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CORPS MOULE ET PROCEDE DE FABRICATION DE CE CORPS.
Le brevet principal No. 497.853 se référant à un corps moulé et procédé de fabrication de ce corps est complété principalement par la pré- sente addition qui a pour objet linstallation pour la mise en oeuvre du pro- cédé, permettant la fabrication d'une grande variété de corps moulés ainsi que la possibilité de leur production en grande sérieo '
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, représente d'une manière schématique un moule transformable ainsi que les appareils nécessai- res à l'exécution du procédé.
La fig. 1 est une vue en élévation d'un moule transformable.
La fig. 2 est une vue en plan de fig. 1.
Les fig. 3 à 5 représentent une forme d'exécution d'une épan- deuse.
La fig. 3 est une vue en perspective de l'épandeuse dont la fig. 4 est une vue en élévation et la fig. 5, une vue par-dessous.
Les fig. 6 à 9 représentent une variante d'épandeuse, destinée à obtenir des marbrures en direction diagonale des carreaux.
La fig. 6 est une vue longitudinale en élévation de l'épandeu- se dont la fig. 7 est une vue en plan par-dessous et la fig. 8, une vue la- térale.
La fig. 9 représente le schéma opératoire de l'épandeuse, fig.
6 à 8.
Les fig. 10 à 14 représentent un distributeur de mortier à ti- roirs mobiles.
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La fig. 10 est une vue longitudinale en élévation du distri- buteur. '
Les fig. 11 à 13 sont des coupes schématiques montrant la par- tie inférieure du distributeur dans les différentes phases opératoires.
Enfin, la fig. 14 est une vue d'ensemble en perspective mon- trant l'installation du distributeur desservant une rangée de moules trans- formables.
Le moule transformable servant à fabriquer les carreaux, re- présentés aux fig. 1 et 2, se compose d'un châssis-support 1, par exemple en lames de bois assemblées à claire-voie, sur lequel repose une feuille de verre 2,pouvant comporter des dessinsà faible relief. La feuille de verre repose sur le châssis-support 1 et y est maintenue par des taquets 3. Sur la feuille de verre 2 repose un cadre 4 en métal, par exemple en profilé (cornière ou fer plat), appuyant sur deux de ses côtés adjacents contre les taquets 3, de manière à assurer aux compartiments du moule un angle rigou- reusement droit ainsi qu'un montage facile.
Pour fixer le cadre 4 dans le châssis 1, des butoirs 5, à côté intérieur oblique, sont disposés sur les faces opposées à celles portant les taquets 3 et serrés par des coins 6, in- tercalés entre le cadre et lesdits butoirs.
Ces coins 6 exercent non seulement une pression latérale du cadre contre les taquets 3 mais aussi une pression de haut en bas du cadre contre la feuille de verre 2.
Les séparations formant les cases intérieures du moule sont constituées par des longerons 7 et des croisillons intercalaires 8, permet- tant ainsi d'obtenir un assemblage rapide pour exécuter les différents for- mats de carreaux.
De cette manière, on peut couler dans le moule, par exemple neuf carreaux de 20 cm., de côté, comme indiqué en fig. 2, ou bien, en modi- fiant les dimensions des longerons 7 et des croisillons 8, changer le nom- bre et les dimensions des carreaux. Le moule est ainsi démontable et à piè- ces interchangeables.
Pour recouvrir au préalable le fond du moule d'une couche ini- tiale de matière fluide dont la composition est donnée dans le brevet prin- cipal, et préparée, par exemple dans un pétrin mécanique, on utilise une é- pandeuse de mortier fin dont une forme d'exécution est représentée aux fig.
3 à 5. Elle est composée d'un récipient 9, de forme générale rectangulaire et à fond demi-cylindrique, pouvant se déplacer à la manière d'un chariot au-dessus de la rangée de moules.
L'épandeuse pourrait également être montée sur un chariot à berceau, circulant entre deux rails ou bien elle pourrait être suspendue à un rail aérien et avancée au-dessus des moules à remplir.
Le fond du récipient 9 de l'épandeuse est percé d'une rangée d'orifices 10, lesquels, lorsque l'appareil est placé sur un moule, corres- pondent à l'intérieur des compartiments du moule. Les orifices 10 sont ren- forcés par de courts ajutages, susceptibles d'être obturés extérieurement par une plaque 11, fixée à chacune de ses extrémités à un levier coudé 12, manoeuvrable par une tringle 13.
L'opération de remplissage des moules au moyen de l'épandeuse décrite est simple. Si le mortier à débiter est d'une seule couleur,, on lais- se couler des filets de matière en faisant avancer le chariot sur le fond du moule. Les rubans de matière ainsi formés s'étendent et finissent par se re- joindre, se souder et former ainsi une couche mince.
On procède de la même façon lorsqu'on désire obtenir des vei- nes en deux couleurs, les mortiers de différentes couleurs ayant été mélan- gés plus ou moins préalablement, selon l'effet voulu.
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On peut également faire avancer l'épandeuse par- intermitten- ce, en laissant tomber, à chaque arrêt de l'appareil, une petite quéntité de matière, qui formera ainsi des taches lesquelles, en s'étendant, finiront par se souder, constituant de ce fait la couche de fond..- . -. '
Dans le cas où l'on désire obtenir des màrbrure's'en diagonale sur les carreaux, on se sert d'une petite épandeuse (fig. 6 à 9) :Le récipient
14 dont le fond tronconique est également pourvu d'orifices 15,16, contient suffisamment de matière pour couvrir.le fond de plusieurs moules.
L'orifice
16 est plus grand que l'orifice 15 pour que le débit de matière produi,se des rubans a et b (fig. 9), de même largeur mais de longueur sensiblement diffé- rente,à savoir le ruban a plus petit que le ruban b, car si les orifices 15 et 16 étaient égaux, le ruban a serait plus large que'le ruban b, 'fait qui se reproduirait à chaque usage de l'appareil. Sous les orifices 15 et 16 et coulissant dans des glissières 17, est adaptée une plaque obturatrice 18, à ressort de rappel 19 et à gâchette de manoeuvre 20. Cette plaque est éga- lement percée d'orifices 15', 16', correspondant aux orifices respectifs du récipient.
L'appareil est suspendu par une anse 21 à une poulie 22, rete- nue par un câble de suspension 23. L'anse est pourvue en outre, de part et d'autre de la poulie 22, de deux renflements 24 servant de repères pour l'in- clinaison du récipient.
Le fonctionnement de la petite épandeuse décrite s'effectue de la manière suivante :Au moment de couler, on amené l'appareil dans la posi- tion X, indiquée en pointillé en fig. 9, et l'on fait glisser la plaque mo- bile 18 en actionnant la gâchette 20. Pour que l'appareil se trouve ensuite dans une position favorable au remplissage, indiquée en pointillé en Y (fig.9), on fait tourner l'appareil d'un quart de tour en ayant soin de l'incliner pour que les deux rubans colorés conservent en position Y le même écartement qu'en position X. Si l'on n'observait pas cette précaution, les deux filets de matières s'éloigneraient l'un de l'autre, de sorte que l'écartement entre les rubans a et b serait trop apparent. On évite ainsi un renflement disgra- cieux des rubans au centre du moule.
Pour amener l'appareil de la position Y à celle de Z et pour que le petit orifice 15 soit situé du côté de l'angle où se terminera la coulée, on continue à tourner l'appareil d'un quart de tour afin de conserver le parallélisme initial entre les rubans a. et b.
Les renflements 24 de l'anse 21 indiquent au manipulateur l'in- clinaison à donner à l'appareil au centre de la coulée en position Y.
L'installation comporte également un distributeur de mortier à tiroirs mobiles (fig. 10 à 14). Cet appareil est composé d'un récipient 25, de forme générale rectangulaire et à fond demi-cylindrique, pouvant se dépla- cer à la manière d'un chariot au-dessus des moules alignés en une file, com- me représenté en fig. 14. Le fond du récipient 25 est pourvu dans le sens de sa longueur de trois orifices 26, 27 et 28, pouvant être obturés par une pla- que métallique 29, munie de tubulures 30,31 et 32 et manoeuvrable par une tringle 33. Pour amener les tubulures en regard des orifices 26, 27 et 28 respectivement, on peut les déplacer par rapport à ces derniers.
A leur tour les trois tubulures 30, 31 et 32 sont obturées à leur partie inférieure par un tiroir 34, manoeuvrable par une poignée 35 et pourvu d'orifices 36, 37 et 38 respectivement.
Le fonctionnement du distributeur de mortier s'opère de la ma- nière suivante : Le récipient 25 étant rempli de mortier semi-fluide, prépa- ré, par exemple dans un pétrin mécanique, est amené au-dessus d'une .rangée de trois compartiments avec la plaque 29 et le tiroir 34 placés dans la po- sition représentée en fig. 11, les tubulures 30,31 et 32 étant en regard des orifices 26, 27, 28 respectivement. Dans cette position, les tubulures se remplissent de mortier.
On tire alors sur la tringle 33 qui entraîne la pla- que à tubulures dans la position représentée en fig. 12, les orifices du ré- cipient étant obturés par la. plaque. Il suffit alors de poùsser la poignée 35 pour dégager le fond -des:.tubulures, comme représenté en fig. 13 et la ma- tière tombe au milieu des éléments du moule en trois masses qui s'écrasent
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par leur propre poids sur la première coulée de mortier fin placée dans le fond du moule et finit par s'étendre et remplir les compartiments grâce à sa fluidité.
On avance alors le chariot jusqu'à ce que les tiroirs soient ame- nés au-dessus d'une nouvelle rangée de trois compartiments en obturant les tubulures 30,31 et 32 et en repoussant le dispositif mobile dans la premiè- re position indiquée en fig. 11.
II va sans dire que les moules qui sont compartimentés diffé- remment sont desservis par des distributeurs à capacité et à tiroirs corres- pondants.
On pourrait également prévoir plusieurs distributeurs de mor- tier suivant le nombre de compartiments à remplir, ces distributeurs pourraient être assemblés pour desservir tous les compartiments en une seule opération.
Dans ce cas, les commandes de leurs tiroirs seraient reliées entre elles.
L'opération complète du remplissage s'effectue sur de longues tables sur lesquelles les moules sont disposés les uns à la suite des autres.
Les appareils de remplissage, roulant sur leur chariot au-dessus de la ta- ble, sont mis en action à tour de rôle. Dans le cas de marbrures disposées en diagonales, on se sert de la petite épandeuse (fig. 6 à 8), suspendue au- dessus des moules au fur et à mesure de leur remplissage. On finit de remplir les compartiments au moyen du distributeur de mortier (fig. 10).
Le distributeur pourrait être installé à demeure, tandis que les moules garnis de leur couche initiale seraient poussés sous le distribu- teur par un moyen manuel ou mécanique. II pourrait également se déplacer le long d'un rail auquel il serait suspendu.
Les formes d'exécution décrites sont susceptibles de recevoir des modifications. Ainsi, par exemple, le cadre 4 du moule (fig. 1 et 2) pourrait être en deux parties, chaque partie étant composée de deux branches assemblées à angle droit. La feuille 2, au,lieu d'être en verre, pourrait être fabriquée en une autre matière, par exemple en métal inoxydable, en ré- sine synthétique, plexiglas, etc. Un des csôtés de la feuille ou plaque 2 ' pourrait être plié à angle vif ou arrondi .pour produire des carreaux à bords coupés, biseautés ou arrondis. Des pièces en matière solide et à profils divers pourraient également être disposées dans le fond du moule, en vue d'obtenir des angles coupés, arrondis ou bien des cannelures.
Le fond de l'épandeuse ou du distributeur de mortier, au lieu d'être demi-cylindrique, pourrait affecter une section polygonale, par exem- ple trapézoïdale, tronconique, etc.
Dans le cas de la petite épandeuse servant à obtenir des vei- nes de marbrures diagonales, la plaque obturatrice 18 pourrait être en deux parties pour permettre de diminuer le débit de béton dans les angles des compartiments. En effet, dans ces endroits il s'agit de n'alimenter qu'une seule des deux veines a ou b, de sorte qu'un seul orifice est suffisant pour cette opération. C'est pourquoi la plaque 18 est en deux parties, sectionnées suivant le diamètre de l'orifice 16', chaque moitié étant assujettie à un res- sort de compression qui ramène les deux parties dans leur position de contact, leur écartement s'effectuant par les gâchettes 20, fixées aux extrémités li- bres de la plaque, en vue du réglage du débit.
Le procédé décrit au brevet principal prévoit l'addition de pigments de couleurs dans la masse du mortier fin. Parmi ces pigments, il y a lieu d'en prévoir en matière phosphorescente ou fluorescente, soit pour remplacer un pigment ordinaire, soit pour ajouter un pigment phosphorescent ou fluorescent à ce dernier.
En outre, la matière d'imprégnation pourrait être constituée par un vernis à base de silicone ou d'une autre matière plastique, résistant à l'eau ou à l'alcalinité de celle-ci.
Le mortier employé pour renforcer la couche initiale pourrait être constitué par un béton spongieux, par exemple au gaz ou cellulaire.
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On pourrait également faire tourner une brosse à grande vi- tesse sur la face brillante des carreaux pour obtenir un aspect particulier de celle-ci. Par cette opération, l'aspect superficiel seul du carreau est légèrement modifié, de sorte qu'au lieu d'un brillant glacé, on-obtient un beau brillant satiné.