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SOCIETE D' APPLICATIOS GENERALES D'ELECTRICITE ET DE MECANIQUE (S.A.G.E.M.)
Société Anonyme, résidant à PARIS.
DISPOSITIF DE SERRAGE DE LA TRAME POUR METIER A TISSER.
La présente invention a trait à un dispositif de serrage de la trame pour métier à tisser et plus particulièrement pour métier à tisser circulaire.
Il est connu depuis très longtemps d'employer pour le serrage de la trame des roues qui peuvent tourner librement sur leur axe et qui sont entraînées en rotation par engrènement avec les fils de chaîne lors- que elles se déplacent conjointement avec les navettes.
Ces roues placées en dehors de la foule au-dessus ou au-des- sous des nappes de fils de chaîne engrèrent avec ceux-ci par des éléments périphériques qui peuvent avoir selon les cas la forme de dents d'engrena- ge, d'aiguilles ou d' encoches .
Les différentes positions angulaires qui peuvent être données à ces roues sont également connues.
Le présent dispositif apporte en combinaison avec ces éléments connus certaines caractéristiques nouvelles de nature à supprimer les in- convénients que présentaient les dispositifs utilisés précédemment,tout en lui assurant une efficacité accrue.
Ce dispositif est constitué d'un disque 1 qui porte à sa pé- riphérie des palettes 2 d'une forme particulière qui après avoir serré la trame 7 au fond du pas, selon la technique connue, sortent de la nappe des fils de chaîne d'une façon géométriquement rationnelle.
La palette à sa sortie des nappes ne doit pas, en effet, avoir tendance à accrocher les fils de chaîne ou le fil de trame déposé,
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ce qui risquerait de les détériorer. File ne doit pas non plus lui laisser la possibilité de glisser sur sa surface d'action et de passer ainsi par dessus ce qui rendrait le dispositif inefficace.
La palette 2 doit donc se comporter comme un profil de dent d'engrenage vis à vis des fils de chaîne jouant le rôle d'une crémaillère; il faut en outre pour que les conditions décrites plus haut soient respec- tées que l'arête d'action voit sa tangente au point de contact 3 avec le fil de trame constamment normale au plan moyen de la foule 4 dans le cas d'un métier à foule horizontale, ou au plan tangent en ce point au cylin- dre formé par les axes des foules successives de tous les fils de chaîne, dans le cas d'un métier à foule verticale.
Ces conditions se trouvent par exemple réalisées en donnant à l'arête active de la palette la forme d'une développante de cercle défi- nie ainsi qu'il est indiqué sur la figure la dans le cas d'un métier cp- culaire à foule horizontale.
La palette a donc la forme de la face de sortie d'une dent d'engrenage à développante dont les autres caractéristiques de forme sont définies par la disposition angulaire adoptée par la roue, voir figures
1b et le.
En outre la palette comporte une troncature d'entrée 5 et une forme arrondie convenablement à son extrémité 6.
L'utilisation de roues à palettes répondant à ces caraqtéris- tiques procure les avantages suivants - La roue serreuse est d'une réalisation facile et par conséquent peu oné- reuse.
- Les palettes sont très robustes et peu fragiles, elles ne risquent pas d'être tordues, cassées ou épointées aussi facilement que des aiguilles par exemple, tous défauts peu visibles qui peuvent se produire pendant le tissage et apporter des casses de chaîne dont la cause n'est pas tou- jours immédiatement décelable.
- Ces palettes étant arrondies elles ne risquent pas de blesser les mains des tisserands ni d'abîmer les fils de chaîne à leur entrée dans les nap- pes.
- Comme les palettes sortent des nappes d'une façon rationnelle elles ne risquent pas de détériorer les fils de chaîne et de trame. On peut donc les faire beaucoup plus longues ou les utiliser sur une bien plus grande longueur que les éléments habituellement employés (aiguilles, dents, etc. ) Il n'est donc pas nécessaire, en particulier pour les comptes éle- vés, de soulever la nappe des fils de chaîne pour donner à la roulette une zone d'action suffisante.
Les dents utilisées pour les comptes serrés deviennent en effet si petites que l'action de la roulette serait presque nulle si elle ne soulevait pas la nappe d'une façon importante. Dans le cas d'aiguilles droites il en est de même car pour que ces aiguilles n'abîment pas les fils de chaîne à leur sortie des nappes on est obligé de n'utiliser que des aiguilles relativement courtes.
La roue à palettes selon l'invention n'engrène qu'à l'aide de ses palettes avec les nappes sans que les fils de chaîne soient déviés de leur position par appui sur la jante et elle permet néanmoins d'obtenir une zone d'action considérable. On évite ainsi une fatigue importante aux fils de chaîne.
- Les palettes étant très rigides de par leur forme, et leur mode d'ac- tion étant rationnel, elles assurent un serrage énergique bien plus ef- ficace que les dispositif s précédemment connus.
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La roue répondant aux caractéristiques décrites précédemment peut être construite et montée de façon à être utilisée sous l'angle le plus convenable à son fonctionnement.
1 ) soit que l'axe du disque rencontre l'axe du métier (cas d'un métier circulaire) et fasse avec celui-ci un angle variable A compris entre les deux limites de 0 à 90 degrés.
Cette disposition, représentée sur les figures 2a et 2b dans le cas d'un métier circulaire à foule horizontale et 3a et 3b dans le cas d'un métier circulaire à foule verticale, était connue notamment dans les brevets
USA N 1.014.716 du 6 juin 1911 USA N 601.548 du 16 juillet 1896 USA N 1.581.355 du 25 septembre 1922
2 ) soit que l'axe du disque ne rencontrant pas l'axe du mé- tier il soit contenu..
a) Dans un plan perpendiculaire à celui-ci dans le cas d'un métier circu- laire à foule horizontale (figures 4a et 4b) ou b) Dans un plan parallèle à l'axe du métier dans le cas d'un métier circu- laire à foule verticale (figures 5a et 5b)
Cette disposition était connue notamment dans le brevet fran- gais N 678.133 du 30 octobre 1928.
Les figures la, 1b et le représentent une roue à palettes réalisée suivant les caractéristiques décrites et placée dans cette dispo- sition.
3 ) Soit que ces deux caractéristiques angulaires se trouvent combinées ainsi que cela était connu notamment dans le brevet USA N 1.465.445 du 18 mai 1918 où la roue était montée sur un support uni- versel.