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M. LAHAYE, résidant à AYWAILLE.
PERFECTIONNEMENT AUX ECROUS INDESSERRABLES.
Jusqu'à présent, étant donné leur manque de sécurité réelle et l'impossibilité de les démonter pour les réutiliser ensuite., aucun écrou indesserrable n'a pu s'imposer.
L'écrou indesserrable conforme à l'invention est d'une sécurité à toute épreuve et dans certains cas, suivant l'utilisation, peut être démonté pour être ensuite réutilisé. Ce résultat est obtenu tout en ne déforçant ni la tige du boulon, vis ou autre organe de fixation, ni 1'écrou.
Cet écrou doit être monté sur une tige de boulon, vis ou tout autre organe de fixation dont la tête carrée, à marteau, etc., est préala- blement immobile dans son emplacement.
L'écrou faisant l'objet de l'invention présente vers sa base, de préférence élargie, une denture annulaire intérieure ou extérieure ou des dénivellations ou des échancrures susceptibles de former rochet pour une ou des lames-cliquets portées par une rondelle intercalée entre le dit écrou et les pièces à assembler.
Les rondelles pourront être estampées hors de. tôle ou réali- sées à partir d'acier à ressort enroulé.
Si l'écrou doit pouvoir être desserré, on emploiera des ron- delles avec pattes repliables sur la pièce à assembler et qui, coupées ou sciées, permettront le desserrage aisé de l'écrou. Il suffira alors lors du réemploi de cet écrou de remplacer la rondelle. Dans le cas où l'écrou ne doit jamais être desserré, on emploiera des rondelles à pan cou- pé extérieur ou intérieur maintenant celles-ci immobiles respectivement contre la pièce à assembler ou contre la tige, des rondelles fixées à la tige par soudure ou par un ergot, etc..
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples uniquement quelques réalisations de l'invention.
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Fig. 1 et 2 représentent chacune une vue en plan de la base et une coupe d'un écrou conforme à l'invention, dont la denture est pratiquée respectivement à l'intérieur et à l'extérieur;
Fig. 3 à 8 représentent diverses réalisations de rondelles;
Fig. 9 représente un assemblage réalisé conformément à l'in- vention.
Dans la forme d'exécution représentée en Fig. 1, l'écrou 1 pré- sente une base élargie 2, dans laquelle aboutit à une certaine hauteur le trou taraudé 3 correspondant au filet du boulon ou de tout autre organe à immobiliser. Au point où débouche le trou taraudé 3 dans la base 2, celle-ci est pourvue intérieurement d'une denture annulaire 4 saillant. sous une certaine inclinaison, au-dessus de la surface d'appui de l'écrou, de manière à pouvoir former encliquetage.
On pourrait imaginer, comme le montre la Fig. 2, de disposer cette denture annulaire 4 extérieurement à la base 2 de l'écrou 1. D'ail- leurs dans l'un ou l'autre cas, cette denture peut être remplacée par des surfaces courbes, des dénivellations ou même des échancrures susceptibles de constituer la roue à rochet de 1'encliquetage.
Dans le cas présent, l'écrou 1 est empêché de tourner par une rondelle de sûreté qui se monte sur la tige du boulon entre l'écrou et la pièce à assembler. Cette rondelle peut présenter des formes diverses sui- vant que l'on envisage de devoir ou non démonter l'assemblage; certai- nes de ces formes sont représentées en 5.6..........10 en Fig. 3 à 8.
D'une manière générale ces rondelles, percées d'un trou central 11 correspondant au diamètre extérieur de la tige du boulon, sont fendues diamétralement en 12 de manière à constituer deux lamelles 13 et 14 plus moins élastiquesou flexibles, de façon à ce que l'une, par exemple la lamelle 14, se déplace en hauteur de la lamelle 13, la rondelle se présen- tant ainsi avec un certain bombage. De plus, circulairement autour du trou central 11, sont découpées partiellement dans les rondelles une ou des la - mes 15 susceptibles de former cliquet à leur extrémité libre.
Si par exemple on doit assembler par boulon indesserrable les deux brides 16 et 17 de moindre épaisseur de deux pièces quelconques, on immobilise.. voir Fig. 9, la tête 18 du boulon 19 dans l'épaisseur de la bride inférieure 16 et l'on monte sur le bout fileté saillant du boulon une rondelle telle que 5, qui aura été tronçonnée du côté libre de ses lamelles 13 et 14 de manière à former un pan coupé 20 qui vient s'appliquer contre le ressaut supérieur formé par la pièce supérieure à assembler.
On visse ensuite l'écrou 1 sur le boulon en exerçant une pression sur la rondelle 5, dont les lamelles 13 et 14 sont forcées de s'aplatir en se rapprochant l'une de l'autre, tandis que la saillie en forme de cliquet de la lame 15 vient en contact avec la denture intérieure 4 de l'écrou 1 permettant à celui-ci de tourner dans le sens du serrage et l'empê- chant de tourner en sens inverse.
On obtiendrait le même résultat en associant à l'écrou, au lieu d'une rondelle 5, une rondelle 7 comportant aussi une partie plane ou pan coupé 20. Toutes les rondelles sont obtenues économiquement par estampage ou.- comme dans le cas de la rondelle 7 (Fig. 5), constituées par une spire d'un ressort.
Si l'écrou doit être desserré, on utilisera l'une des rondelles 8 ou 9, qui comportent des pattes 21 (qui normalement sont pliées et appliquées contre les pièces à assembler) et peuvent être cassées, cou-
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pées ou sciées. On remarquera que dans ces rondelles,, qui comportent plusieurs lames-cliquets 15, les bords libres de celles-ci ne coïncident pas diamétralement, d'où résulte que l'une ou l'autre de ces lames est toujours en contact avec le fond d'une denture de l'écrou.
D'ailleurs, la sécurité sera d'autant plus grande que le nombre de dents de cette denture est plus élevé. Il en sera de même en utilisant avec 1' écrou 1 de Fig. 2 à denture extérieure la rondelle 6 qui, comme le mon- tre la Fig. 4, comporte une lame-cliquet 22 découpée extérieurement et faisant saillie hors de l'écro u pour pouvoir être cassée.
Une autre forme de réalisation est encore représentée en Fig.
8, où l'on voit une rondelle 10 non fendue pourvue de deux lames-cliquets
23 dirigées verticalement en sens opposé l'une par rapport à l'autre, en ce sens que l'une fait saillie vers le haut pour encliqueter l'écrou, tandis que l'autre, orientée vers le bas, enclenche des découpures 24 pratiquées dans une seconde rondelle 25 soudée ou faisant corps avec la pièce à assembler, ou encore dans des échancrures pratiquées dans la pièce à assembler elle-même, en formant ainsi cliquet.
On comprend aisément que la rondelle de sécurité peut être immobilisée de différentes façons et en la reliant de toute manière con- nue à la tige même du boulon, par exemple au moyen d'un ergot venu avec la dite rondelle et s'emboîtant dans une rainure longitudinale ménagée à la surface du boulon.
Dans le cas où la tige de boulon peut s'allonger par suite de dilatation, il est prévu, afin de garder à l'écrou son indesserrabili- té, d'associer à la tête du boulon une rondelle-ressort et par suite d' augmenter le logement de fixation de la tête du boulon dans la pièce à assembler par une cornière ou nervure, etc. adéquate.
Les écrous indesserrables conformes à l'invention peuvent avoir, ainsi que leurs rondelles, diverses formes de réalisations sans sortir du domaine de l'invention.
Leur emploi assurera, que ce soit dans la construction méca- nique ou dans l'intallation des voies ferrées, une sécurité totale.
REVENDICATIONS ,
1. Ecrou indesserrable pour boulons, vis ou tous autres or- ganes de fixation à tête fixe ou rendue fixe, caractérisé en ce qu'il présente vers sa base, de préférence élargie, une denture annulaire in- térieure ou extérieure, ou des dénivellations ou des échancrures sus- ceptibles de former rochet pour une ou des lames-cliquets portées par une rondelle intercalée entre le dit écrou et les pièces à assembler.