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F. UNGERER, résidant à PFORZHEIM (Allemagne).
LAMINOIR UTILISABLE POUR LE DRESSAGE DE TOLES FINES.
La présente invention concerne un laminoir utilisable pour le dressage de tôles fines.
Pour que les tôles fines puissent supporter l'étirage profond ou l'emboutissage, il faut qu'elles soient traitées par recuit. Or la tôle fine recuite a une forte tendance au gauchissement.
Le gauchissement ou les plis produits par exemple pendant le transport, au cours du dressage ou lors du déroulement à partir d'un tam- bour ne sont pas faciles à redresser, mais restent visibles en particulier sur la tôle une fois étirée ou emboutie, même recouverte d'une couche de vernis.
Cette tendance au gauchissement rend impossible l'utilisation de nombreux procédés de transport ou d'usinage avantageux en soi pour les tôles fines capables de supporter un étirage profond, ou tout au moins en- gendre de sérieuses difficultés.
Il existe déjà des procédés pour diminuer par laminage ou dres- sage la tendance au pliage ou au gauchissement de la tôle fine capable de supporter un étirage profond. Selon ces procédés, on conforme la tôle à froid par un léger laminage superficiel, ce qui la durcit superficielle- ment. Ce durcissement superficiel diminue un peu il est vrai sa capacité à subir un étirage profond, mais réduit par contre également sa sensibilité au gauchissement.
Il existe, pour exécuter ce durcissement superficiel, des laminoirs à dresser les tôles qui sont constitués soit par une paire de cy- lindres de très grand diamètre soit par une paire de cylindres de diamètre plus réduit, mais ces derniers doivent alors être précédés et suivis par une rangée de cylindres d'appui pour éviter le fléchissement., ou doivent être soutenus par une série d'éléments séparés extensibles pouvant coulis- ser les uns dans les autres.
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Ces deux types de laminoirs à dresser les tôles présentent cet inconvénient que dans le cas de tôles d'épaisseurs inégales, comme cela arri- ve assez fréquemment dans les laminoirs, les parties les plus épaisses de la tôle sont plus fortement conformées à froid que les plus minces, de sorte que bien souvent ces dernières conservent leur tendance au gauchissement. En outre, ils reviennent à un prix tellement élevé qu'ils ne sont pas toujours économi- quement exploitables par le fabricant ou l'utilisateur de tôles.
Ces inconvénients sont supprimés grâce à l'invention, dont le but est de permettre la réalisation d'un laminoir à dresser les tôles comportant au moins un cylindre flexible soutenu dans le sens où s'exerce la pression de laminage par plusieurs éléments mobiles, une liaison étant prévue entre les éléments mobiles afin de répartir la pression entre eux. La limitation de l'in- terstice ménagé entre les cylindres s'adapte alors automatiquement aux sections variables des tôles qui le francissent. Lorsque le diamètre des cylindres de laminage est suffisamment petit, ceux-ci peuvent fléchir pour se prêter aux inégalités que peuvent présenter les sections des tôles au moment de leur pas- sage.
La charge des cylindres ou galets d'appui se répartit constamment de fa- çon régulière, c'est à dire que, lorsque le cylindre fléchit, l'élément d'ap- pui soutenant ce cylindre à l'endroit considéré suit le mouvement de fléchis- sement en maintenant sa pression et oblige les autres éléments qui lui sont associés à effectuer les mouvements inverses, c'est-à-dire à renforcer leur pression.
Suivant une autre particularité de l'invention, un seul des deux cylindres de laminage (le rouleau inférieur de préférence) est soutenu par des éléments reliés entre eux et pouvant coulisser dans le sens de la pres- sion de laminage, tandis que l'autre cylindre est tourillonné sans pouvoir céder sous l'effet des inégalités, par exemple par des éléments d'appui non reliés entre eux.
Alors que, dans les laminoirs connus servant au dressage des tô- les, la section de l'interstice de laminage reste immuable et que la pres- sion exercée sur chaque section de tôle est fonction des inégalités que pré- sente sa surface, dans le laminoir conforme à l'invention, la pression exer- cée sur la tôle reste constante sur la section entière quel que soit son pro- fil, et la section de l'interstice par lequel la tôle passe entre les cylin- dres varie suivant les inégalités présentées par la section de cette tôle.
En conséquence, avec le laminoir conforme à l'invention, la tôle est laminée à froid et est durcie de façon régulière en tous les points de sa surface, morne si celle-ci présente des inégalités. En outre, la laminoir conforme à l'invention a des dimensions relativement réduites et est peu onéreux, de sorte qu'il peut être employé par les fabricants et les utilisateurs de tô- les partout où sa mise en service apparait nécessaire afin d'éviter le dan- ger de gauchissement.
Le mode de réalisation de laminoir conforme à l'invention utilisé comprend avantageusement une rangée de pistons hydrauliques plongeant dans le même bassin et servant de supports aux galets d'appui pour le ou les cy- lindres de dressage.
A cet effet , les pistons portent de préférence à leur extrémité formant point d'appui des galets d'appui montés sur des roulements à billes ou à rouleaux et qui s'appliquent sur le ou les cylindres de dressage qu'ils doivent soutenir. L'autre cylindre de dressage doit être rationnellement mon- té à poste fixe pour agir comme contre-palier, comme expliqué ci-avant.
Les galets d'appui forment rationnellement deux groupes de galets séparés disposés en quinconce.
Le dessin schématique annexé, donné à titre d'exemple non limita- tif, montre partiellement en coupe un mode de réalisation possible du laminoir, objet de l'invention.
La figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un laminoir de type connu utilisé pour le dressage des tôles fines dont la surface est irré-
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guitare.
La figure 2 est une vue en coupe longitudinale d'un laminoir conforme à l'invention utilisé également pour le dressage des tôles fines dont la surface est irrégulière.
La figure 3 est une vue en coupe transversale du laminoir que montre la figure 2 comportant deux paires de cylindres de dressage dis- posées l'une derrière l'autre.
Les cylindres 2 et 1 du laminoir de type connu que montre la fi-
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gure 1 ont une grande section. Ils sont tourillonnes en ., 1 et 6, 7 dans le bâti (non représenté) du laminoir. Dans l'exemple présent, la tôle 8 a une section renflée en son milieu. Comme visible sur le dessin, elle n'est dur- cie et laminée à froid qu'aux points du renflement alors que les bords ne viennent pas en contact avec les cylindres et ne sont pas à l'abri du gauchis- sement. L'interstice entre les cylindres, indiqué en traits mixtes, a une sec- tion rectangulaire constante.
Au contraire, avec le laminoir conforme à l'invention que montre la figure 2, le cylindre de dressage inférieur 9 épouse la forme des renflu- res de la section de la tôl 10,de sorte que le laminage à froid s'effectue avec la même force que toute la section de la tôle. Par contre, la forme de l'interstice entre les cylindres varie suivant la section de la tôle. Le cy-
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lindre de dressage 2. et son contre-cylindre 1. sont tourillonnés en 12, il et 14' 15 dans le bâti (non représenté) du laminoir et sont entraînés par le mécanisme d'entraînement du laminoir par l'intermédiaire d'arbres articulés 16, ;1. Les deux cylindres , ill sont suffisamment minces pour pouvoir flé- chir.Toutefois, ce mouvement est empêché pour le cylindre 11.
Les éléments d'appui sont constitués, comme visible sur la fi- gure 3, par trois rangées de cylindres ou galets d'appui disposés en quin-
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conce 19 20j O et 21, 22 31 Le groupe supérieur des éléments d'appui com- prenant les trois galets 19..20 et 20 est monté rigidement sur le bloc 23.
Par contre les galets 21, 22 et 3JL appartenant au groupe disposé en dessous sont montés sur des pistons 2-t, 2 qui plongent dans trois bassins hy- drauliques 26, 27, 33. La pression hydraulique est engendrée dans chaque bassin de façon connue par des pompes 28. 29, 34. La pression peut être mo- difiée à volonté. Etant donné que tous les pistons d'une même rangée plon- gent dans le même bassin hydraulique, la pression augmentant ou diminuant sur un des galets d'appui par suite des inégalités de la section de la tôle se répartit sur tous les autres galets d'appui du même groupe, de sorte que le cylindre de dressage est constamment soumis à la même pression d'appui sur toute sa longueur.
Il va de soi, que dans le cas où les deux cylindres ne sont pas supportés hydrauliquement, le cylindre fixe peut également être disposé en dessous et le cylindre monté hydrauliquement au-dessus. Mais dans l'agen- cement qui vient d'être décrit, il est plus simple de récupérer l'huile de l'installation hydraulique, qui généralement n'est pas absolument étanche, sans qu'elle parvienne sur les autres éléments.
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Parmi les deux paires de cylindres , Il et 3J5,, 36,,la première paire 9., 11 n'effectue rationnellement qu'une partie du dressage superficiel de la tôle On parvient à un résultat satisfaisant avec trois rangées de ga- lets d'appui disposés en quinconce, étant donné que les galets d'appui 30 ou 31 de la rangée médiane sont disposés de telle sorte qu'ils servent en mê-
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me temps d'appui aux deux cylindres de dressage 2j gaz ou.J.1., z,6, se faisant suite. On peut ainsi, avec deux machines placées l'une derrière l'autre, fai- re l'économie d'un groupe de galets d'appui supérieur et d'un groupe de ga- lets d'appui inférieur.
L'agencement de deux dispositifs séparés conformes à l'invention placés l'un derrière l'autre a par ailleurs l'avantage de per- mettre une adaptation parfaite de chacune des paires de cylindres à la vites- se de passage des tôles.
Les détails de construction peuvent être modifiés, sans s'écar- ter de l'invention, dans le domaine des équivalences mécaniques.