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BOUCHE D'AERAGE FIXE.
L'invention est relative à des bouches d'aérage fixes qui ser- vent à utiliser le mouvement de l'air à l'extérieur d'un local, que ce soit le vent ou un autre courant causé par un mouvement propre, à l'introduction d'air frais dans le localo Ces bouches d'aérage sont en particulier nécessai- res pour des véhicules, par exemple des bateaux, afin de pouvoir fournir une quantité suffisante d'air frais à des locaux fermés dans une grande mesure.
Dans ce but, on connaît déjà des bouches d'aérage de différents genres. Elles consistent pour la plupart en logements ouverts sur les côtés et recouverts vers le haut, subdivisés en trois ouvertures principales d'introduction de l'air frais par des cloisons disposées suivant des plans radiaux,et s'étendant jusqu'à leur embouchure. Les réalisations connues de bouches d'aérage de ce genre sont toutefois inférieures au point de vue du rendement aux bouches d'aérage en forme d'entonnoir connues depuis longtemps, utilisées particuliè- rement sur les bâteaux, dont l'ouverture doit chaque fois être orientée en direction inverse de celle du courant d'air qui règne.
Malgré le travail de surveillance continuellement nécessaire à ces dispositifs et le dispositif de commande obligatoire, sujet à des dérangements, servant à effectuer les ré- glages, on donne encore fréquemment la préférence à ces appareils par rapport aux bouches d'aérage fixeso
L'invention a pour but de créer une bouche d'aérage qui n'est pas inférieure au point de vue du rendement, aux dispositifs réglables à cha- que instant dans la direction qui est cependant fixe et ne nécessite par con- séquent aucune surveillanceo On aboutit à ce but, conformément à la présente invention, à l'aide d'une bouche d'aérage fixe munie d'ouvertures d'entrée de l'air réparties sur la périphérie, limitées latéralement par des cloisons dis- posées dans sa partie inférieure, et d'un chapeau qui les recouvre au-dessus,
essentiellement du fait que le chapeau est constitué sur la face tournée vers les entrées de l'air, de surfaces de guidage dirigées obliquement vers l'inté-
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rieur dans la direction de l'embouchure de la bouche d'aérage. Une construc- tion du chapeau de ce genre assure une déviation exempte de dérangements du courant d'air qui y pénètre, dans la direction du canal de l'aérateur de ma- nière à empêcher la formation de tourbillons produisant des retenues d'air dans l'ouverture d'entrée, et à obtenir un bon rendement grâce à la faible résistance offerte au courant.
Eventuellement, on peut encore augmenter la capacité de rende- ment de la bouche d'aérage en disposant dans les ouvertures d'entrée de l'air d'autres surfaces de guidage dirigées transversalement, également en oblique vers l'intérieur dans la direction de l'embouchure de la bouche d'aérage. On aboutit ainsi à diriger également vers le tube d'aérage les parties du cou- rant d'air pénétrant dans les champs des ouvertures d'entrée éloignées du chapeau, sans qu'il ne se produise de tourbillons.
Dans chaque cas, il est avantageux de donner à la partie supé- rieure de la bouche d'aérage, la forme d'un tronc de cône dont la base se trou- ve dans le domaine du chapeau, car de cette façon, des parties notables des sections d'entrée pénètrent dans le domaine du chapeau dans lequel le courant est dévié suivant un trajet relativement long.
Le chapeau peut ou bien être subdivisé en surfaces de guidage disposées dans les ouvertures individuelles d'entrée de l'air, ou bien on uti- lise pour la bouche d'aérage un chapeau commun ayant la forme d'un cône, dont le sommet est dirigé vers l'embouchure de la bouche d'aérage. De cette maniè- ,re, la réalisation est simplifiée dans certaines circonstances. On choisit de préférence la longueur des faces de guidage ou respectivement la hauteur du chapeau commun de manière qu'elles se terminent à hauteur des arêtes inférieu- re des ouvertures d'entrée afin d'utiliser dans une large mesure la section de passage disponible.
Toutefois, dans des cas particuliers, il peut être avantageux de renoncer à cette disposition car il est éventuellement possible que les avantages résultant d'un bon guidage de l'air dépassent l'inconvénient résultant d'une section réduite.
Pour assurer une sécurité suffisante contre la pénétration d'eau dans le canal d'aérage, on peut monter en série derrière la bouche d'aérage un séparateur d'eau connu en soi. Toutefois, il est également possible, et avantageux pour réduire la hauteur de la construction, d'adapter organiquement à l'aérateur un dispositif de séparation d'eau. Dans ce but, conformément à l'invention, on dispose en-dessous des faces de guidage formant le chapeau, un cône dont la base tournée vers l'embouchure de la bouche d'aérage, la dé- passe de tous les côtés, et une paroi de protection concentrique à la base du cône, ménageant des deux côtés des sections de passage libres.
La paroi de protection a dans ce cas pour but d'empêcher des gouttes ou analogues pénétrant par le côté de pénétrer en dessous du bord du cône qui recouvre l'embouchure de la bouche d'aérage. Il est ainsi possible de disposer le cône directement en-dessous des ouvertures d'entrée de l'air de la bouche d'aérage, sans donner à sa surface de base des dimensions nota- blement supérieures à la section libre du tube d'aérageo La résistance au cou- rant d'air produite par le séparateur d'eau est ainsi réduite à un minimum.
Comme la paroi de protection est disposée dans le sens du courant, aucun étran- glement notable du courant d'air n'en résulte. Le courant d'air se déplace dans le domaine entouré par la proi de protection sensiblement parallèlement à l'a- xe longitudinal de l'aérateur, de sorte que la paroi de protection peut être construite sous forme cylindrique. Il serait toutefois également possible de donner à cette paroi dans des cas particuliers la forme d'un cône, voire mê- me d'une surface recourbée.
Dans l'intérêt d'une forme extérieure lisse de l'aérateur, il est recommandable de donner à la partie du logement de l'aérateur entourant le sé- parateur d'eau, une forme cylindrique. Une construction renflée du logement, possible en soi, par exemple en forme de double cône, à hauteur de la base du cône servant à la séparation de l'eau, aboutit bien à des sections de débit du courant plus favorables, mais offre éventuellement l'inconvénient d'occa- sionner une déviation multiple du courant d'air de sorte que, de cette façon, on ne peut obtenir en général aucune amélioration notable du rendement.
Even-
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tuellement, ces formes peuvent toutefois également être utilisées avec suc- ceso
On dispose de préférence le cône servant à la séparation d'eau pour obtenir une hauteur de construction aussi faible que possible de l'ap- pareil d'aérage, à une hauteur telle qu'il se raccorde directement aux sur- faces de guidage faisant dévier ]'air d9entrée en direction de l'embouchure de la bouche d'aérageo La construction peut alors recevoir une forme particu- lièrement avantageuse au point de vue de la technique d'écoulement, si les cônes servant à faire dévier le courant d'air et à séparer l'eau sont con- struits de manière à se raccorder directement l'un dans l'autre, des arrondis pouvant être prévus pour éviter la f ormation de tourbillons, de sorte que, dans l'ensemble,
on obtienne un corps étranglé dans sa partie médiane ayant des diamètres qui s'élargissent progressivement sur les côtéso
De façon connue en soi, les sections du courant d'air d'entrée séparées entre elles par des parties de parois disposées radialement, englo- bant d'ordinaire chacune 120 de la périphérie de l'ouverture d'entrée d'air de la bouche d'aérage, peuvent encore être subdivisées davantage chacune par au moins une cloison disposée suivant un plan radial. Dans le cas où aucun dis- positif spécial n'est prévu pour la séparation de l'eau dans la bouche d'aé- rage, les cloisons, contrairement aux dispositifs connus antérieurement, peu- vent s'étendre avantageusement jusqu'à une profondeur notable dans l'espace fermé sur le côté de la partie inférieure de la bouche d'aérage.
Pour autant qu'au chapeau conforme à l'invention, se raccorde un cône servant à la sépa- ration de l'eau, combiné à une paroi de protection, il est le plus souvent préférable de limiter les dimensions des cloisons disposées radialement de ma- nière qu'elles ne pénètrent que jusqu'à l'intérieur de la région du sommet du cône servant à la séparation d'eau, pour compenser par libération d'une lar- geur plus grande la réduction de la largeur radiale de la section de passage du courant produite par la partie inférieure élargie du cône.
On représente sur le dessin l'objet de l'invention sous forme d'exemples de réalisation.
La figure 1 représente en perspective, une bouche d'aérage par- tiellement ouverte ; la figure 2, une bouche d'aérage munie d'un dispositif sépara- teur d'eau sous la même f orme de représentation que la figure 1.
La bouche d'aérage suivant la figure 1 porte à son pied une piè- ce cylindrique 5 à laquelle se raccorde une tubulure 6 qui s'élargit en for- me de cône vers le haute A la tubulure 6 sont rattachées par rivetage, sou- dure ou analogue trois cloisons en tôle 7 disposées dans des plans radiaux décalés entre eux de 120 , passant par l'axe de la bouche d'aérage et s'y réunissant. Les ouvertures d'entrée de l'air limitées vers le bas par l'a- rête supérieure de la tubulure 6 en forme de cône et latéralement par les cloisons 7, sont fermées au-dessus par un chapeau commun en forme de cône 8, qui est supporté par les cloisons 7 auxquelles il est raccordé par rive- tage, soudure ou analogues Le chapeau en forme de cône 8 est fermé au-des- sus par un couvercle conique 9.
Dans les ouvertures d'entrée du courant d'air formées par les cloisons 7, on dispose chaque fois une paroi de guidage 10 dans un plan ra- dial. Les parois de guidage sont raccordées au chapeau 8, à la tubulure conique 6 et aux cloisons 7 suivant l'axe longitudinal de la bouche d'aéra- ge. Les arêtes limites inférieures des parois de guidage 10 aboutissent à peu près aux 2/3 de la hauteur de la tubulure conique 6. Dans le domaine des ouvertures d'entrée de l'air sont fixées chaque fois entre une paroi de guidage 10 et une cloison 7, d'autres surfaces de guidage 11 qui peuvent être planes ou recourbées et qui sont disposées de manière à'faire dévier le courant d'air entrant dans la direction de l'embouchure 5 de la bouche d'aérage.
Le courant d'air atteignant la bouche d'aérage environ horizon- talement d'un côté, est dévié vers le bas par le chapeau conique 8 et les
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surfaces de guidage éventuellement prévues 11 de manière à être dirigé dans le tuyau qui se raccorde à la pièce cylindrique 5 ou dans les autres canaux de l'aérateur, sans formation notable de tourbillons. Au point de vue du ren- dement de l'appareil, contrairement aux réalisations connues de bouches d'aé- rage, la direction sous laquelle le courant d'air touche la bouche d'aérage a peu d'importance parce que les parois de guidage 10 disposées dans des plans radiaux assurent une action largement uniforme.
A ce point de vue, il est essentiel que les parois de guidage 10 pénètrent dans la partie supé- rieure de la tubulure conique 6, sans toutefois rétrécir dans une trop for- te proportion la section de passage du courant d'air sur la face soumise à son action.
Dans la bouche d'aérage suivant la figure 2 du dessin une piè- ce de logement 14 s'élargissant en forme de cône vers le haut, à laquelle se raccorde une pièce de logement cylindrique 15, est fixée, par exemple par soudure sur la tubulure de raccordement cylindrique 12, au-dessus d'une ba- gue en fer plate 13 présentant des coupures individuelles. Le cylindre 15 porte sur sa périphérie un certain nombre de cloisons 10 par exemple six disposées radialement, uniformément réparties sur la périphérie. Les faces étroites supérieures des cloisons 16 supportent le cône 8 servant à faire dé- vier le courant d'air et y sont raccordées par soudure ou rivetage.
Le cône 8 construit de préférence en tôle est recouvert au-dessus par un couvercle conique aplati 9 qui empêche la pénétration de la pluie ou analogues dans l'espace creux du cône 80 Les cloisons 16 sont raccordées à leurs parties inférieures à un cône 17 disposé au centre du logement de l'aérateur et dont la base a des dimensions qui dépassent le diamètre de la tubulure de raccord 12. En outre, les cloisons 16 portent à leurs parties inférieures une bague cylindrique 18 concentrique à l'axe longitudinal de la bouche d'aérage. Cet- te bague a un diamètre, une largeur et une position en hauteur telles qu'elle empêche des gouttes ou analogues tombant obliquement de pénétrer en dessous du bord limitant la base du cône 17.
L'eau qui se précipite sur elle aussi bien que l'humidité se produisant sur l'enveloppe du cône 17, s'écoule le long de la paroi de la pièce de logement conique 14, s'accumule dans la ri- gole formée par l'extrémité de la tubulure de raccord 12, la bague en fer plat 13 et la surface d'enveloppe de la pièce de logement 14, et s'écoule par les ouvertures de la bague en fer plat 13. Entre les cloisons de sépara- tion-16 sont prévues, comme dans l'exemple de réalisation suivant la figure 1, des surfaces de guidage 11 dirigées obliquement vers l'intérieur qui pro- duisent la déviation de l'air dans la direction du tube de l'aérateur.
L'expérience montre que la séparation d'eau réalisée par une construction d9aérateur de ce genre, est très efficace. L'action d'étrangle- ment provoquée par le dispositif de séparation d'eau, est relativement fai- ble parce que le séparateur d'eau est adapté à la bouche d'aérage propre de manière à éviter toute déviation du courant d'air entrant qui ne soit pas absolument nécessaireo
Comme on l'a déjà mentionné, les constructions représentées ne sont que des réalisations de l'invention données à titre d'exemples, et l'invention n'y est pas limitée.
Bien plus, de nombreuses autres construc- tions et emplois sont encore possibleso En particulier , le chapeau 8 fai- sant dévier l'air entrant dans la direction de l'embouchure de l'aérateur sans produire de tourbillons grâce à sa construction conforme à l'invention, pourrait être constitué par les différents secteurs raccordés aux ouvertu- res d'entrée de l'air limitées latéralement par les cloisons 7, 10 ou res- pectivement 16, au lieu de former un cône unique formant un corps de révo- lutiono En outre,
les faces de guidage formées par le chapeau pourraient également avoir une forme recourbée pour favoriser encore davantage la con- tinuité de la déviation de l'aira La même observation s'applique aux surfa- ces de guidage 11 dont plusieurs pourraient également être introduites dans chaque ouverture d'entrée de l'airo Dans l'exemple de construction suivant la figure 1, une séparation d'eau notable pourrait également être obtenue en disposant des rigoles de captation d'eau munies de canaux d'évacuation dirigés vers l'extérieur, le long des bords inférieurs des cloisons et sur-
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faces de guidage.
REVENDICATIONS.
1.- Bouche d'aérage- fixe pour l'aérage sous pression de lo- caux, en particulier de véhicules, par exemple de bâteaux, avec des ouver- tures d'entrée d'air réparties sur la périphérieg limitées latéralement par des cloisons, et d'un chapeau l'obturant vers le haut, caractérisé en ce que le chapeau est formé du côté' tourné vers les ouvertures d'entrée de l'air, par des surfaces de guidage (8) dirigées obliquement vers l'intérieur dans la direction de l'embouchure de la bouche d'aérage.