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TISSU EN FIBRES NATURELLES OU SYNTHETIQUES9 CONDUCTRICES DE L'ELECTRICITE.
Dans les applications industrielles il est souvent nécessaire d'en- ployer des matériaux non métalliques conducteurs de l'électricité, principale- ment pour mettre à la terre des charges électro-statiques ou pour former des écrans électriques.
A cette fin on utilise communément diverses matières thermo-plas- tiques ou thermo-durcissantes, chargées en conséquence de poudres, métallique ou autres, conductrices de l'électricité.
Par exemple dans la fabrication des câbles électriques isolés au caoutchouc.,on utilise couramment du tissu conducteur, obtenu par friction avec un composé de caoutchouc chargé de noir de fumée. Pour des câbles isolés au papier imprégné d'huile, on emploie fréquemment un papier conducteur obtenu par la dispersion de noir de fumée dans la pulpe cellulosique.
Le but poursuivi par l'emploi dans les câbles de ces matériaux conducteurs non-métalliques;, sous la forme de rubans enroulés en spirale, est soit de prévoir un écran électrique pour uniformiser davantage le champ élec- trique soit de provoquer une action purifiante du liquide diélectrique. Plus les tensions auxquelles on travàille sont élevées, plus il est nécessaire d' utiliser ces matériaux. Les progrès de la technique des câbles sont tels que les matériaux utilisés précédemment ne donnent dorénavant,plus entière satis- faction pour les emplois susdits et en particulier les conditions suivantes sont absolument requises - un'haut degré d'homogénité de la conductivité - une plus grande résistance à l'extension et à la rupture et une plus grande élasticité.
Ces propriétés doivent être conservées même si les matériaux (par- ticulièrement les rubans) sont absolument secso Par exempleà l'exception de
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sa résistance à la rupture, qui est toujours faible, les caractéristiques physiques du papier conducteur, diminuent considérablement lorsqu'il est sec. Il est également extrêmement important que l'agent de liaison employé pour fixer les poudres conductrices n'altère en aucune manière le liquide diélectrique et ne soit pas dissout par celui-ci. En outre il ne peut pas devenir fragile lorsqu'il est sec, vu que cela pourrait entraîner l'écaille- ment de particules conductrices lorsque le câble est tendu et leur disper- sion dans le liquide diélectrique, ce qui causerait de graves dommages.
Dans bien des cas il est également nécessaire que les rubans conducteurs soient perméables aux gaz et aux liquides sans entraîner une réduction pratique de la douceur de leur surface.
L'objet de la présente invention est un matériau non métallique conducteur électriquement, qui satisfait aux conditions susdites et dont le procédé de fabrication décrit ci-d'essous a été mis au point pour répondre entièrement à cet objectif.
Un tissu en fibres naturelles ou synthétiques est imprégné d'une solution d'éthyl-cellulose ou d'autre dérivé de cellulose, dans lequel a été dispersée la quantité de poudre conductrice nécessaire (de préférence de noir de fumée obtenu par combustion partielle ou par pyrolyse de substances organi- ques) pour donner le degré convenable de conductivité.
Des vernis fragiles dont, comme dit plus haut, des petites quan- tités pourraient s'écailler du tissu ou, après séchage, se détacher des par- ticules conductrices ne sont pas couverts par la présente invention. Ainsi par exemple sont exclus des vernis consistant entièrement en dispersions aqueuses d'oxydes ou de poudres conductrices. Du fait de la possibilité de leur vieillissement, ou de leur contamination du liquide diélectrique, les vernis vasés sur du caoutchouc naturel ou synthétique sont aussi exclus en général.
Par contre l'invention couvre tous les agents de liaison dérivés de la cellulose, qui sont insolubles dans des huiles isolantes et dans les composés isolants à base d'huiles et qui ont une chaîne moléculaire suffisam- ment longue pour permettre à des fils d'adhérer sur les fibres du tissu et de rester flexible même lorsqu'ils sont secs. Des liants basés sur la viscose, l'acétylcellulose, le méthyle, l'éthyle, le benzylcellulose, l'acétobutyrate de cellulose et des produits similaires appartiennent à cette catégorie et sont pour cela compris dans le brevet.
Ci-dessous un exemple du procédé de fabrication employé pour l' obtention d'un tissu répondant aux exigences susdites et ayant une résistance électrique d'environ 0,5 MOhm, mesurée sur une bande de 10 x 1 cm :
Un tissu de coton pesant 90 gr./m2 est imprégné au moyen d'un ver- nis de la composition suivante : éthylcellulose 40 gr. noir d'acétylène 8,5 gr. dychloro-éthylène 1000 ce. comme solvent.
La quantité de vernis absorbée par le tissu doit être telle qu' elle augmente d'environ 20 gr., le poids de 100 gr. de tissu.
Après élimination du solvent, une couche conductrice homogène, qui n'affectera pas la perméabilité du tissu, demeurera sur celui-ci. La surface restera opaque et plusieurs calandrages successifs seront nécessai- res pour le rendre luisant et augmenter en même temps sa conductivité. Dans des limites étroites, la conductivité peut être réglée par le degré de calan- drage. Par l'emploi de cette' dispersion, en utilisant toujours les mêmes pro- portions, on a la certitude que l'on obtiendra au cours d'opérations succes- sives, des tissus présentant toujours une conductivité de même valeur bien uniforme.