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J. P.H.F. ROUGIER, résidant à NIORT ( France ).
CHAUSSURE, NOTAMMENT POUR CONDUCTEURS DE VOITURES AUTOMOBILES.
L' invent ion a pour objet une chaussure utilisable particulièrement mais non exclusivement par les conducteurs de voitures automobiles pour les- quels elle présentera, entre autres avantages, celui de leur permettre de ma- noeuvrer les pédales plus aisément et avec moins de fatigue qu'auparavant.
La présente chaussure, du genre sans talon et dans lequel la se- melle est recourbée à l'arrière et se prolonge en remontant jusqu'en haut du quartier, est caractérisée en premier lieu en ce que le prolongement de la semelle est embouti de façon à présenter une section horizontale incurvée.
Ainsi, l'arrière du talon de l'usager est mieux maintenu que dans les chaussures à semelle remontante de section horizontale rectiligne.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, la première, la claque et le quartier sont formés à partir d'une seule pièce convenablement découpée et encochée de manière que le rapprochement des bords des encoches détermine le galbage de la chaussure, le pourtour de la claque étant ensuite assemblé avec un plastron.
Avantageusement, les deux bords de la claque, par dessus la lan- guette, peuvent être reliés par une patte limitant leur écartement.
Avantageusement, en outre, le pourtour de l'ouverture de la chaus- sure est renforcé par une bordure rapportée.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, une pièce inter- calaire métallique est disposée entre la première et la semelle sur laquelle elle est rivée.
Enfin,une pièce intercalaire souple est disposée à l'arrière de
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la chaussure entre la première et le quartier, d'une part, et la semelle, d'autre part.
Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple, une forme d'exé- cution d'une chaussure suivant l'invention.
La fig. 1 est une vue à plat, de l'ébauche, d'une seule pièce, qui formera la première, la claque et le quartier.
La fig. 2 est une vue, à plat, du plastron et de la languette.
La fig. 3 est une vue, à plat, de la patte destinée à relier les deux cotés de la claque, par dessus la languette.
La fig. 4 est une vue en plan de l'intercalaire métallique se plaçant à l'endroit de la plante du pied.
La fig. 5 est une vue, à plat, de l'intercalaire souple se pla- çant à l'endroit du talon.
La fig. 6 est une vue en plan de l'ébauche de la pièce,de renfort du bord supérieur de la tige.
La fig. 7 est une vue en plan de l'ébauche de la semelle.
La fig. 8, une vue en plan de la semelle après emboutissage.
La fig. 9 est une vue en long de la chaussure finie, partie en coupe.
La fig. 10, une coupe longitudinale de la partie arrière de la chaussure.
La fig. 11, une coupe transversale suivant la ligne XI-XI de la fig. 10, vue suivant les flèches.
Ainsi qu'on le voit sur ces dessins, la première 1, la claque 2 et la quartier 3 de la présente chaussure sont formés à partir d'une ébauche plane, d'une seule pièce A (fig. 1); découpée suivant un contour approprié comportant des encoches : 4 à l'avant, 5. 6, 5 à l'arrière, de manière à prendre une forme galbée lorsqu'on amène les bords de ces encoches à se re- joindre. Pour ce qui concerne les bords de l'encoche frontale 4, ils sont, de préférence, retournés légèrement vers l'extérieur, de manière à former un bourrelet 7 (fig. 9), et réunis par une piqûre 8. Il en va de marne pour les bords de chacune des encoches 5, de la partie arrière, qui forment un bourrelet 9 et sont réunis par une piqûre 10, et pour les bords de l'encoche 6.
De cette manière et une fois que le plastron 11 (fig. 2 et 9) est assem- blé par une piqûre 12 avec le bord 4 de la claque - en laissant libre la par- tie formant languette, 13-, la chaussure garde sa forme et son cambrage, sans affaissement, malgré l'absence de bout dur et de contreforts.
Le dessus de la chaussure comporte encore, avantageusement, une patte 14 (fig.- 3 et 9), reliant les deux bords de la claque par-dessus la languette et maintenant ainsi le cou de pied. Enfin, il est prévu une bor- dure 15 (fig. 6 et 9) renforçant le bord de l'ouverture de la chaussure et l'empêchant de bailler et de se déformer.
La semelle est formée à partir d'une pièce de cuir 16 (fig. 7), d'épaisseur convenable et de longueur supérieure à celle de la chaussure.
L'extrémité arrière qui constitue en quelque sorte un prolongement par rap- port à la longueur normale est emboutie de manière à former la partie 16a (fig. 8 et 9) qui, dans la chaussure assemblée, remontera jusqu'en haut du quartier en épousant la courbure de celui-ci dans le plan vertical, l'embou- tissage étant effectué de manière que cette partie soit aussi incurvée dans le plan horizontal ainsi qu'il ressort des figures 8 et 9 sus-indiquées.
L'avant de cette semelle, dans la partie correspondant à la plan- te du pied qui appuiera sur les pédales, est renforcé par une plaque métalli- que intercalaire 17, fixée par des rivets 18.
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D'autre part,une pièce intercalaire souple 19, par exemple en ca- outchouc mousse, est disposée à l'arrière de la chaussure, entre le quartier et l'extrémité de la semelle en remontant jusqu'en haut de la partie 16a de cette semelle dont elle épouse la double courbure. Cette pièce intercalaire souple est maintenue en place par la même couture 20 (fig. 11) qui fixe la se- melle sur la tige et le quartier.
Le fait que la chaussure ne comporte pas de talon et que la semel- le est arrondie, à l'arrière, dans le plan vertical, donne au pied de l'usa- ger, lorsqu'au est appuyé sur une pédale de commande, une stabilité qu'il n'a pas avec une chaussure ordinaire car, non seulement le talon de cette dernière éloigne le pied du sol, mais encore le contact de ce talon avec le sol - étant celui d'une arête vive semi-circulaire avec un plan - est réduit théoriquement à un point et pratiquement à un arc de quelques millimètres. En outre, l'ar- rondi de la semelle lui permet de rouler sur le sol, ce qui évite les coups brusques sur l'accélérateur.
D'autre part, par suite de la courbure, dans le plan horizontal, de la partie remontante de la semelle, le talon de l'usager est mieux emboîté que dans les chaussures à semelle remontante uniquement courbée dans le plan vertical.
D'un autre coté, l'absence de rebord de la semelle par rapport à la tige diminue les risques d'agir sur la pédale d'accélérateur alors qu'on presse sur celle du frein, d'où diminution de risques de graves accidents.
Par ailleurs, l'intercalaire métallique 17 - raidissant la semel- le à l'endroit de la plante du pied - renforce l'action de cette dernière et permet, notamment, un meilleur freinage.
Enfin, l'intercalaire souple 19 atténue les répercussions des chos sur le talon de l'usager pendant la marche.
REVENDICATIONS.
1. Chaussure du genre sans talon et sans lequel la semelle est recourbée à l'arrière et se prolonge jusqu'en haut du quartier, caractéri- sée en ce que le prolongement de la semelle est embouti de façon à présenter une section horizontale incurvée.