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DISPOSITIF EQUIPE D'UN TUBE A DECHARGE PAR ARC.
L'invention concerne un dispositif comportant une self-induction montée en série avec un tube à décharge par arc, tube muni de deux électrodes principales activées et d'au moins une électrode auxiliaire qui s'étend à 1' intérieur de l'enceinte à décharge sur au moins un tiers de la longueur de l'arc, qui est reliée à l'une des électrodes principales et qui est isolée de 1?antre électrode principale.
Lorsque on applique à un tel dispositif une tension alternative suffisamment élevée, il se produit entre l'électrode auxiliaire et l'électro- de principale à laquelle elle n'est pas reliée, une décharge par lueur, qui, partant de cette électrode principale, longe 1?électrode auxiliaire et par- vient sur l'électrode principale reliée à 1-'électrode auxiliaire. Dès que les électrodes principales sont portées à leur température d'émission par la dé- charge par lueur, la décharge par lueur se transforme en une décharge par arc.
On a constaté que lorsque l'impédance stabilisatrice du tube est une self-induction,, la tension d'amorçage requise est beaucoup plus élevée que lorsque l'impédance stabilisatrice est constituée par une lampe à incan- descence à filament métallique. Par "tension d'amorçage" il y a lieu d'enten- dre ici la plus basse tension alternative pour laquelle la décharge par lueur peut se transformer en décharge par arc moins de 0,5 sec. après l'application de la tension.
Linvention permet d'abaisser cette tension d'amorçage dans le cas où l'impédance stabilisatrice est constituée par une self-induction.
L'invention est basée sur l'idée que pour l'intensité du courant obtenue pendant la décharge par lueur, l'impédance de la lampe à incandescen- ce est plus petite qu'à l'état de régime du tube alors que, pour une self-in- duction, c'est précisément l'inverse qui se produit.
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Suivant l'invention, on utilise une impédance auxiliaire qui shunte la self-induction pendant l'amorçage du tube, impédance dont la va- leur pour l'intensité du courant de décharge par lueur, est inférieure à 0. 2 fois l'impédance de la self-induction pour l'intensité du courant de ré- gime du tube. Grâce à l'emploi de cette impédance auxiliaire, l'amorçage s' effectue dans des conditions tout aussi avantageuses que lorsque l'impédan- ce stabilisatrice est une lampe à incandescence. Ladite valeur de l'impé- dance stabilisatrice sera, de préférence, comprise entre 0,05 et 0,1 fois l'impédance de la self-induction pour l'intensité du courant de régime du tube.
Dans une forme de réalisation avantageuse de l'invention, un re- lais monté en série avec l'impédance auxiliaire shunte la self-induction; à l'état non excité, ce relais est fermé, et son élément d'excitation, monté en série avec le tube, le relais et la self-induction, a des dimensions telles que le relais s'ouvre pour un courant d'une intensité plus grande que 0,7 fois l'intensité du courant de régime du tube. De préférence, le relais est du type magnétique.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
Sur la figure, la lampe fluorescente tubulaire 1 est montée en série avec une self-induction 2 et par l'intermédiaire d'un interrupteur prin- cipal 3, elle est connectée aux bornes 4 et 5 d'une source de courant alter- natif
Le tube, d'une longueur d'environ 120 cm et d'un diamètre inté- rieur d'environ 35 mm, est rempli d'argon à une pression d'environ 3 mm; il comporte en outre une petite quantité de mercure qui est représentée par la gouttelette 6. Le tube comporte deux électrodes principales 7 et 8 et une électrode auxiliaire 9. Les électrodes principales sont activées à l'aide des substances usuelles, par exemple des composés de strontium et de baryum.
L'électrode principale est constituée par un ruban d'environ 3 mm de largeur, qui s'étend pratiquement sur toute la longueur du tube; ce ruban, constitué par un mélange de graphite et d'émail, est appliqué sur la couche fluores- cente non représentée sur le dessin qui recouvre la face intérieure du tube.
L'électrode auxiliaire a une résistance totale d'environ 2000#; à l'in- térieur de la chambre de décharge, elle est reliée à l'électrode principale 8 et est isolée de l'électrode principale 7. Lorsqu'on branche ce dispositif sur une tension alternative de 220 V, il se produit, entre l'électrode prin- cipale, faisant office de cathode, et l'électrode auxiliaire 9 non reliée à cette électrode principale et faisant office d'anode, une décharge par lueur qui, partant de ladite électrode principale, longe l'électrode auxiliaire et parvient finalement sur l'électrode principale 8. Les électrodes principales sont chauffées par la décharge par lueur surtout pendant leurs phases catho- diques respectives.
Dès qu'elles ont atteint la température d'émission, la dé- charge par lueur se transforme en une décharge par arc, ce qui se produit en moins d'une demi-seconde après l'application de la tension.
L'intensité du courant de la décharge par lueur est de 25 à 100 mA environ. La décharge par arc débute à environ 250 mA, tandis que l'état final de la décharge par arc, c'est-à-dire l'intensité du courant de régime du tube est d'environ 420 mA. La self-induction 2 est dimensionnée de façon qu'à l'intensité du courant de régime, son impédance soit d'environ 400#.
Comme, pour la tension de réseau de 220 V généralement disponible, il faut tenir compte des chutes de tension, le dispositif décrit jusqu'à pré- sent ne convient pas au branchement sur un tel secteur, car, à des tensions plus basses, la décharge par lueur ne se transforme pas en une décharge par arc,ou bien cette transformation ne s'effectue qu'avec un grand retard dans les cas les plus avantageux.
Afin de réduire la tension d'amorçage du tube, conformément à 1'
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invention, la self-induction 2 est shuntée par une résistance 10 denviron 30 # (pour un courant d9une intensité de 25 à 100 mA) montée en sérié avec un relais magnétique 11 qui est fermé à l'état non excité. L'enroulement d'excitation 12 du relais se trouve, dans le circuit de décharge du tube9 en série avec la self-induction 2 et en série avec le circuit en parallèle cons- titué par les éléments 10 et 11. Le relais magnétique est dimensionné de fa- çon qu'il s'ouvre pour un courant d'une intensité de 300 à 350 mA.
La Demanderesse a constaté que le dispositif perfectionné amorce encore en moins d'une demi-seconde sous une tension du secteur de 200 V, de sorte que le tube peut être branché sans le moindre inconvénient en série avec une self-induction sur des secteurs à courant alternatif d'une tension nomina- le de 220 V.
L'emploi d'un relais magnétique offre un sérieux avantage; lors d'une interruption dans la tension d'alimentation, la résistance 10 est bran- chée immédiatement en parallèle avec la self-induction 2, de sorte qu'après une courte interruption de la tension, on jouit encore des conditions d'amor- gage avantageuses créées par la résistance en parallèle 10.