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SOCIETE D'APPLICATIONS GENERALES D'ELECTRICITE ET DE MECANIQUE (S.A.G.E.M.), résidant à PARIS.
PERFECTIONNEMENTS AUX METIERS CIRCULAIRES.
La présente invention concerne des perfectionnements à l'ensem- ble des organes qui constituent le dispositif d'appel du tissu tubulaire pro- duit sur métier circulaire dispositif qui assure: a) La détermination de la laize et la mise en forme circulaire du tissu. b) L'aplatissement progressif du tube de tissu. c) Le mouvement positif de translation du tissu dont la vitesse réglable détermine le duitage plus ou moins élevé d) Le stockage sur le métier du tissu produit.
Sur métier circulaire il est connu: a) de déterminer la laize et de mettre le tissu en forme circu- laire à l'aide d'un cercle de diamètre convenable formant ou non renvoi pour les fils de chaîne, cercle à proximité duquel viennent se régler à distance convenable les organes de dépôt et de serrage du fil de trame.
Ce cercle doit pouvoir être remplacé très rapidement par un au- tre lorsque l'on veut changer la laize du tissu produit.
Les dispositifs connus, notamment dans les métiers circulaires à foule horizontale, constitués par un tube reposant et centré par un usinage sur le bâti du métier, sont d'un prix de revient élevé, leurs dimensions en hauteur sont importantes et-leur exécution difficile.
Ils nécessitent d'autre part des jeux de cercles intermédiaires de centrage pour obtenir la gamme complète des laizes, nécessitant l'acquisi-
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tion d'un lot d'accessoires important et coûteux pour chaque métier.
De plus., ce genre de tube empêche l'évacuation de la bourre vers la partie inférieure ce qui oblige à nettoyer fréquemment le centre du mé- tier b) d'aider la formation des plis longitudinaux résultant de l'aplatissement du tube, de façon à alimenter les cylindres d'appel avec un tissu double bien plat et tendu, à l'aide d'appareils élargisseurs suspen- dus à l'intérieur du tube de tissu.
Ces appareils qui doivent être réglables pour permettre de ten- dre toutes les largeurs de tissu qui peuvent être produites par le métier né- cessitent un point de suspension dans la charpente de l'usine et ne sont pas accessibles pendant la marche du métier. On est obligé, pour pouvoir régler l'écartement des branches de ces élargisseurs, de prévoir des dispositifs permettant le réglage à distance à partir de la partie supérieure du métier ou même, dans le cas de métier à foule verticale, à travers la toile ou les nappes de fils de chaîne. On est donc conduit à construire des organes en- combrants difficiles à mettre en place, d'un réglage mal commode puisqu'il s'effectue à l'intérieur du tissu tubulaire, et d'un prix de revient très élevé.
c) d'appeler le tissu au fur et à mesure de sa formation sui- vant l'axe principal du métier en agissant à l'aide de cylindres commandés positivement sur l'une ou sur les deux faces du tube aplati.
Le mouvement d'appel est en général arrêté des la détection d'une casse de trame de façon à éviter d'appeler alors que le tissage ne peut plus avoir lieu correctement. Au démarrage du métier, après répara- tion du fil cassé, la remise en route du mouvement de l'appel est effec- tué avec un certain retard pour éviter un clair dans le tissu à l'endroit où la casse s'est produite.
Cette action est souvent réalisée à la main en faisant tourner d'une certaine quantité les cylindres d'appel en sens inverse de leur mou- vement normal, ce qui est très mal commode.
Dans d'autres dispositifs où la commande de l'appel s'effectue à l'aide d'un rochet et de cliquets ce retard au démarrage peut être obte- nu automatiquement à l'aide d'un dispositif mécanique assez compliqué, dé- licat à régler et assez onéreux à fabriquer.
D'autre part, les dispositions connues des cylindres d'appel produisent toujours des tissus comportant des défauts. On constate notam- ment une déformation des fils de trame et une différence entre les lon- gueurs des fils de chaîne des deux faces du tube de tissu aplati. Cette différence, qu'il est impossible de corriger, provoque des plis et des dé- formations importantes du tissu au calandrage d'où résultent des rebuts inévitables.
Certains dispositifs étudiés pour rattraper ces défauts, tels que cylindres et embarres de renvois à génératrices constituées par des courbes appropriées, remplissent leur rle imparfaitement et augmentent anormalement la fatigue des fils de chaîne du tissu. d) de stocker le tube de tissu aplati par enroulement sur un rouleau de réception ce qui, indépendamment des défauts provoqués par la différence de tension entre le début et la fin du rouleau de tissu, augmen- te la déformation des duites et provoque toujours des plis sur la face in- térieure du tissu double enroulé.
Les perfectionnements objet de l'invention remédient à ces dif- férents défauts en permettant d'obtenir des meilleurs résultats avec des organes beaucoup plus simples et partant d'une réalisation facile beaucoup moins onéreuse.
- Selon une première caractéristique de l'invention l'organe
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qui détermine la laize du tissu est constitué par la combinaison d'un cer- cle, dit cercle de tissage, et de supports articulés. Ces supports permet- tent la mise en place rapide et simple de tous les cercles couvrant la gam- me des largeurs que peut produire le métier sans nécessiter aucune pièce in- termédiaire.
- Selon une deuxième caractéristique de l'invention la tension transversale et la formation des plis du tissu, avant son passage aux cy- lindres d'appel, sont obtenus à l'aide de deux templets comportant par exem- ple trois rouleaux qui pincent le tissu à chaque extrémité.
Cette utilisation particulière de templets disposés extérieure- ment au tissu tubulaire permet d'éviter tous les inconvénients précités et conduit à un dispositif très simple et peu coûteux.
- Selon une troisième caractéristique de l'invention la comman- de positive de l'appel du tissu est groupée en un ensemble bien homogène séparé du corps de métier. Cet ensemble peut se fixer dans toutes les posi- tions voulues à la condition que la traction du tissu reste dans l'axe ver- tical du métier.
La commande de l'ensemble d'appel peut être obtenue: - Soit à partir du mouvement principal d'entraînement du métier par un organe de liaison adaptable tel que arbre à cardans ou chaîne.
- Soit par un moteur réducteur électrique indépendant placé sous le contrôle du contacteur général de com- mande du métier et d'un relais.
Une caractéristique particulière d'une forme de réalisation d'un tel ensemble comporte une roue et vis sans fin pour la commande de l'appel, ces organes étant déterminés de telle façon que le mouvement soit Irréversible c'est-à-dire que lors de l'arrêt du mouvement d'appel la ten- sion de la toile et des fils de chaîne ne puisse entraîner la rotation des cylindres en sens inverse.
D'autre part, l'ensemble peut comprendre un système délivreur conçu pour permettre soit la descente du tissu à un étage inférieur soit, par un renvoi appropriée le dépôt du tissu sur le plan où se trouve monté cet ensemble.
On peut alors stocker le tissu dans un dispositif récepteur qui peut être constitué très simplement, soit par une caisse ou un panier ouvert de telle façon que la manutention du tissu soit très facile, soit par un chariot adapté à cet usage qui a l'avantage de permettre la manoeu- vre directe sans reprise de charge.
Dans ces deux cas la caractéristique de l'invention est de re- porter le délivreur à une hauteur convenable et de laisser la toile libre de se plier soit (d'elle-même sous l'action de son propre poids, soit par un système commandé par excentrique. (Fig. 11).
Nous décrirons le cas d'un ensemble d'appel relié par arbre à cardans au mouvement général du métier comportant un système délivreur qui permet le stockage du tissu au même niveau que cet ensemble d'appel.
- Une quatrième caractéristique de l'invention concerne une disposition particulière des cylindres agissant sur le tissu.
La toile tubulaire produite au cercle de tissage est appelée en laize double par des cylindres commandés positivement, afin d'éviter toute déformation dans le sens des fils de trame les cylindres sont dispo- sés de telle façon que la toile effectue autour d'eux des arcs d'enroulement égaux sur chacune des faces du tissu. A cette condition chaque face est en- traînée avec une adhérence de même valeur et parcourt ainsi la même longueur
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développée avant sa sortie au délivreur.
Chaque cylindre est revêtu d'une matière donnant une adhérence convenable en rapport avec la qualité du tissu produit (par exemple: pa- pier de verre, toile emeri, moletage ruban picoté, etc...) Il serait con- traire au principe de l'invention d'employer des aiguilles d'une longueur telle qu'elles perceraient les deux couches de tissu. En dehors de la dé- térioration que de telles aiguilles feraient subir au tissu, chaque cylin- dre ne doit entraîner que la couche de tissu qui se trouve appliqué à sa surface.
On peut réaliser de nombreuses formes de construction sans s'é- carter du principe de l'invention. Si ce principe est respecté on obtient toujours des tissus tubulaires dont les duites ne sont pas déformées et dont les deux lèvres sont parfaitement rectilignes et superposables après coupe du tissu..
- Selon une cinquième caractéristique l'ensemble d'appel con- stitué ainsi qu'il est indiqué aux paragraphes précédents peut être placé sous le contrôle d'un dispositif spécial qui permet à volonté ou automati- quement d'obtenir l'arrêt ou la remise en route du mouvement d'appel. Ce dispositif peut, par exemple, permettre d'obtenir un retard déterminé à la mise en route du mouvement d'appel au moment de la mise en marche du métier ou d'obtenir automatiquement la formation de bandes de renfort en trame à des distances voulues.
Il est en effet intéressant de mettre en rotation les navettes afin de déposer des duites sans appeler le tissu lors d'une remise en mar- che du métier après une casse de trame afin d'obtenir à cet endroit un dui- tage régulier ou même renforcé.
D'autre part, dans le cas par exemple du tissage de tissu des- tiné à la fabrication de sacs, des serrés en trame convenablement répar- tis sur certaines zones permettent d'obtenir des sacs renforcés uniquement dans les parties où la rupture est le plus à craindre ce qui conduit à des sacs plus résistants qui sont pourtant fabriqués avec une économie appré- ciable de matière première.
L'invention s'étend à ce point de vue au-principe de ces ren- forts ainsi qu'aux produits qui peuvent être obtenus par ce procédé, aussi bien lorsqu'il s'agit de sacs que d'autres tissus comportant des effets ré- sultant de serrés en trame.
Cet arrêt du mouvement de *1 'appel qui doit être réglable sui- vant le serré que l'on désire obtenir dans le tissu ou , dans le cas de la mise en marche du métier après rupture de trame suivant l'article tis- sé, peut être fonction du temps ou d'un certain nombre de tours de navettes c'est-à-dire d'un certain nombre de duites déposées.
Le dispositif selon..* l'invention pourra donc être réalisé de fa- çon a obtenir l'un ou l'autre de ces deux types de réglage, le second cas donnant des résultats plus constants car il élimine les variations d'impor- tance dans le serré lors des remises en route après rupture de trame, va- riations qui seraient dues aux différences entre les accélérations de cha- que remise en route,,
Dans le premier cas ce dispositif comporte en combinaison les éléments suivants: - Un embrayage à clabaud placé sous la dépendance d'un électro- aimant. Cet embrayage est placé de telle manière qu'il permet d'arrêter ou de remettre en route le mouvement de l'appel du tissu indépen- damment des autres mouvements du métier.
- Un système de contrôle de l'électro-aimant précité constitué, soit par un relais temporisé à temporisation réglable ou par
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un relais à minuterie pouvant être commandé par le casse-trame afin d'ob- tenir le retard à la remise en route du mouvement d'appel à chaque démarra- ge du métier après casse de trame soit par un dispositif contacteur élec- trique tournant, permettant d'arrêter le mouvement de l'appel pendant des temps déterminés et à des intervalles désirés afin d'obtenir des serrés de ,renfort en trame.
Dans le deuxième cas le dispositif comporte en combinaison les éléments suivants: - L'embrayage à clabaud ainsi que décrit précédemment dont l'é- lectro-aimant est placé sous la dépendance soit du casse- trame, soit du dispositif distributeur précité suivant l'ef- fet que l'on désire obtenir.
- Un système de retard basé sur l'accumulation d'une certaine quantité d'énergie. Cette énergie peut être accumulée par exemple dans un ressort ou en utilisant la montée d'un poids, la compression d'un fluide une force d'origine électro-magné- tique ou par tout autre moyen.
L'embrayage électromécanique à clabaud et électro-suceur peut être remplacé dans les combinaisons ainsi définies par un embrayage électro- magnétique.
La description qui suit a trait plus spécialement à des formes de réalisation selon les principes de l'invention appliqués à un métier cir- culaire à axe vertical et foule horizontale où le tissu produit descendrait par le centre du métier.
Il est facile de concevoir d'autres dispositifs selon les mêmes principes mais adaptés à n'importe quel type de métier circulaire ou même de métier droit tissant de la toile tubulaire ou non, métiers sur lesquels des dispositifs d'appel comportant les caractéristiques de l'invention pour- raient être montés. Les descriptions données à titre d'exemple ne peuvent donc limiter l'invention aux seuls types de métiers représentés.
Les dessins ci-joints représentent, à titre indicatif pour la compréhension de l'inventions Figure 1 - Une coupe par l'axe du métier du cercle de tissage et de ses rapports.
Figure 2 - Un plan des organes précédents.
Figure 3 - Une coupe montrant le détail d'un montage du cercle sur un de ses supports selon le principe de l'invention.
Figure 4 - Une coupe montrant une variante de ce montage dans le cas où le cercle de tissage est à double usage.
Figure 5 - Une élévation de l'utilisation de deux templets pour la tension transversale de la toile tubulaire aplatie.
Figure 6 - Une vue du même dispositif en coupe.
Figure 7 - Une coupe schématique montrant l'ensemble mécanique des organes agissant sur le tissu.
Figure 8 - Une vue partielle en plan de cet ensemble.
Figure 9 - Une coupe montrant une disposition des cylindres d'appel et des cylindres délivreurs, conforme aux principes de l'invention.
Figure 10 - Une coupe d'une autre disposition possible des cylindres dans le cas d'un montage en étage.
Figure 11 - Une élévation montrant le stockage directe du tissu sur chariot dans le cas d'un délivreur relevé.
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Figure 12 - Un schéma électrique de la commande du retard au démarrage de l'appel par un relais temporisée Figure 13 - Une coupe d'un dispositif de retard à accumulation d'énergie mé- canique selon 1-*Invention.
Figure 14 - Une vue en plan de ce même dispositif.
Le cercle de tissage 1 repose sur les bras 2 articulés sur le socle du métier 4 autour d'axes 3. Le débattement de chacun de ces bras 2 est tel qu'il permet le montage du plus grand cercle la au plus petit 1b d'un même type de métier (Fig. 1 et 2).
La liaison cercle-bras est telle qu'elle assure le centrage du cercle autour de l'axe général du métier ainsi que sa mise dans le plan ho- rizontal moyen de la foule f. Dans ce but l'extrémité supérieure des bras se termine en forme de languette 5 qui s'introduit dans unerainure 6 fraisée à l'angle voulu, dans le cercle de tissage (Fîg 3).
La figure 4 représente un montage analogue mais qui permet d'u- tiliser les deux profils 7 et 8 du cercle, ces deux profils étant soit sur un même diamètre, soit sur deux diamètres D et D' voisins conduisant à des largeurs de tissu différentes mais normalement utilisées.
Ces dispositifs permettent d'utiliser des cercles de faible hau- teur, constitués uniquement par un fer plat en acier roulé et usiné. Elles permettent en plus la libre évacuation de la bourre par les espaces libres laissés entre les bras.
Deux templets 55-56 montés sur une entretoise 57 permettant de les régler à l'écartement voulu, serrent le tissu à chaque extrémité au point de formation du pli entre leurs rouleaux 58-59-60, juste avant le pas- sage aux cylindres de commande de l'appel 23 et 24. Ces rouleaux à picots en hélice ou à aiguilles sur disques inclinés sont disposés de telle maniè- re que le sens de rotation communiqué aux rouleaux par l'avancement du tis- su tend, par la prise des picots dans le tissu, à écarter celui-ci vers l'extérieur. Le tissu ainsi maintenu se présente convenablement dans les cylindres d'appel (Fig. 5 et 6).
La prise de mouvement des cylindres d'appel 23 et 24 se fait par le pignon 9 calé sur l'arbre de commande principal du métier 10Le mou- vement est ensuite transmis par le pignon 11 formant embrayage à clabaud avec la noix 12 calée sur l'arbre 13. Les pignons 14-15-16, l'arbre d'appel à cardan 17 et les pignons 18-19-20 transmettent le mouvement à la vis sans fin 21 qui commande en rotation lente la roue creuse 22 calée sur l'arbre du cylindre d'appel inférieur 23. Le cylindre supérieur 24 est commandé en ro- tation par les pignons 25-26 et appliqué en pression sur le cylindre 23 par les ressorts 27 et les vis de réglage 28.
Le tissu se trouve ainsi serré entre les deux cylindres et est appelé par adhérence. Cette adhérence est obtenue par une garniture appro- priée dont les cylindres sont recouverts.
Le tissu est ensuite renvoyé autour d'un cylindre 29 jusqu'à un cylindre délivreur 30 au contact duquel il se trouve maintenu par un cylin- dre de pression 31, libre en rotation.
A la sortie du délivreur, le tissu tombe verticalement et vient se placer en plis réguliers sur le sol ou dans toute caisse ou chariot pré- vu à cet effet.
La vitesse de traction du tissu qui conditionne le duitage est modifiable par le jeu des pignons de change 14 et 20. Le retour arrière sous l'effet de tension du tissu et des fils de chaîne est impossible lorsque la noix de clabaud 12 est débrayée grâce à l'irréversibilité du couple roue et vis sans fin 21 et 22.
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La face I du tissu parcourt au contact des cylindres 24 et 29 les arcs o( 1 et ss 1 (Fige 9).
La face II du tissu parcourt au contact des cylindres 23 et 30 les arcs [alpha] 2 et ss 2.
La disposition est telle que les arcs [alpha] 1 et [alpha] 2 sont égaux ainsi que les arcs ss 1 et ss 2.
Dans le cas de la figure 10 où le tissu descend verticalement à l'étage inférieur les cylindres 29 et 30 sont remplacés par deux cylindres
32 et 33 disposés de manière appropriée et commandés positivement.
La vitesse d'appel du tissu est déterminée par la vitesse de ro- tation des cylindres 23 et 24. Afin de faire franchir au tissu, sans risques de plis, le renvoi assez brutal constitué par le cylindre lisse 29, on donne à celui-ci une vitesse de rotation légèrement supérieure à celle qui corres- pondrait à la vitesse linéaire d'appel du tissu.
Il est nécessaire de tendre le tissu entre les cylindres 29 et
30.Cette tension est obtenue en commandant également le pignon 34 à une vi- tesse de rotation supérieure à celle qui correspondrait à la vitesse linéai- re d'appel du tissu.
Le pignon 34 entraîne, par l'intermédiaire d'une friction régla- ble 35, le cylindre 30 revêtu d'une couche adhérente.
Le réglage donné à la friction dépend du type de tissu produit.
Ces différentes vitesses sont communiquées aux cylindres 29 et 30 par les pignons 36, 37 et 34 entraînés par une marne chaîne 38. Le pignon 36 est mo- teur puisqu'il est calé sur le marne arbre que 22, les pignons 37 et 34 étant des récepteurs et 39 un pignon tendeur.
Le mouvement des cylindres 19 et 20 qui appellent le tissu peut être désolidarisé du mouvement des navettes par l'embrayage à clabaud pla- cé sous la dépendance de l'électro-aimant plongeur 40.
Il est donc possible d'arrêter le mouvement d'appel du tissu à n'importe quel moment, soit pour produire des renforts en trame, soit au mo- ment du démarrage du métier après un arrêt trame pour éviter un clair dans le tissu.
Il est facile de concevoir les différents dispositifs électri- ques et mécaniques d'asservissement de l'électro-aimant suceur 40 à ces différentes fins.
Nous décrirons seulement, dans le cas où l'on désire obtenir un retard au démarrage après casse de trame, des réalisations conformes aux principes de l'invention des deux types de retard : retardfonction du temps (fig. 12), retard fonction du nombre de tours de navettes (fig. 13 et 14).
- Retard fonction du temps (fige 12)
Le retard à la remise en rotation des cylindres 23-24 est dans ce cas rapporté directement à l'électro-aimant 40 de l'embrayage à clabaud (fig. 7).
L'électro-aimant 40 est placé sous le contrôle d'un relais tem- porisé 41, la temporisation de ce relais étant assurée par un condensateur 42 dont le temps de charge t est réglable pour une tension donnée par la valeur résistante du potentiomètre 43 mis dans le circuit. Un contact inver- seur 44 placé sous la dépendance du casse-trame par exemple, permet à chaque redémarrage de décharger le condensateur 42 sur une résistance 45.
Il est évident que la mise sous tension rptardée de l'électro- aimant pourrait être également obtenue par un contact à minuterie, déclenché par la remise en marche du métier.
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- Retard fonction du nombre de tours de navettes (fig. 13 et 14)
Ce retard entre la commande des navettes et la commande de l'ap- pel est obtenu par l'interposition d'un élément capable d'accumuler une cer- taine quantité d'énergie (accumulation d'énergie mécanique dans un ressort par exemple.
L'arbre d'appel à cardans 17 (fig. 13) est constitué de deux parties 46 et 47 tourillonnant librement l'une dans l'autre. La partie 46, solidaire de la noix du clabaud 12 par les pignons 14-15-16., porte un man- chon 48 goupillé ayant un doigt 49 sur lequel prend appui une extrémité du ressort de torsion 50.
La partie 47 solidaire de la vis 21 par les pignons 18-19-20 porte un manchon 51 rendu solidaire de 47 par une goupille de sécurité 52.
Un doigt 53 rivé sur 51 sur le même diamètre que 49 sert d'appui à l'autre extrémité du ressort 50.
Le sens de rotation de 48 est tel que l'entraînement du doigt 53, solidaire de la vis 21, se fait par l'intermédiaire du doigt 49 après bandage du ressort 50. La fraction de tour nécessaire au bandage du res- sort apporte le retard désiré.
A chaque débrayage de la noix de clabaud 12, le ressort bandé entraîne, par l'intermédiaire du doigt 53, le manchon 48 ainsi que les pi- gnons 14-15-16 et la noix 12 en arrière jusqu'à ce que la butée réglable 54 montée sur 48 vienne en contact avec le doigt 53 limitant ainsi à une fraction réglable de tour le retard désiré.
A cette fraction de tour repérée sur l'arbre d'appel par l'an- gle [alpha] , correspondant un nombre de tours de navettes c'est-à-dire de dui- tes déposées sans avancement commandé de la toile.
Dans ce dispositif 1'électro-aimant 40 est placé sous la dépen- dance directe du contact électrique du casse-trame par exemple.