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INSTRUMENT DE COIFFURE.
Jusqu'à présent, dans les salons de coiffure, divers instruments ont été utilisés pour raccourcir et effiler les cheveux. En général, ces instruments n'étaient utilisables qu'une seule fois. Il s'agit ici, en outre des instruments de coiffure usuels (peignes, démêloirs, rasoirs, etc.), d'in- struments à effiler spéciaux. L'une des caractéristiques des instruments à effiler connus est que la partie tranchante est reliée rigidement à un peigne, une garde ou un autre dispositif.
Pendant le travail, le coiffeur tenait ces instruments dans les deux mains et les faisait éventuellement passer de la main gauche dans la main droite et inversement; car les mèches de cheveux à traiter devaient être main- tenues pendant toute l'opération entre le pouce et l'index de la main gauche de telle sorte que le coiffeur ne pouvait utiliser aucun appui.
. Pour effiler les cheveux on a également employé des ciseaux à effiler et des rasoirs avec peignes coulissants qui n'étaient toutefois uti- lisables que pour les boucles compactes et non pour les frisettes habituel- lement portées de nos jours, car ils ne garantissaient pas l'effilage des cheveux sous un angle aigu déterminé, au lieu d'un simple rognage. On ne pouvait obtenir approximativement cet angle aigu indispensable que par une manipulation habile d'un rasoir ou des instruments à effiler actuellement existants. Ceci impliquait évidemment l'obligation de tenir en main un instrument supplémentaire. En tout cas, ce travail ne pouvait être exécuté que par un homme du métier bien exercé.
Le nouvel instrument de coiffure qui fait l'objet de cette inven- tion présente les caractéristiques suivantes : s
Les différents instruments servant à raccourcir et effiler les cheveux sont, sous une forme modifiée et perfectionnée, combinés en un in- strument unique dénommé "façonneur".
Dans ce but, le manche d'un rasoir ou l'équivalent est établi de manière à présenter d'une part un bec 2 servant à partager la chevelure en mèches, d'autre part un peigne ou l'équivalent comportant des dents in- clinées pour peigner et égaliser les mèches de cheveux (avec ou sans encoches
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de guidage a) .
Le rasoir proprement dit A est monté dans le manche de façon à y être mobile ou pivotant.
Les deux parties B et C du manche sont disposées de manière que les encoches a du peigne D situées d'un côté du manche et les encoches de guidage b situées de l'autre côté de ce dernier se trouvent à des hauteurs différentes, de telle sorte que la mèche de cheveux qu'on fait passer suivant a - b (Fig. 4) dans le peigne pour l'effiler, est amenée positivement dans la position qui correspond à l'angle désiré pour l'effilage des cheveux.
En outre, il existe entre les deux parties du manche B C une fente d (Fig. 3a) dans laquelle s'engage la lame. Des chanfreins 1 sont ménagés de l'un ou des deux côtés de cette fente (Figs. 3a, 3b et 3c).
Lorsqu'on ferme l'instrument, les flancs évidés 3 de la lame du rasoir vien- nent se placer sur ces chanfreins. De préférence, ces derniers sont ménagés aux endroits où se place la tête 7 du rasoir ét ils vont en diminuant dans la direction de la queue 8 ainsi que du peigne D.
Les avantages du "fagonneur" suivant l'invention résultent des considérations ci-après :
1. De la réduction des frais de fabrication, du fait que les ou- tils nécessaires au !!raccourcissement des cheveux" et à "l'effilage des che- veux!! sont réunis en un seul instrument, le "façonneur".
2. Du fait qu'en n'employant qu'un seul instrument, le coiffeur peut tenir de la main gauche les mèches qu'il a divisées, attendu qu'il peut exécuter de la main droite, uniquement, au moyen du "fagonneur", toutes les opérations de raccourcissement et d'effilage.
3. Du fait que pendant le travail de raccourcissement et d'effi- lage des cheveux, le manche du rasoir formant peigne, touche la main gauche qui tient fermement les mèches de cheveux, et constitue ainsi une garde em- pêchant que le tranchant de la lame du rasoir ne blesse la main gauche.
4. Parce qu'en raison de la position inclinée des dents du peig- ne, les cheveux de la mèche peignée ne peuvent pas se dégager des dents du peigne.
5. Du fait que l'effilage des cheveux se fait forcément sous un angle de coupe déterminé (Fig. 5:a-d-c); les cheveux sont amenés, lors de l'effilage, par le peigne et les encoches de guidage situées de l'autre côté du manche (b sur la F ig. 3b), positivement dans la position a - b (Fig. 4), de telle sorte que par suite de la pression exercée pour l'effila- ge, le rasoir ne peut qu'effiler les cheveux et non les rogner ou les couper transversalement. Ce travail difficile qui ne pouvait jusqu'ici être exé- cuté que par un coiffeur spécialisé dans l'effilage, peut maintenant, grâce à la forme nouvelle du "façonneur", être entrepris proprement, sans difficul- té par une main-d'oeuvre encore peu exercée.
6. Parce qu'on peut régler l'effilage de fagon qu'il soit plus ou moins prononcé, même au cours de l'effilage, en enfonçant le rasoir à une profondeur appropriée dans le manche par une pression plus ou moins forte exercée sur le dos du rasoir (7 ou 8, Fig, 1 ou 2). On obtient ainsi tou- jours une coiffure à transitions régulières et graduelles, sans escaliers.
7. Parce qu'en combinant les particularités mentionnées sous 4, 5 et 6, on obtient une notable économie de main-d'oeuvre, car une mèche de cheveux est maintenant effilée à l'état définitif rien que par un seul pas- sage du "fagonneur" sur les cheveux.
8. Du fait que par une légère pression du pouce et de l'index sur les deux moitiés du manche (C sur la Fig. 1 et B sur la Fig. 2) on peut soulever le rasoir pour le dégager des chanfreins de la fente du manche, parce que ceux-ci vont en diminuant dans la direction du peigne et de la queue et que lorsqu'on exerce une pression à l'aide du médius et du pouce sur le manche, ils font sortir la lame du manche de telle sorte
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que le peigne se borne alors à peigner et que le tranchant du rasoir ne peut plus attaquer les cheveux.
9. Du fait que le "fagonneur" peut être ajusté à l'aide de vis
9 (Figs. 1 et 2), et que la profondeur à laquelle le rasoir A pénètre entre les pièces du manche B-C est par conséquent réglable.
10. Parce qu'il est possible, grâce aux vis 9, de démonter l'in- strument et de remplacer individuellement toutes les pièces A-B-C, ce qui a pour effet de réduire les frais d'exploitation.
11. Parce qu'après avoir servi un client dans le salon de coif- fure il n'y a à nettoyer qu'un seul outil;, ce qui permet encore une écono- mie de main-d'oeuvre.
12. Les points 2-11 donnent lieu à une notable économie de temps tant pour le coiffeur que pour ses clients.
Le dessin ne représente qu'un seul exemple d'exécution, mais des modifications peuvent y être apportées sans rien changer à l'essence de l'invention ni sortir du cadre de celle-ci. En particulier, les pièces A-B- C peuvent être combinées entre elles de diverses façons et être établies de manières différentes. En outre, certaines dispositions caractéristiques es- sentielles telles que les encoches de guidage (2 sur la Fig. 3b et a sur la Fig. 2) peuvent être appliquées en soi à un instrument de modèle différent.
Fig. 1 montre le "façonneur" vu du côté droit., prêt à l'effilage
Fig. 2 montre le "fagonneur " vu du côté gauche prêt au raccour- cissement.
Fig. 3a montre les deux moitiés du "façonneur" vu en plan, avec les chanfreins évasés 1.
Fig. 3b montre le côté droit du manche du "fagonneur" avec les encoches de guidage b vues de l'intérieur du manche et les chanfreins 1 dans la fente-de ce dernier.
Fig. 3c montre le chanfrein 1 du manche en coupe transversale à travers celui-ci.
Fig. 4 montre le "façonneur" en coupe, dans la position propre à l'effilage des cheveux ,
Fig. 5 montre schématiquement l'angle de coupe 'a d c) lors de l'effilage, c - d représentant le rasoir et a - b, la mèche de cheveux, com- me le montre aussi la Fig. 4.