ramasse-duvet entraîne la né- cessité de réduire à un minimum la résistance au frottement dans les paliers de la broche. C'est la raison pour laquelle il a été prévu, dans l'exemple de réalisation décrit, des roulements anti-friction.
Le roulement 16 qui est ici un roulement à billes, remplit en mê- me temps les fonctions de butée, maintenant constante la position de la broche 17 contre toute poussée axiale, le ressort 21 du dispositif de serrage encais- sant les chocs se produisant en direction axiale sur la broche 17.
Cet exemple montre une forme de réalisation particulièrement ra- tionnelle de l'appareil. A la place des roues ou couronnes dentées on peut na- turellement aussi employer des roues à friction, des systèmes de transmission de mouvement à courroies trapézoïdales ou autres éléments de màchine analo- gues.