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RoM. MERCIER, résidant à PARIS.
PROCEDE ET DISPOSITIFS POUR LA MISE EN CONTACT DES GAZ ET VAPEURS AVEC DES
LIQUIDES.
On sait que, pour lesopérations de distillation et de rectifica- tion des liquides, de lavage et dissolution de gaz dans un liquide, de combinaison chimique d'un gaz et d'un liquide, on utilise des appareils appelés colonnes, qui ont pour but de soumettre les gaz ou vapeurs à un contact aussi prolongé et parfait que possible avec le liquide.
Ces colonnes comportent un remplissage intérieur constitué soit par des corps solides disposés en vrac et mouillés par le liquide, tout en permettant un passage accidenté aux gaz , soit par des dispositifs soumettant le gaz ou les vapeurs à des barbotages successifset méthodi- ques dans le liquide qui s'écoule en sens inverse.
Ces divers dispositifs réalisent une circulation à enrichisse- ment méthodique.
La présente invention a pour objet un procédé et des disposi- tifs qui consistent à substituer aux dispositifs solides qui supportent le liquide et canalisent le gaz, une colonne dans laquelle les gaz ou vapeurs traversent une épaisse couche de mousse constituée par des bul- les de ces gaz ou vapeurs enrobées par une paroi liquide analogue à celle des bulles de savon.
On comprend que cette extrême division des gaz et des liquides est infiniment plus propice au contact de lavage, de dissolution, de vaporisation et de combinaison chimique, que les dispositions jusqu'à présent adoptées.
Dans une semblable colonne remplie de mousses formées par un liquide les constantes capillaires requises, liquide qui est cons- titué, soit par le liquide même à traiter, additionné'des produits mous- sants convenables, soit par un liquide moussant, non miscible dans les liquides, vapeurs ou gaz à traiter, les points d'introduction et de sor- tie des liquides et des gaz ou vapeurs, et les emplacements s'il y a lieu,
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des dispositifs de chauffage, sont places selon les techniques employées dans les colonnes usuelles.
On va dans ce qui suit, en regard des figures annexées, dé- crire à titre de exemple, une réalisai-ion utilisant le procédé de l'inven- tion.
La fige 1 - est une coupe verticale représentant schémati- q'ement une colonne à distiller.
La fig. 2 - montre une coupe verticale d'une variante de réalisation.
La fig. 3 - représente, également en coupe verticale, une seconde variante de réalisation de l'invention.
En se référant à la fig. 1, on voit que l'appareil est consti- tué par une enveloppe cylindrique 1, close par une tête 2 et par une base 3.
La base comporte une entrée de vapeur 4 et une sortie de liquide 5. Les vapeurs sont divisées et mélangées à la couche de li- quide 7, dans un plateau 6, muni de cheminées et de calottes du genre de celles utilisées dans les colonnes de distillation ordinaires. Cette division des vapeurs est effectuée de telle sorte que ces vapeurs for- ment des bulles trèsténues, enrobées de liquide, bulles qui remplissent toute la colonne et s'évacuent par l'orifice de la tête 2.
Cet orifice est muni d'un appareil brise-mousses 9, soit statique, soit de préférence rotatif. Ce brise-mousses permet aux va- peurs dissociées de leur enveloppe liquide de se dégager par l'orifice 10, pendant que le liquide libéré retombe, selon les flèches Il, sur un plateau perforé 12, qui le répartit sur le mousse sous-jacente.
Accesscirement, la colonne peut comporter un ou plusieurs plateaux intermédiaires de fondation de mousses. Une colonne de ce type est représentée par la fig. 2. Comme le premier exemple de réalisation décrit ci-dessus, cette colonne est constituée par une en- veloppe cylindrique 15 close par une tête 16 et par une base 17.
La base 17 est munie d'une entrée de vapeur 18 et d'une sortis, de liquide 19. Les vapeurs sont divisées et mélangées à la cou- che de liquide 20, dans le plateau. 21, muni de cheminées 22 et de calot- tes 23, du genre de celles utilisées dans les colonnes ordinaires de distillation. Cette division des vapeurs est faite de manière à ce que ces dernières forment des bulles de très petit diamètre constituées cha- cune par uns très petite partie de vapeur enrobée d'une pellicule de li- quide.
Ces bulles emplissent tout l'espace 24, passent au travers du plateau perferé 25, et. sont brisées par le brise-mousses rotatif 26, les vapeur& accédant seules dans le compartiment 27, séparé de la partie sous-jacente par la cloison 28.
Du compartiment 27, les vapeurs passent dans la partie supé- rieure 29 de la colonne, et ce passage s'effectue au travers de la cou- che liquide 30 supportée par le plateau 33, les cheminées 31 et les ca- lottes 32. obligeant les vapeurs à barboter dans la couche liquide 30.
Le plateau 33 comporte facultativement une entrée de liquide 34.
Le barbotage des vapeurs dans le liquide 30 transforme à nouveau les vapeurs et le liquide en mousses qui, progressivement, em- plissent le compartiment 29, traversent le plateau perforé 35, mousses qui sont ensuite brisées par le brise-mousses rotatif 36, entraîné par le moteur électrique 37.
Les vapeurs libérées de leurs enveloppes liquidée, s'échap- pent par la tubulure 38, le liquide retombant selon les flèches 39, sur
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le plateau perforé 35,qui le répartit sur la mousse sous-jacente.
Les rotors des brise-mousses 26 et 36 sont montés sur le .même arbre 40.
Bien entendu, on peut constituer ainsi des colonnes de gran- de hauteur comportant un nombre quelconque de plateaux de barbotage tels que 33.
Les reflux des plateaux intermédiaires tels que 33 peuvent, suivant les besoins, soit être envoyés sur le plateau perforé 25, soit être ramenés en un point dé@iré de la colonne.
Ces diverses dispositions ont pour objet de ne permettre aux gaz ou vapeurs d'arriver en tête de la colonne qu'après avoir gravi tout l'espace smtre la base et la tête de la colonne, enrobés dans uc.- pellicule liquide.
De même, le liquide introduit dans la colonne n'en peut sor- tir qu'après avoir servi d'enveloppe aux bulles de N'eusses tout le long de la course descendante qui l'amène à la base de la colonne.
Les vapeurs ou gaz, par le jeu du brise-mousses sortent, en tête de colonne, exempts de leur liquide d'enrobement.
Pour augmenter la hauteur de la colonne de mousses, on peut supporter celle-ci au moyen d'un remplissage total ou partiel d'objets divers présentât entre eux des vides par lesquels passent les mousses.
On peut, par exemple, rtiliser des briques, des galets, des anneaux, des fascines, des ressorts, etc.
La fige 3 représente, en coupe verticale, un exemple de cette variante de réalisation.
Comme dans les dispositifs précédemment décrits, la colonne est formés par une enveloppe 40 fermée par une tête 41 et par une base 42. La base 42 possède une entrée de vapeur 43 et une sortie de liquide 44. Les vapeurs sont divisées et mélangées à la couche de liquide 45 dans le plateau 46 muni des cheminée; 47 surmontées des calottes 48.
Au-dessus des calottes est disposé un plateau perforé 49, supportant des morceaux de briques disposés en vrac.
Cette colonne fonctionne exactement comme celles qui vien- nent d'être décrites. Les mousses formées dans les calottes 48, traver- sent le plateau perforé 49 et montent jusqu'au sommet de la colonne par les interstices entre les-fragments de briques servant de support aux mousses.
Bien entendu, l'appareil ainsi équipé peut comporter coirme dans le cas représenté, dans la fig. 2, des plateaux intermédiaires de formation des mousses.
REVENDICATIONS.