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J. BUELENS, résidant à VILVORDE.
VALVE POUR CHAUFFE-BAIN ET CHAUFFE-EAU.
La présente invention concerne une valve pour chauffe-bain et chauffe-eau équipée d'une soupape double contrôlant l'arrivée du gaz de chauf- fe.
Cette valve se caractérise par le fait qu'elle est équipée d'une soupape exécutée de manière à pouvoir agir sur deux sièges distincts, notam- ment, un siège inférieur, sur lequel repose normalement la soupape sous 1' action de son ressort de rappel lorsqu'elle n'est pas soulevée par la pres- sion d'arrivée de l'eau froide alimentant le chauffe-bain ou chauffe-eau et un siège supérieur, contre lequel la dite soupape vient s'appuyer lorsque le prélèvement d'eau chaude cesse. En outre, elle est munie d'un dispositif de réglage permettant son adaptation aux pressions agissant sur son fonc- tionnement.
En principe, la valve pour chauffe-bain et chauffe-eau qui fait l'objet de l'invention se compose, de manière connue, d'un corps dans la par- tie inférieure duquel est logée une membrane soumise à la pression de l'eau froide alimentant l'appareil de chauffe, d'une soupape double dont la levée est provoquée par la déformation de la membrane cette soupape présentant la particularité d'être exécutée de manière à pouvoir agir sur deux sièges dis- tincts dont le premier faisant partie du corps de la valve est fixe, tandis que le second fait partie de la tête de la valve, tête dont la position par rapport au corps de la valve, peut être modifiée suivant les nécessités et qui permet de ce fait, le réglage de la position du siège supérieur de la double soupape.
Le fonctionnement de cette valve peut donner lieu à trois posi- tions de la double soupape: a) la soupape double repose sur son siège inférieur (et obture par conséquent l'arrivée du gaz de chauffe), lorsqu'elle n'est pas soulevée
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par la membrane sous l'action de la pression d'arrivée de l'eau froide. b) la soupape double occupe une position intermédiaire entre son siège inférieur et son siège supérieur, lorsqu'elle est soulevée à l'intermédiaire de la membrane par la pression d'arrivée de l'eau froi- de au moment d'un prélèvement d'eau chaude.
A ce moment elle livre passage au gaz de chauffe alimentant le brûleur de l'appareil. c) la soupape double est appliquée contre son siège supérieur et interrompt le passage du gaz de chauffe vers le brûleur dès que cesse le prélèvement d'eau chaude, à ce moment, la pression d'arrivée de l'eau froide, étant supérueure à celle régnant dans l'appareil de chauffe, sou- lève la membrane et en même temps la double soupape dont le levée n'est plus contrariée par la pression régnant dans le circuit d'eau chaude.
En outre, de manière connue, la valve comprend une soupape con- trôlée par un relais bimétallique de sécurité et n'autorisant le passage du gaz de chauffe vers le brûleur qu'après chauffage dudit relais par la flamme de la veilleuse.
Une forme d'exécution, donnée à titre d'exemple, est représentée au dessin annexé, dans lequel : le corps de valve 1 comporte, à sa base, une chambre 3 délimitée à sa partie inférieure par une membrane en caoutchouc 4 maintenue par une bride 2 fixée au corps 1 par les boulons 18. En son centre, la bride 2 est percée d'une ouverture filetée 6 servant au branchement de l'arrivée d'eau froide.
Dans la partie supérieure du corps de valve 1 est prévue une chambre 5 dans laquelle débouche par une ouverture latérale filetée '26 1' arrivée du gaz de chauffe et par un perçage 7 plus petit, la canalisation de gaz 8 alimentant la veilleuse 9. Un canal central 10 percé entre les chambres 3 et 5 permet le passage de la tige 11 de la soupape double 12.
Le bord supérieur intérieur de la chambre 5 est taillé en biseau et sert de siège inférieur 13 à la soupape 12. Au bas de la tige de soupape 11 est fixé un plateau 14 reposant sur la partie centrale de la membrane 4 et sur lequel prend appui le ressort hélicoïdal 15 dont l'autre extrémité est appuyée et/ou encastrée dans un logement 16 de la paroi intérieure du corps de valve 1, séparant la chambre 3 de la chambre 5. Ce ressort 15 tend à repousser le plateau 14 et la membrane 4 en opposition à l'action exercée sur cette dernière par la pression de l'arrivée d'eau froide et à maintenir la soupape 12 sur son siège 13.
Sur la partie supérieure du corps de valve 1 est adaptée, par filetage, la tête 17, dont la partie inférieure est alésée, dans la chambre 18 ainsi formée vient se loger la double soupape 12.
Le toit de la chambre 18 est pourvu d'un siège 19 pour la double soupape 12 et d'un siège 20 pour la soupape 21 contrôlée par le relais bimé- tallique 22 fixé sur la partie supérieure de la tête 17. La soupape 21 donne passage au gaz de chauffe depuis la chambre 5, via la chambre 23, vers la sortie de gaz 24 alimentant le brûleur. La soupape double 12 est alésée,com- me représenté au dessin, pour permettre la libre action de la soupape 21 et son propre appui contre son siège 20.
Comme dit plus haut, la tête 17 est vissée sur le filetage exté- rieur porté par le corps 1, sa position par rapport audit corps et par con- séquent, la course possible de la soupape 12 peu;être réglée et elle peut être bloquée dans la position voulue par le serrage du contre-écrou 25 enga- gé sur le filetage extérieur du corps 1.
La valve pour chauffe-bain et chauffe-eau suivant l'invention et décrite ci-dessus, fonctionne comme suit :
Lorsque la pression d'eau n'agit pas sur la membrane 4, c'est- à-dire, lorsque le robinet d'arrivée d'eau froide est fermé, la soupape dou-
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ble 12 est appuyée contre son siège inférieur 13, sous la sollicitation du ressort 15 appuyé sur le plateau 14 reposant contre la membrane 4. Le passage du gaz de chauffe vers le brûleur de l'appareil est obturé, mais la veilleuse 9 est alimentée.
Dès que l'on ouvre le robinet d'eau froide, et que l'on ouvre en même temps le robinet de prélèvement d'eau chaude, la pression de l'eau froide soulève la membrane 4 qui, par l'intermédiaire du plateau 14 et de la tige 11 soulève la soupape 12 et la détache de son siège 13, le gaz de chauffage passe à ce moment vers le brûleur qui est al- lumé par le veilleuse 9. La quantité de gaz qui passe est en rapport avec la section de passage entre la soupape 12 et son siège 13, elle sera donc pro- portionnelle à la pression d'eau agissant sur la dite soupape par l'inter- médiaire de la membrane. Cette pression est réglée par un dispositif appro- prié disposé dans la canalisation d'eau, avant l'entrée de la valve.
Si l'on interrompt l'écoulement de l'eau chaude, la pression sta- tique régnant dans la canalisation d'eau froide sera évidemment plus élevée que celle régnant dans le dispositif de chauffe de l'appareil et la membrane
4 ainsi que la soupape 12 qui lui est solidaire, sera soulevée au maximum et doit, à ce moment, venir s'appuyer contre son siège supérieur 19 de fa- çon à interrompre l'arrivée de gaz au brûleur.
La levée de la soupape 12 et par conséquent l'obturation de l'arrivée de gaz est fonction de la pres- sion appliquée par l'eau froide sur la membrane 4, cette levée doit être telle que le débit de gaz soit interrompu, pour ce réglage intervient la tête 17 de la valve dont la position et par conséquent la position du siège de soupape 19 par rapport à la soupape 12, peut être réglée grâce au fait qu'elle est engagée par filetage sur le corps de la valve. Lorsque la posi- tion voulue est obtenue (c'est-à-dire celle dans laquelle la partie supérieu- re de la soupape 12 repose sur son siège supérieur 19) la tête 17 est blo- quée par le serrage du contre-écrou 25 également engagé sur le filetage ex- térieur du corps de la valve.
Comme connu, dans toutes les valves utilisées dans le même but, la soupape 21, prévue au dessus de la soupape 12, ne s'ouvre que lorsque le relais bimétallique 22 est chauffé par la flamme de la veilleuse.
REVENDICATIONS
1) Valve pour chauffe-bain ou chauffe-eau, caractérisée en ce qu'elle est équipée d'une soupape à deux sièges distincts, l'un, le siège inférieur, sur lequel la soupape est normalement appuyée par un ressort de rappel lorsqu'elle n'est pas soulevée par la pression d'arrivée d'eau froide à l'intermédiaire de la membrane dont elle est solidaire et le second, le siège supérieur, contre lequel elle est appuyée sous l'action de la pression d'arrivée d'eau froide lorsque le prélèvement d'eau chaude cesse, dans ces deux positions extrêmes, elle interrompt le passage des gaz de chauffe vers le brûleur et en ce qu'elle est munie d'une tête réglable permettant son adaptation aux pressions de service.