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PERFECTIONNEMENTS RELATIFS A 'UN PROCEDE DE 'PRESERVE1'ON ;DE 'DENREES :ILrQUDES 'OU SEMI-LIQUIDES.
La présente invention est relative au traitement de denrées liquides ou semi-solides, et prévoit un procédé pour préserver ces denrées, pendant des périodes de temps relativement longues, d'effets nuisibles produits par les conditions climatiques. L'invention se rapporte plus particulièrement à la préservation, sous de telles conditions, de produits de laiterie, tels que lait, crème, lait écrémé, etc..., ou de denrées qui renferment des pro- duits de laiterie, mais il doit être compris que des denrées de type liquide ou semi-solide, autre que les produits énumérés ci-avant, qui sont affectées d'une manière désavantageuse par les conditions climatiques et qui peuvent être préservées par le procédé qui constitue le sujet de la présente inven- tion, sont considérées comme tombant dans le champ de la présente invention.
On a proposé de préserver des denrées liquides ou semi-solides, et plus spécialement des produits de laiterie, tels que lait, crème, etc..., par la combinaison desphases suivantes ; la matière en traitement, des gaz qui y sont dissous ; la matière dans une atmosphère d'oxygène pur sous pression, la pression n'excédant pas vingt atmosphères, de préférence d'environ huit à douze atmosphères ; la matière dans cette atmosphère jusqu'à une température à laquelle aucun changement important des propriétés chimico-physiques et du goût ne se produit ; refroidir la matière, tout en la gardant dans l'atmosphère d'oxygène sous pression ; et emmagasiner la matière dans la même atmosphère.
Un traitement tel que ci-avant a donné des preuves non satis- faisantes car on a trouvé qu'il lui était impossible d'assurer, avec les ré- servoirs précédemment employés en liaison avec ledit traitement, que la pres- sion dans le réservoir dans lequel la matière est emmagasinée puisse être maintenue constante d'une manière uniforme. Ce procédé s'est également montré non satisfaisant car le temps requis pour mettre le traitement en oeuvre, ainsi que les quantités d'oxygène et de chaleur nécessaires pour le traite-
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ment sont économiquement peu intéressants.
Suivant la présente invention, il est prévu un procédé pour préserver des denrées liquides ou semi-solides, et plus particulièrement des produits de laiterie, des effets nuisibles produits par les conditions climati- ques, ledit procédé comprenant les phases essentielles suivantes: (a) introduire une certaine quantité d'une denrée liquide ou semi-solide dans un réservoir sous pression, conçu pour être fermé hermétique- ment par une soupape étanche aux gaz; (b) enfermer ladite denrée dans ledit réservoir dans une at- mosphère d'oxygène pur ou sensiblement pur, à une pression d'au moins quatre atmosphères;
(c) élever la température de ladite denrée dans l'atmosphère d'oxygène régnant dans le réservoir,jusqu'à une valeur non inférieureà 68 C. pendant une période d'au moins une demi-heure, tout en mettant, en même temps, la denrée en contact intime avec l'oxygène, par exemple en agitant le réser- voir, etc ... ; et (d) maintenir la pression de l'atmosphère d'oxygène dans le réservoir à au moins le minimum de quatre atmosphères jusqu'à ce que la den- rée soit consommée ou jusqu'à l'expiration d'une période spécifiée.
C'est ainsi qu'en appliquant la présente invention à la pré- servation de lait, du lait non traité est versé dans un réservoir sous pres- sion et est ensuite enfermé dans une atmosphère d'oxygène pur ou sensiblement pur à une pression d'au moins quatre atmosphères, après quoi le lait, tout en étant agité, est élevé jusqu'à une température d'au moins 68 C. pendant une période d'au moins une demi-heure, puis il est laissé à refroidir jusqu'à la température atmosphérique. On constatera que le lait peut être préservé pendant une quinzaine de jours.
Il est important que le réservoir sous pression dans lequel la denrée est traitée soit capable de maintenir automatiquement une pression intérieure constante car sinon le fonctionnement de la soupape dépend de l'élément humain et il y a des risques de fuite, si ladite valve n'est pas soigneusement commandée et vérifiée. S'il est constaté que la soupape est sujette à des fuites, un excès d'oxygène par rapport à la quantité nécessaire pour assurer que la denrée est propre à la consommation humaine doit être in- troduit dans le réservoir. Cet excès d'oxygène, cependant, augmente sans né- cessité le coût du procédé.
En vue d'éviter toute possibilité de fuite, la méthode préférée de mise en oeuvre de la présente invention suppose l'emploi d'un réservoir sous pression réalisé suivant la demande de brevet belge n 402.413 déposée le 24.9.52.
Une méthode particulière de mise en oeuvre de-l'invention com- prend l'utilisation d'un réservoir, construit suivant la demande de brevet belge susdite, qui a une capacité totale de 36 litres. Dans le réservoir, on verse 27 litres de lait non traité, puis ledit réservoir est fermé grâce à la soupape étanche aux gaz. Le réservoir est alors relié à un cylindre d'o- xygène pur ou sensiblement pur, sous pression, (par exemple, de l'oxygène d'une pureté de 96 % ou plus). L'oxygène sous pression est chassé dû cylin- dre dans le réservoir jusqu'à ce que la pression régnant dans le réservoir soit d'au moins quatre atmosphères, bien qu'on puisse élever cette pression, si on le désire, jusqu'à vingt atmosphères.
Le réservoir est alors séparé du cylindre d'oxygène, et la température du lait est élevée jusqu'à au moins 68 C. pendant une période d'au moins une demi-heure. La température du lait est élevée jusqu'à 68 C. en plaçant le réservoir dans un bain-marie à cette température et en agitant le lait pendant au moins une demi-heure. On tien- dra compte que la température et le temps peuvent être tous deux augmentés au-dessus des minima mentionnés. Après que le lait a été agité et que sa tem-
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pérature a été élevée jusqu'à 68 C. pendant une demi-heure, le réservoir est alors enlevé du bain-marié et laissé à refroidir, de préférence en le plaçant dans un réservoir à travers lequel coule de l'eau de rivière @ une température d'environ 18 C.
Le lait est refroidi par l'eau de rivière jusqu'à 18 C. en vue de réduire le temps de traitement au minimum, mais le réservoir, si on le voulait, pourrait être laissé à refroidir jusqu'à la température atmosphéri- que sans utiliser un moyen quelconque de refroidissement autre que l'atmos- phère environnante. Lorsqu'un réservoir de refroidissement est utilisé, le réservoir, après une période prédéterminée, est enlevé de ce réservoir et soumis à la température atmosphérique.
On a trouvé que, lorsque le traitement ci-avant était mis en oeuvre au Kenya à une altitude de 3800 pieds, du lait était gardé en parfait état pendant une quinzaine de jours et, si on constatait une altération des propriétés chimico-physiques du lait, ladite altération était un changement plutôt intéressant.
On appréciera qu'avec la méthode spécifique ci-avant, deux avantages distincts sont obtenus sur les procédés proposés jusqu'à présent.
D'abord, la denrée, après avoir été soumise au traitement, peut être mainte- nue à une pression constante dans une atmosphère d'oxygène pur ou sensible- ment pur, en raison de la construction du réservoir qui forme l'objet de la demande de brevet belge ci-avant. Deuxièmement, la simplicité du procédé per- met le traitement de la denrée beaucoup plus rapidement que par les procédés proposés jusqu'ici.
C'est ainsi, par exemple, que, lorsque la denrée est en- fermée dans le réservoir dans une atmosphère d'oxygène sous pression, il est uniquement nécessaire, avec un réservoir construit suivant la demande de bre- vet belge ci-avant, de relier une simple allonge tubulaire depuis le cylindre de gaz, qui est pourvu, à son extrémité libre, d'une soupape dont la construc- tion est bien connue, jusqu'au réservoir, afin de permettre un libre passage d'oxygène en provenance du cylindre. Lorsque la pression dans le réservoir a atteint le taux désiré, il est simplement nécessaire de déconnecter du ré- servoir la soupape à l'extrémité de l'allonge tubulaire, afin de cesser la fourniture d'oxygène.
Cette opération peut être menée en toute simplicité par du personnel non spécialisé et, en plus, peut être réalisée en un temps beaucoup plus court que ce n'est possible avec les réservoirs employés jus- qu'à présent pour la préservation de denrées liquides ou semi-solides.
C'est ainsi, par exemple, qu'en utilisant le procédé qui constitue l'objet de la présente invention, en combinaison avec le réser- voir de la demande de brevet belge ci-avant, il est possible d'amener la pression dans le réservoir au degré désiré en environ 24 secondes, comparati- vement à une période de deux minutes avec les réservoirs précédemment employés pour la préservation des denrées.
De plus, du fait qu'il est simplement néces- saire de soumettre la denrée dans le réservoir à une application d'oxygène avant d'élever sa températeur et aussi que la pression de l'oxygène envelop- pant peut être aussi faible que quatre atmosphères et, à nouveau, du fait que la période durant laquelle la température du lait est élevée jusqu'au moins 68 C n'est que d'une demi-heure, la période depuis laphase initiale de déversement du'lait dans le réservoir jusqu'à la fin de l'opération de re- froidissement est beaucoup plus courte que dans les procédés mis en pratique jusqu'à présent, et, par conséquent, le procédé est plus économique que tous les procédés connus.
REVENDICATIONS.
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