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PEIGNE POUR MACHINE A BOBINER LES STATORS DE MACHINES ELECTRIQUESo
Dans l'exécution à la machine des bobinages des stators de machines électriques telle qu'elle résulte des dispositions décrites dans les Brevets français N 935.765 du 8 Novembre 1946 et ? 955.152 du 7 Novembre 1947. déposés' par la Demanderesse, il est prévu, pour le transfert du bobinage du faux-rotor dans les encoches du stator, un ensemble de tubes télescopiques et pour la formation, après la terminaison du transfert. des têtes des bobines du stator des organes qui seront dénommés ci-après "peignes" et dont la fonction est d'assurer à ces têtes de bobines l'encombrement axial et radial désiré.
La présente invention, due à MM. Jean POLARD et René HERBRECHT., se propose la réalisation d'un organe dit "peigne" qui assure effectivement cette fonction sans entraîner une détérioration des fils constituant les bobines.
A cet effet, il y a lieu d'observer quatre conditions essentielles, desquelles il résulte pour cet organe dit "peigne" une forme bien définie à défaut de laquelle de multiples inconvénients sont constatés, et qui sont énumérées ci-après:
1) Possibilité de soulever les têtes de bobines et de commencer leur formation avant même que le bobinage ne soit complètement transféré dans les encoches du stator.
Ceci exige que l'organe en question ait effectivement la structure d'un "peigne" comportant des dents, qui lors de déplacement longitudinal viennent se placer entre les poussoirs du faux-rotoret des alvéoles permettant à ces poussoirs de s'insérer entre les dents et sous une partie tronconique pleine de raccordement des dents entre elles.
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2) Soulèvement progressif des têtes de bobines,, d'où il résulte une forme spéciale et arrondie des dents comportant deux pentes raccordées par une surface gauche déterminée empiriquement.
3 ) Glissement sans accrochage des fils de la surface discontinue des dents à la surface continue de la partie pleine tronconique de raccordement assurant à la tête de bobine sa forme et ses côtes d'encombrement définitives; d'où la nécessité de prévoir une forme bien déterminée pour cette partie tronconique de raccordement.,
4) Assurer la position correcte du peigne par rapport à la position fin de course du tube extérieur afin de relever les têtes de bobines juste à la position désirée; ce qui est réalisé à l'aide d'une pièce de réglage appropriée.
Le peigne suivant l'invention est dès lors caractérisé en ce qu'il est constitué par deux pièces s'emboîtant l'une dans l'autre. l'une étant le peigne proprement dit et l'autre une pièce de réglage appropriée, et en ce que ces deux pièces comportent des formes et des particularités répondant aux conditions requises pour réaliser des têtes de bobines correctes et sans détériorations .
Une description d'un peigne suivant l'invention sera donnée ci- dessous., à titre d'exemple non limitatif. en référence au, dessin annexé dont les fige. 1 et 2 représentent des vues en perspective partiellement coupées respectivement du peigne proprement dit et de la pièce de réglage.
Le peigne proprement dit suivant l'invention comporte un corps cylindrique creux 1 et, à l'une de ses extrémités, une partie tronconique 2. dans laquelle sont mortaisées des alvéoles 3 qui se prolongent sur toute la longueur axiale de la périphérie cylindrique interne du peigne ainsi que le montre la figure 1, afin de permettre le passage de l'ensemble des poussoirs soit de longueurs différentes, soit de même longueur, mais avec des positions différentes du peigne dans la pièce de réglage. Ces alvéoles découpent dans la partie tronconique les dents 4, qui sont usinées de façon à ce que soient réalisées des pentes 5 et 6, nécessaires au soulèvement progressif des bobines. Ces deux pentes sont raccordées entre elles par une surface gauche 7 et à la surface pleine de la partie tronconique 2 par une autre surface gauche 8.
Le raccord des alvéoles à cette même surface 2 s'effectue par une intersection 9. située juste à la limite des dents 4 pour éviter l'accrochage des fils.
Par ailleurs, le corps cylindrique 1 comporte des saillies en secteur de cercle 10 et une lumière 11 servant au montage et au réglage dans la pièce de réglage 12, ainsi qu'il sera expliqué plus loin.
Cette pièce de réglage 12 est constituée par un corps cylindrique comportant une couronne 13 qui permet sa fixation par les trous de boulons 14 sur la pièce guide des têtes de bobinage. Elle comporte à sa périphérie interne des rainures axiales 15 de largeur correspondant à celle des saillies en secteur de cercle 10 de la pièce 1, ainsi que des saillies 16.Dans ces dernières sont pratiquées des gorges circulaires 17, 18. 19 correspondant aux différentes positions de réglage du peigne 1 sur la machine. La pièce de réglage 12 comporte en outre une vis de blocage 20 a bout lisse 21.
Le réglage du peigne est alors obtenu de la façon suivante; la pièce 1 est présentée sur la pièce 12, les secteurs en saillie 10 et les rainures axiales 15 se faisant vis-à-vis. Elle peut donc être introduite sans autre dans cette pièce 12. Lorsque les secteurs arrivent à la hauteur
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des gorges circulaires correspondant au règlage désiré, il est imprimé au peigne 1 un mouvement de rotation qui engage les secteurs 10 dans les gor- ges correspondantes 17.18. ou 19.
Le mouvement de rotation est poursuivi jusqu'à ce que la lumière Il se trou- ve en face de la vis de blocage 20, qui est alors vissée de façon à ce que son extrémité lisse 21 vienne s'engager dans ladite lumière Il. Le peigne est ainsi bloqué dans le sens axial par les gorges et les saillies en secteur., et dans le sens radial par la vis 20.
Le passage d'une position de réglage à une autre se fait très simplement en dévissant la vis 20 et en amenant les secteurs 10 de la pièce
1 en face des rainures 15 de la pièce de réglage 12. On imprime alors le mouvement axial désiré au peigne proprement dit 1 jusqu'à- ce que les sail- lies 10 se trouvent en face de la gorge correspondante. Un mouvement de rotation en sens inverse du premier permet alors de ramener la pièce 1 dans la position de blocagequi est achevée en vissant la vis 200
Cette disposition du peigne suivant l'invention permet de réa- liser avec le maximum de souplesse le réglage assurant la position correc- te du peigne pour le bobinage de stators'de longueurs de fer différentes.
Quand Inexécution des stators à bobiner le permet, on peut cependant sim- plifier ce montage. La pièce 1. tout en conservant la forme décrite ci-dessus. nécessaire à la formation correcte du bobinage., peut être montée en position fixe. par un moyen connu en soi, et toujours par l'intermédiaire de la piè- ce de réglage 12. sur le tube extérieur de la série des tubes télescopiques de la machine à bobiner grâce aux dispositions prises dans celles-ci et qui fait l'objet de la demande de Brevet de la Demanderesse, du 7 Novembre 1952,, ayant pour titre "Tète de bobinage pour machine à bobiner les stators de machines électriques". la formation des têtes de bobines se fait alors en même temps que le transfert du bobinage du faux-rotor au stator., les deux opérations se terminant simultanément.
Il n'est plus nécessaire alors d9assurer l'indépendance des mouvements des tubes et des peignes.