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SOCIETE D'EXPLOITATION DES PROCEDES SERIX. résidant à PARIS.
MECANISME DE TRANSMISSION.
La présente invention est relative à l'entraînement d'un dispo- sitif mené de nature telle que la puissance motrice absorbée pour son entrai- nement-subit une variation cyclique, identique à tous les cycles, cette puis- sance étant faible, voire même nulle pendant une première période du cycle et passant, au contraire, par une valeur dite "de pointe" qui peut être élevée au cours d'une deuxième période de ce cycle.
C'est le cas, notamment, pour certains dispositifs menés à entrai- nement intermittent en rotation et,en particulier,pour ceux entraînés par l'intermédiaire d'une croix de Malte, interposée entre un arbre rotatif me- nant auquel est appliqué un couple moteur constant et le dispositif mené.
Il est bien connu d'entrîner de tels dispositifs à pointe de puissance absorbée à partir d'un moteur développant, au cours d'un cycle, une puissance motrice constante de valeur inférieure à ladite puissance de pointe et supérieure à la puissance absorbée pendant la première période à faible consommation du cycle, l'énergie nécessaire pour le franchissement de cette pointe étant fournie par un dispositif qui est lié à un organe menant, solidaire du moteur, et qui accumule de l'énergie pendant ladite période de faible consommation et la restitue au moment nécessaire.
On a généralement recours à un volant, mais, si le dispositifme- né doit pouvoir être arrêté brusquement, l'emploi d'un tel volant nécessite la présence d'un embrayage entre le dispositif mené et le mécanisme d'entraî- nement et occasionne une perte d'énergie soit que l'on continue à entraîner le volant à vidé soit qu'on l'arrête par un dispositif de freinage.
On a cherché à remédier aux inconvénients du volant à l'aide d'au.- tres dispositifs à accumulation d'énergie dans des systèmes élastiques plus
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ou moins complexes.% mais jusqu*ici sans succès au point que si, pour pren- dre un exemple, la croix de Malte est encore utilisée en association avec un volant lorsque de faibles énergies sont mises en jeu., par exemple dans l'industrie cinématographique, pour l'entraînement de films des formats nor- mal de 35 mm et étroit de 16 mm, elle a, par contre, été abandonnée lorsque l'énergie absorbée devient relativement importante (entraînement d'un film large tel qu'un film radiographique de 35 cm, machines d'imprimerie, etc.).
L'invention a pour objet un mécanisme perfectionné de transmis- sion à accumulation cyclique d'énergie, pour l'entraînement d'un dispositif mené, tel que la puissance absorbée variable passé par une pointe au cours de chaque cycle,ce mécanisme-permet;tant d'étaler uniformément l'énergie nécessaire sur toute l'étendue du cycle et d'adapter ladite énergie à la puissance motrice constante d'un moteur d'entraînement.
Ce mécanisme perfectionné est remarquable notamment en ce qu'il comporte en combinaison : un organe-rotatif menant adapté en vue de sa liai- son audit moteur de manière que cet organe soit entraîné d'un mouvement uni- forme et soit susceptible de transmettre un couple moteur constant, un orga- ne mené adapté pour être relié au dispositif à entraîner, un dispositif de liaison mécanique entre ces deux organes, un accumulateur d'énergie mobile entre une position chargée et une position déchargée, et deux paires d'élé- ments conjugués de contact mécanique qui, pour chaque paire, sont prévus l'un sur l'organe menant et l'autre sur l'accumulateur dans des positions telles que les éléments de l'une des paires ne viennent en contact que lors- que les éléments de l'autre ont cessé de l'être,
et ces paires d'éléments étant adaptées de manière telle qu'à chaque instant elles permettent un échange de puissance entre l'organe menant et l'accumulateur, dans un sens pour l'une et dans l'autre sens pour l'autre, les échanges correspondant respectivement à l'excédent et au déficit de la puissance motrice par rap- port à la puissance absorbée à l'instant considéré.
Comme on le comprend, grâce aux deux paires d'éléments de con- tact, il est très faille d'établir chaque paire suivant la courbe de la puissance en excédent correspondante à accumuler ou à restituer,alors que le problème serait beaucoup plus malaisé, voire même parfois impossible à résoudre,si le même jeu d'éléments était utilisé pour l'accumulation et la restitution de l'énergie.
En outre, chaque paire d'éléments de contact peut être établie de manière que le rendement dans le passage de l'énergie de ]' organe moteur au dispositif accumulateur ou inversement soit maximum,, ce qu'une seule pai- re d'éléments ne permettrait pas de réaliser, au moins pour l'un des sens de la transmission.
L'invention a également pour objet les machines comportant application du mécanisme d'entraînement cidessus.
D'autres caractéristiques résulteront de la description qui va suivrea
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple : - Fig. 1 est une vue en élévation, avec arrachement partiel, d'un mécanisme de transmission -suivant l'invention comportant un dispositifdeliaison à croix de Malte entre un arbre menant et un arbre mené, -ce mécanisme étant représenté dans la position correspondant au début de l'arrêt de la croix de Malte; - Fig. 2 et 3 sont des coupes transversales respectivement sui- vant les lignes 2-2 et 3-3 de la Fig. 1; - Fig. 4 à 7 sont des vues schématiques analogues à la Fig. 1, représentant le mécanisme dans d'autres positions - Figo 8 est un diagramme relatif aux puissances motrice et ab- sorbée;
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- Fig. 9 est un schéma d'une application du mécanisme suivant l'invention, destiné à 1* entraînement de la partie mobile d'une presse; - Fig. 10 et 11 sont des schéma!*, de face de deux variantes de mécanisme s@suivarit 1'invention;
Suivant l'exemple d'exécution représenté aux Figs. 1 à 8, le mécanisme est supposé destiné à l'entraînement, à partir d'un arbre menant
1, d'axe AA, d'un arbre mené 2'd'axe BB, parallèle à AA.
L'arbre menant 1 tourne d'un mouvement continu et développe un couple constant, alors que l'arbre 2 ne doit tourner que d'une fraction de tour,inférieure à 90 ,à chaque cycle, constitué par une rotation d'un tour de l'arbre 1.
L'arbre mené 2 porte, par exemple, deux flasques 3 qui sont des- tinés à entraîner, à l'intérieur d'un appareil de prise de vues radiographi- ques, un film F de grand format, d'une largeur, par exemple de 35 cm, qui nécessitera au moment de son entraînement une puissance motrice relativement élevée.
Les arbres 1 et 2 tourillonnent, par l'intermédiaire de roule- ments 4 et 5, dans le flasque 6 de la machine. et, en avant de ce flasque, est ménagé, entre ce flasque et un couvercle amovible 7, un logement 8 dans le- quel est disposé le mécanisme suivant l'invention.
Ce mécanisme est, en fait, logé entre le flasque 6 et un plateau parallèle 9, rapporté sur ce flasque par l'intermédiaire de tubes entretoi- ses 10 et de vis ou boulons 11.
L'arbre 1 qui tourillonne, non seulement dans le flasque 6 mais, également, dans un deuxième roulement 12 dont la cage 13 est rapportée sur le plateau 9, est entraîné en rotation dans le sens de la flèche f1 (fige l) à partir d'une source de puissance constante, par exemple à partir d'un moteur électrique 14, par l'intermédiaire d'un réducteur 15, d'un pi- gnon 16, d'une chaîne 17 et d'un autre pignon 18, claveté sur l'arbre 1.
Le moteur 14 est tel que la puissance communiquée à l'arbre 1 a une valeur constante P1 (voir le diagramme de la Fig. 8 dans lequel sont portés en abscisses suivant Ox les angles de rotation eh degrés de l'arbre 1 et en ordonnées suivant OP diverses puissances). La valeur de cette puis- sance Pl sera définie plus loin.
Sur le même graphique on a représenté, suivant a b c d e, la puissance absorbée par la machine, c'est-à-dire en a b la puissance très faible absorbée par les frottements dans le mécanisme d'entraînement et en b c d la puissance absorbée par l'ensemble du dispositif à entraîner,.
Cette puissance b c d passe par un maximum ou "pointe" P2, nettement supé- rieur à Pi. Grâce au mécanisme de transmission qui va maintenant être dé- crit, la puissance Pl suffit cependant à assurer l'entraînement.
Ce mécanisme qui commence à l'arbre menant 1 inclus pour se terminer à l'arbre mené 2 inclus,comporte entre les deux arbres un dis- positif de liaison du type à croix de Malte. Sur l'arbre 1 est claveté, en 19 (Fig. 3),un plateau 20 sur lequel sont fixés, par des vis ou autre- ment, un bras 21 -et une came 22.
Le plateau 20 et le bras 21 portent un ergot à galet 23 pour l'entraînement de la croix de Malte. Ce galet est, en effet, destiné à s'engager une fois par tour de l'arbre moteur dans l'une des quatre enco- ches radiales 24 d'une croix de Malte 25. Celle-ci est rapportée sur un moyeu 26, claveté en 27 sur l'arbre mené 2.
Le dispositif à croix de Malte est complété par le plateau d'ar- rêt usuel constitué par un bossage circulaire 28, venu de matière avec le plateau 20 et échancré en 28a pour permettre la rotation de la croix de Malte au moment voulu.
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La surface périphérique de la came 22 comporte, sur 270 , en ± q r, une portion en spirale d'Archimède, suivie, après un court congé r s, d'une partie radiale s t, raccordée par un court congé, à une partie cir- culaire t p qui s'étend sur 90 , La valeur de l'accroissement du rayon de la spirale sera précisé plus loin.
Sur cette came roule un galet 29. La came 22 et le galet 29 constituent une première paire d'éléments dé contact mécanique, destinée à assurer l'accumulation d'énergie dans un accumulateur qui va maintenant - être décrit.
L'accumulateur comporte une biellette 30, sur laquelle est fixé le tourillon 31 du galet 29 et deux leviers dont l'un auxiliaire 32 et l'au- tre principal 33.
La biellette 30 est articulée : d'une part, en 34 sur le levier 32 lui-même articulé en 35 sur le flasque 6 et le plateau 9 et, d'autre part, en 36 sur le levier principal 33 qui est monté fou par l'intermédiaire d'une bagne 37 sur l'arbre mené 2.
Les tourillons 34, 35 et 36 sont parallèles aux axes AA et BB des arbres 1 et 2. Dans la position de la Fig. 1, considérée comme position de départ, l'ergot à galet 23 est sur le point de quitter la croix de Malte et les axes des tourillons 34 et 36 sont dans un plan parallèle au plan 3-3 (Fig. 1) passant par lesdits axes AA et BB.
Le levier principal 33 est sollicité à tourner autour de l'ar- bre 2, dans le sens de la .flèche [. 2 (Fig. 1) sous l'action d'un ressort 38 accroché en 39 à ce levier et en 40 dans l'oeil d'un boulon 41, susceptible de coulisser dans un trou 42 du carter et sur lequel est vissé, à l'exté- rieur de ce carter, un écrou 34 de réglage qui permet de modifier la tension du ressort.
Le levier principal 33 a très sensiblement la forme d'un trian- gle monté fou sur l'arbre 2 dans la région de son centre. La biellette 30 est articulée en 36 vers l'un des sommets du triangle, cependant que le res- sort 38 est accroché en 39 vers l'un des deux autres sommets. Enfin, l'un des côtés ou champs 44 partant du troisième sommet'.est taillé en forme de came u v w; ce champ se prolongeant ensuite par un bord 45 dont la forme peut être quelconque et qui contourne l'arbre 2 à une distance suffisante pour as- surer la*solidité du levier.
Le champ formant came 44 est tourné de manière à coopérer avec l'ergot 23, pendant toute la période durant laquelle cet ergot est logé dans l'une des rainures 24 de la croix de Malte, c'est-à-dire pendant une période du cycle correspondant à une rotation de l'arbre menant 1, égale à 90 , cette période s'étendant entre les positions angulaires f et i (Fig. 8) qui correspondent respectivement à 270 et 360 à partir de l'origine d'un cycle.
L'ergot 23 et le levier 33 par sa rampe 44, constituent une deu- xième paire d'éléments conjugués dé contact mécanique, destinée à restituer, pendant la période f i du cycle, l'énergie accumulée pendant le reste Of du cycle.
La came 44 comporte une portion u v qui est circulaire et d'un rayon égal à la distance à l'axe AA de la génératrice de l'ergot 23 la plus éloignée de cet axe. Quant à la portion v w, elle est rectiligne et son prolongement passe par l'axe BB de l'arbre mené 2.
Le fonctionnement du mécanisme est le suivant :
Dans la position de la Fig. 1, un cycle vient d'être terminé et un nouveau commence. L'arbre menant 1 entraîne dans sa rotation dans le sens de là flèche f1 le plateau 20, le contres-plateau 28, la came 22,1e levier 21 er l'ergot 23. Au fur et à mesure de la rotation de l'arbre 1, la came
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22 écarte progressivement le galet 31 de l'axe AA, ce qui oblige les leviers
32 et 33 à tourner, respectivement dans le sens de la flèche f3 et dans le sens inverse de la flèche f2 (Fig.1).
Au fur et à mesure de la rotation du levier 33, le ressort 38 est tendu, (Comparer, par exemple, les positions @ des Fig. 1 et de la Fig. 4 qui représente une position intermédiaire au cours de la période de mise sous tension du ressort 38, c'est-à-dire d'accumula- tion d'énergie dans ce ressort).
La came d'Archimède 22 permet ainsi d'accumuler à chaque instant une puissance excédentaire constante et par un tarage convenable réglable du ressort 38, on fait en sorte que l'énergie ainsi accumulée soit égale à
P1-P0, Po étant la puissance constante et très faible absorbée par les frot- tements dans le mécanisme.
La période d'accumulation se poursuit ainsi jusqu'à la position de la Fig. 5 qui correspond à l'instant 'ou la came 22 vient de présenter son congé r s sous le galet 29,tandis que l'ergot 23 vient de s'engager dans l'une des rainures 24 de la croix de Malte 25.
Pour cette position de la Fig. 5, le levier 33 est à l'un de ses points morts correspondant au maximum d'accumulation d'énergie dans le ressort 38 et ce levier présente la portion circulaire u v de sa rampe 44, juste au-dessus d'un galet 23.
Le Bravement'de rotation de l'arbre menant 1 se poursuivant, la came 22 abandonne le galet 29, du fait de la diminution brusque, en s t,, de son rayon, mais le ressort 38 ne peut se détendre brusquement pour restituer d'un seul coup toute l'énergie accumulée, car le levier 33 est provisoirement immobilisé par le contact de la portion circulaire u v de son champ 44 for- mant came avec l'ergot 23.
La position de la Fig. 5 correspond au point 1 (Fig. 8) du cy- cle et, à partir de ce moment et jusqu'à la position de la Fig. 3,1.$accu- mulateur reste immobile, pour la raison ci-dessous, cependant que l'ergot 23 engagé dans l'une des rainures 24 de la croix de Malte commence à faire tourner celle-ci dans le sens de la flèche;(2., sans restitution de l'énergie accumulée, ce qui est inutile pour l'instant, l'effort résistant ne commen- çant qu'un peu plus tard du fait des divers jeux à rattraper; ce retard est représenté par la partie jb de la courbe de la puissance absorbée (Fig.8); il permet une mise en mouvement graduelle, sans chocs, de la croix de Malte.
Lorsque l'équipage mobile solidaire de l'arbre 1 atteint la po- sition de la Fig. 6, pour le point du cycle (Fig. 8) correspondant au point B et à partir duquel commence le véritable travail effectif d'entraînement du film F, l'ergot 23 aborde en y la partie rectiligne v w de la came 44.
A partir de ce moment, le comportement de l'accumulateur change.
La rampe v w transmet à l'ergot 23 l'énergie accumulée dans le ressort 38 et l'énergie ainsi restituée vient s'ajouter à celle P1 que continue à four- nir l'arbre 1. Sous réserve que la somme de ces énergies soit suffisante, (voir plus loin) le mouvement se poursuit de la position de la Fig. 6 à cel- le de la Fig. 1 en passant par toutes les positions intermédiaires, telles que celle de la Fig. 7 qui montre le mécanisme en plein travailutile.
La came v w occupe alors une position très voisine du plan passant par les axes AA et BB, de telle sorte que l'effort communiqué par cette came à l'er- got 23 est très sensiblement tangentiel par rapport à l'arbre 1. Le rende- ment de l'accumulateur est alors maximum. Le rendement reste très grand jus- qu'à la position de fin de cycle représentée à la Fig. 1, et pour laquelle la restitution de l'énergie est terminée. En effet, de la position de la Fig. 7 à celle de la Fig. 1, la portion radiale v w de la rampe 44 reste pa- rallèle à la rainure 24 de la croix de Malte et se présente de ce fait dans les conditions les plus favorables par rapport à l'ergot 23.
On se reportera maintenant au graphique de la Fig. 8 pour un exa- men plus approfondi des puissances mises en jeu.
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On rappelle que sur ce graphique, la ligne a b c d e représente, compte tenu du frottement et du rendement du mécanisme, la variation de la puissance totale absorbée. Cette puissance, constante et très petite de a à j, passe par un maximum important en .2 du fait de l'entraînement du film F par la croix de Malte dont le propre déplacement commence en f et se ter- mine à la fin du cycle en i.
Or,on sait que la vitesse d'une croix de Malte croit d'abord lentement puis plus rapidement pour passer par un maximum à moitié course et décroît ensuite symétriquement jusqu'à zéro. Il en résulte qu'elle absor- be une certaine énergie sous forme d'énergie cinétique au cours de la pre- mière moitié de sa course, puis restitue cette énergie pendant la demi-cour- se suivante. La courbe de la puissance absorbée puis restituée par la croix de Malte est représentée sur le graphique en f g h i.
Naturellement,cette puissance doit être ajoutée algébriquement à celle représentée en chaque point par la courbe a b c d e pour donner en a j k l m e la courbe de la puissance effectivement absorbée dans l'ensemble du mécanisme, du fait des frottements, de l'entraînement de la croix de Mal- te et de l'entraînement du film F.
Bien entendu, sur le graphique toutes les ordonnées sont arbi- traires et ne visent qu'à la démonstration sans l'intention de préciser des rapports exacts de grandeurs.
Ceci posé : d'une part, on donne au moteur 14 une puissance pl telle que la ligne P1-Q parallèle à l'axe Qx détermine avec cette courbe deux plages Si et S2-, situées au-dessous d'elle et une plage S3 située au- dessus de cette ligne, telles que : SI + S2 = S3,
Les plages S1,et S2 correspondent aux périodes du cycle pen- dant lesquelles la puissance Pi est surabondante, tandis que la plage S3 correspond à l'autre période du cycle pendant laquelle la puissance P1 est insuffisante et représente l'excédent de travail nécessité -pour actionner cette croix de Malte; et d'autre part, le ressort 38 est choisi de telle sorte qu'il puisse emmagasiner l'énergie excédentaire SI + S2 et que sa variation de longueur soit au moins très sensiblement proportionnelle à sa charge.
Dans ces conditions : la restitution de l'énergie accumulée, donne sur l'arbre 1 une énergie suffisante pour compenser l'excédent d'énergie absorbée par la croix de Malte et le dispositif entraîné et représentée par l'aire S3; et la puissance du moteur est entièrement utilisée et le rende- ment de la machine munie du mécanisme est maximum.
On conçoit que grâce à la séparation des fonctions d'accumula- tion et de restitution de l'énergie, dévolues respectivement à la paire d'é- léments de contact (22-29) et à la paire (23-24), on peut faire en sorte que, d'une part, l'accumulation d'énergie soit à chaque instant de la pé- riode correspondante du cycle rigoureusement égale à la puissance excéden- taire à cet instant et que, d'autre part, au cours de la période active du mécanisme l'accumulateur restitue, à chaque instant, la quantité de puissan- ce déficitaire.
En d'autres termes, il est possible, par le choix de la surface de la came 22 et du profil de la came 44 d'adapter le mécanisme à toute courbe totale de puissance absorbée, telle que celle a j k l m e re- présentée sur la Fig. 8, ce qui serait beaucoup moins aisé à faire, sinon impossible, si on avait voulu, pour une raison de simplification du mécanis- me, faire restituer l'énergie accumulée par le ressort 38 en renversant les rôles de la came 22 et du galet 29, c'est-à-dire en renvoyant l'énergie accumulée vers l'arbre 1 par l'appui direct du galet 29 sur la portion s t de la came 22.
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On notera qu'avantageusement labiellette 30 et les leviers 32 et 33 seront choisis de longueurs telles que : d'une part l'axe du. galet 29 reste constamment au moins très sen- siblement dans le plan 3-3 (Fig. 1). et d'autre part, pour la position moyenne du levier 32, le plan passant par les axes des tourillons 34 et 35 passe aussi par l'axe AA et soit perpendiculaire audit plan 3-3 qui contient les axes AA et BB.
A la Fig. 9, on a représente une autre application de l'invention, le mécanisme étant utilisé pour commander le coulisseau 46,mobile le long des glissières 47 d*une presse; ce coulisseau porte un poussoir 48 destiné, à la fin de sa course, à venir comprimer un produit tel que du sable 49 à l'intérieur d'un moule 50. Sur ce coulisseau 46 est articulée en 51 une bielle 52, articulée à son autre extrémité sur un plateau d'excentrique 53, claveté sur Marbre menant 1.
On retrouve sur cette Fig. les éléments essentiels du premier exemple, c'est-à-dire le plateau 20, solidaire de l'arbre 1, la came 22a avec son galet conjugué 9 et le dispositif - accumulateur formé de la biellet- te 30, du levier auxiliaire 32 et du levier principal 33a, fou: autour d'un tourillon fixe 2a. Le levier 33a porte une came 44a destinée à coopérer avec un ergot 23 du plateau 20 dès l'intant où la came 22a va présenter au galet 29 sa portion de rayons décroissants.
La came 44a est réglable en position sur le levier 33a. Elle est montée oscillante sur le tourillon 2a et soli- daire d'un boulon 54, articulé en 55 sur la came et traversant librement un bossage 56 du levier 33a; deux écrous 57 et 58 permettent de la bloquer par rapport à ce bossage dans la position désirée.
Il est évident que dans cette application de l'invention, la puis- sance absorbée est faible pendant la remontée du coulisseau 46 qui constitue l'organe mené, nulle ou même négative pendant sa descente avant le contact du poussoir 48 avec le produit 49 puis rapidement croissante, jusqu'au point mort bas, pendant la période de compression dudit produit.
Par conséquent, le calage angulaire des deux paires d'éléments de contact (22a, 29) et (23,44a) doit être établi de telle sorte que l'an- gle durant lequel la deuxième paire agit pour la restitution de l'énergie emmagasinée corresponde à la portion du cycle qui correspond à la compres- sion du produit 49.
On remarquera que, dans cette application, le travail effectif succède instantanément à une période de travail nul et, dans ces conditions, la restitution de l'énergie emmagasinée peut aussi succéder instantanément à l'accumulation. Dans ces conditions la came 44a ne comporte pas, comme dans le premier exemple,de portion circulaire, destinée à se trouver concen- trique à l'arbre 1 à la fin de l'accumulation.
En outre, du fait que la came 44a est réglable sur le levier 33a, il est possible de modifier son action suivant les conditions du moment, par exemple en fonction de la résistance à la compression du produit 49 à comprimer.
Il est à noter, par ailleurs, que dans cet exemple, l'énergie consommée en dehors de la période effective de travail n'est pas constante, ce qui conduit à un excédent de puissance motrice récupérable variable, aussi la came 23an'est pas rigoureusement une spirale d'Archimède, son rayon étant en chaque point fonction de l'excédent correspondant de puissance motrice; ce rayon croit plus vite dans la portion correspondant à la descen- te libre du coulisseau 46.
La Fig. 10 représente une deuxième variante, dans laquelle les positions relatives des deux éléments de contact de la paire de restitution de l'énergie sont interverties par rapport aux exemples précédents. La ca- me 44b est portée par le plateau 20b cependant que le galet 23b est porté
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par le levier 33b monté oscillant en 2b.
La came 44b peut, comme dans le premier exemple, comporter une partie circulaire 59 concentrique à l'axe A et une partieactive 60. Cette came peut être constituée par un bossage du plateau 20b où, de préférence, être rapportée sur ce plateau par deux vis 61 permettant, le cas échéant, un réglage de sa position, par le vissage dans deux d'une série de trous pré- vus dans le plateau.
L'autre paire d'éléments de contact 22-29 ne présente rien de particulier et est identique à celle du premier exemple.
Enfin, dans tous les exemples précédents, le cycle est égal à une rotation d'un tour de l'arbre menant 1. Ceci n'est pas exclusif. C'est ainsi que la Fig. 11 représente schématiquement et partiellement une varian- te dans laquelle le cycle est de 180 , l'arbre menant 1 étant destiné à entraîner un dispositif commandé non représenté qui accomplit un travail deux fois par tour dudit arbre 1.
Dans ce cas il est prévu deux cames diamé- tralement opposées 22c et deux galets également diamétralement opposés 23c, ces éléments coopérant à tour de rôle et respectivement avec le galet 29c et avec la came 44c,
Naturellement, l'invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution représentés et décrits, qui n'ont été choisis qu'à titre d'exem- ple.
Le galet 29 peut être porté, à volonté, par la bielle 30 ou le levier 32.
L'accumulateur peut être de tout autre type que celui décrit.
Son dispositif élastique peut, en effet, être autre qu'à ressort en hélice; il peut, en effet, comporter des rondelles élastiques, un soufflet pneuma- tique, etc...
REVENDICATIONS.
1. - Mécanisme d'entraînement, à accumulation cyclique d'énergie, pour relier à un moteur de puissance motrice constante un dispositif mené tel que la puissance absorbée variable passe, au cours de chaque cycle, par une pointe supérieure à la puissance motrice, ledit mécanisme étant ca- ractérisé en ce qu'il comporte en combinaison :
un organe rotatifmenant adapté envue de sa liaison audit moteur de manière que cet organe soit en- traîné d'un mouvement uniforme et soit susceptible de transmettre un couple moteur constant,un organe mené adapté pour être relié au dispositifà entrai- ner, un dispositif de liaison mécanique entre ces 'deux organes, un accumula- teur d'énergie mobile entre une position chargée et une position déchargée et deux paires d'éléments conjugués de contact mécanique qui, pour chaque paire,
sont prévus l'un sur l'organe menant et l'autre sur l'accumulateur dans des positions telles que les éléments de l'une des paires ne viennent en contact que lorsque les éléments de lautre paire ont cessé de l'être et ces paires d'éléments étant adaptées de manière telle qu'à chaque instant elles permettent un échange de puissance entre l'organe menant et l'accumu lateur, dans un sens pour l'une et Bans l'autre sens pour l'autre, les échan- ges correspondant respectivement à l'excédent et au déficit de la puissance motrice par rapport à la puissance absorbée audit instant.