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PERFECTIONNEMENTS A DES RESERVOIRS DESTINES AU TRANSPORT DU CIMENT
ET DE MATIERES ANALOGUES.
La présente invention a trait à des réservoirs destinés au trans- port de masses pulvérulentes, telles que le ciment sec, ou de masses mouillées, compactes, telles que le béton préparé ou des matières analogues. Un objet de l'invention est d'éviter l'obstruction d'une ouverture de décharge prévue à la base du réservoir, sans faire intervenir de moyens d'agitation actionnés mécaniquement. Un autre objet est de prévoir un réservoir qui permette de transporter du ciment ou un mélange de béton ou des matières analogues en grande quantité (pouvant aller par exemple jusqu'à plusieurs tonnes) et qui, amené à l'endroit voulu, puisse être facilement déchargé en un flot ininterrom- pu, en actionnant simplement une soupape contrôlant l'ouverture de décharge.
L'invention prévoit un réservoir destiné au transport de ciment sec, de béton préparé ou de matières analogues, comprenant un corps de réser- voir fermé au sommet par un couvercle présentant une ouverture de remplissage et au fond par une base allant en se rétrécissant vers le bas et vers l'inté- rieur et se terminant par une ouverture de décharge normalement fermée par une plaque de soupape portant un dispositif séparateur dépassant de l'ouver- ture et contre lequel le contenu vient frapper lorsque la soupape est ouver- te.
Le réservoir peut être de toute forme convenable mais, pour la plu- part des buts pratiques, il sera habituellement constitué par un tambour cy- lindrique dont le fond se présentera sous la forme d'une base tronconique renversée. Le couvercle peut être fixe ou amovible et l'ouverture de remplis- sage (qui peut avoir un couvercle) sera de préférence décalée par rapport à l'axe vertical du réservoir, permettant ainsi l'adaptation convenable du mé- canisme de fermeture de la soupape, comme il sera décrit ci-après. De préfé- rence,le corps du réservoir, en-dessous de la soupape, s'étend pour former un support enveloppant, analogue à une jupe.
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En prévoyant un degré de jeu pour la soupape et son mécanisme de fermeture, on peut augmenter l'agitation automatique du contenu qui est dé- chargé, de façon à aider l'écoulement de la matière par la soupape ouverte.
Afin que l'invention puisse être plus facilement comprise et mise en oeuvre, on en décrira maintenant un mode de réalisation pratique, à titre d'exemple, avec référence aux dessins ci-annexés, dans lesquels: la figure 1 montre une vue en élévation, partiellement en coupe, du dispositif perfectionné; la figure 2 montre une vue en plan correspondante à celle de la fi- gure 1; la figure 3 est une vue de détail de la soupape, à plus grande échelle, et la figure 4 montre une partie de l'extrémité de fond de l'appareil, avec la soupape en position d'ouverture, à une échelle plus grande également mais toutefois légèrement inférieure à l'échelle adoptée à la figure 3.
L'appareil représenté comprend un réservoir 1, se présentant sous la forme d'un tambour cylindrique, en métal laminé, qui peut avoir des dimen- sions considérables, de façon à pouvoir contenir plusieurs'tonnes de ciment sec par exemple. Le tambour est fermé au sommet par une tête 2, en forme de cloche, qui est soudée ou autrement fixée sur toute sa périphérie à l'extré- mité supérieure du tambour 1. Au centre du couvercle 2, il est prévu une pla- que de butée 3 sur laquelle s'appuie l'écrou 4 de serrage de la vis pour la soupape qui sera décrite ci-après. Décalée par rapport à la plaque de butée 3, il est formé, dans la tête 2, une ouverture de remplissage 5, qui est en- tourée d'un couloir d'admission 6, fermé par un couvercle 7.
Le couvercle peut être fixé par charnière, comme il est montré en 8, à l'extrémité supé- rieure du couloir 6, ou y être autrement relié de façon convenable, pour une manipulation aisée. Un dispositif de verrouillage (non représenté) peut être associé au couvercle, si on le désire.
Le tambour 1 se termine, à son extrémité inférieure, par une ba- se 9,en.forme de tronc de cône renversé, fermée à sa petite extrémité (ou col) par une plaque de soupape 10, qui porte une bague ou joint 11, prévue pour-se placer contre la bride 12 du col de la base, de façon étanche, lors- que la soupape est fermée. Dans le présent mode de réalisation, le mécanisme faisant fonctionner la soupape comprend à la fois une commande de fermeture et une commande auxiliaire. La commande de fermeture est constituée par une .tige 13, qui, à son extrémité inférieure, est fixée au centre de la plaque 10 et s'étend axialement à travers le tambour, pour sortir de celui-ci, à son sommet, par un orifice 14 prévu dans la plaque de butée 3.
La partie dé- passante 15 de la tige 13 est filetée et porte l'écrou de serrage précité 4, de sorte que la plaque de soupape 10 puisse être déplacée axialement par ré- glage dudit écrou 4. Par conséquent, la plaque de soupape peut être serrée de façon étanche contre la bride 12 du col de la base, qui comprime le joint, ou en être écartée, lorsqu'on désire ouvrir la soupape.
Une caractéristique particulière de l'invention réside dans le fait qu'elle assure un écoulement facile du béton par le col de la base, lors- que la soupape est ouverte. A cette fin, la plaque de soupape 10 est pourvue d'un dispositif séparateur conique 16, qui traverse l'ouverture de décharge de la soupape prévue dans le col 12, et vient se placer dans la base 9, de façon que le contenu du tambour se trouve tout autour de lui. Lorsque la pla- que de soupape est abaissée axialement en vue de l'ouverture de la soupape, comme il est montré à la figure 4, le séparateur 16 se déplace dans le ci- ment ou matière'analogue et permet ainsi le déplacement de ce dernier, tout en servant de moyen de guidage pour l'écoulement libre du contenu à travers l'espace annulaire laissé entre le séparateur 16 et la bride 12 de la base.
Lorsqu'il s'agit de transporter certaines matières, en particulier du ciment sec, celles-ci se déposent et se tassent de façon très compacte pendant le transport et, sans le dispositif agitateur 16, elles obstrueraient l'ouver- ture de la soupape; toutefois, grâce à l'invention, un "bloc" de matière s'af-
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faissera, tombera vers l'ouverture de la soupape et frappera le séparateur sur son chemin, créant des forces latérales qui .détermineront l'agitation, laquel- le permettra l'affaissement d'un autre "bloc" de matière. Ceci, à son tour, créera des forces latérales dans une autre direction, ce qui aura pour résul- tat une vibration ou une agitation de la plaque de soupape et de ses éléments constitutifs fixes. L'écoulement deviendra très libre et l'obstruction sera évitée.
Le libre jeu de la commande de fermeture du mécanisme actionnant la soupape contribuera à cet effet d'agitation, compte tenu du fait.que la tige 13 qui supporte la plaque 10 est suspendue à partir d'un seul point, à savoir à l'endroit de la vis de serrage 4, au sommet du tambour. De cette façon, lorsque la soupape est ouverte, la tige 13 et la plaque de soupape peuvent osciller légèrement, dans la mesure où le permette la matière entourant la tige 13 et certaines ailettes 18, qui seront décrites plus loin ; vibra- tion de la plaque 10 et de l'agitateur 16 est ainsi transmise au point de suspension 14, au tambour 1, ce qui donne un certain degré de vibration pen- dant le déchargement, puisque la tige 13 vibre continuellement pendant ce- lui-ci.
L'agitation de la matière est encore augmentée grâce à la prévi- sion d'ailettes radiales 18, espacées circonférentiellement sur le cône du séparateur 16, trois ou quatre ailettes suffisant à cet effet. Comme ils s'af- faissent, les "blocs" de matière tombants frappent les faces des nervures de même que le séparateur 16 servant à créer une agitation dans différentes di- rections.
La plaque de soupape et le cône du séparateur 16 peuvent être cou- lés en une seule pièce ou fabriqués, comme il est montré, par soudage d'un tuyau 19 à la plaque 10, de façon qu'il s'élève de celle-ci et coïncide avec un orifice 20 du centre de la plaque. Le cône du séparateur 16 est une enve- loppe creuse soudée, à ses bords, au tuyau et à la plaque de soupape respec- tivement. On fixe l'ensemble de la soupape à l'extrémité de la tige 13 en faisant coulisser le tuyau 19 sur ladite tige, de façon que l'extrémité de la tige dépasse, l'extrémité dépassante étant filetée pour recevoir un écrou 21. Ici encore,il est prévu un certain jeu, qui contribue au? fonctionnement du dispositif lorsque la soupape est ouverte. Cependant, l'ensemble de la soupape peut être fixé à la tige 13 de toute autre manière convenable.
Les' bords verticaux des nervures 18 servent de moyens de guidage lorsque la pla- que de la soupape est ouverte ou fermée, un espace étant, de préférence, laissé entre les nervures et le col 12, de façon que l'ensemble non seulement vibre comme une structure fixe mais encore puisse effectuer un mouvement per- ceptible.
Un prolongement du corps 1 du tambour forme une jupe 22, protégeant et entourant la base 9, cette jupe se prolongeant en-dessous de la soupape 10 et servant 'de support pour soulever la soupape au-dessus de la surface sur la- quelle le dispositif repose. La jupe présente des ouvertures 23. A l'inté- rieur de cette jupe est logée la commande auxiliaire pour le mécanisme d'ac- tionnement de la soupape. Cette commande (ainsi qu'il est représenté plus clairement à la figure 4) comprend un levier coudé 24, dont l'un des bras, 25, est suspendu à un pivot 26, monté sur une console 27, qui est fixée à la base 9 du tambour, près de son col.
L'autre bras, 28, du levier coudé 24 s'é- tend normalement horizontalement en-dessous de la plaque 10, de façon qu'à son extrémité, (qui est, de préférence, pourvue d'un galet antifriction 29) soit en engagement avec la plaque de la soupape et la supporte. Au coude du levier coudé 24 est prévue une articulation 30 avec une tige 31, travaillant horizontalement, qui peut tourner en 30 et est filetée sur une partie de sa longueur, comme il.'est indiqué en 32, pour s'engager dans un dispositif de vissage 33, de façon qu'en faisant tourner la tige, par exemple au moyen de la poignée 34, on puisse effectuer un réglage axial de la tige d'actionnement, de façon à faire basculer le levier coudé 24 autour du pivot 26.
Lorsque la soupape est fermée, comme il est représenté aux figures 1 et 3, mais que l'écrou de serrage 4 est relâché, on peut obtenir l'ouverture de la soupape en faisant tourner la poignée 34, ce qui a pour résultat de déplacer vers l'extérieur la tige d'actionnement 31 et d'abaisser le bras 28 du levier cou-
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dé. Le dispositif de vissage 33 est supporté par un châssis 35, monté sur une plaque de base 36, sous-tendant un arc de la jupe 22, l'ensemble étant conte- nu dans une enveloppe de protection 37. On accède à la poignée 34 par une ou- verture 38 prévue sur la jupe.
Quatre oreilles 39, également espacées, destinées à soulever le réservoir, peuvent être fixées autour de la périphérie du couvercle 2 et un étrier 40 peut être prévu, dans le même but, à l'extrémité supérieure de la tige de soupape 13.
Lorsque le réservoir est utilisé, une matière, telle que du ciment sec ou du béton préparé, est introduite dans le tambour 1, par l'ouverture de remplissage 5, la soupape étant maintenue positivement fermée par l'écrou de serrage 4 et le levier coudé 24. Lorsqu'on arrive à l'endroit voulu, le con- tenu peut être déchargé par relâchement de l'écrou de serrage et abaissement simultané ou subséquent du bras 28 du levier coudé, la soupape étant ainsi ouverte.
REVENDICATIONS.
1. Réservoir destiné au transport de ciment sec, de béton préparé ou de matières analogues, comprenant un corps de réservoir fermé, au sommet, par un couvercle présentant une ouverture de remplissage et, au fond, par une base allant en rétrécissant vers le bas et vers l'intérieur et se ter- minant par une ouverture de décharge normalement fermée par une plaque de soupape portant un dispositif séparateur qui traverse l'ouverture et contre lequel le contenu vient frapper lorsque la plaque de soupape est ouverte.