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MONTAGE COMPTEUR D'IMPULSIONS.
L'invention concerne un montage compteur d'impulsions, compre- nant un certain nombre de trajets de décharge dans le gaz, amorcés successi- vement par les impulsions et comportant chacun une première et une seconde électrode principale ainsi qu'une électrode d'amorçage.
Dans les montages connus de ce genre, les anodes des trajets de décharge sont reliées à la borne positive d'une source d'alimentation alors que les cathodes sont reliées, chacune par l'intermédiaire d'une résis- tance, à la borne négative de cette source. De plus, les cathodes sont cou- plées, par voie galvanique, à l'électrode d'amorçage d'un. trajet de décharge suivant et par voie capacitive, à la cathode de ce trajet. Dans ces montages, les impulsions à compter sont amenées,par l'intermédiaire d'un condensateur, à l'électrode d'amorçage. Comme chaque trajet de décharge, dans le gaz amor- cé, est d'assez faible résistance, pour permettre une variation suffisante de la tension des électrodes d'amorçage, il faut connecter ces électrodes, par l'intermédiaire d'une résistance, à la cathode du trajet de décharge pré- cédent.
L'invention fournit un montage dont le nombre d'éléments de couplage peut être réduit à la moitié environ de celui que comporte le mon- tage connu, car le condensateur et la dernière résistance mentionnés sont superflus.
Le montage conforme à 1'invention est caractérisé par le fait que la source d'impulsions est montée en série avec la source d'alimentation.
Les électrodes d'amorçage peuvent alors être connectées direc- tement à une électrode principale du trajet précédent, ce qui est avantageux en particulier dans le cas où les trajets de décharge se trouvent dans une ampoule commune, car la connexion mentionnée peut être réalisée à l'intérieur
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de celle-cice qui permet de supprimer les fils d'alimentation indépendants pour les électrodes d'amorgage.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
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Les anodes al à a5 des tubes à atmosphère gazeuse Bi à B5 sont connectées à la borne positive de la batterie Ba, dont la borne négative est
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mise à la terre. La tension de la batterie est de 140 V par exemple. LeÊca- thodes k1 à k5 sont reliées, chacune par l'intermédiaire d'une résistance
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individuelle Ri à R5, â un conducteur commun L, qui est connecté au pôle né- gatif de la batterie Ba, par l'intermédiaire de la résistance R6. Les catho- des de tubes successifs sont interconnectées à l'aide des condensateurs Ci à C. De plus, chacune d'elles est reliée à l'électrode d'amorçage f2à f5
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du tube suivant. Par l'intermédiaire du potentiomètre R7,, R8. une tension de 60 V est appliquée à l'électrode d'amorçage fi du premier tube B1. La ré- sistance R7 varie en sens inverse de la tension.
De telles résistances peu- vent être en carbure de silicium par exemple. La tension d'amorçage obtenue' entre l'anode et la cathode des tubes est de 170 V environ et est supérieure à la tension de batterie majorée de l'amplitude des impulsions à compter.
Par l'intermédiaire du condensateur C5, les impulsions à compter, engendrées par la source d'impulsions I, sont appliquées, avec la polarité négative et avec une amplitude de 20 V, au conducteur L pour être transmises, par les
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résistances Ri à R5. aux cathodes des tubes.
Au repos, les électrodes d'amorgage f2 à f5 des tubes B2 à B5 et les ,cathodes kl à k5 de tous les tubes,se trouvent au potentiel de la terre. A la première impulsion, le potentiel du conducteur L, et partant celui des cathodes et des électrodes d'amorçage f2 à f5, tombe à - 20 V. La tension de l'électrode d'amorçage f1 du tube Bl varie très peu, car cette électrode est connectée, par l'intermédiaire du condensateur C6,à un point à potentiel constant.
La tension entre l'électrode d'amorçage f1 et la cathode k1
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du tube Bi atteint alors 80 V. La tension d'amorçage nécessaire entre l'é- lectrode d'amorgage et la cathode des tubes est de 70 V. Le tube B1 est donc amorcé par la première impulsion. Sous l'effet du courant circulant dans les
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résistances R, et R6, les tensions de la cathode ki et du conducteur L attei- gnent progressivement 80 V et 20 V, respectivement. Entre l'électrode d'amorgage f2 et la cathode k2 du tube B2, on obtient donc une tension de 60 V, qui est légèrement inférieure à la tension d'amorçage, alors que la tension correspondante dans les tubes B3 à B5 reste nulle. Sous l'effet de la résis-
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tance Rr9 la tension de l'électrode d'amorçage fi du tube Bl est maintenue à 60 V environ.
A la seconde impulsion, la tension du conducteur L et des ca-
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thodes des tubes B2 à,B3 tombe au potentiel de la terre. La tension des élec- trodes d'amorgage f3 à f5 suit celle des cathodes des tubes qui les précè- dent respectivement. L'impulsion est lancée dans le trajet de décharge prin- cipal du tube B1 et se produit entre l'anode al et le conducteur L, de sorte
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que le courant dans le tube Bi et la résistance Ri augmente. Cependant, la tension entre l'anode al et la cathode kl reste égale à la tension de fonc- tionnement, de sorte qu'aux bornes de la résistance R1 se produit une varia- tion de tension de 20 V et la tension entre l'électrode d'amorçage f2 et la cathode k2 du tube B2 est portée à 80 V. Donc, à la seconde impulsion, le tube B2 amorce.
De ce fait, la tension de la cathode k2 de ce tube atteint également 80 V et, par l'intermédiaire du condensateur C1, une impulsion for- tement positive est transmise à la cathode kl du tube B1 ce qui bloque le tube B1.
A la troisième impulsion, la tension du conducteur L tombe de nouveau au potentiel de la terre et le tube B3, dans lequel la.tension de l'électrode d'amorçage f3 est alors de 80 V, amorce. Le tube B1 ne peut réa-
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morcer, car à la troisième impulsion, la tension entre l'électrode d'amor- gage f1 et la cathode k1 nest que de 60 V. Par suite de l'amorçage du tube B3, une impulsion fortement positive est transmise, par l'intermédiaire du condensateur C2,à la cathode k2 du tube B2 de sorte que celui-ci est bloque.
De plus, la tension de l'électrode d'amorçage f4 du tube B4 atteint 80 V ce qui permet à ce tube d'amorcer pendant l'impulsion suivante. Dans le cadre de l'invention, on peut réaliser plusieurs variantes du montage. C'est ain- si que la source d'impulsions peut être montée de l'autre côté de la batte- rie Ba.
Dans l'exemple de réalisation, les électrodes d'amorgage affec- tent la forme d'anodes auxiliaires. Elles peuvent cependant affecter aussi la forme de cathodes auxiliaires ; dans ce cas, les cathodes et les anodes doivent être interverties et la polarité de la batterie doit être inversée.