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PROCEDE ET DISPOSITIF DE COMMANDE DES OUTILS DES MACHINES A DOUCIR OU/ET
A POLIR LE VERRE.
(Inventeur : E. Laverdisse).
Le brevet principal a pour objet un procédé de commande des outils de travail dans les machines à doucir simultanément ou/et à polir simultanément les deux faces d'une feuille de verre horizontale en mouvement, avec application de pressions égales et opposées aux outils inférieurs et supérieurs, qui est caractérisé en ce que l'on compense constamment le déséquilibre dû à l'usure des outils en modifiant en sens inverses la pression supérieure et la pression inférieure pour rétablir à chaque instant la valeur initiale des pressions opposées. Différents moyens de réaliser cette compensation constante du déséquilibre des pressions dû à l'usure des outils ont été décrits et revendiqués dans le brevet principal. Le présent perfectionnement apporte au problème des solutions particulièrement simples et efficaces.
Une solution consiste à utiliser le déplacement des porte-outils supérieur et inférieur vers la feuille de verre, dû à l'usure des outils, pour faire varier en fonction de cette usure la tension appliquée à des électro-aimants compensateurs de pression. Ceci s'obtient très simplement en modifiant par le déplacement des porte-outils la valeur d'une résistance montée dans le circuit d'alimentation d'un électro-aimant à avalement, dont le noyau agit pour modifier la pression exercée sur les outils.
L'électro-aimant compensateur de pression coopère avec un dispositif à pression hydraulique pour établir sur les outils la pression de base qui doit être maintenue constante malgré l'usure, et il intervient pour rétablir cette pression au fur et à mesure que l'usure entraîne le déplacement des porte-outils et, partant, modifie la tension initialement appliquée à 1'électro-aimant pour établir la pression de base.
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Dans une forme d'exécution, 1' éleçtro-afimant compensateur de pression d'un outil ou d'un groupe d'outils, supérieur ou inférieur, est accouplé mécaniquement par son noyau, au porte-outil sur lequel il exerce un effort direct.
Dans une variante, l'électro-aimant compensateur de pression agit sur le porte-outil indirectement, en commandant :1/ alimentation du dispositif à pression hydraulique pour modifier l'effort exercé par celui-ci sur le por- te-outil.
Une autre solution consiste à utiliser des ressorts tant pour établir sur les outils la pression de base que pour exercer l'effort de com- pensation.
Dans le cas du porte-outil supérieur, celui-ci peut être suppor- té par deux ressorts ou groupes de ressorts, dont la compression initiale de l'un est maintenue constante pendant la descente du porte-outil tandis que celle de l'autre est progressivement détendue en fonction du mouvement de descente du porte-outil pour compenser la perte de poids due à l'usure des outils. Pour un porte-outil inférieur, les ressorts sont de préféren- ce associés à des contrepoids et/ou des dispositifs de pression hydraulique qui exercent la pression de base tandis que la compensation de l'usure est assurée par les ressorts.
Dans les dessins annexés, donnés à titre d'exemple :
Fig. 1 est une coupe-verticale longitudinale d'une paire de lon- gerons' équipés d'électro-aimants compensateurs d'usure des outils,
Fig. 2 est une vue fragmentaire d'un longeron supérieur, en coupe verticale longitudinale, avec électro-aimant agissant sur l'alimentation du dispositif à pression hydraulique,
Fig. 3 est une coupe verticale longitudinale d'une paire de lon- gerons équipés de ressorts compensateurs d'usure des outils, et
Fig. 4 en est une coupe verticale transversale.
Sur la fig. 1, le noyau d'un électro-aimant à avalement 1 fixé par un support 2 sur le longeron supérieur 3, est relié par un palonnier 4 aux deux tiges de suspension 5 à pistons hydrauliques 6 de la traverse 7 sup- portant les outils supérieurs 8. Deux résistances R1, R montées en série dans le circuit d'alimentation de l'électro-aimant permettent de faire varier la tension appliquée à celui-ci et, partant, l'effort qu'il exerce vers le haut sur la traverse porte-outils 7, cet effort s'ajoutant à celui des pis- tons hydrauliques 6.
On ajuste la pression de travail des outils 8 en adaptant la pres- sion hydraulique sous les pistons 6 et en réglabt l'effort d'avalement de l'électro-aimant au moyen du curseur 9 dont la manoeuvre détermine l'impor- tance de la résistance R1' la résistance R2 étant à ce moment court-circui- tée par son curseur 10, qui est solidaire de la tige 11 reliant le noyau de l'électro-aimant au palonnier 4.
Au fur et à mesure de l'usure des outils, la traverse 7 descend, entraîne la tige 11 qui déplace le curseur 10 et introduit progressivement la résistance R2 dans le circuit d'alimentation de l'électro-aimant. L'ef- fort d'attraction de ce dernier diminue en fonction de l'usure des outils et l'allègement de ceux-ci est compensé automatiquement par la diminution de l'effort opposé exercé sur la traverse par l'électro-aimant.
12 désigne le moteur actionnant les butées de sécurité 13, et 14 est le moteur qui fait tourner les outils 8.
Au longeron inférieur 15 est également fixé un électro-aimant 16 dont le noyau est relié par une tige 17 à la traverse 18 des outils inférieurs 19 qui est supportée par des pistons hydrauliques 20 auxquels elle est suspendue par des tiges 21. L'effort de l'électro-aimant 16 peut s'ajou-
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ter ou se retrancher de la force dirigée vers le haut, appliquée aux pistons 20.
La pression de travail des outils est ajustée par la manoeuvre du curseur 22 de la résistance R.. qui règle la tension appliquée initialement à
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l'électro-aimantn 3
Suivant le sens donné à l'effort de l'électro-aimant, le curseur
23 entraîné par la tige 17 diminue ou augmente la valeur de la deuxième ré- sistance 24 intercalée dans l'alimentation de l'électro-aimant de façon à maintenir constante la pression appliquée sur le verre malgré l'usure des outils 19.
25 désigne le moteur actionnant les butées de sécurité 26, et
27 est le moteur qui fait tourner les outils 19.
Dans la variante suivant la Fig. 2, le noyau de l'électro-aimant
28 actionne par une tige 29 une soupape 30 commandant une dérivation 31 de la conduite 32 qui amène l'huile sous pression en dessous du piston hydrau- liqu,e 33 auquel la traverse porte-outils 34 du longeron supérieur 35 est sus- pendue par la tige 36. L'effort initial exercé par 1'électro-aimant sur la soupape 30 contre l'action du ressort 37 qui tend à fermer celle-ci est ré- glé par la résistance R à curseur 38, tandis que le curseur 39 entraîné au moyen de la crémaillére 440 par la descente de la traverse 34, fait varier la deuxième résistance R5 et partant, l'action de l'électro-aimant sur la soupape de manière à réduire la pression hydraulique que le piston 33 en fonc- tion de l'usure des outils.
Sur les figs. 3 et 4, la traverse porte-outils supérieure 41 est suspendue au longeron 42 par des ressorts 43 qui sont intercalés entre elle et un plateau 44, suspendu lui-même à une vis 45 engagée dans un écrou 46 formant pignon conique qui engrène un pignon 47 calé sur un arbre 48.
La pression des outils 49 sur le verre est déterminée par une compression adéquate des ressorts 43, antagonistes du poids de l'ensemble suspendu, à l'aide d'un volant à main 50 claveté sur l'arbre 48 et normale- ment accouplé par des ergots 51 à un engrenage 52 fou sur cet arbre. Pour bander les ressorts 43, on désaccouple le volant 50 de l'engrenage 52 et on le manoeuvre de manière à faire tourner l'écrou 46 dans le sens voulu pour faire monter la vis 45.
L'usure des outils 49 entraîne la descente de la traverse 41 et celle des ressorts 43 qui doivent descendre avec elle pour maintenir constan- te la pression initiale. A cet effet, le mouvement descendant de la traverse 41 est transmis à l'écrou 46 de manière à actionner celui-ci dans le sens de la descente de la vis 45, par des crémaillères 53 solidaires de la traver- se qui font tourner par l'intermédiaire de pignons 54, 55 calés sur un arbre 56, d'un pignon 57 calé sur l'arbre 58, des pignons coniques 59, 60, et des engrenages 61 et 52, l'arbre 48 auquel l'engrenage 52 est accouplé par le volant à main 50.
A chaque extrémité de l'arbre 58 est calé un pignon conique 62 qui engrène un pignon conique 63 formant écrou pour une vis 64 qui supporte la traverse 41 au moyen d'un ressort 65 appuyé sur la base de la vis. La transmission du mouvement de descente de.la traverse 41 aux écrous 63 se fait avec un rapport tel que les vis 64 descendent plus vite que la traverse, de sorte que les ressorts 65 se détendent progressivement en compensant la perte de poids des outils 49 au fur et à mesure de l'usure de ceux-ci, leur action devenant nulle à l'usure complète des outils.
Il est prévu des butées de sécurité 66 commandées par le moteur 67.
Les crémaillères 53 peuvent être remplacées par un moteur rece- vant des impulsions en fonction du déplacement de la traverse.
La traverse porte-outils inférieure 68 est sollicitée vers le haut par des¯contrepoids 69, par l'intermédiaire des crémaillères 70 et des secteurs dentés 71, et elle comprime progressivement dans son mouvement as-
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cendant un ressort 72 dont la compression compense la perte de poids due à l'usure et maintient constante la pression des contrepoids.
Au lieu de contrepoids, ou en combinaison avec ceux-ci, on peut utiliser pour le soulèvement de la traverse inférieure un dispositif à pression hydraulique.
D'autres modifications sont évidemment possibles sans s'écarter de l'invention,celle-ci n'étant pas limitée aux détails de réalisation décrits et représentés à titre d'exemple.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de commande des outils des machines à doucir ou/et polir le verre, avec compensation du déséquilibre dû à l'usure des outils, suivant le brevet principal, caractérisé en ce qu'on utilise le déplacement des porte-outils supérieur et inférieur vers la feuille de verre, dû à l'usure des outils, pour faire varier en fonction de cette usure la tension appliquée à des électro-aimants compensateurs de pression, en modifiant progressivement la valeur d'une résistance montée dans le circuit d'alimentation d'un électro-aimant dont le noyau agit pour modifier la pression exercée sur les outils.
2. Procédé suivant le brevet principal, caractérisé en ce qu'on utilise le déplacement des porte-outils supérieur et inférieur vers la feuille de verre, d# à l'usure des outils, pour faire varier en fonction de cette usure la compression de ressorts compensateurs de pression.
3. Dispositif pour la réalisation du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que des électro-aimants à avalement sont accouplés mécaniquement par leur noyau aux porte-outils, sur lesquels ils exercent un effort direct.