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0. OSCHMANN, résidant à STRASBOURG-MEINAU (France).
PLANCHER EN. BETON ARME.
La demande de brevet belge déposée le 15 Octobre 1953 se rapporte à un plancher en béton armé, dont la caractéristique essentielle réside en ce que les armatures sont constituées principalement par un ensemble de fers formant des poutres à treillis agencées pour pouvoir porter dans leurs par- ties inférieures un réseau de fers formant grille, celle-ci réunissant les différentes poutres à treillis en direction transversale et étant capable de supporter une nappe de plaques portantes formant l'assise pour la coulée du béton.
Les poutres à treillis ont ceci de particulier qu'elles sont com- posées d'unfer en zig-zag, dont les ondulations viennent enlacer, en haut, le fer renforçant et, en bas, le fer portant, les ondulations du fer en zig- zag étant conduites de façon que, vues de front, elles forment une série de boucles allongées et fermées, dans lesquelles s'insèrent les fers renforçant et portant et ces boucles ont en outre, des prolongements vers le bas, dans lesquels s'insèrent les fers transversaux formant la grille de support des plaques portantes. L'ensemble ainsi constitué a pour but la construction d'un plancher en béton armé, sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à des coffrages.
La présente addition au brevet précité a plus particulièrement pour objet une variante de la poutre à treillis, dont l'avantage essentiel réside dans le fait qu'elle est d'une fabrication plus aisée, donc moins coûteuse et qu'elle permet, en outre, de se passer de la grille de support pour les plaques porteuses. Cette variante de la poutre à treillis se compose, comme précédemment, d'un fer en zig-zag, d'un fer portant et d'un fer renforçant.
Toutefois, l'assemblage de ces différents fers en vue de la constitution d' une poutre à treillis a été modifié. Selon l'invention, les ondulations suc- cessives du fer en zig-zag s'appliquent alternativement à l'un et à l'autre côté du fer portant et au-dessous de celui-ci, leurs courbures inférieures
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sont ramenées vers l'axe vertical de la poutre à treillis, tandis que leurs courbures supérieures successives se trouvent coiffées par le fer renfor- çant, tous les endroits de contact entre les différents fers de la poutre ainsi constituée étant consolidés par des soudures. En outre, une bande en fer plat s'étend au-dessous des courbes inférieures des ondulations du fer en zig-zag et en est rendue solidaire également par des soudures.
Cette ban- de en fer plat fait office de talon d'assise pour les plaques porteuses qui pourraient, comme précédemmentêtre aes plaques pleines ou creuses, mais sont de préférence des hourdis. Les hourdis qui sont avantageusement creux sont munis en bas de saillies reposant de part et d'autre sur le fer plat des poutres à treillis et en haut d'autres saillies garantissant un bon ancrage des hourdis dans les nervures longitudinales en béton armé. Les poutres à treillis sont posées debout avec le? extrémité? -le leurs fers rlats sur les murs de soutènement, les dispositifs d'assise et de soutien tels que dé- crits dans le brevet, devenant ainsi superflus.
Les écartements entre les poutres à treillis successives sont fonction de la largeur des hourdis à pla- cer entre elles sur les talons d'assise que forme la bande en fer plat infé- rieure.
Lorsqu'il s'agit de construire des planchers à grand pouvoir por- tant, des intervalles pourraient être réservés entre les hourdis des diffé- rentes rangées de hourdis, ces intervalles constituant alors dans le sens transversal du plancher des creux continus ou discontinus qui, en étant rem- plis de béton, se transforment en nervures réunissant entre elles les ner- vures longitudinales créées par le bétçn au droit des poutres à treillis.
Avant la coulée du béton, ces creux seront fermés en bas soit par des poutres en bois supportées par des étançons et enlevées après la prise, soit par des listeaux perdus, c'est à dire restant en place. Dans ce dernier cas, ces lis- teaux peuvent servir avantageusement à la fixation de faux plafonds etc. Les nervures transversales formées dans les creux entre les hourdis pourraient être armées de fer assujettis aux fers des poutres à treillis, par exemple par des ligatures.
Les dessins annexés représentent un exemple d'exécution d'un plan- cher établi à l'aide de la variante de la poutre à treillis qui fait l'objet de la présente addition.
Fig. 1 est une vue en élévation latérale partielle de la poutre. à treillis modifiée.
Fig. 2 est une coupe transversale partielle d'un plancher construit à l'aide de ces poutres à treillis et de hourdis, dans lequel la nervure à gauche n'est pas encore bétonnée, tandis que la nervure droite est déjà rem- plie de béton.
Fig. 3 est une vue en plan schématique d'un plancher comportant des nervures en béton armé longitudinales et transversales, les hourdis n' étant pas encore couverts de béton.
Fig. 4 et 5 sont deux coupes suivant la ligne A-A de la Fig. 3, représentant deux modes d'agencement des nervures transversales du plancher.
Dans ces figures, 1 désigne le fer en zig-zag, 2 le fer portant, 3 le fer renforçant et 4 la bande en fer plat, formant ensemble une poutre à treillis et réunis par les soudures 10. Les fig. 1 et 2 font voir que les ondulations du fei en zig-zag 1 viennent s'appliquer alternativement à l'un et à l'autre côté du fer 2 et, qu'au-dessous de celui-ci, leurs courbes in- férieures sont pliées vers l'intérieur pour revenir sensiblement dans l'axe vertical de la poutre à treilli(Dans la Fig. 2 à gauche, ces courbes in- férieures sont représentées par des traits interrimpus dans la position qu' elles prennent avant d'être pliées vers l'intérieur).
La bande en fer plat 4 s'applique contre lesdites courbes, tandis que le fer renforçant 3 est po- sé sur les sommets des courbes supérieures des ondulations. Il-apparaît im- médiatement qu'une telle construction est beaucoup plus facile à réaliser
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en pratique que celle décrite dans le brevet. Son prix de revient s'en res- sent donc de façon très avantageuse.
La confection du plancher ressort sans plus des Figs. 2 à 5. En- tre les poutres à treillis posées au-dessus du vide à combler, sont rangés des hourdis 5 de façon que leurs saillies latérales inférieures 11 repo- sent sur les talons d'assise formés par la bande en fer plat 4. La charge ainsi à supporter par les poutres à treillis peut être reprise temporaire- ment par des étançons placés à des endroits appropirés sous les bandes 4.
Puis les creux entre deux poutres à treillis successives, ainsi que l'aire au-dessus des hourdis sont remplis de béton, après la prise duquel les étan- çons peuvent être enlevée Les hourdis 5 seront alors solidement ancrés dans le béton par leurs saillies latérales supérieures 12.
Les fig. 3 à 5 représentent un plancher qui comporte également des nervures transversales de béton. Ces nervures s'obtiennent en laissant, suivant les besoins, après chaque hourdis ou chaque groupe de plusieurs hourdis d'une rangée, des intervalles 6, dans lesquels on peut placer des fers d'armatures 7 et 8. Les creux ainsi formés sont bouchés par en bas, soit par une poutre de coffrage 9 enlevée après coup, soit par un listeau perdu 9' et le béton coulé dans lesdits forme après sa prise aes nervures qui relient entre elles les nervures longitudinales et constituent avec celles- ci une ossature renforçant le plancher dans les proportions voulues. Les ner- vures transversales peuvent être continues ou discontinues.