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H. NAEVE, résidant à DUSSELDORF (All emagne) .
DISPOSITIF POUR LE PLISSAGE DES STORES ET RIDEAUX.
La présente invention est relative à un dispositif pour le plis- sage des stores et rideaux, dispositif dans lequel sont prévus des éléments rigides, pour assurer une formation régulière des plis.
On connaît déjà des dispositifs de ce genre, qui sont placés au- dessus du rideau et dont les éléments aidant à la formation des plis sont constitués par des pièces articulées, charnières, bandes métalliques, etc.., sans liaison directe avec le rideau. Indépendamment du fait que ces organes de plissage sont compliqués et coûteux, ils sont difficilement utilisables, en raison de leur encombrement et de leur aspect peu esthétique, dans tous les cas où, ainsi qu'il est fréquemment d'usage actuellement, on ne prévoit pas de bande ou volant transversal, cachant le rail de tirage du rideau.
Ces inconvénients sont écartés grâce au dispositif qui fait l'ob- jet de l'invention, du fait que les éléments rigides en question sont direc- tement montés sur le rideau lui-même, ou sur son galon de renfort. La mise en place de ces éléments n'exige aucune connaissance spéciale, et s'effectue facilement. Le dispositif suivant l'invention se prête à tout rapport de largeur entre fenêtre et rideau. Les becs des plis ne peuvent pas s'affais- ser,' car l'effet de soutien des éléments rigides s'exerce sur toute la lon- gueur du porte-à-faux, en assurant une formation régulière de ces plis. Les arrondis du plissage se forment librement, et le tissu paraît plus plein, et plus lourd.
Les doubles rideaux qui, au cours du temps, sont devenus une simple décoration latérale fixe, obtenue par épinglage des plis formés àla main, peuvent reprendre leur destination originale qui était, par leur ti- rage devant la fenêtre, d'arrêter soit la lumière du jour, soit la lumière
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de l'éclairage intérieur, et devaient donc être mobiles, en formant des plis réguliers quel que soit leur degré d'ouverture.
Suivant une première forme de réalisation de l'invention, les é- léments rigides se composent de barrettes plates présentant toutes la même longueur, engagées chacune dans une pochette ou logement du galon de renfort du rideau. Un seul type de galon convient pour les rideaux et doubles rideaux d'une part, et d'autre part pour tous les moyens de suspension (anneaux, galets ou curseurs de tous genres).
Différentes autres formes de réalisation de l'invention seront décrites ci-après, en plusieurs exemples d'exécution, et à l'appui des des- sins annexés, où :
La figure 1 montre un galon de renfort 1 pour un rideau, compor- tant des pochettes ou logements 2 allongés et plats, formés par tissage de ce galon, et dans lesquels peuvent être engagés des éléments rigides corres- pondants 3. La pochette 2 de gauche sur le dessin est ouverte à son extrémi- té droite, pour permettre l'introduction de la barrette 3. Attendu que cette forme de réalisation exigerait l'ouverture de chaque pochette après confec- tion du galon, on préfère la forme de réalisation indiquée pour la pochette 2' de droite sur le dessin,pochette dont l'ouverture inférieure destinée à l'introduction de la barrette 3 peut être directement obtenue au tissage.
Au-dessus de la partie médiane de chaque barrette est prévue une fente 4 dans laquelle peut être engagé un des éléments de suspension ou d'accrocha- ge actuellement répandus dans le commerce. Entre les pochettes 2 et les fen- tes 4 glisse un cordon de tirage coulissant 5, qui passe entre les barrettes tantôt par devant 5b tantôt par derrière (5c)¯. Le rideau est cousu au bord inférieur 6 du galon. Si le galon 1 est plus ou moins froncé réguliè- rement sur le cordon de tirage 5, ce galon et par conséquent le rideau lui- même forment obligatoirement et alternativement un pli vers l'arrière et un pli vers l'avant. Entre les barrettes subsistent des portions intermédiai- res souples, puisqu'elles restent libres. La profondeur des plis obtenus de cette manière dépend de la quantité dont le galon 1 a été froncé sur le cordon de tirage 5.
Les figures 2 et 3 représentent l'une en élévation et l'autre en plan un rideau 7 fermé dans la partie droite de ces figures, et ouvert ou replié dans la partie de gauche. Ce rideau est fixé au galon 10, au moyen des coutures 8 et 9. Le galon 10 comporte des pochettes 11 allongées complè- tement ouvertes à leur bord inférieur 12, et présentant une ouverture média- ne supérieure 13. Les éléments rigides 14 engagés par les ouvertures 12 dans les pochettes 11, et qui sont formés d'un fil métallique, dépassent hors de celles-ci par un anneau 15 qui traverse l'ouverture 13. Dans les anneaux 15 sont engagés les crochets 16 des curseurs 17 à galets de roulement actuelle- ment dans le commerce. Horizontalement au-dessus du bord supérieur du rideau 7 est disposé un galon de tirage 19 dans les fentes 18 duquel passent les crochets 16 des curseurs 17.
Ce galon 19, comme le montre la partie de droi- te de la figure 3, détermine lorsqu'il est tendu la distance entre les plis et la profondeur de ceux-ci, le rideau étant fermé, ce galon 19, comme l'in- dique la partie de gauche de la figure 2, formant des boucles orientées vers le bas, entre les éléments rigides 14-15, quand le rideau est ouvert. Il est évident que le galon de tirage 19 peut tout aussi bien être remplacé par un cordon de tirage.
Si un double rideau doit être tendu devant la fenêtre, sans for- mer de plis lorsqu'il est fermé, on supprime le cordon de tirage 5 ou le galon de tirage 19. Grâce à la présence des éléments rigides 3 ou 14, des plis réguliers se forment cependant à l'ouverture du double rideau.
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Alors que les figures 2 et 3 sont relatives à un exemple de réa- lisation dans lequel les éléments rigides peuvent jouer entre une position à laquelle ils sont parallèles au rail, et une position perpendiculaire, ce qui entraîne à un certain encombrement en épaisseur, les figures 4 à 14 re- présentent des exemples de réalisation de l'invention dans lesquels l'encom- brement en épaisseur est beaucoup plus réduit, ces formes de réalisation se prêtant particulièrement bien par exemple aux rideaux garnissant les portes de communication, la face intérieure des glaces de vitrine, et autres appli- cations analogues.
Dans les figures 6 à 8 qui représentent respectivement une coupe horizontale, une coupe longitudinale et une coupe transversale du dispositif, l'élément rigide 20 est constitué par un fil métallique replié, s'accrochant par sa branche de suspension 21 à un curseur du commerce comportant une pai- re de galets de roulement 22 se déplaçant dans un rail 23 en bois de section en U renversé et dont les ailes sont tournées vers l'intérieur. La branche 21 est orientée en oblique par rapport au corps de l'élément rigide 20, de sorte que celui-ci forme un angle aigu avec le rail 23, comme le montre bien la figure 6. Si on laisse libre une portion de rideau 24 suffisamment large, entre deux éléments rigides consécutifs 20, comme le montrent les figures 4 et 5, on obtient des plis couchés l'un sur l'autre., et très plats.
La fi- gure 4 représente en plan une portion d'un rideau ainsi monté, la partie de gauche de cette figure montrant le rideau ouvert ou replié, et la partie de droite ce même rideau fermé. On voit que la distance maximum entre les élé- ments rigides, c'est-à-dire la distance 1. est déterminée par un galon ou cordon de tirage indiqué en traits mixtes, et qui correspond au galon 19 des figures 2 et 3. La figure 5 représente à plus petite échelle un double ri- deau en deux parties, fermé et vu en plan.
Dans les figures 9 à 14, on a représenté deux autres exemples de réalisation d'éléments rigides combinés à des organes de suspension ou d'accrochage, et comportant des butées destinées à limiter la possibilité d'oscillation ou de pivotement desdits éléments rigides par rapport au rail.
Les figures 9 à 11 représentent respectivement en coupe horizon- tale, en coupe verticale et en coupe transversale un curseur roulant dans un rail métallique de section en U renversé dont les ailes sont repliées vers l'intérieur. Sur la branche 25 qui relie l'élément rigide proprement dit 26 à la paire de galets 27 de manière à permettre une oscillation entre ces deux organes suivant l'angle aigu indiqué par la flèche 12 dans la figure 9, sont ménagées des ailes de butée 28 orientées en sens opposé et qui, lors- que les éléments rigides 26 ont atteint l'angle d'inclinaison désiré par rapport au rail, viennent porter contre les bords internes du rail de gui- dage 29 en empêchant que la paire de galets 27 vienne se coincer dans le rail.
Les figures 12 à 14 représentent respectivement en élévation, en coupe horizontale et en coupe transversale un curseur extérieur roulant sur un rail de section en double T. Deux pattes 30 rabattues vers l'exté- rieur,et ménagées à l'extrémité supérieure de la branche 31 de suspension de l'élément rigide proprement dit 32, sont engagées dans une ouverture 33 de forme triangulaire prévue dans la base 34 de la chape 35 du curseur, si bien que l'élément rigide 32, en même temps que sa branche 31, est suscep- tible d'osciller par rapport à la chape 35 suivant un angle indiqué par la flèche ± de la figure 13.
Sur les deux parois latérales 36 de la chape 35 sont formées des ailes de butée 37 dirigées vers l'intérieur, et qui assu- rent un guidage satisfaisant de la chape contre le rail 38, même aux endroits où celui-ci est cintré, par exemple à ses extrémités.
On peut prévoir au bord inférieur du rideau des éléments rigides
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analogues à ceux disposés à son bord supérieur, de façon à assurer une for- mation régulière des plis sur toute la hauteur du rideau; on peut ainsi sup- primer les dispositifs de plombage fréquemment utilisés pour donner de la tenue aux rideaux.
REVENDICATIONS.
1.- Dispositif pour le plissage des stores et rideaux, dansle- quel des éléments rigides sont prévus pour assurer une formation régulière des plis, caractérisé par le fait que lesdits éléments rigides sont placés directement sur le rideau ou sur son galon de renfort.