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DISPOSITION POUR EVITER L'ARRET D'ENREGISTREMENT DANS DES DISPOSITIFS D'
ENREGISTREMENT.
La présente invention se rapporte à un dispositif d'enregistrement, dans lequel.l'enregistrement est réalisé à l'aide d'une électrode sous tension et servant d'organe d'écriture, par exemple en fil Wolfram ou .en graphite, qui brûle une trace dans le mince revêtement métallique d'une bande d'en.- registrement,, Lors d'expériences et d'essais pratiques de ce procédé d'enregistrement on a constaté que la trace est par moments absente lorsque l'électrode est appliquée sur le métal. En particulier lorsqu'on applique fortement l'électrode d'écriture ou lorsque la bande d'enregistrement se déroule très rapidement, la trace disparaît subitement et elle ne se rétablit plus, même lorsque l'on promène plusieurs fois l'électrode sur le revêtement métallique.
Seul un soulèvement de l'organe d'écriture de la couche métallique et une nouvelle application rétablissent une nouvelle trace.
A ce point de vue il est intéressant que la valeur réelle du courant passant par le point d'écriture peut adopter 50 à 100 fois la valeur normale du courant, qui se compose de pointes de courant isolées instantanées, Même ce courant élevé ne provoque pas la combustion du métal. Suivant des essais détaillés, la cause de cette disparition de la trace réside dans l'évanouissement de la tension à l'électrode d'écriture.
Il est décisif pour l'opération d'écriture de maintenir un petit arc électrique à peine visible, qui présente une résistance déterminée et qui utilise la majeure partie de la tension d'alimentation sous forme de chute de potentiel. Si ce petit arc électrique s'éteint, il se produit une modification totale dans le circuit passant par l'électrode. On sait que ce circuit électrique se compose des parties suivantes : de la source de courant-batterie ou redresseur - de l'électrode d'écriture, de l'électrode de réception - â grande surface et, entre ces électrodes, de la résistance de la fine couche métallique. A cela il faut généralement ajouter une résistance de protection et un condensateur en parallèle à la batterie 'ou à l'électrode d'écriture.
Lors de l'extinction de l'arc électrique la résistance de passage entre @
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l'électrode d'écriture et la couche métallique est extrêmement faible. La tension se répartit en substance entre la résistance du papier métallisé et la résistance préalable, et un allumage par retour de l'arc ne peut plus se produire.
La présente invention supprime cet inconvénient de manière très simple en prévoyant dans le circuit passant par l'électrode un dispositif, qui est commandé par le courant très intense se produisant au moment de la disparition de l'enregistrement lorsque l'électrode est appliquée sur le revêtement métallique et qui soulève momentanément l'électrode du revêtement métallique., Grâce au soulèvement de l'électrode l'arc électrique est réamorcé, le courant est réduit à sa valeur normale et par conséquent le dispositif de soulèvement est mis à l'arrêt. Le soulèvement est donc immédiatement suivi d'une nouvelle application, de sorte que pour une avance normale du papier il se produit une disparition à peine visible de la trace d'écriture.
Le soulèvement momentané de l'électrode d'écriture peut avoir lieu à l'aide d'un. petit électro-aimant, qui n'est que faiblement excité en cas de courant normal, mais qui, par contre, au moment de la disparition, est parcouru par un courant intense,
Les figs, 1 et 2 du dessin représentent deux formes de réalisation de l'invention, appliquées à un enregistreur simple et à un enregistreur mul- tiple.
Dans la fig, 1 R désigne la bande d'enregistrement, revêtue d'une mince couche métallique, réalisée par exemple par vaporisation. A la couche métallique est appliquée d'une part un cylindre de contact K couvrant toute la largeur de la bande d'enregistrement qui est relié à un pâle de la batterie B par l'intermédiaire d'une résistance préalable V, et d'autre part l'électrode d'écriture S, portée par le bras -d'écriture A et qui est reliée à l'autre pôle de la batterie par l'intermédiaire de l'arbre W de l'instrument de mesure et l'enroulement d'un petit électro-aimant M.
L'électro M est disposé au-dessus du bras d'écriture A avec l'électrode d'écriture S, le bras d'écriture élastique A étant ou bien constitué partiellement par du fer doux, et en cas d'excitation suffisante de l'électro M est attiré par ce dernier conjointement avec l'électrode d'écriture; ou bien l'électrode d'écriture est en fer doux et est montée librement dans le bras d'écriture, de telle sorte qu'en cas d'excitation suffisante de l'électro M elle est attirée seule.
Aussi longtemps que subsiste le petit arc électrique entre le revêtement métallique de la bande d'enregistrement et l'électrode d'écriture,.. l'électrode brûle une trace dans la couche métallique. La chute de potentiel due à l'arc électrique est dans ce cas tellement élevée, que l'excitation subsistant pour l'électro M n'est pas suffisante pour qu'il réagisse.
Lorsque par contre, par exemple à cause d'une application trop intense de l'électrode S sur le revêtement métallique, la résistance de passage devient très faible et que l'arc s'éteint, ce qui supprime l'enregistrement, le courant augmente fortement dans le circuit passant par l'électro M et l'électro M détache l'électrode d'écriture du revêtement métallique, ce qui réamorce l'arc électrique, l'enregistrement reprend et le courant passant par l'électro M, par suite-de la résistance de passage élevée entre l'électrode et la couche métallique devient tellement faible que l'électro laisse retomber son armature. Il ne se produit donc qu'un soulèvement momentané de l'électrode, de telle sorte que la disparition de l'enregistrement est à peine visible.
Dans la forme de réalisation suivant fig. 2 pour plusieurs électrodes SI, S2, S3, S4, portées chacune par un bras d'écriture Al, A2, A3, A4, on a prévu un électro de soulèvement commun,M, qui est muni d'une pièce po- laire P s'étendant au-dessus de tous les bras d'écriture.
Le soulèvement peut évidemment aussi avoir lieu à l'aide d'autrès dispositifs,, qui utilisent de manière analogue l'augmentation de courant, par exemple à l'aide d'une bande en bimétal, portant l'électrode d'écriture; à faible constante de temps. En outre, on peut employer pour soulever l'électrode un dispositif électro-dynamique,-par exemple une boucle de courant portant l'électrode d'écriture, qui est distendue en cas d'augment @ n
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brusque de l'intensité du courant et qui soulève ainsi l'électrode. La boucle de courant peut en plus être constituée par une bande en bimétal.
REVENDICATIONS.
1.- Disposition pour éviter l'arrêt de l'enregistrement dans les dispositifs d'enregistrement, dans lesquels une électrode sous tension brûle un mince revêtement métallique d'une bande d'enregistrement, caractérisée en ce que dans le circuit passant par l'électrode est prévu un dispositif,qui est commandé par le courant très intense se produisant au moment de l'arrêt de l'enregistrement lorsque l'électrode est appliquée sur le revêtement métallique et qui soulève momentanément l'électrode du revêtement métallique.