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TABLE POUR TRAITEMENTS MECANOTHERAFIQUESo
La présente invention, faite d'après les données de Monsieur le Docteur DOTEZAC, se rapporte aux appareils pour traitements mécanothéra- piques dans lesquels un organe mobile animé d'un mouvement alternatif oblige les articulations d'un malade à accomplir leurs mouvements naturels et elle a pour objet une table destinée à recevoir les malades de manière à permettre de traiter aussi bien leurs membres postérieurs que leurs membres antérieurs.
Cette table est montée pivotante sur son pied-support, et des moyens sont prévus pour fixer la table dans une position angulaire détermi- née.
L'appareil de mécanothérapie est monté, luimobile long itudina- lement entre des glissières susceptibles, elles-mêmes, de pivoter sur un pied-support, de manière à permettre de donner à ces glissières, comme pré- cédemment à la table,toute orientation angulaire que l'on désire. Des moyens sont prévus pour fixer l'appareil de mécanothérapie en un point déterminé le long de ses glissières, et d'autres pour immobiliser ces dernières dans une position angulaire déterminée.
Enfin les deux ensembles formés, le premier par la table et son pied-supportle second par l'appareil de mécanothérapie, leurs glissières et leur pied-support, sont reliés l'un à l'autre par une liaison permettant de les écarter à volonté l'un de l'autre. Cette liaison peut être constituée d'une part par une liaison télescopique que l'on peut immobiliser en toute position voulue par tous moyens appropriés, et d'autre part par des rails de guidage, parallèles à cette liaison télescopique et le long desquels peut se déplacer par exemple le pied-support des glissières de l'appareil de mécanothérapie.
La table peut comporter un appuie-tête réglable en inclinaison et des appuie-jambes amovibles.
La table peut être mont'ée sur un tube monté rotatif dans un tube support qui peut être serré sur lui par un collier avec dispositif de rattra-
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page de jeu.
Les glissières de l'appareil de mécanothérapie peuvent être mon- tées sur un tube monté de même dans un tube support.
La liaison télescopique peut être constituée par deux tubes ren- trant l'un dans l'autre et solidaires : l'un du support de la table et l'antre du tube support des glissières de l'appareil de mécanothérapie.
Les rails de guidage peuvent être fixés au socle sur lequel est assujetti le pied-support de la table.
Ainsi on peut écarter à volonté l'appareil de mécanothérapie de la table, donner à cet appareil tout emplacement voulu le long de la table, orienter angulairement à volonté la table ainsi que l'appareil de mécanothé- rapie dans le plan horizontal.
On peut adjoindre à la table et à son appareil de mécanothérapie des dispositifs permettant : soit d'immobiliser les parties des membres non soumis au traitement, soit de relier à l'appareil de mécanothérapie les par- ties des membres soumis au traitement.
Aux dessins ci-joints, on a représentée à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de l'objet de l'invention.
Dans ces dessins : fig. 1 et 2 sont des vues perspectives de la table; fig. 3 est une vue en élévation de côté de la table proprement dite; fig. 4 est une vue de détail de la fixation d'un appuie-jambe sur la partie centrale de la table; fig. 5 est une vue en coupe verticale du pied-support de la ta- ble; fig. 6 en est une vue en coupe par VI-VI de fig. 5; fig. 7 est une vue de détail de la clé de fig. 6; fig. 8 est une vue en coupe-élévation verticale du pied-support des glissières de l'appareil de mécanothérapie; fig. 9 à 11 représentent en vue perspective, divers dispositifs d'immobilisation de parties des membres de la personne en traitement qui ne sont pas destinés à subir le traitement de mécanothérapie;
fig. 12 et 13 représentent des engins de fixation sur l'appareil de mécanothérapie de parties de membres destinés à subir le traitement de mécanothérapie.
La table proprement dite est composée de trois parties, une partie centrale 1, dont les deux bords longitudinaux sont percés de trous 2; une tétière 3 articulée en 4 à l'extrémité arrière de cette partie centrale- et qui comporte également, dans sa partie antérieure, un certain nombre de trous 5; enfin deux appuie-jambes 6-6 qui peuvent, chacun, être assujettis de manière amovible à l'extrémité avant de la partie centrale 1.
Chacune de ces trois parties de la table est constituée par une sorte de caisson et peut être matelassée par en dessus ou recouverte d'un rembourrage quelconque approprié.
La tétière articulée 3 comporte, sur sa face inférieure, une chape 7 (fig. 3) à laquelle peut être fixée, en un point convenable de sa longueur, une réglette 8 percée de trous 9 et sur l'extrémité arrière de laquelle s'appuie la tétière 3. La réglette 8 est articulée à son extré- mité avant,en 10,sur une chappe 11 fixée sous la partie centrale 1 de la table.
Suivant l'inclinaison que l'on veut donner à la tétière 3 par rapport à la partie centrale 1 de la table, on enfoncera une broche 12 dans l'un des trous 9 de la réglette 8 et dans les trous percés dans les joues de la chape 7
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Les appuie-jambes 6 comportent chacun, par en dessous, (fig. 4) un tube 13 qui se prolonge sous la partie centrale 1 de la table et vient s'y emboîter dans deux chapes 14 fixées à cette partie 1, les ailes de ces chapes sont percées chacune d'une couverture pour laisser passer le tube.13 de fixation. De plus, chaque appuie-jambe 6 comporte un téton 15 qui s'em- boîte dans un trou correspondant du cadre de la partie centrale 1 de la ta- ble.
Lorsque le tube 13 est emboîté dans les chapes 14 et le téton
15 dans son trou, chaque appuie-jambes se trouve assujetti à l'avant de la partie centrale 1 de la table, et il est maintenu en place par une goupil- le 16 enfilée dans un trou du tube 13 derrière la première chape 14, et rete- nue par une chaînette 16'.
En dessous de la partie centrale 1 de la table est fixée une col- lerette 17 (fig. 5) enveloppée dans un abat-jour 17' (fig. 3) et dans laquel- le est emboîte un tube 18 qui s'emboîte lui-même dans un tube-support de ta- ble 19 partiellement fendu en 20, transversalement vers sa partie supérieure.
La partie inférieure de ce tube-support 19 s'emboîte dans une fourrure 21 fixée sur un socle 22. Et des goussets 23, placés obliquement et maintenus sur ce socle 22 à l'aide d'équerres 24, servent à haubanner la base de ce tube-support fixé d'autre part à la fourrure 21 à l'aide de vis . 25. Le tube 18 auquel est fixée la table 1 peut pivoter à l'intérieur du tube-support 19 qui comporte, à une certaine hauteur, une crapaudine 26 sur l'axe de laquelle pivote le fond 27 du tube 18.
Un collier 28 est disposé à la partie supérieure du tube-support
19, au-dessus de la fente 20 et ce collier permet de serrer, par l'intermé- diaire de pièces de calage 29, le haut de ce tube 19 contre le tube 18 et d' immobiliser ainsi ce dernier.
Le serrage de ce collier s'opère par la rotation imprimée à un axe 30 par une poignée 31 fichée dans les deux extrémités de cet axe (fig. l et 6). Cette rotation visse plus ou.moins (ou dévisse suivant le sans dans lequel on actionne la poignée 31) 1?axe 30 (fileté à une extrémité) dans un écrou fixe 32. Cet écrou 32 est normalement immobilisé par une clé
33 (fig. 7) qui enveloppe par son extrémité évidée et munie deux fois de six pans décalés l'un dans 3.'autre, la tête de l'écrou, et dont la queue
33' est fixée par une vis 34 sur le collier 28.
En desserrant la vis 34, on peut faire tourner plus ou moins l'écrou 32 dans la clé 33; on immobi- lise ensuite cet écrou à l'aide de la clé 33 immobilisée elle-même par la vis 34. On peut opérer ainsi les rattrapages de jeu nécessaires en cas d'usure des éléments de serrage du tube 19 sur le tube 18.
Un ressort (non figuré) tend toujours à maintenir écartées les branches du collier 28; c'est contre l'action de ce ressort que l'on agit sur l'axe 30.
Un cône 35 enveloppe la base du tube-support 19 (fig. 1).
Transversalement, et à une certaine hauteur, le tube-support 19 porte un tube horizontal 36 (fig. 5) dans lequel s'emboîte un tube 37 qui peut coulisser d'avant en arrière et inversement dans le tube 36 (fig. 1).
Le tube 36 est fendu en 38 près de son extrémité libre, comme l'était le tube 19, et un collier 39 vient serrer le tube 36 sur le tube 37 exactement suivant la même disposition employée pour le serrage du tube 19 sur le tube 18. Seulement la poignée de manoeuvre 31 est alors remplacée par deux leviers de manoeuvre latéraux 40 (fig. l).
Au socle 22 (fig. 1) du pied-support de la table 1-3-6, sont fixés deux rails 41 le long desquels peut coulisser un pont-support 42 por- tant un tube fixe 43; des galets 44 permettent le bon roulement du pont- support 42 le long des rails 41. Dans l'extrémité supérieure du tube 43 est fixé le tube 37 portant, vers son extrémité, une poignée de manoeuvre 45.
Et, dans le tube 43 peut pivoter angulairement un tube 46.
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Grâce à la poignée 45, on peut faire avancer ou reculer à volonté le long des rails 41 l'ensemble formé par le pont-support 42, les tubes 43 et 37 et le tube 46, après avoir eu soin de desserrer le collier 39. Une fois cet ensemble disposé à l'emplacement voulu, on resserre le collier 39 pour l'immobiliser.
Le tube 43 est fendu vers son¯ extrémité supérieure, comme l'étaient les tubes 36 et 19, et un collier 47 permet, comme précédemment, de serrer ce tube 43 sur le tube 4¯{}6; des leviers de manoeuvre 48 permettent le serrage ou lé desserrage de ce collier 47.
Comme ce qui a été décrit pour les tubes 18 et 19, le tube intérieur 46, mobile angulairement à l'intérieur du tube fixe 43, porte sur une crapaudine 49 (fig. 8). Un ressort 50 est disposé à l'intérieur de ce tube 46 pour équilibrer le poids de l'appareil de mécanothérapie que porte le tube 46.
Le tube 46 porte à sa partie supérieure une semelle 51, le long de laquelle sont fixées deux glissières 52-53 et terminée à ses extrémités par des butées transversales 54. Entre ces glissières peut se déplacer longitudinalement un coulisseau (non figuré) solidaire d'une plaque-support 55 portant l'appareil de mécanothérapie 56. Tous moyens appropriés peuvent être utilisés pour maintenir le coulisseau en tel point que l'on désire de la longueur des glissières 52-53.
L'appareil de mécanothérapie peut être d'un type connu, ou notam- ment, mais pas exclusivement, du type décrit dans la demande de brevet fran- çais déposée au nom de la Société demanderesse sous le N PV.604.24 le 14 Février 1951, pour "appareil de mécanothérapie".
La table, objet de l'invention, peut comporter certains acces- soires particulièrement intéressants, qui permettent notamment de fixer et de maintenir immobiles certaines parties des membres antérieurs ou posté- rieurs dont d'autres parties voisines subissent le traitement de mécanothé- rapie .
Il est indispensable en effet que les parties voisines des mem- bres en traitëment ne bougent pas pendant que les autres parties de ces membres subissent le traitement mécanothérapique.
C'est ainsi que, dans l'un des trous latéraux 2 , 5 de la table et de sa têtière? on peut enfoncer la tige 57 d'un valet 58 (fig. 9) qui permettra d'immobiliser un membre par pression; ou encore (fig. 10) un fixa- teur de cuisse constitué par une plaque 59 doubléede caoutchouc mousse ou autre 60 et munie de deux tiges de fixation 61 que l'on enfonce dans des trous 2 de la table, ou encore (fig. Il), un fixateur de l'omoplate consti- tué par une plaque galbée 62 articulée en 63 sur une tige de fixation 64 que l'on enfonce dans l'un des trous précités 2 ou 5. Une vis 65, fixée à la plaque 62 et traversant l'extrémité de la tige 64 permet.de régler l'inclinaison de la plaque galbée grâce au vissage d'un écrou 66 sur cette vis 65.
Sur le levier mobile actif 67 de l'appareil de mécanothérapie, on peut monter, à l'aide des mâchoires 68 verrouillables grâce au levier 69., soit une semelle 70 destinée à recevoir leried du patient en traitement (fig. 12) soit (fig, 13) une gouttière 71 destinée à recevoir un membre, soit tout autre dispositif approprié.
REVENDICATIONS
1 - Table pour traitements mécanothérapiques, caractérisée en ce qu'elle comporte d'une part, une table proprement dite montée pivotante sur un pied-support? d'autre part, des glissières le long desquelles peut se déplacer un appareil de mécanothérapie et qui sont montées pivotantes sur un pied-support enfin une liaison entre ces deux ensembles permettant de les écarter à volonté l'un de l'autre.