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BERGWERKSVERBAND ZUR VERWERTUNG VON SCHUTZRECHTEN DER KOHLENTECHNIK G.m.b.H., résidant à DORTMUND-EVING (Allemagne).
PROCEDE- POUR LA MISE EN BRIQUETTES DE COMBUSTIBLES SOLIDES.
L'invention concerne un procédé pour la mise en briquettes de combustibles solides, en particulier de houille, en employant les liants bitumineux habituels pour cela, comme la poix de goudron de houille, le bitu- me dur de l'industrie pétrolière, des asphaltes convenables, ou produits ana- logues .
Dans les procédés de mise en briquettes habituels jusqu'à pré- sent, dans lesquels le liant est ajouté à l'état finement moulu au charbon à mettre en briquettes, le mélange est ensuite chauffé à une température se trouvant au-dessus du point de ramollissement du liant employé et ensuite comprimé, pour obtenir des briquettes irréprochables, en particulier résistant à l'usure par frottement, une teneur relativement élevée en liants qui dans le cas de poix de goudron de houille broyé moulu atteint au moins 6 % et par- fois plus, étant nécessaire.
De ce fait les frais de fabrication des briquettes sont très défavorablement influencés à cause du prix relativement élevé de la poix de goudron de houille qui s'élève à plus de 100 DM par tonne. D'ailleurs l'obli- gation de disposer des quantités nécessaires de poix de goudron de houille, qui n'est produit qu'en quantités relativement limitées dans la cokéfaction de la houille, est cause de difficultés.
On a déjà fait de nombreuses propositions dans le but de di- minuer la consommation de liants dans la mise en briquettes. Les essais d'arrivée à cela par une élévation de la température de mélange n'ont cepen- dant pas conduit à un résultat satisfaisant, car on est alors soumis à des limitations par le fait que la température de mélange ne doit pas être nor- malement élevée au-dessus de 100 C à cause de la teneur en eau de quelques % pratiquement toujours existante de la matière à mettre en briquettes.
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On a proposé aussi, au lieu de poix de goudron de houille fon- dant à température relativement élevée, d'employer des liants à températures de ramollissement basse qui par conséquent deviennent plus fluides aux tempé- ratures de régime qu'on peut atteindre, que la poix de goudron normale.
Cette mesure, qui est elle-même conduit à certains résultats, ne peut cependant pour des raisons économiques être employée que dans des ins- tallations nouvelles, car la transformation d'une fabrique, de briquettes tra- vaillant avec de la poix de goudron de houille, qui est équipée d'installa- tion pour le broyage et le mélange de cette poix de briquettes facile à mou- dre, et fondant à haute température pour l'adapter à la poix molle, nécessite des conversions très coûteuses.
Un autre inconvénient de l'emploi de poix molles résulte de ce que celles-ci, omme elles ne peuvent pas être moulues, ne sont utilisables qu'à l'état fondu, et doivent donc être conservées dans des réservoirs chauf- fés et être transportés au moyen de pompes et de canalisations chauffées.
L'invention procure par contre un procédé de mise en briquet- tes qui permet, avec emploi de manière habituelle de liant ordinaire, en par- ticulier donc aussi de poix de goudron de houille, de diminuer notablement la quantité de liant nécessaire, tout en permettant d'avoir d'autres avanta- ges simultanés non seulement en ce qui concerne la qualité des briquettes à fabriquer, mais aussi sous le rapport de l'abaissement du coût de tout le procédé. L'application du nouveau procédé n'est en outre pas limitée à l'em- ploi de poix de goudron de houille, mais, moyennant une adaptation corres- pondante, permet l'emploi d'autres liants comme des bitumes durs, des asphal- tes naturels, et analogues.
Le nouveau procédé consiste en ce que le charbon à mettre en briquettes, avant d'être mélangé au liant,est humecté au moyen d'huiles miné- rales, dans lesquelles le liant bitumineux est soluble.
Les charbons à briquettes traités de la sorte, dont les parti- cules sont ainsi enrobées d'un mince film d'huile, se laisse particulièrement bien mettre en briquettes, après mélange à la poix à briquettes moulue, chauf- fage et mélange intime, parce que dans ce traitement il se produit une solu- tion partielle de la poix à briquettes dans l'huile de goudron adhérant aux particules de charbon.
On obtient ainsi le même résultat que dans le cas d'emploi de poix molles, c'est-à-dire de poix contenant de l'huile, comme liants.
De préférence le nouveau procédé est mis en oeuvre de telle fa- çon que seule une partie du charbon à mettre en briquettes, et en fait la partie en grains les plus fins, est soumise au traitement susdit d'humecta- tion du moyen d'huile, - la quantité d'huile employée étant pourtant alors mesurée assez largement pour suffire par elle-même à humecter toute la surfa- ce du charbon de la masse de charbon à mettre en briquettes, après quoi on mélange à cette partie à grains fins humectés d'huile le charbon à briquettes normal non traité préalablement de préférence à grains plus gros.
Le traitement d'humectation,notamment la distribution réguliè- re et effective de la quantité relativement faible d'huile à la surface des particules de charbon, est facilité lorsqu'il est réalisé, suivant un dévelop- pement du nouveau procédé, en présence d'eau ou de vapeur d'eau.
Ce traitement peut être avantageusement combiné avec le décendra- ge et la déshydratation du charbon de départ suivant un procédé qui fait l'ob- jet d'une ancienne proposition du demandeur, suivant lequel le décendrage et la déshydratation de charbon très fin, respectivement de boues de charbon, se fait en mélangeant intimement la matière première amenée à l'état de grains très fins, respectivement le matériau brut contenant de l'eau de celle-ci,
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avec les huiles appropriées analogues jusqu'à obtention de l'humectation de la périphérie des grains, et en même temps en en faisant une dispersion dans l'eau, après quoi la dispersion est, par voie mécanique et avec déshydrata- tion simultanée du concentrat, séparée en celui-ci et en eaux de déchets con- tenant les schistes.
Alors le traitement d'humectation se fait avantageuse- ment par traitement du mélange dans,un moulin à plateaux à chocs ou dans un malaxeur dans des conditions dans lesquelles le mélange est soumis à des ef- fets de turbulence et/ou à des sollicitations de compression alternées et la séparation de la dispersion formée se fait avec déshydratation simultanée au moyen d'un tamis essoreur ou analogue.
Le charbon pur humecté d'huile obtenu comme résultat de ce traitement peut, dans le cadre du nouveau procédé, être immédiatement ajouté au reste du charbon à briquettes à teneur en eau habituelle.
Dans le cas d'emploi de poix de goudron de houille comme liant, on peut, comme cela a été établi, diminuer la quantité nécessaire de ces liants des 6 à 7 % nécessaires jusqu'à présent, à environ 4 % et alors pour l'humec- tation à l'huile il faut une quantité partielle de seulement 1/2 à environ 1% de la quantité du charbon à briquettes.
Dans la mise en oeuvre pratique du procédé, il est avantageux de ne soumettre au traitement préliminaire à l'huile qu'une fraction à grains fins d'environ 10-20% de tout le charbon à briquettes et enfin de la mélanger à la partie principale à gros grains du charbon.
L'économie en poix à briquettes est d'autant plus grande qu'est plus grande la quantité d'huile employée et en outre, que la poix employée est plus soluble dans l'huile correspondante.
Dans le cas de l'emploi également possible d'autres liants bitumineux, comme du bitume dur, des asphaltes naturels, il faut employer pour le traitement préliminaire des huiles qui possèdent une solubilité fa- vorable pour les liants en question.
Il est possible aussi, dans le cadre du nouveau procédé, d'employer des huiles de relativement peu de valeur, de haute viscosité à la température normale, et dans ce cas le traitement préliminaire du charbon se fait à des températures de travail élevées en conséquence.
Le nouveau procédé ne conduit pas seulement à une diminution notable du prix des briquettes, mais la possibilité qu'offre ce procédé de combiner la mise en briquettes directement avec la préparation de charbon riche en cendres, se traduit par une économie et une simplification dans les installations d'ensemble, et permet aussi encore d'employer profitablement comme charbon à briquettes des matières premières de peu de valeur, comme par exemple des schlamms de houille et de la poussière de charbon, après traitement préliminaires convenables.
REVENDICATIONS.
1. - Procédé pour la mise en briquettes de combustibles soli- des, en particulier de houille avec de la poix à briquettes, du bitume dur, des asphaltes naturels ou produits analogues comme liants, caractérisé en ce que le charbon à mettre en briquettes, avant d'être mélangé au liant, est hu- mecté en tout ou en partie d'huiles minérales dans lesquelles le liant est soluble.