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@ PROCEDE DE FABRICATION DES CEINTURES ET BRACELETS FORMES DE DEUX LANIERES ACCOLEES, ET PRODUITS OBTENUS PAR CE PROCEDE.
L'invention a trait aux ceintures et bracelets formés de deux lanières de cuir ou de peau accolées chair contre chair.
Habituellement, on part, soit de deux pièces de cuir ou de peau, préalablement collées, dans lesquelles on découpe ensemble les deux la- nières, soit de deux lanières de même largeur que l'on colle l'une contre l'autre. Dans les deux cas, pour éviter l'aspect disgracieux que présenta sur chaque tranche, la chair apparente du cuir ou de la peau; on arrondit les qua- tre angles de l'ensemble, donc les deux angles extérieurs de chaque lanière, par un procédé connu en sellerie sous le nom de "abat-carre", puis on lisse les deux tranches ainsi préparées de façon à resserrer les fibres du cuir et permettre l'application finale d'une teinture, et parfois d'un vernis, de cou- leur apparentée à celle de la fleur.
Outre que ce procédé est très onéreux, il ne donne pas toujours un résultat parfait car, d'une part, le lissage est parfois difficile, et, d'autre part, les cuirs traités par certains tannages, notamment le tannage au chrome, acceptent difficilement la teinture. De toute façon, il ne permet pas de réaliser des ceintures et bracelets de ce genre avec des cuirs ou peaux de couleurs différentes, car il est pratiquement impossible de teindre proprement en deux couleurs chacune des tranches de l'article préparées com- me il a été dit.
La présente invention a pour objet un procédé de fabrication des ceintures et bracelets formés de deux lanières accolées chair contre chair, qui évite les inconvénients, ci-dessus exposés, des procédés antérieurs.
Ce procédé est caractérisé essentiellement en ce que, après avoir découpé séparément les deux lanières, on chanfreine et on brûle les bords in- térieurs de celles-ci - suivant le procédé appliqué dans l'industrie de la chaussure, notamment au bord apparent des pièces rapportées sur les tiges de
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chaussures - de manière que la fleur du cuir ou de la peau se rétracte et forme, suivant chacun des bords de chaque lanière, un arrondi masquant la chair, ensuite de quoi on réunit les deux lanières de manière que leurs ar- rondis se rejoignent sur chaque bord de l'article.
On comprend facilement, d'après cela que, comme les extrémités des fleurs des deux lanières se trouvent au contact les unes des autres, toute solution de continuité de la fleur est supprimée. 11 n'est donc plus besoin d'"abat-carrer", de lisser et de teindre, et l'article présente, par rapport à ceux obtenus avec le procédé antérieur comportant ces opérations, un fini beaucoup plus satisfaisant et, aussi, plus durable, puisque la colo- ration des bords, toujours susceptible de déteindre, est ici supprimée.
Enfin, le présent procédé permet de réaliser des ceintures et bracelets bicolores, par l'emploi de deux cuirs ou peaux de couleurs diffé- rentes, sans couleur intermédiaire le long des bords de jonction.
L'invention s'étend, naturellement, aux produits obtenus par la mise en oeuvre du présent procédé.
Le dessin annexé montre les diverses phases de la fabrication d'une ceinture suivant le procédé objet de l'invention.
La fige 1 est une coupe transversale, à grande échelle, d'une lanière brute de découpage.
La fig. 2 est une coupe de la même'après brûlage de ses bords intérieurs.
La fig. 3 est une coupe de la ceinture finie.
Conformément à l'invention, on découpe d'abord deux lanières, 1, de même largeur, en cuir ou en peau, soit de même couleur, soit de cou- leurs différentes.
On chanfreine ensuite, puis on brûle chacun des bords intérieurs, c'est-à-dire du côté de la chair la de chaque lanière - suivant le procédé déjà appliqué dans l'industrie de la chaussure, notamment au bord apparent des pièces rapportées sur les tiges de chaussures - de manière que, sous l'action de la chaleur,la fleur lbdu cuir ou de la peau, se rétracte et forme un arrondi a (fig. 2) qui masque la chair le long de chaque bord de la lanière ainsi traitée.
Finalement, (fig. 3 on réunit les deux lanières, chair contre chair, à la manière habituelle, c'est-à-dire par collage, - sans ou avec couture -' de sorte que les arrondis a des deux lanières se rejoignent sur chaque bord de l'article et que tout le pourtour de la section de celui-ci est formé par la fleur des ¯deux lanières, sans solution de continuité.
REVENDICATIONS.
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