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D. ZUMSTEIN et J. P'ARLIER9 résidait respectivement à LAUSANNEet à
PULLY près Lausanne (Suisse).
CLASSEUR DU TYPE DIT "CLASSEUR SUSPENDU"9 EN PARTICULIER MAIS NON EXCLUSIVEMENT
POUR LE CLASSEMENT DE DOCUMENTS EN FEUILLES.
Il est connu de classer et conserver des documents ou autres objets en forme de feuilles dans des classeurs dits "classeurs suspendus", dans lesquels lesdites feuilles sont supportées au voisinage de leur bord supérieur, par exemple par le moyen de perforations dans lesquelles on in- troduit des tiges.
Gela oblige à perforer les feuilles, généralement à les renforcer à l'endroit de ces perforations, et rend enfin leur mise en place ou éloig- nement feuilles par feuilles, prises ail milieu du paquet, relativement dif- ficile. Les classeurs suspendus établis selon ce principe sont enfin encom- brants, non seulement du fait de la surépaisseur provenant du renforcement des feuilles, mais encore du fait que pour pouvoir extraire les feuilles intermédiaires une à une ou en paquet, on a prévu des dispositions de tiges en plusieurs tronçons, susceptibles de s'écarter les uns des autres.
Ces divers inconvénients sont supprimés dans le classeur selon la présente invention, qui prévoit la suspension des feuilles en un seul paquet et sans qu'il soit nécessaire de les perforer ou d'y apporter la moindre modification préalable.
Par feuille ainsi suspendue et classée, on entendra généralement des documents tels que des dessins, mais il est évident que toute matière en feuille peut être ainsi suspendue et conservée et qu'il est en parti- culier entendu que la conservation suspendue de morceaux de tissus par exemple est assimilable à la définition feuille au sens de l'invention.
Le classeur revendiqué présente deux paires de mâchoires formant une pince et un extracteur s'étendant sur toute la largeur des feuilles (en appelant largeur la dimension horizontale de la feuille sus- pendue), les mâchoires de la pince étant fixe pour l'une et mobile pour
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l'autre, appliquée par son bord inférieur avec force contre la première, dans le but de maintenir ainsi un paquet de feuilles serré et suspendu, tandis que le profil de sa partie supérieure s'écarte en V de la mâchoire fixe, les deux mâchoires de l'extracteur normalement suspendues au-des- sus de ce V et susceptibles d'y être introduites en les abaissant pou- vant par ailleurs osciller l'une par rapport à l'autre de manière à mo- difier l'angle dièdre formé par leurs plans, mais en étant distancées de telle façon que lorsque cet angle se rapproche de zéro,
elles lais- sent subsister un espace entre elles, des moyens étant prévus pour faire basculer la mâchoire mobile de la pince dans le sens tendant à resserrer le V, afin de pouvoir, à extracteur introduit entre les branches de ce dernier, serrer des feuilles entre la mâchoire mobile de la pince et une mâchoire de l'extracteur, ainsi qu'entre l'autre mâchoire de ce dernier et la mâchoire fixe de la pince, tandis que l'espace maintenu entre les mâchoires de l'extracteur suffit au libre passage d'au moins une feuille à introduire ou extraire du classeur.
Le dessin annexé représente une forme d'exécution de l'objet de l'invention, donnée à titre d'exemple et quelques détails.
Les figs. 1 à 4 sont particulièrement destinées à expliquer le fonctionnement du classeur, dont elles représentent la pince et l'ex- tracteur successivement avec un paquet de feuilles classées et suspendues, au moment où l'on s'apprête à extraire une feuille du paquet en l'intro- duisant dans l'extracteur, lorsque ce dernier est abaissé à l'intérieur du profil en V de la'partie supérieure de la pince et enfin pendant l'ex- traction de la feuille choisie.
La fig. 5 est une vue en élévation d'un classeur utilisant les éléments décrits aux figs. 1 à 4.
La fig. 6 est une vue de face partielle.
La fig. 7 montre une pédale destinée à commander les éléments mobiles du classeur électriquement.
La fig. 8 montre une disposition particulière d'un contre-poids en relation avec l'extracteur.
La fig. 9 se rapporte enfin à un détail de construction destiné à soutenir l'extracteur pendant son travail.
Voici donc comment sont constitués et fonctionnent les moyens de suspension et d'extraction ou d'introduction des feuilles du classeur représenté.
La fig. 1 montre un paquet de feuilles 1, vu par la tranche, c.-à-d. s'étendant perpendiculairement au plan du dessin et suspendu de façon à pendre vers le bas, au-delà de la partie sectionnée de ce paquet.
Sans que les feuilles aient subi la moindre préparation préala= ble, leur suspension est assurée par le fait qu'elles sont serrées entre deux mâchoires d'une pince s'étendant sur toute leur largeur, également perpendiculairement au plan du dessin.
L'une de ces mâchoires 2 est fixe, c.à.d. solidaire du bâti non représenté du classeur et en particulier aussi de rails 3, dont une extré- mité relevée sert de palier à la poulie 4. Il y a un rail et une poulie à chaque extrémité de la mâchoire 2, mais ces éléments ne sont représentés que pour l'extrémité postérieure.
L'autre mâchoire 5, que cette figure représente en coupe, est mobile et peut être appliquée contre la première par la traction de câbles (ou chaînes) telles que 6, passant par dessus les poulies 4, à raison d'une par extrémité.
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La liaison entre ces câbles et la mâchoire mobile 5 se fait par l'intermédiaire d'ailes fixées à cette dernière et dont l'aile posté- rieure 7 est visible au dessin, détendant au-delà'de la mâchoire fixe et se prolongeant vers le bas pour conduire un galet 8, roulant pratique- ment horizontalement (soit sensiblement parallèlement à la direction de l'effort de serrage) sur le rail 3. Il y a symétriquement une même dis- position en avant du plan du dessin.
Par;suite de la traction exercée par les câbles (6), soumis à l'action de contre-poids ou de préférence de puissants ressorts (éven- tuellement de tension réglable), la mâchoire mobile 5 est appliquée avec suffisamment de force contre la mâchoire fixe 2, pour que sa partie in- férieure 5', de relativement faible hauteur, puisse retenir le paquet de feuilles 1, soit par exemple trois à cinq cent dessins.
Au-dessus de cette zone 5' normalement active, la mâchoire mobile 5 présente une partie 5" notablement plus haute, dont le profil s'écarte de la mâchoire fixe de façon à former un V.
La branche de ce V appartenant à la mâchoire mobile s'étendra de préférence plus haut que celle appartenant à la mâchoire fixe, comme cela est représenté et les feuilles pincées et suspendues s'élèveront dans ce V au moins à la hauteur de sa branche la plus haute.
On voit en outre que 1?aile 7, de forme pratiquement triangu- laire, s'étend à une certaine distance de la mâchoire 5 et sert, par son extrémité libre, de point d'attache à un câble de traction désigné par 9 et dont il sera question plus loin.
Les mâchoires 2 et 5 ont été représentées comme des pièces plei- nes, mais il est évident que l'on pourra les alléger en les évidant et les nervurant. Leurs faces en contact avec les feuilles à classer seront au surplus recouvertes d'une garniture, de préférence de cuir.
Au-dessus de l'ouverture en V de la pince est suspendu l'extrac- teur.
Celui-ci se compose de deux lames 10 et 11, que l'on voit de pro- fil à la fig. 1, car elles s'étendent parallèlement aux mâchoires 2 et 5 dans le sens perpendiculaire au plan du dessin.
Des sangles 12 les maintiennent suspendues aux deux extrémités par l'intermédiaire d'axes 13 et 14, dont ceux 13 de la lame 10 portent des galets tels que 15, roulant dans des creusures 16 des deux extrémités de la lame opposée 11.
A 1'endroit des galets, ces derniers maintiennent une certaine distance entre les lames qui, pendant librement, se touchent par leurs arêtes inférieures en direction desquelles leur section va en s'amincis- sant.
Ces divers éléments décrits, il est maintenant facile de voir ce qui se passe lorsqu'on veut introduire ou extraire une ou quelques feuilles du classeur.
Par la suite il va être question de l'extraction d'une feuille, mais il est entendu qu'il pourrait tout aussi bien en être extrait un cer- tain nombre à la fois et que pour l'introduction, il n'y a qu'à procéder en sens inverse.
Le bord supérieur des feuilles du paquet émergeant dans l'espace en V de la pince peut être feuilleté comme les pages d'un livre entr9ouvert et il est facile ; siles feuilles portent des numéros ou autres indications, de les séparer en deux paquets l'et 1" (voir maintenant fig. 2) en mainte- nant une feuille x à extraire séparée de ces deux paquets.
Maintenant cette feuille x en l'air, on fait alors descendre les lames de l'extérieur suffisamment pour pouvoir introduire ladite feuille entre
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elles. Cela est facilité par le èt que l'on peut aisément soulever la lame 11 dans la position représentée à la :fige 2.
On a ainsi sélectionné une feuille (ou quelques feuilles) que l'on veut extraire du classeur.
Il ne reste plus qu'à faire descendre l'extracteur dans la pince, jusqu'à ce qu'il y prenne appui selon la position de la fig. 3.
Les parties supérieures des lames 10 et 11 étant maintenues écar- tées, leurs arêtes inférieures prendront appui sans fort serrage l'une con- tre l'autre, la feuille x restant prise en position sélectionnée entre les la- mes, tandis que l'ensemble du paquet de feuilles 1 est toujours serré entre les mâchoires 2 et 5.
En exerçant à ce moment une traction sur les câbles 9 (voir fig/ 1), on passe à la position finale de la fig. 4.
La mâchoire mobile 5, constamment tirée par les câbles 6 en direc- tion de la mâchoire fixe 2 ne peut s'abaisser, en raison de l'appui des galets 8 sur les rails 3 et oscille par conséquent, de façon à fermer en quelque sorte le V des parties 5" et 2.
Durant ce mouvement, le paquet de feuilles 1" se trouve peu à peu pincé entre la partie supérieure 5" de la mâchoire 5 et la lame 10, tandis que le paquet 1' est, de son côté,. pincé entre la lame 11 et la mâ- choire fixe 2.
La présence des galets 15, par lesquels les deux lames prennent appui l'une contre l'autre, leur permet à la fois de s'adapter aux modifi- cations des inclinaisons relatives des deux paquets de feuilles et de trans- mettre la pression nécessaire au serrage et au maintient de ces derniers.
Il y a ainsi, en fin d'opération, deux paquets de feuilles 1' et 1" parfaitement bien suspendus mais séparés l'un de l'autre, tandis que la ou les feuilles préalablement sélectionnées x peuvent être retirées d'entre les lames 10 et 11, que les galets 15 maintiennent suffisamment écartés pour cela dans une position où l'angle que forment leurs plans est proche de zéro.
Une fois cette ou ces feuilles éloignées, il suffit de relâcher la traction sur le câble 9. Le tout revient alors à la position de la fig.
3 et, en soulevant l'extracteur, à la position-initiale de la fig. l.Pour introduire une ou des feuilles, on amène l'ensemble à la position de la fig. 4 et après introduction des pièces à ajouter,'on revient également à la position de repos de la fig. 1.
Les figs. 5 et 6 montrent un classeur complet utilisant les élé- ments que l'on vient de'décrire.
A la fig. 5, qui le représente en élévation, en partie en coupe, on reconnaît une caisse ou armoire métallique 16, dans laquelle pend le pa- quet de feuilles classées 17.
Il est serré.dans la pince composée de la mâchoire fixe 18 et la mâchoire mobile 19, prenant appui par ses galets 20 sur les rails 21. L'ef- fort de serrage nécessaire est transmis à chaque extrémité de la mâchoire mobile par un ressort 22 amarré au bâti de l'armoire.
Le mouvement de basculement lors de l'extraction et de l'intro- duction d'une feuille est transmis également à chaque extrémité de la mâ- choire par un câble 23, à partir d'u.ne pédale 24 et avec interposition d'un ressort 25.
Quant aux lames de l'extracteur, on les voit en 26, suspendues à dessangles Z7 et équilibrées par un contrepoids 28.
Cela permet d'amener l'extracteur sans effort, à la main, aux hauteurs voulues, tandis que du pied, par le moyen de la pédale 24, on provoque à volonté la libération de la feuille à extraire ou donne à une
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feuille la possibilitéd9être introduite.
La vue partielle de la face le da fig. 6 complète la représen- tation du classeur.
Il est évident qu'il est possible de commander tous les mouvements voulus.électriquement, d'une manière pour ainsi dire automatique.
Un moteur peut parfaitement provoquer la descente de l'extracteur, éventuellement avec arrêt momentané à mi-hauteur pour l'introduction d'une feuille (position de la fig. 2) puis, l'extracteur occupant sa positiop la plus basse (fig. 3),agir sur la commande du basculement de la mâchoire* *- bile et terminer l'opération. En sens inverse, le même moteur peut déclen- cher une suite inverse d'opérations, le tout avec un seul commutateur com- mandé au pied.
La fig. 7, qui montre de face une partie du socle du classeur, représente une pédale 29, sur laquelle il peut suffire d'appuyer du côté 29' pour déclencher automatiquement la série des opérations de dégagement d'une feuille, tandis qu'en appuyant en 29", on déclenche les opérations inverses.
Dans le cas d'une telle commande automatique, il peut être judi- cieux de provoquer les mouvements de l'extracteur par l'intermédiaire du dispositif représenté à la fig. 8.
En haut du classeur s'étend un arbre transversal 30, dont cette figure représente l'une des extrémités. L'autre extrémité est symétrique.
Sur le tambour 31 s'enroule la sangle 32 supportant l'une des extrémités de l'extracteur.
Sur la poulie 33, également solidaire de l'arbre 30, s'enroule le câble de commande 34, arrivant d'un petit treuil non représenté et pas- sant sur la poulie fixe 35, avant de passer sur la poulie 36 solidaire du contre-poids 37.
Chaque contre-poids (il y en a un à chaque extrémité), sera un peu plus léger que le poids de l'extracteur, en sorte que celui-ci l'appli- quera contre les butées de caoutchouc 38.
Lorsque le tréuil déroule le câble en vue de la descente des la- mes de l'extracteur, le câble roule sur les poulies 35, 36, jusqu'à ce que l'extracteur vienne se poser entre les feuilles, dans la pince. Ensuite, et par suite de l'arrêt de l'extracteur, c'est le contre-poids 37 qui s'abais- se, l'extracteur n'appuyant sur les feuilles qu'avec un effort correspon- dant à la différence de son poids d'avec l'équilibrage provenant des contre- poids. Il n'est ainsi pas nécessaire d'arrêter le treuil pendant que le mo- teur agit sur la mâchoire mobile de la pince, moins encore de prévoir un arrêt à une hauteur fixée avec précision.
Dès que l'extracteur repose sur les feuilles, le contre-poids descend. la fig. 9 montre une autre mesure utile à prendre lorsque le classeur est destiné à contenir beaucoup de feuilles, ce qui peut conduire à un poids notable.
Dans ce cas, il s'avère utile de soutenir au moins partiellement l'extracteur, auquel les feuilles non extraites sont momentanément suspen- dues.
Pour cela, on munira chaque extrémité de la mâchoire mobile 39 d'une console 40, en s'arrangeant à ce que le galet 41 de la lame 42 roule non seulement sur la lame opposée 43, mais aussi sur cette console, qui se meut avec la mâchoire mobile. On pourrait aussi prévoir des galets supplé- mentaires pour cela.
Les feuilles sont ici en 44. Cette figure correspond à la posi- tion de la f ig. 4.
A noter que le classeur selon l'invention est indépendant du for-
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mat des feuilles que l'on y introduit et que, dans certaines conditions, il est possible d'y classer simultanément des feuilles ayant des formats très divers.
REVENDICATIONS
1) Classeur,du type dit "classeur suspendu", en particulier mais non exclusivement pour le classement de documents en feuilles, caractérisé par deux paires de mâchoires formant une pince et un extracteur s'étendant sur toute la largeur des feuilles, les mâchoires de la pince étant fixe pour l'une et mobile pour .L'autre, appliquée par son bord inférieur avec force contre la première, dans le but de maintenir ainsi un paquet de feuilles serré et suspendu, tandis que le profil de sa partie supérieure s'écarte en V de la mâchoire fixe, les deux mâchoires de l'extracteur, normalement suspendues au-dessus de ce V susceptibles d'y être introduites en les abais- sant pouvant par ailleurs osciller l'une par rapport à l'autre de manière à modifier l'angle dièdre formé par leurs plans,
mais en étant distancées de telle façon que lorsque cet angle se rapproche de zéro, elles laissent sub- sister un espace entre elles, des moyens étant prévus pour faire basculer la mâchoire mobile de la pince dans le sens tendant à resserrer le V, afin de pouvoir, à extracteur introduit entre les branches de ce dernier, serrer des feuilles entre la mâchoire mobile de la pince et une mâchoire de l'ex- tracteur, ainsi qu'entre l'autre mâchoire fixe de la pince, tandis que 1' espace maintenu entre les mâchoires de l'extracteur suffit au libre passa- ge d'au moins une feuille à introduire ou extraire du classeur.