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DISPOSITIF COMMUTATEUR A COMMANDE PAR IMPULSIONS.
Le plus souvent, pour effectuer la commutation électrique d'organes de commande qui peuvent occuper deux positions extrêmes diffé- rentes, on affecte un contact de commande spécial à chacune des positions extrêmes de l'organe de commande. En actionnant un contact de commande de ce genre, on ne peut donc déplacer l'organe de commande qu'une seule fois. même si l'on ferme le contact en question, plusieurs fois de suite.
On connaît également des dispositifs de ce genre qui ne comportent qu'un contact de commande commun, des relais spéciaux interve- nant alors pour que les impulsions transmises provoquent alternativement l'amenée de l'organe de commande dans l'une ou l'autre de ses positions extrêmes, chaque impulsion donnant ainsi lieu à une commutation.
Suivant la présente invention, on peut également obtenir ce résultat sans relais supplémentaires, l'organe de commande étant lui- même réalisé sous la forme d'un dispositif commutateur à commande par im- pulsions dans lequel l'organe assurant la commutation change de position à chaque impulsion électrique de sens quelconque. A cet effet, l'organe est équipé d'au moins un jeu de contacts restant dans la position extrême qu'il occupe ainsi que de deux jeux de contacts dépendant du passage du courant d'impulsion et comporte deux enroulements électromagnétiques, 1' enroulement que traverse le courant assurant le déplacement du jeu de contacts restant dans la position extrême. tandis que les jeux de con- tacts dépendant du passage du courant d'impulsion empêchent la connexion pré- maturée de l'enroulement électromagnétique que le courant ne traverse pas.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé. donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'in- vention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du des- sin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
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La figure 1 représente le schéma de montage d'un mode de réalisation, de l'invention dans lequel l'organe assurant la commutation est un contacteur électromagnétique à verrouillage.
Dans la position de départ représentée du dispositif com- mutateur,, le jeu de contacts à verrouillage de l'aimant 1 du relais à verrouillage de type connu faisant office d'organe de commande est dé- elenché, tandis que le jeu de contacts à verrouillage de l'aimant 2 est maintenu-mécaniquement à l'aide d'un dispositif de verrouillage à double effet. L'aimant 1 actionne les contacts Il.8 12 et 13, tandis que l'ai- mant 2 actionne les contacts 21. 22 et 23.
Les contacts 11 et 21 font partie des jeux de contacts à verrouillage reliés aux dispositifs de verrouillage 01/02. Les contacts 12 et 13 ou 22 et 23 sont par contre des contacts d'armature. c'est-à-dire qu'ils sont exclusivement actionnés par l'armature de l'aimant 1 ou 2 et retournent à la position de repos dès que le courant cesse de passer dans l'aimant correspondant. qui laisse par conséquent tomber son armature. Ces contacts sont donc indépendants du dispositif de blocage. Si l'opérateur ferme le contact de commande 3. en appuyant par exemple sur une touche destinée à la transmission d'une impulsion, le courant partant de la source passe par la contact de fermeture 3, le conducteur L, le contact d'armature 23,le contact verrouillé 21, l'enroulement de l'aimant 1, et retourne à la source par le conducteur RL.
Le courant circulant dans l'enroulement 1 excite l'aimant qui actionne ainsi les contacts 11, 12 et 13. Les contacts 11 et 13, dans le circuit de l'enroulement électromagnétique 2, agissent de façon que leur inversion ne puisse donner lieu à un passage de cou- rant dans cette branchec'est-à-dire que le contact 13 s'ouvre avant que le contact 11 ne se fermeo Le contact 12 prépare le maintien automatique de l'aimant 1, car le mouvement d'attraction du jeu de contacts à ver- rouillage de l'aimant 1 déplace également le levier de verrouillage 01, de sorte que le levier 02 n'est plus soutenu et tombe. Cette chute est suivie par celle du contact 21 du jeu de contacts à verrouillage de l'aimant 2, de sorte que le circuit de connexion de l'enroulement électro- magnétique 1 est ouvert.
Toutefois, l'armature de l'aimant 1 reste provi- soirement attirée par l'intermédiaire du contact d'armature 12. Si l'o- pérateur libère la touche, l'impulsion de commande étant ainsi arrêtée par le contact 3, l'aimant 1 ne reçoit plus de courant. son armature tom- be et le contact d'armature 12 déconnecte complètement son propre enrou- lement. Le levier de verrouillage 01 et par conséquent le jeu de contacts à verrouillage de l'aimant 1 ne tombent toutefois pas, car ce levier est maintenu soulevé par le levier de blocage 01 qui s'est abaissé précédem- ment.
Si l'opérateur appuie de nouveau sur la touches il ferme le circuit de l'aimant 2, car les contacts 11 et 21 ont changé de posi- tion pendant la première manoeuvre. Le fonctionnement se répète donc dans le sens précédemment décrit, les aimants 1 et 2 ayant interverti leurs rôles. Chaque fois que la touche de commande est ensuite abaissée et li- bérée, le relais à verrouillage change donc de position sans l'intervention d'un aimant étranger ou supplémentaire.
Bien entendu, on peut imaginer un agencement dans lequel les contacts 11 et 21 sont réunis en un jeu de contacts à verrouillage, 1' autre jeu de contacts à verrouillage étant supprimé.
L'un des aimants fait alors office d'organe de déclenchement. tandis que l'autre actionne les contacts de commutation.