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SE.M. Société d'Electricité et de Mécanique (PROCEDES THOMSON-HOUSTON, VAN den KERCHOVE & CARELS ) Société Anonyme; résidant à BRUXELLES.
DISPOSITIF PERFECTIONNE POUR ABSORBER LES BRUITS DES APPAREILS ELECTRIQUES
A INDUCTION,
La présente invention a pour objet un dispositif d'absorption sonore, destiné à réduire le bruit provenant des appareils électriques à induction, et concerne, de manière plus particulière, un dispositif d'absorp- tion sonore à couches,utilisable dans les liquides, tels que les diélectri- ques, employés par exemple dans les transformateurs.
On connaît déjà de tels dispositifs étouffeurs de bruits, mais ils présentent des inconvénients qui ont limité leur emploi intensif, jusqu'à maintenant. Par exemple, on connaît un dispositif constitué par un ou plu- sieurs panneaux formant une enveloppe creuse, soumise au vide ou contenant du gaz. Dans le cas d'un remplissage de gaz, on craint toujours le danger que des bulles s'échappent par des fuites de l'enveloppe et soient entraînées par l'huile, ou le liquide diélectrique, vers des zones de champs électriques intenses, pouvant provoquer alors des amorçages à travers le diélectrique.
Dans le cas des enveloppes soumises au vide, on doit disposer de joints de qualité exceptionnelle, et cela nécessite un soin particulier dans la fabri- cation et les essais, ce qui augmente le prix de revient.
D'autres types de dispositifs antisonores sont constitués par plusieurs tours de fils formant écran, et enroulés en spirale autour de la zone où se produit le bruit à absorber. Cependant, outre que l'absorption sonore d'un tel dispositif est relativement limitée, le nombre de spires, nécessaires à une absorption sensible, entraîne l'occupation d'un volume, ou d'un espace,.anormalement important, dans l'appareil électrique à indue-' tion, où l'espace est un facteur de première importance.
La présente invention a donc pour objet un dispositif antisono- re, du type à couches, ne nécessitant qu'un espace limité. De plus, ce dis- 'positif est bon marché et permet d'éviter une différence quelconque de pres- sion aux joints.
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L'invention sera d'ailleurs bien comprise en se référant à la description qui suit et au dessin qui l'accompagne, à titre d'exemple non limitatif, et dans lequel : - la figure 1 est une élévation latérale, partie en coupe d'un transformateur muni d'un dispositif conforme à l'invention.
- la figure 2 est une coupe partielle, en plan, de la figure 1.
- la figure 3 est une coupe partielle d'une variante de réa- lisation de l'invention, montrant le joint et le montage du dispositif anti-sonore, de la figure 1.
- la figure 4 est une coupe partielle de la figure 3, montrant une variante de joint et de montage.
- la figure 5 représente une autre variante de joint pour le dispositif anti-sonore.
En se reportant figures 1 et 2, on voit un transformateur électrique, comportant un noyau 10 et des enroulements 11. Leur ensemble est contenu dans une cuve 13, sensiblement remplie d'un liquide diélectri- que 14, isolant et refroidissant, comme l'huile, ou les isolants du type ascarel. Le noyau 10 est séparé du fond de la cuve 13, en reposant sur des ressorts, ou des blocs de bois 15.
Pour absorber les bruits provenant du noyau et des enroulements et se propageant vers l'extérieur à travers les parois de la cuve 13 et le diélectrique 14, on interpose un dispositif anti-sonore 16 entre l'ensem- ble noyau-bobinages et les parois de la cuve. Bien entendu, si on le dé- sire, on peut aussi interposer de tels dispositifs entre ledit ensemble et le couvercle, et/ou entre ledit ensemble et le fond de la cuve. Ce dis- positif anti-sonore 16 peut être supporté par les parois latérales de la cu- ve, son fond, ou son couvercle, l'une de ses parois étant en contact direct avec une paroi de la cuve, ou, en étant séparé, comme on le voit figures 1 et 2.
Conformément à l'invention, les panneaux anti-sonores sont cons- titués, chacun par deux tôles espacées 17, en matière imperméable aux liqui- des, telles que des tôles d'acier enfermant entre elles au moins une, mais de préférence, plusieurs couches 18 d'une matière à viscosité relativement élevée et avec un faible module d'élasticité au cisaillement, disposée en couches alternées entre les deux tôles 17.
Dans le cas des variantes des figures 3 et 4, plusieurs feuilles 19, en matière fibreuse, ou en tôle d'acier, relativement mince, sont dispo- sées entre les tôles 17, les couches 18, de matière à viscosité élevée, étant interposées entre les feuilles 19 ; cette matière visqueuse a des pro- priétés adhésives, les feuilles 19, en fibres ou en tôle d'acier sont col- lées ensemble, et constituent ainsi un dispositif en couches,très efficace en ce qui concerne l'absorption des bruits et contenu entre les tôles 17, qui empêchent que de l'huile diélectrique ne pénètre dans cet ensemble, et qui lui servent en même temps de support, comme on va l'expliquer.
Bien que diverses graisses, cires, résines, gommes et poix puis- sent être utilisées pour constituer la matière 18 à grande viscosité, on préfère employer des goudrons, dont une grande variété est utilisable, ou bien un polymère d'isobutylène à poids moléculaire élevé, tel que le produit connu sous le nom commercial de "Vistanex". De tous ces derniers corps, c'est le dernier qui semble préférable, car en cas de fuites, le polyisobu- tylène est compatible avec l'huile du transformateur et ne perturbe pas le comportement normal de l'huile diélectrique. D'une manière plus précise, le "Vistanex" peut varier en consistance, depuis une huile très légère jus- qu'à un liquide très visqueux qui présente un degré intermédiaire approprié de viscosité de 38 poises à 25 C.
D'autre part, on utilise parfois divers goudrons à cause de leur
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prix de revient relativement faible. Dans une application, on a utilisé un goudron approprié qui présentait un point de ramollissement de 60 C, par la méthode de la bille et de la bague ; présentait en outre une pénétra- tion de 85, à l'aiguille pour asphalte; dans une autre application, ledit point de ramollissement était de 87 C environ, et la pénétration de 50, à l'aiguille pour asphalte.
Pour servir de support au dispositif anti-sonore, et, en même temps, pour sceller les couches alternées,18, 19, entre les tôles d'acier
17, ces dernières se prolongent au-delà, des arêtes desdites couches. Dans le cas de la figure 3, une extrémité d'une bande métallique plate, 20, est logée entre les tôles 17 auxquelles elle est fixée par adhésion, au moyen d'une matière, qui, de préférence, ne nécessite pas d'application de chaleur pour faire prise et qui est imperméable à l'huile.
La bande métallique 20 peut être soudée en ligne aux tôles 17, mais l'épaisseur des tôles 17, par exemple de 0,35 mm environ, est telle que la soudure entraîne une nette diminution du périmètre des tôles, en provoquant du gauchissement. La partie de la bande métallique 20 qui se pro- longe au-delà des arêtes extrêmes des tôles 17 sont incurvées latéralement, comme représenté, de manière telle que la surface 21, voisine de l'arête extérieure de la plaque 20, soit décalée latéralement et vers l'extérieur, par rapport à la surface extérieure de l'une des deux tôles 17.
La partie incurvée 21 peut être constituée par des languettes séparées, ou, si cette partie 21 est continue, on peut y prévoir une série de trous, tels que 22. Lorsque la partie 21 de la bande 20 est soudée par points à la surface interne de la paroi de la. cuve 13.,'le dispositif anti- sonore est ainsi espacé de cette paroi, comme représenté figure 1, ce qui présente l'avantage de permettre une circulation directe de l'huile contre la paroi de la cuve.
Dans la variante de la figure 4, le prolongement de l'une des tôles 17 est incurvé latéralement et comporte une partie 23, à son arête ex- trême, qui forme joint avec l'extrémité de l'autre tôle 17, comme représen- té. Ce type de dispositif anti-sonore peut être soudé par points, directe- ment sur la paroi de la cuve, avec ladite autre tôle 17 en contact direct avec la paroi, ou bien, en étant espacée de toute manière appropriée évi- dente.
Dans la variante de la figure 5, deux tôles espacées 17 sont remplies (ou ne contiennent qu'une couche) de matière 18 à grande viscosité, située entre elles. On a également représenté figure 5, une variante de joint, constitué par une garniture 24 de matière élastique, logée entre les parties des tôles 17, qui se prolongent au-delà de la matière 18 à grande viscosité. En outre, un profilé métallique en U, 25 est enfilé à cheval sur les surfaces extérieures des prolongements des tôles 17. Pour maintenir la garniture entre celles-ci, et pour s'assurer que le profilé maintient bien l'ensemble, les branches du profilé et les prolongements des tôles 17 sont serties vers l'intérieur, sur les deux côtés opposés de la garniture 24, comme représenté.
Un tel dispositif anti-sonore peut être fixé à la cuve, de toute manière appropriée.
La position actuellement préférée pour ce dispositif est à l'in- térieur de la cuve, mais il est évident, pour tout homme de l'art, que ce dispositif, pourrait être installé en dehors de la cuve, ou même, constituer une partie de la cuve, ce qui s'appliquerait en particulier aux variantes @ représentées figures 4 et 5.
Bien qu'on ait représenté et décrit plusieurs variantes de réa- lisation de l'invention, il est bien entendu que l'on ne désire pas se li- miter à ces formes particulières données simplement à titre d'exemple, et sans aucun caractère restrictif et que, par conséquent, toutes les variantes utilisant les mêmes moyens techniques et ayant même objet que les disposi- tions indiquées ci-dessus rentreraient comme elles dans le cadre de l'inven- tion.