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LES FILS D'AUGUSTE SCHEUCHZER S.A., résidant à LAUSANNE (Suisse).
PROCEDE ET INSTALLATION POUR CHARGER PLUSIEURS WAGONS OUVERTS FORMANT UNE
SEULE RAME.
Ce qui fait l'objet de la présente invention est un procédé et une installation pour charger plusieurs wagons ouverts formant une seule rame, à partir d'un élévateur qui reçoit les matériaux à déverser dans ces wagons et qui est situé à l'une des extrémités de cette rame.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exé- cution de l'installation objet da l'invention. La figure 1 est une vue en élé- vation latérale. La figure 2 est une vue, analogue à la première; d'une par- tie de l'installation, à échelle agrandie.
La figure 3 est une vue en bout, schématique, par la gauche de la figure 1, à la même échelle que la figure 2, La figure 4 est une vue partiel- le en plan des parties représentées en figure 3.
On voit en figure 1 une rame de trois wagons de marchandises pa- reils Gl, G2 et G3 du type ouvert et destinés au transport de matériaux Q délivrés par une machine C au moyen d'un élévateur E attenant à cette machine.
Celle-ci peut être, notamment, une cribleuse de ballast combinée avec les élé- ments d'une machine à dagarnir les voies ferrées de leur ballast comme celle qui fait l'objet du brevet N 126. 750. Les matériaux Q peuvent être soit ceux qui tombent du crible, soit le ballast non criblé extrait du dessous de la voie.
Dans le fond de chaque wagon reposent deux supports H et H' con- stitués par des charpentes présentant quatre pieds verticaux réunis, à un niveau plus élevé que celui de la charge maximum normale des wagons, par un cadre rigide J. Les faces latérales de chaque charpente sont limitées, au- dessus de ce cadre, par deux barres obliques qui se rejpignent au milieu de la largeur, pour porter des paliers dans lesquels tourillonnent des cy-
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lindres K limités en longueur par des disques i et 1' de plus grand diamètre.
Ces cylindres constituent ainsi des rouleaux servant à guider en translation des transporteurs à ruban T1 et T2 dont les rubans sont dé- signés par R1 et R2 et qui reposent sur ces cylindres par les longerons in- férieurs 1 de leurs charpentes.
On voit que les supports H et H' de tous les wagons ont ici la même hauteur, de sorte que tous ces longerons se trouvent dans un même plan parallèle à la voie. Afin que les transporteurs Tl, T2.. disposés bout à bout puissent s'alimenter les uns les autres, leurs charpentes supportent l'un des rouleaux r et r', sur lesquels passent leurs rubans, à des hau- teurs différentes, les rouleaux r de leurs bouts de déversement étant plus haut que les rouleaux!:' de leurs bouts opposés qui reçoivent les maté- riaux Q.
Dans la position représentée, des crochets F1 accouplent le trans- porteur Tl à la flèche de l'élévateur E et des crochets F2 accouplent l'un à l'autre les transporteurs Tl et T2 qui forment ainsi un train superposé à la rame de wagons et mobile relativement à elle suivant la direction de la voie, soit que ce train se déplace seul tiré par la machine C, soit que la rame se déplace dans un sens ou dans l'autre mue par un engin locomoteur non repré- senté, soit encore que le train et la rame se déplacent simultanément.
L'installation décrite permet en effet de mettre en oeuvre un pro- cédé de chargement réalisable de diverses manières et dans les opérations du- quel interviennent tels et tels de ces déplacements relatifs.
Dans une première application de ce procédé, on commence par char- ger le wagon G3 le plus éloigné de l'élévateur E, les choses étant dans la po- sition représentés où chaque transporteur forme un pont entre deux wagons en reposant sur le 'support H de l'un et sur le support H' de l'autre.
L'engin locomoteur de la rame est supposé accouplé au wagon G3 et la cribleuse C avancer lentement vers la droite. Le débit des matériaux Q, séparés du ballast par un crible, ne dépend pas uniquement de la vitesse de progression des outils dégarnissant la voie de son ballast mais aussi de la qualité de celui-ci qui peut contenir des matières étrangères (terre, vé- gétaux..) en proportions diverses.
Il se peut donc qu'on doive déplacer le wagon G3 soit vers la gauche si ces matériaux sont abondants, soit vers la droite s'ils n'emplis- sent ce wagon que lentement à partir de son bout de gauche. Lorsque le wagon est plein, le bout- de gauche du transporteur T2 a reculé relativement à la rame jusqu'aussi près que possible du bout de droite du wagon G3. On dé- croche alors ce transporteur et le pousse vers la gauche de manière qu'il soit supporté par les deux supports du wagon chargé et dégagé du support H du wagon G2.
Après cela, on ramène la rame vers la droite de la quantité dont elle s'était déplacée relativement à la machine G, de sorte que le transporteur Tl peut commencer à remplir le wagon G2 à partir de la gau- che. On déplace ce wagon à mesure qu'il se charge en tirant de nouveau la rame vers la gauche, puis on décroche le transporteur T2 pour lé centrer sur la wagon G2. On ramène enfin la rame vers la droite pour charger directement le wagon Gl au moyen de l'élévateur E à partir de la gauche de ce wagon, puis yers la gauche au cours de ce chargement, après quoi l'on peut éloigner la rame jusqu'au lieu de;son déchargement.
Ce déchargement est rendu possible par le fait qu'il y a tou- jours un transporteur de moins que de wagons à la rame. On peut donc vider le wagon qui ne supporte point de transporteur puis y remettre les appuis H et H' ;cela permet de pousser sur lui l'un des transporteurs pour libé- rer un autre wagon à décharger, et ainsi de suite, grâce à ce que les trans-
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porteurs ont la longueur d'un wagon.
Après le chargement du wagon G3, on pourrait aussi bien ne pas repousser la rame vers la droite et charger le wagon G2 en sens inverse du wagon G3 et faire de même-où non pour le wagon Gl.
Cela fait comprendre qu'une deuxième application du procédé peut consister en ce qu'on commence le chargement d'une rame par le wagon Gl situé sous l'élévateur. Par exemple, quand la rame revient de son lieu de déchar- gement avec les transporteurs Tl et T2 centrés sur les wagons G2 et G3, on peut charger le wagon Gl à partir de son bout de droite, ce qui se présente tout naturellement, la rame venant de la gauche.
Après la manoeuvre de répartissement de la charge en Gl, on peut accrocher à l'élévateur le premier transporteur Tl en l'amenant sur l'appui
H' de Gl et le dégageant de l'appui H de G2. Ensuite, on déplace la rame de wagons vers la gauche si la cribleuse n'avance pas assez vite relativement à son débit, puis de nouveau vers la droite, et l'on ne pourra charger le wagon G3 qu'après avoir fait rouler le transporteur T2 jusqu'à pouvoir 1' accrocher à Tl.
On voit donc que, quel que -soit l'ordre suivant lequel les wagons sont chargés, il y a une phase des Opérations pendant laquelle tous les trans- porteurs, qui peuvent être plus nombreux que deux, forment un train superposé à la rame qui reste mobile par rapport à ce train qui peut être fixe ou mo- bile comme l'élévateur E dont dépend sa position. Cette phase du procédé est toujours celle du chargement du wagon le plus éloigné de l'élévateur.Lors du chargement de wagons intermédiaires, le train de transporteurs ne comprend qu'une partie de ceuxs-ci.
On conçoit qu'il est possible de recourir à d'autres moyens que la conformation de la charpente des transporteurs pour que les extrémités de deux rubans transporteurs dont l'une déverse les matériaux sur l'autre soient à des hauteurs convenablement différentes ; on peut le réaliser par des supports de hauteurs différentes dans un même wagon ou des paires de supports de hauteurs différentes d'un wagon à l'autre. Mais on ne bénéficie plus alors des mêmes facilités de déplacement des transporteurs le long d'une rame ou d'une remplei- ne à une rame vide disponible.
Les supports des transporteurs pourraient se monter sur les pa- rois latérales des wagons et leurs rouleaux K pourraient être remplacéq par de simples barres sur lesquelles ces transporteurs pourraient glisser. Au lieu d'accoupler mécaniquement les transporteurs et l'élévateur, on pour- rait charger les ouvriers de maintenir constantes leurs distances mutuelles à des valeurs convenables, par des interventions manuelles.
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