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PERFECTIONNEMENTS POUR PERSIENNES A ROULEAUX ET SIMILAIRES.
Le but de 1?invention vise à substituer aux-procèdes archaï- ques et souvent défectueux, utilisés pour la fabrication et le montage des persiennes ou autres réalisations similaires, ainsi que pour leur fonction- nement ou manoeuvre, d'autres procédés comportant de notables perfection- nements et adaptant de nouveaux dispositifs mécaniques et de transmission aux divers cas d'utilisation.
Les persiennes à rouleaux ou similaires, conformes à l'inven- tion, sont en principe caractérisées par le fait que chaque lame est creu- sée, selon son épaisseur et aux points correspondant à l'emplacement des pièces d'assemblage, d'une rainure ayant la forme d'un demi-cylindre dont l'axe est perpendiculaire à la lame,ladite rainure correspondant avec un canal destiné à recevoir le crochet. d'assemblage, ce canal, étant de diamè- tre supérieur à la largeur de la rainure, produisant un redan servant de butée au crochet.
D'autres particularités et avantages de l'invention apparal- tront au cours de la description qui va suivre, laquelle, faite en référen- ce aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non lumitatifs, fera bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique, les particularités qui ressortent tant du texte que des dessins faisant, bien entendu, partie de celle-ci.
Ces dessins concernent le cas le plus usuel, soit une persien- ne à rouleau en bois, mais, bien entendu, à titre non limitatif, étant don- né que chacun des détails de 1$ensemble peut être adapté à des cas similai- res.
Sur les dessins ci-joint, la figure 1 représente un ensemble de persienne à rouleau, dans lequel on a représenté la persienne propre-
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ment dite A, les pièces d'assemblage B des lames entre elles, l'axe et sa poulie C, le ruban spécial armé D, le mécanisme élévatoire, de descente et d'immobilisation E, ainsi que la manivelle de manoeuvre F.
Tous ces détails ont été plus amplement montrés sur les figures 2 à 17, tandis que sur les figures 18 à 23 sont indiqués les dispositifs permettant de réaliser la projection ou inclinaison vers l'extérieur, par un actionnement intérieur.
Les figures 2 et 3 représentent en coupe des éléments d'une persienne construite selon l'invention, avec application des pièces d'as- semblage ou crochets entre deux lames. Dans l'épaisseur de ces lames A, on a creusé des rainures demi-cylindriques A1 qui communiquent avec des canaux A2 donnant passage aux crochets d'assemblage B. Par suite de la différence de dimension entre diamètre du canal et largeur de la rainure, il se produit un redan A3 servant de butée au crochet B, comme il sera dit plus loin.
Les figures 4 à 8 inclus représentent divers crochets B employés selon la position de la lame qu'ils retiennent.
La figure 4 représente un de ces crochets B, pour lame mobile comme A4, c'est-à-dire pour lame non jointive aux lames adjacentes. Ce crochet est constitué par une partie de fil de fer, d'une longueur adéquate, pourvue, à ses extrémités, de deux parties courbes 1 et 2, se situant dans des plans verticaux perpendiculaires, et d'une courbure intermédiaire 3, destinée à servir de butée contre le redan du canal A2 de la lame; la partie courbe supérieure 1 se prolonge par une extrémité se présentant sous la forme de la partie inférieure de la lettre grecque Sigma, dont le talon 4 se termine par un coude 5 : on peut le voir sur la figure 3, après in- troduction du crochet dans la lame correspondante, on ouvre la partie cour- be 1 et l'on obtient l'effet de fixation sans avoir recours à des vis ;
le coude 5 a pour objet de limiter le déplacement du saillant 4, lorsqu'il touche le fond de la rainure. Les figures 5 et 6 correspondent respecti- vement aux crochets B2-B3 utilisés avec les lames intermédiaires et fixes.
Les figures 7 et 8 représentent les crochets des extrémités inférieure et sup érieure, respectivement. Ces crochets B1-B2, aux dimensions près, sont identiques au crochet qui vient d'être décrit, mais la boucle supérieure 1 se termine par une partie droite 6.
Le crochet inférieur B4 est plan; il est constitué par un fil de fer, conformé selon une épingle à cheveux, dont les deux extrémités 7 et 8 sont recourbées concentriquement. L'une des branches présente un épaulement identique à celui (3) du crochet B1.
Le crochet supérieur B5 est muni d'une boucle 9 d'accrochage.
Les persiennes armées selon ce procédé, s'enroulent parfaite- ment et avec souplesse, tout en éliminant les vis (sauf à l'extrémité in- férieure), obtenant ainsi une résistance plus grande des lames, en vertu des parties creuses pour le passage des crochets, qui sont très réduites par rapport aux autres procédés connus jusqu'ici.
Les figures 9,10 et 11 représentent le ruban armé D, nouvel élément de transmission pour l'actionnement des persiennes et similaires.
Gomme on peut le voir sur la figure 9, ledit ruban est consti- tuépar un certain nombre de fils de chaîne métalliques D1, de préférence en acier trempé ou autre matériau approprié, disposés parallèlement, in- tercalés de fils de chaîne en matière textile D2, qui les guident en les maintenant séparés afin d'éviter leur friction, et de fils de trame en ma- tériau textile.
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Fils de chaîne et fils de trame peuvent'être tissés selon tou- tes dispositions connues, simple chaîne comme sur la figure 9,double chaîne (figure 10), toron (figure 11).. '
Ce ruban armé possède une capacité de résistance aux efforts, de traction égale à la somme des résistances de tous les fils métalliques' le composant, tout en ayant une flexibilité complète pour son enroulement, passage sur les poulies:, etc.
Il offre, en outre, l'avantage de présenter une section très petite par rapport à un ruban de coton ou autre matériel, qui aurait à exécuter le même travail, permettant ainsi de réduire le diamè- tre des rouleaux d'enroulement; ce ruban remplace avantageusement les câ= bles en acier, en raison de sa flexibilité plus grande et de l'absence de friction entre ces fils, la pression égale exercée sur tous ceux-ci en tout moment lui conférant une plus longue durée, et un enroulement sur surface plane éliminant les sauts et glissements des câbles.
Les figures 12 à 17 représentent le système E d'immobilisation et d'actionnement de la persienne, ou autre, conforme à l'invention.
Les figures 12 et 13 montrent l'essentiel du dispositif, consis- tant en un noyau E1, solidaire d'un rouleau ou d'un axe ou barre de transmis- sion du mouvement, E2 ; un ressort E3 entoure le noyau, exerçant sur lui .unepression déterminée; les extrémités E4 et E dudit ressort sont, disposées de manière à rencontrer la butée E6 placée entre elles.
Lorsque le noyau E2 tourne, dans 1'un ou l'autre des sens, le ressort, en faisant pression sur le noyau, empêche celui-ci de tourner, tant que ladite pression n'est pas contrariée par une action secondaire (l'impulsion d'une manivelle, par exemple); dans ce cas, la pression exercée contre la butée E6 par l'extré- mité correspondante a pour effet de diminuer la tension des spirales du ressort et permet la rotation du noyau, tant qu'on actionne la manivelle; ledit ressort récupère sa tension, une fois terminée ladite action, et le noyau est à nouveau freiné dans ses mouvements au moment voulu.
Sur les figures 14 et 16, est indiquée une variante comprenant les mêmes éléments que ceux représentés sur les figures 12 et 13, mais comportant, en outre, un second ressort E7, ayant pour objet de renforcer et de régulariser a, volonté la pression du ressort principal, lorsqu'on le juge nécessaire. Ce second ressort E7 peut être placé à une des extré- mités du ressort principal E3 ou encore aux deux extrémités de celui-ci.
Les figures 16 et 17 représentent une variante tenant des deux précédentes : sa seule différence est l'usage d'un seul ressort pour obtenir l'effet d'immobilisation et de réglage de la pression. A cet effet, le ressort principal E3 a une extrémité fixe E, en permanence, l'autre extrémité Eg se rapprochant ou s'éloignant de la butée E6 lorsqu'on fait tourner le noyau E1.
Ce noyau, dans la zone correspondant à l'extrémité fixe du ressort, présente un diamètre progressivement décroissant, afin de permettre à celui-ci de pouvoir s'enrouler en spires moins grandes et jusqu'à ce que l'extrémité libre E9 rencontre la butée E6 ; à ce point, les spires se détendent, produisant un effet de freinage sur la zone cy- lindrique du noyau El, celui-ci pouvant tourner librement; la pression exer- cée par le ressort augmentera comme l'éloignement de l'extrémité libre E9 et de la butée E6.
Les figures 18, 19 et 20 montrent l'application du dispositif destiné à projeter ou à incliner vers l'extérieur une persienne, fenêtre ou autre élément similaire, actionnée depuis l'intérieur. Sur la figure 18,
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la persienne est fermée, tandis que sur les figures 19 et 20, elle est res- pectivement maintenue entr9ouverte et ouverte par ce dispositif. Celui-ci est constitue par deux barres ou bras G (un pour chaque coté), composés chacun par une pluralité d'éléments G1-G2-G3......., articulés deux à deux par dés axes; le premier élément G1 est solidaire de l'un des rails H, ou encadrqment de la persienne ; chaqueélément est muni d'une encoche qui peut coopérer avec une plaque J, solidaire du cadre L.
Sur la figure 18 (la per- sienne fermée), la plaqué J est introduite dans l'encoche de l'élément G1; lq reste du dispositif se trouve en suspens à la partie intérieure du cadre.
Le dispositif comporte, à son extrémité inférieure, une poignée M, qui sert à l'actionnement à main, quand on désire ouvrir ou fermer la projection, ce que l'on obtient en relevant la partie du dispositif se trouvant à l'in- térieur et en la repoussant vers l'extérieur, à volonté; toutes les articula- tions peuvent être déplacées de 90 , au-delà de cet angle, elles se rencon- trent, conférant une rigidité à la partie projetée vers l'extérieur. Pour fermer la persienne, il suffit d'intervertir la manoeuvre pour revenir à la position indiquée sur la figure 18.
Les figures 21,22 et 23 représentent un autre dispositif pen- mettant d'obtenir les mêmes effets de projection que ceux représentés sur les figures 18, 19 et 20, mais en utilisant un procédé mécanique. Selon la figure 21, soit une fenêtre avec sa persienne, où entre le rail H de la persienne et le çadre L de la fenêtre est placé un dispositif destiné à effectuer la projection par l'intermédiaire d'un câble N, qui, en s'enrou- lant autour du tambour P, exerce une traction qui détermine l'ouverture du dispositif.
La figure 22 représente clairement la constitution et le fonc- tionnement de ce dispositif : deux pièces 0- et O2, articulées'selon l'axe de rotation O3, constituent un compas, dont les pointes O4 et O5 sont unies respectivement au cadre L et au rail H de la persienne; un tirant cen- tral O6 reçoit la traction du câble N, la transmet à l'axe O3 et provoque ainsi l'ouverture du compas, ouverture qui est fonction de la longueur de câble enroulée autour du tambour P.
Le tirant central O6 est pourvu d'en- tailles O7 qui, coopérant avec les butées placées sur chaque bras du com- pas, réalisent l'ouverture de celui-ci.Le même tirant O6 est pourvu d'autres entailles O8, destinées à produire un effet de verrouillage de l'ensemble, lesdites entailles recevant les pivots, et tout l'ensemble du compas et du tirant central étant bloqué sous l'effet de la pression exercée par un res- sort O9, (pression qui cède au début de la traction du câble); ainsi, le tirant central libère les bras du compas, lui permettant de s'ouvrir. Le mouvement de rotation du tambour P est transmis par un système quelconque, approprié, en utilisant le ruban armé (figure 9) et le dispositif d'immo- bilisation (figure 12 à 17).
La figure 23 représente la persienne entiè- rement ouverte; pour fermer, il suffit d'intervertir la manoeuvre, jusqu'à revenir à la position visible sur la figure 21.
Il va de soi que l'on peut, sans sortir du cadre de la présen- te invention, apporter toues modifications aux formes de réalisation qui viennent d'être décrites.