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DISPDSITIF POUR L'AMENDEMENT AMMONIACAL.
On connaît des dispositifs ppur l'amendement ammoniacal, dans lesquels le transport de l'ammoniac est effectué au moyen d'une pompe en fonction de la vitesse de déplacement du dispositif d'amendement. La demande de brevet belge du 14 juillet 1953 N Provisoire 408.469 a protégé un dispositif de ce type, dans lequel le transport continu de l'ammoniac liquide à partir du réservoir d'ammoniac jusqu'à l'échappement du gaz ammoniac des tuyères de l'instrument d'amendement a lieu par le remplissage et la vidange alternatifs, commandés hydrauliquement, de deux réservoirs. Chacun de ces réservoirs est subdivisé par une membrane élastique en deux chambres, dont l'une ne contient que l'ammoniac liquide et l'autre ne contient que le liquide de travail, par exemple l'huile.
Ce liquide est mis en circulation continue au moyen d'une pompe à excentrique connue en soi, à.course variable, la circulation étant fonction de la vitesse de déplacement. La commande hydraulique du remplissage et de la vidange alternés des chambres de la pompe à membrane à double action est réalisée par un tiroir rotatif accouplé à l'arbre de;la pompe à excentrique et entraîné par l'intermédiaire d'une transmission fonctionnant pas à pas, connue en soi, par exemple une transmission à croix de Malte.
La présente invention se rapporte à un développement et un perfectionnement de l'objet du brevet précité. Elle réside dans le fait que dans la ligne d'alimentation des chambres à ammoniac de lapompe à membrane est monté un serpentin de refroidissement, dans lequel est utilisée la chute de température qui est produite lors de la détente de l'ammoniac dans la conduite de distribution. Grâce à cette mesure, on dispose d'une réserve de température suffisante dans l'ammoniac liquide qui empêche, avec certitude, la vaporisation de l'ammoniac lors du changement de rythme.
A cet effet, on monte dans la circulation d'huile, de préférence entre la chambre d'aspiration du tiroir rotatif-commandé en fonction de la vitesse de rotation de la pompe à huile, par l'intermédiaire d'une transmission fonctionnant pas à pas, ce tiroir servant au remplissage et à la vidange alternés des chambres de la pompe à membrane à double action,
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# et le réservoir d'huile une soupape de retenue se trouvant sous l'influence de la pression de la pompe à huile et d'un ressort.
Suivant une autre caractéristique de l'invention on a monté entre les chambres d'ammoniac de la pompe à membrane et la ligne de distribution des soupapes de pression se trouvant sous l'influence de ressort, et réglables à la main, à l'aide desquels un remplissage rapide en ammoniac liquide des chambres est rendu possible, et qui permettent de purger la pompe à membrane. L'air et la,-vapeur d'ammoniac sont évacués grâce à l'ouverture à la main des soupapes. Après la purge les ressorts des soupapes sont bandés de manière telle que la pression d'ouverture dessoupapes est supérieure de une à deux atmosphères à la pression régnant dans le réservoir d'ammoniac.
Pour éviter une vaporisation de l'ammoniac pendant le changement de rythme de la pompe on peut également, au lieu d'enclencher une soupape de retenue se trouvant sous l'influence de la pression de la pompe de transport d'huile et d'un ressort, employer un moyen résidant dans le fait que la pompe de transport d'huile et les chambres à huile de la pompe à membrane à double action sont montés dans une circulation d'huile fermée, en prévoyant un reniflard du côté aspiration de la pompe de transport d'huile, en vue de compenser les variations du volume d'huile dues aux fuites et aux variations de température, et une soupape de soulagement réglée à la pression maximum dans la conduite de refoulement.
La circulation fermée d'huile a pour effet que la pression d'ammoniac dans la pompe n'est inférieure à la pression régnant dans le réservoir d'ammoniac que de la valeur des pertes d'étranglement et des pertes de résistance se produisant dans la conduite d'huile. La circulation fermée d'huile a pour conséquence que le refroidissement de l'ammoniac liquide ne doit pas être poussé aussi loin que pour une circulation d'huile ouverte avec des soupapes de retenue.
Pour le service de l'installation il est préférable, au point de vue de la variation de la viscosité de l'huile, que les températures d'ammoniac ne soient pas trop basses.
En cas de circuit d'huile fermé, il faut faire en sorte que la quantité d'huile en circulation reste toujours constante. Les deux soupapes prévues à cet,effet, à savoir le reniflard prévu dans labnduite d'aspiration de la pompe de transport d'huile et la soupape de soulagement disposée dans la conduite de refoulement et réglée pour une pression maximum, ne réagissent que lorsque les membranes de la pompe à membrane ont atteint les positions extrêmes intérieure et extérieure. Pour cette raison la pression du côté aspiration de la pompe de transport d'huile peut, sans risques au point de vue du fonctionnement, descendre sous la pression atmosphérique, parce que dans ce cas l'ammoniac se trouvant dans la pompe n'est plus en mesure d'augmenter son volume et que sa pression ne peut pas diminuer.
La soupape de soulagement ne réagira que si pour une raison quelounque le volume d'huile en circulation est devenu trop grand. Les deux soupapes précitées ont donc pour effet que la quanité d'huile circulant en circuit fermé s'adapte automatiquement aux conditions de service.
Dans aucun cas de l'air ne peut pénétrer dans le circuit d'huile fermé. La pénétration d'air serait possible si la pression devenait inférieure à la pression atmosphérique. Ceci est le cas lorsque la membrane a atteint sa position d'application contre la paroi. Pour cette raison un dispositif d'arrêt d'huile de pression doit être prévu au point où l'arbre du tiroir rotatif traverse la paroi du réservoir d'huile. A cet effet on peut par exemple dériver une conduite équipée d'une tuyère d'étranglement de la conduite de refoulement de la pompe de transport d'huile et diriger cette dérivation vers le palier de l'arbre de commande séparé hermétiquement de l'extérieur à l'aide d'un joint d'étanchéité.
De cet espace annulaire compris entre le joint annulaire et le palier; l'huile est alors amenée de préférence au travers d'une soupape à bille se trouvant sous l'action d'un ressort dans la chambre à huile.
D'autres détails de l'invention résultent de la description qui va suivre
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de deux exemples de réalisation de l'objet de l'invention.
Fig. 1 représente schémàtiquement, en partie en coupe, une vue d'ensemble du dispositif suivant l'invention, dans lequel on emploie une soupape de retenue.
Fig. 2 représente schématiquement une vue analogue d'un deuxiè- me exemple de réalisation, avec le circuit d'huile fermé et le reniflard.
Pour plus de clarté on a omis de représenter en détail le joint de l'arbre du tiroir rotatif dans la paroi du réservoir d'huile.
Voici d'abord la description du dispositif suivît Figo 1 :
Du réservoir d'huile, l'huile passe,sous l'influence de la surpression statique, par la conduite 3, vers la pompe à huile à réglage progressif 2. Cette pompe est entraînée par l'intermédiaire d'une roue dentée 4 et la transmission 5 en fonction de la vitesse de déplacement de l'instrument d'amendement. La transmission 5 est accouplée à une trans- mission à crois de Malte 6 à fonctionnement pas à pas, qui entraîne l'arbre d'un tiroir rotatif,dont le carter est désigné par 7.
La pompe à huile 2 refoule de l'hule par la conduite 8 dans la chambre de pression 9 du tiroir rotatif. De là l'huile passe par l'alé- sage 10 indiqué en pointillé dans la chambre 11 et par l'alésage 12 indiqué en pointillé, incliné vers le dessous, dans la chambre 13. La chambre d'as- piration 14 du tiroir rutatif est reliée par l'alésage 15 indiqué en poin- tillé avec la chambre 16 et par l'alésage 17 indiqué en pointillé et dirigé obliquement vers le dessous avec la chambre 18 du tiroir rotatif.
Pour la position du tiroir rotatif représentée par la fig. 1 la chambre 9 sous l'action de l'huile sous pression est reliée par l'alésage 10, la chambre 11 et la conduite 19 avec la chambre à huile 20 de la pompe à membrane 21. La chambre à huile 22 de la pompe à memrane 21 est en communication avec la chambre d'aspiration 14 par l'intermédiaire de l'alésage 15. De la chambre 14 l'huile retourne par la conduite 24, la soupape de retenue 25 et la conduite 26 au réservoir d'huile 1. La soupape de retenue 25 se trouve sous l'action de la pression de la pompe à huile 2 par l'intermédiaire d'un ressort 27 et d'un petit piston 28, l'huile arrivant par la conduite 29.
La conduite 29 est en communication avec le réservoir d'huile par l'intermédiaire d'une soupape de soulagemeût 30, qui est appuyée contre son siège par un ressort 31. La soupape de soulagement 30 disposée sous le niveau d'huile 55 entre en action lorsque la pression de la pompe devient trop élevée.
L'ammoniac liquide est chassé de la bonhonme de réserve 32 sous l'action de la pression qui y règme par la conduite 33 et le serpentin de refroidissement 34 alternativement à travers les soup de retenue 35 et 36 dans les chambres à ammoniac 37 et 38 de la pompe à membrane 21.
Les chambres correspondantes à huile et à ammoniac 20, 37 et 22, 38, sont séparées l'une de l'autre par les membranes 41 et 42 respectiement. 39 et 40 désignent les tamis indiqués en pointillé, contre lesquels viennent s'appliquorr les membranes 41 et 42, lorsqu'elles sont pressées alternativement en direction de la paroi de séparation 21' des chambres à ammoniac 37, 38 de la pompe à membrane.
L'huile refoule alternativement des chambres à ammoniac 37 et 38 l'ammoniac liquide à travers' les soupapes 43 et 44 par la conduite 47, par l'espace 48 entourant le serpentin de refroidissement 34 dans la conduite de distribution 49. Les deux soupapes de;pression réglables à la main au moyen des manettes 46 sont appliquées par des ressorts 45 sur .Heurs sièges. Le rôle de- ces deux soupapes de pression a déjà été expliqué plus hauto
50 désigne un purgeur qui n'est ouvert que pour la purge des chambres à ammoniac 37, 38,
Comme l'indique une comparaison des Fig. 1 et 2, l'exemple de réalisation suivant cette dernière ne se distingue du premier exemple
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que par le fait que le circuit d'huile a été modifié.
La pompe à huile 2 à réglage progressif n'est, dans la disposition représentée par la fig. 2, plus alimentée directement par l'huile sous surpression statique en provenance du réservoir d'huile 1 par l'intermédiaire de la conduite 3, mais la pompe à huile 2 aspire maintenant l'huile d'un réservoir d'huile 52 se trouvant dans un circuit fermé d'huile. Le réservoir 52 est en communicetion avec le réservoir d'huile 1 par l'intermédiaire d'un reniflard 53 disposé sous le niveau d'huile 55, ce reniflard étant sous l'action du ressort 54 et servant à la compensation de;la variation du volume d'huile dans le circuit fermé dûe aux pertes et aux variations de température.
La pompe à huile refoule l'huile - tout comme dans l'exemple de réalisation suivant la fig. 1 - par la conduite 8, les chambres du tiroir rotatif et la conduite 19 ou 23 dans la chambre à huile 20 ou 22 de la pompe à membrane 21. De là l'huile retourne sous l'influence de la pression de la bonbonne d'ammoniac exercée sur la membrane 41 ou 42 par la même conduite au tiroir rotatif.
Dans l'installation suivant la fig. 2 on a créé une communication directe entre le tiroir rotatif et le réservoir d'huile 52 à l'intérieur du réservoir d'huile 1 par la conduite 51. Dans cette conduite n'est pas prévue de soupape de retenue. Au carter de la pompe à huile 2 est raccordée une soupape de soulagement 56 dont la pression d'ouverture peut être modifiée par réglage du ressort 57. Le palier 58 de l'arbre du tiroir rotatif est soumis à une surpression d'hukle en raison de la circulation d'huile déjà décrite mais non représentée dans la fig. 2, pour qu'en tout cas une entrée d'air- soit évitée. Tous les autres éléments correspondent dans les fig. 1 et 2.
Dans la demande de brevet belge du 14-7-1953 N pr. 408.469 on a décrit et représenté en détail la construction et le fonctionnement de la pompe à huile à réglage progressif 2, du tiroir rotatif 7, de la transmission à croix de Malte 6, de sorte qu'il est superflu d'y revenir encore ici.
REVENDICATIONS.
1. Dispositif pour l'amendement ammoniacal, dans lequel une pompe est chargée du transport de l'ammoniac en fonction de la vitesse de déplacement de l'instrument d'amendement, caractérisé en ce que dans la conduite d'alimentation (33) des chambres à ammoniac (37, 38) deJla pompe à membrane est monté un serpentin de refroidissement (34), dans lequel est utilisée la chute de température qui se produit lors de la détente de l'ammoniac dans la ligne de distribution (47, 48, 49).