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DISPOSITIF HYDRAULIQUE A PRESSER OU A CISAILLER.
L'invention se rapporte à un dispositifhydraulique à presser ou à cisailler du type comprenant un bâti avec une table rigidement solidaire dudit bâti et un organe presseur, tel qu'un tablier-presseur, monté mobile sur lui, dispositif dans lequel l'organe presseur est relié rigidement à deux pistons principaux, mobiles, chacun, dans un cylindre principal relié au bâti et sensiblement fermé.
Sur son côté supérieur et son côté inférieur ce cylindre est en communication avec une source de pression, notamment une pompe foulante ou un réservoir, par une conduite d'amenée destinée à soulever et une conduite d'amenée destinée à descendre les pistons principaux, cette source pouvant être mise en communication ou non avec ces conduites d'amenée par un organe de commande, à l'effet d'augmenter la pression d'un liquide sous pression contenu dans les cylindres principaux et lesdites conduites d'amenée.
Dans de tels dispositifs on rencontre des difficultés, si une pièce à traiter n'est pas située symétriquement par rapport aux points d'attache des forces exercées par les pistons principaux sur l'organe presseur.
En effet, dans ce cas, il se produit une force résultante qui tend à donner à l'organe presseur une position oblique, ce qui a pour conséquence non seulement une pièce de forme incorrecte, mais ce qui peut causer également des détériorations du dispositif à presser.
Pour obvier à ces inconvénients on a déjà proposé plusieurs constructions. Ainsi, il est connu d'utiliser un arbre auxiliaire logé dans le bâti à côté de l'organe presseur et supporté dans des paliers dans le bâti, cet arbre étant relié à l'organe presseur par des bras articulés. Si l'organe presseur tend à prendre une position oblique, le déplacement inégal de cet organe est transmis à l'arbre auxiliaire qui alors se tord. Pour que cette solution soit effective, l'arbre auxiliaire doit être très épais, ce
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qui présente en soi de graves inconvénients.
Suivant une autre solution, à chacun des deux cylindres principaux est fixé un cylindre auxiliaire, dans lequel est'mobile un piston auxiliaire, rigidement solidaire du piston principal du cylindre principal associé, les parties supérieures et inférieures des cylindres auxiliaires étant reliées entre elles par des canaux croisés, de façon que chaque fois la partie supérieure d'un cylindre auxiliaire soit reliée à la partie inférieure de l'autre cylindre auxiliaire. Avec le dispositif mentionné en dernier lieu on obtient que chaque cylindre auxiliaire ne puisse se déplacer que si, respectivement autant que, l'autre cylindre auxiliaire se déplace en même temps.
Tout de même, ce dispositif ne fonctionne pas non plus sans faute, en premier lieu parce que les conduites de liquide sont susceptibles d'une certaine dilatation, et en deuxième lieu, parce que tout liquide sous pression est quelque peu compressible. En outre, dans tout type de joint étanche, il y a toujours un certain écoulement de liquide sous pression le long des garnitures, ce qui est également cause d'inexactitudes.
L'invention concerne un dispositif du type mentionné en dernier lieu, dans lequel sont prévus des dispositifs auxiliaires pour remédier aux inconvénients mentionnés. A cet effet, le dispositif du type décrit ci-dessus est construit, conformément à l'invention, de façon que dans la conduite d'amenée destinée à descendre et la conduite d'amenée destinée à soulever chaque cylindre principal soit disposée une soupape de réglage double déplaçable contre l'action d'un organe élastique, cette soupape, en position de repos, laissant passer le liquide dans les deux conduites et pouvant quitter cette position au moyen d'un piston plongeur de commande placé dans un cylindre de piston plongeur, cylindre dont l'intérieur est relié, par une conduite de liquide, à la partie inférieure du cylindre auxiliaire associé au cylindre principal en question.
Chaque soupape de réglage peut faire corps avec son piston plongeur de commande, le cylindre du piston plongeur de commande étant allongé et constituant ainsi la boite pour ladite soupape de réglage. Chaque piston plongeur de commande peut être maintenu appliqué contre la soupape de réglage par un organe élastique, mais il peut s'éloigner de la soupape de réglage contre Inaction de cet organe élastique. Chaque canal croisé peut être relié par une conduite de liquide à un réservoir de liquide sous pression via une soupape d'équilibrage constituée par une boite et un piston plongeur, l'intérieur de la boite de la soupape.d'équilibrage étant en communication avec la source de pression et le piston plongeur étant maintenu dans ou dirigé vers la position d'ouverture par un organe élastique.
Le passage dans chaque soupape d'équilibrage peut être en communication directe avec l'intérieur du cylindre du piston plongeur de commande associé.
En outre, un corps commun peut être noyé dans le réservoir de liquide sous pression, l'organe de commande, les soupapes de réglage, les pistons plongeurs de commande et les soupapes d'équilibrage étant disposés dans ce corps.
L'organe de commande peut être constitué par un alésage cylindrique dans le corps commun et un piston plongeur de commande cylindrique déplaçable dans cet alésage et présentant trois rainures annulaires, des espaces intermédiaires étant prévus entre elles en sens axial, ces rainures constituant chacu- ne une chambre annulaire déplaçable, la chambre médiane qui est en communication avec la source de pression, pouvant être amenée soit devant un jeu de conduits d'amenée simples ou multiples des soupapes de réglage, ces conduits conduisant vers les conduites destinées à descendre les pistons principaux soit devant un second jeu de conduits d'amenée simples ou multiples conduisant vers les conduites destinées à soulever les pistons principaux, l'agencement étant tel que chaque fois, une des deux chambres extérieures,
qui sont en communication permanente avec le réservoir de liquide sous pression, se trouve devant l'autre jeu de conduits d'amenée. Le piston plongeur de commande peut également être muni d'un alésage longitudinal, en communication ouverte avec le réservoir de liquide et relié, en outre par des alésages transversaux, à chacune des chambres extérieures.
Il est possible de construire, suivant l'invention, un dispositif dans lequel chaque soupape de réglage
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est munie d'un piston plongeur constitué par deux parties distantes l'une de l'autre en sens axial, ce piston plongeur étant déplaçable dans un alé- sage destine audit piston plongeur de réglage, alésage dans lequel débou= chent les conduits d'amenée pour les conduites d'amenée destinées à descen-' dre respectivement à soulever les pistons principaux, ainsi que les conduits de sortie pour ces conduites, chaque conduit d'amenée étant distant du con- duit de sortie associé de façon qu'en cas d'un déplacement du piston plon- geur double d'abord les deux conduits de sortie soient fermés simultanément par une partie du piston plongeur,
de façon que les alésages pour les pistons plongeurs de réglage soient ménagés dans le corps commun à des distances égales de part et d'autre de l'alésage pour le piston plongeur de commande, les axes des trois alésages étant parallèles entre eux. Chaque soupape de réglage peut comporter un organe de blocage qui peut se déplacer sous l'ef- fet du piston plongeur de commande, dans la position du piston plongeur de commande où les conduites d'amenée destinées à soulever les pistons princi- paux sont en communication avec la source de pression, chaque piston plon- geur de réglage étant bloqué par son organe de blocage dans la position où ledit piston plongeur de commande laisse passer le liquide.
Un dispositif dans lequel la partie du piston plongeur de chaque soupape de réglage, des- tinée à fermer le conduit de sortie de la conduite d'amenée destinée à sou- lever le piston principal, se trouve en position de repos dans l'alésage pour le piston plongeur de réglage entre le conduit d'amenée de la conduite des- tinée à descendre le piston principal, d'une part, et le conduit de sortie de la conduite d'amenée destinée à soulever le piston principal, d'autre part, peut être construit de façon que ladite partie du piston plongeur pré- sente une rainure annulaire reliée par un canal avec un côté de cette par- tie du piston plongeur et située, en sens axial, à une certaine distance, de l'autre côté de ladite partie du piston plongeur,
distance qui est au moins égale à la dimension axiale du conduit de sortie de la conduite desti- née à soulever le piston principal. Enfin on peut prévoir un dispositif inverseur pour l'interchange fonctionnel des soupapes de réglage.
Afin d'expliquer l'invention plus clairement encore, deux mo- des de réalisation du dispositif à presser ou à cisailler sont décrits ci-des- sous, à titre d'exemple et représentés aux dessins.
- La figure 1 représente schématiquement un premier mode de réalisation du dispositif à presser ou à cisailler; - la figure 2 représente schématiquement un deuxième mode de réalisation du dispositif; - la figure 3 représente à plus grande échelle une partie de la figure 2; - la figure 4 représente schématiquement une table et un or- gane presseur, entre lesquels est placée une pièce à traiter; - la figure 5 représente plusieurs positions d'une soupape de réglage ; et - la figure 6 représente un mode de réalisation modifié des soupapes de réglage.
Au bâti 1 est fixée rigidement une table 2, un organe presseur 3 étant mobile par rapport à la table 2 à l'effet de déformer par pression une pièce 4. Au bâti 1 sont reliés des cylindres principaux 5 et 6 enfer- mant des pistons principaux 7 et 8. Ces pistons principaux 7 et 8 sont fixés rigidement à l'organe presseur 3 par des tiges.de piston principales 9 et
10. Aux parties supérieures des cylindres 5 et 6 se raccordent des condui- tes d'amenée 11 et 12 destinées à descendre les pistons principaux ; con- duites 13 et 14 destinées à soulever les pistons principaux débouchent dans les parties inférieures de ces cylindres. Les cylindres 5 et 6, ainsi que les conduites 11 à 14, sont remplis d'un liquide sous pression, tel que par exemple de l'huile.
L'organe presseur 3 peut être descendu ou monté en mettant sous pression l'huile dans les conduites 11 et 12 respectivement 13 et
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14. A cet effet les conduites 11 et 12 respectivement 13 et 14 peuvent être mises en communication par des conduits collecteurs 16 respectivement 17 et par un organe de commande 18, à des conduits principaux 19 et 20 conduisant, par exemple, vers une pompe foulante ou un réservoir de pression, qui n'est pas représenté sur le dessin.
Si la pièce à traiter, telle que la pièce 4 représentée sur le dessin, est disposée asymétriquement par rapport aux tiges de piston prin- ipales 9 et 10 l'organe presseur 3 tendra à prendre une position oblique.
Suivant le dessin la partie de droite de l'organe presseur 3 se trouve alors plus bas que la partie de gauche qui est retenue.
Pour annuler cette tendance, on a prévu des cylindres auxiliaires 21 et 22 avec leurs accessoires, ces cylindres auxiliaires étant rigidement solidaires des cylindres principaux 5 et 6. Dans les cylindres auxiliaires 21 et 22 se trouvent des pistons auxiliaires 23 et 24 auxquels sont fixées des tiges de piston auxiliaires 25 et 26. Ces tiges de piston auxiliaires 25 et 26 traversent les extrémités des cylindres 21 et 22. En 27 et 28 elles sont fixées rigidement aux tiges de piston principales 9 et 10. La partie supérieure du cylindre 21 est reliée, par un canal croisé 29, à la partie inférieure du cylindre 22, la partie inférieure du cylindre 21 étant reliée, par un autre canal croisé 30, à la partie supérieure du cylindre 22.
Les cylindres 21 et 22 sont exactement égaux l'un à l'autre. Si l'organe presseur 3 descend, par exemple, les tiges de piston auxiliaires 25 et 26 descendent, et par conséquent en même temps les pistons auxiliaires 23 et 24.
Pour que le piston auxiliaire 23 puisse descendre sur une certaine distance, le liquide sous pression pressé par la partie inférieure du cylindre 21 doit être reçu dans la partie supérieure du cylindre 22. Cela est seulement possible, si le piston auxiliaire 24 se déplace sur la même distance que le piston auxiliaire 23. Bien entendu, il existe un pareil rapport entre le liquide sous pression dans la partie inférieure du cylindre 22 et la partie supérieure du cylindre 21. Il est à remarquer que - en vue du fait que dans les cylindres 21 et 22 peuvent se produire des surpressions aussi bien que des dépressions - les passages des tiges de piston auxiliaires 25 et 26 à travers les couvercles des cylindres 21 et 22 ont été rendus étanches et, en outre, entourés par des chambres d'huile 31 et 32.
Ces chambres d'huile sont reliées entre elles aussi bien qu'à un réservoir d'huile 33. Par une soupape 34 ce réservoir 33 peut être mis en communication avec les canaux croisés 29 et 30 et, par ces canaux, avec l'intérieur des cylindres 21 et 22.
La soupape 34 est seulement ouverte dans la position la plus élevée de l'organe presseur 3 et, dans cette position, elle est commandée (d'une façon non dessinée) par l'organe presseur lui-même. Le dispositif mentionné en dernier lieu a pour objet d'éviter que l'huile dans les cylindres 21 et 22 ne puisse avoir une valeur qui s'écarte de la valeur normale.
Si cette huile, par exemple sous l'effet de frottements, était chauffée et, de ce fait, se dilatait, l'excès d'huile coulerait des cylindres auxiliaires 21 et 22 vers le réservoir 33, dès que l'organe presseur 3 atteint de nouveau la position la plus élevée.
Bien que le dispositif décrit ci-dessus permet à l'organe presseur de se déplacer en général verticalement, il peut se produire de petites inexactitudes à cause du fait que le liquide sous pression n'est pas complètement incompressible, ainsi qu'à cause du fait que les canaux croisés 29 et 30 peuvent se dilater, si la pression intérieure augmente. Suivant l'invention on a prévu un dispositif correcteur qui sera décrit ci-dessous.
Dans les conduites 11 et 13 respectivement 12 et 14 des cylindres 5 respectivement 6 sont disposées des soupapes doubles, indiquées en général en 35 et 36. Chacune de ces soupapes est constituée par un cylindre 37 enfermant un piston plongeur 38. Ce piston plongeur 38 est maintenu monté par un ressort 39, et porte par une butée 40 contre le couvercle supérieur du cylindre 37. Le piston plongeur 38 est usiné à deux endroits, ces part-les
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usinées constituant un passage pour le liquide dans les conduites 12 et 14 dans la position la plus élevée du piston plongeur. Si le piston plongeur 38 descend de la position dessinée, les conduits 41 respectivement 42, auxquels se raccordent les conduites 12 respectivement 14, sont obturés par les parties pleines du piston plongeur 38.
Les orifices 41 et 42 sont bien larges, mais ils ont une faible hauteur, de sorte qu'ils sont obturés dès que le piston plongeur 38 se déplace un peu vers le bas. Par une conduite 43 la partie du cylindre 37 au-dessus du piston plongeur 38 est en communication avec le ca- nal croisé 29 et, par conséquent, avec la partie supérieure du cylindre '21 respectivement la partie inférieure du cylindre 22. Le diamètre intérieur des cylindres 21 et 22 est grand par rapport à celui des cylindres 37.
Si par quelque cause l'action régulatrice des cylindres 21 et 22 ne peut empê- cher que l'organe presseur 3 ne prenne une position quelque peu oblique, par exemple une position dans laquelle la partie de droite dudit organe est in- clinée vers le bas, la pression dans le canal croisé 29 crolt sous l'effet d'une pression élevée dans les parties des cylindres 21 et 22 et reliées à ce canal. Cette pression élevée agira également dans la partie supérieure du cylindre 37, ce qui provoque la descente du piston plongeur 38, alors qu'une petite quantité d'huile coule vers le cylindre 37. Ensuite les conduites 12 et 14 sont obturées, de sorte que le piston principal 8 n'est plus sous pression. Seul le piston principal 7 exerce alors, temporairement, une force sur l'organe presseur 3, de sorte que l'organe presseur reprend sa position droite.
La surpression dans le canal croisé 29 disparalt et le piston plongeur 38 reprend sa position de repos. Les conduites 12 et 14 sont de nouveau ouvertes, de sorte qu'on peut continuer à mouvoir les pistons 7 et 8, simultanément. Bien entendu, le rapport entre le fonctionnement du cylindre 5 et de la soupape 35 est tout-à-fait le même. Comme même un petit déplacement des pistons 23 et 24 provoque un grand déplacement du piston plongeur 38 et comme en outre, les conduits 41 et 42 sont obturés, dès que le piston plongeur 38 se déplace un peu, il sera clair que l'action correctrice des soupapes 35 et 36 est très exacte et sensible.
La figure 2 montre un autre mode de réalisation, qui présente des avantages qui dépassent ceux du mode de réalisation suivant la figure 1.
En premier lieu ce second mode de réalisation diffère du premier mode en ce que plusieurs organes sont réunis dans un corps 45. La figure 3 représente ce corps 45 en détails. Dans un alésage central 46 est situé un piston plongeur de commande 47. Sur un côté ce piston plongeur 47 se termine par un bout d'arbre 48 faisant saillie hors du corps 45. L'autre extrémité dudit piston plongeur est constituée par une tige de commande 49 également en saillie; cette tige commande le dispositif entier. Le piston plongeur de commande 47 est usiné en 50,51 et 52 sur une certaine longueur, de sorte que trois chambres annulaires sont formées entre le piston plongeur 47 et l'alésage central 46. Par des orifices 53 et 54 les parties amincies 50 et 52 sont en communication avec un alésage longitudinal 55 dans le piston plongeur de commande 47.
Cet alésage longitudinal 55 est en communication ouverte avec les parties environnant le corps 45. Le corps 45 est noyé entièrement dans un réservoir d'huile (non dessiné), dont le niveau est indiqué en 56. Les deux chambres annulaires entourant les parties 50 et 51 sont par conséquent, toujours en communication libre avec le réservoir d'huile. Dans le corps 45 est ménagé un passage 57 raccordé, hors du corps 45, à un conduit conduisant vers une pompe foulante 58. La chambre annulaire médiane est donc toujours en communication directe avec le conduit de la pompe foulante.
Dans la paroi de l'alésage 46 sont pratiqués plusieurs orifices qui conduisent vers des soupapes de réglage également disposées dans le corps 45; les orifices 59 et 60 conduisent vers un conduit d'amenée 61, qui est en communication avec la conduite d'amenée 11, destinée à descendre le piston principal 7 ; les orifices 62 et 63 conduisent vers un conduit d'amenée 64, qui est en communication avec la conduite d'amenée 12 destinée à descendre le piston principal 8; les orifices 65 et 66 conduisent vers un conduit d'amenée 67, qui est en communication avec la conduite d'amenée 13 destinée
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à soulever le piston principal 7;
les orifices 68 et 69 conduisent vers un conduit d'amenée 70, qui est en communication avec la conduite d'amenée 14 destinée à soulever le piston principal 8. @
Si le piston plongeur de commande 47 est en position soulevée (figure 3), les conduits d'amenée 61 et 64 sont en communication avec la pompe foulante 58; les conduits d'amenée 67 et 70 sont en communication avec le réservoir d'huile. Si, d'autre part, le piston plongeur de commande 47 se trouve dans la position la plus basse, la situation par rapport aux conduits d'amenée est justement inverse.
Les conduits d'amenée 61, 64,67 et 70, qui sont multiples,' conduisent vers des alésages 71 et 72 enfermant des pistons plongeurs de commande 73 et 74. Aux conduites d'amenée 11 respectivement 12 se raccordent des conduits de sortie 75 respectivement 76, aux conduites d'amenée 13 respectivement 14 se raccordent des conduits de sortie 77 respectivement 78. Chacun des pistons plongeurs de réglage 73 et 74 est usiné à deux endroits, savoir le piston plongeur 73 en 79 et 80 et le piston plongeur 74 en 81 et 82.
Chaque piston plongeur est, par conséquent, constitué par trois parties, dont les parties supérieures sont destinées à obturer les passages vers les conduites d'amenée destinées à descendre les pistons principaux, les parties médianes étant destinées à obturer les passages vers les conduites d'amenée destinées à soulever les pistons principaux.
Dans la position dessinée des pistons plongeurs de réglage, tous les passages sont libres; les pistons plongeurs de réglage sont maintenus dans cette position sous l'effet des ressorts 83 et 84. Dans les parties supérieures des pistons plongeurs de réglage sont ménagés des évidements 85 et 86. Dans ces évidements sont logés les manches 87 respectivement 88 des pistons plongeurs de commande 89 respectivement 90. Les manches 87 et 88 de ces pistons plongeurs de commande sont maintenus dans les évidements 85 et 86 par des ressorts 91 et 92. Au-dessus de chaque piston plongeur de commande est ménagé un espace 93 respectivement 94,raccordé aux conduits 44 respectivement 43, qui débouchent dans les canaux croisés 30 respectivement 29.
Les espaces 93 respectivement 94 sont en outre reliés à des orifices 95 respectivement 96, qui sont en communication libre avec le réservoir d'huile.
Le passage vers ces orifices 95 et 96 peut être obturé par des soupapes d'équilibrage 97 et 98 qui peuvent être déplacées par des pistons plongeurs 99 et 100. Les pistons plongeurs 99 et 100 sont maintenus en position d'ouvérture par des ressorts 101 et 102. Au-dessus des pistons plongeurs 99 et 100 se trouvent des espaces 103 et 104 reliés à un conduit 105 qui débouche dans la pompe foulante 58.
A la face inférieure du corps 45 sont montés pivotants deux leviers 106 et 107 qui peuvent être déplacés sous l'effet du bout d'arbre 48.
Ce bout d'arbre est muni sur sa face inférieure d'une encoche dans laquelle se trouvent les leviers 106 et 107. Si le bout d'arbre 48 descend, les extrémités libres des leviers 106 et 107 montent et viennent porter sur les extrémités 108 respectivement 109 des pistons plongeurs de réglage 73 respec- tivement 74. Alors ces pistons plongeurs de réglage ne peuvent descendre, de sorte que les soupapes de réglage sont bloquées dans la position dans laquelle elles laissent passer le liquide sous pression.
En ce qui concerne les soupapes de réglage il est à remarquer que les parties médianes des pistons plongeurs de réglage 73 et 74 sont munies de gorges 110 et 111 auxquelles se raccordent des canaux 112 et 113.
Il y a lieu de mentionner sur le fonctionnement du dispositif encore ce qui suit :
Si, lors de la descente de l'organe presseur 3, par exemple la partie de droite (figure 2) de cet organe descend trop, le piston plongeur de réglage de droite 74 descendra de la manière sus-indiquée, et obturera la conduite d'amenée 12 destinée à descendre le piston principal 8 et la condui- te d'amenée 14, destinée à soulever la piston principal$ par suite d'une
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pression augmentée dans l'espace 94, exercée sur le piston plongeur de com- mande 90. Dans cet ordre d'idées, il faut faire attention à la fonction des soupapes d'équilibrage 97 et 98.
En effet, tant que la pompe foulante 58 ' fournit une pression inférieure à une certaine pression minima, déterminée par les ressorts 101 et 102, les pistons plongeurs 99 et 100 se trouvent dans la position la plus soulevée, représentée sur la figure 3. L'intérieur des cylindres auxiliaires 21 respectivement 22 est alors en communication avec' le réservoir d'huile par les canaux croisés 29 respectivement 30,-les conduits
43 respectivement 44, les espaces 94 respectivement 93 et les orifices 96 respectivement 95. Un manque ou un excès d'huile éventuels dans les cylin- dres auxiliaires 21 et 22 est donc toujours équilibré.
Si, cependant, la pression fournie par la pompe dépasse ladi- te pression minima, les soupapes 97 et 98 s'obtureront. Alors les cylindres auxiliaires sont exclusivement en communication avec les espaces 93 et 94, de sorte que les pistons plongeurs de réglage 73 et 74 peuvent fonctionner.
Si le piston plongeur de réglage de droite 74 va en effet fonctionner, cela signifie que l'huile dans le cylindre auxiliaire 22, au-dessous du piston auxiliaire 24, a atteint une certaine surpression (parce que le piston principal 8 s'est déplacé trop vers le bas). Cela signifie également que l'huile au-dessus du piston auxiliaire 24 a en même temps une certaine dépression.
Comme cette dépression empêcherait le déplacement du piston auxiliaire 24, il faut remédier à cet inconvénient. Cela est possible, parce que les pistons plongeurs de commande 89 et 90 peuvent s'éloigner des pistons plongeurs de réglage 73 respectivement 74 contre l'action des ressorts 91 respectivement' 92. Dans le dernier cas la dépression au-dessus du piston auxiliaire 24 provoquerait la montée du piston plongeur de commande 89, ce qui annule cette dépression. La surpression au-dessous du piston auxiliaire 24 peut se faire sentir alors dans l'espace 94, de sorte que le piston plongeur de réglage 74 descend et obture la conduite d'amenée 12 destinée à descendre le piston principal 8 et la conduite d'amenée 14 destinée à soulever ce piston.
Lors de sa montée l'organe presseur 3 ne prendra pas en général une position oblique. Dans cet ordre d'idée il y a lieu à remarquer que les soupapes de réglage telles que décrites et dessinées ne doivent pas fonctionner lors de la montée de l'organe presseur, parce qu'alors leur effet serait exactement l'inverse de ce qu'on veut obtenir. Si, cependant, lors de la montée, il se présente de très faibles écarts, la prétension des ressorts 83 et 84 est suffisamment forte pour empêcher le fonctionnement prématuré des soupapes de réglage pour plus de sûreté et suivant une autre solution plus drastique les soupapes de réglage peuvent être bloquées lors de la montée.
Cela peut se faire, de la façon déjà décrite, au moyen des leviers 106 et 107, qui dans la position la plus basse du piston plongeur de commande 47 maintiennent les pistons plongeurs de réglage 73 et 74 montés. Le blocage peut également être effectué par obturation du fond des alésages 71 et 72 pour les pistons plongeurs et par raccourcissement des pistons plongeurs de réglage 73 et 74, comme la figure 6 le montre alternativement, de sorte que la pression d'huile nécessaire pour la montée de l'organe presseur 3 pousse également, lors de la montée, les pistons plongeurs de réglage 73 et 74 vers le haut. Au lieu de raccourcir les pistons plongeurs de réglage on peut également ménager dans les parties inférieures pleines du piston plongeur de réglage des canaux axiaux de passage. On obtient alors le même résultat.
S'il faut craindre de si grands écarts de la position horizcntale de l'organe presseur qu'une correction est nécessaire, d'autres modes de réalisation non dessinés peuvent être considérés, dans lesquels sous l'effet d'un dispositif inverseur les fonctions des soupapes de réglage sont interchangées, pour ainsi dire, de sorte que leur effet est de nouveau correct.
Les figures 4 et 5 représentent en détails le fonctionnement des soupapes de réglage.
Les figures 5A et 5B (la figure 5 représente la soupape de réglage de droite suivant la figure 3) se rapportent à des situations qui ont
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été déjà expliquées ci-dessus. La figure 5A représ¯ente la position de repos du piston plongeur de réglage 74, la conduite d'amenée 12 destinée à descendre le piston principal 8, respectivement la conduite d'amenée 14 destinée à soulever le piston principal étant en communication ouverte avec la pompe foulante respectivement le réservoir d'huile; la figure 5B représente la po= sition dans laquelle la conduite d'amenée 12, aussi bien que la conduite d'amenée 14 sont obturées tout à fait. Si la position 5B est atteinte, il dépend des circonstances, ce qui va se passer ensuite. Pour cela, voir également. la figure 4.
D'abord il est supposé qu'une pièce 114 se trouve entre un organe presseur 115 et une table 116. Puis il est supposé que la conduite d'amenée 12 et la conduite d'amenée 14 sont déjà obturées (conformément à la figure 5B). La pression de réaction dirigée vers le haut de la partie de droite de l'organe presseur 115 est absorbée par l'huile qui se trouve au-dessus du piston principal 8. L'organe presseur 115 tend à prendre une position représentée de façon exagérée par la ligne A-A. Si l'organe presseur 115 se- déplagait en effet dans cette direction, cela aurait pour conséquence que le piston plongeur de réglage 74 monte également quelque peu (voir la figure 5C).
Dès que le piston plongeur monte, la conduite d'amenée 12 reçoit de nouveau un peu d'huile sous pression, de sorte que la quantité d'huile au-dessus du piston principal 8 est rajoutée quelque peu de façon que l'organe presseur 115 soit repoussé vers la position horizontale.
Si, par contre, il s'agit d'une presse dont l'organe presseur et la table de pression sont bâtis en saillie des tiges de piston principales (voir les traits interrompus dans la figure 4) et qu'une pièce 114' se trouve entre ces parties en saillie, le fonctionnement est tout autre. On part de nouveau de la position tout à fait fermée 5D (correspondant à 5B).
Si le piston 7 continue à exercer une pression, alors que le cylindre principal 6 est obturé, l'organe presseur 115 tendra à s'incliner suivant une ligne B-B, sous l'effet de la force de réaction. Cela signifie que le piston principal 8 tend à descendre. S'il descend, le piston plongeur de réglage 74 descend également un peu plus de sorte que la gorge 111 vient se trouver devant le conduit de sortie 78. Par conséquent, l'espace au-dessous du piston principal 8 reçoit de l'huile sous pression par le canal 113, la gorge 111, le conduit de sortie 78 et la conduite 14 destinée à soulever ledit piston principal. L'organe presseur 115 reprend sa position horizontale.
Il est clair que dans les deux cas le mouvement du piston plongeur de réglage est flottant de sorte que, de cette manière tout à fait automatique, on obtient un réglage horizontal très précis de l'organe presseur.
REVENDICATIONS.
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