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V E B ELEKTROCHEMI SCHES KOMBINAT BITTERFELD, résidant à BITTERFELD (Allemagne).
PROCEDE POUR ASSURER UNE TRANSMISSION DE CHALEUR A GRAND RENDEMENT A L' INTERIEUR DE TUBES D'ECHANGEURS DE CHALEUR.
L'échange de chaleur entre des corps liquides ou existant sous forme de vapeurs ou de gaz joue un rôle important dans la technique. On uti- lise dans ce but des appareils désignés sous le nom d'échangeurs de chaleur; leur rendement économique dépend dans une large mesure de l'effet utile sous lequel s'effectue l'échange de chaleur.
Dans des installations de turbines, on utilise par exemple pour la condensation de la vapeur d'eau, pour mainte- nir un vide élevé et récupérer le condensat comme eau d'alimentation, des condenseurs par surface dans lesquels, pour effectuer le refroidissement, on fait passer,à travers un système de nombreux tubes, de l'eau froide qui cède de nouveau la chaleur ainsi extraite de la vapeur, par exemple dans des tours de réfrigération, et qui est ensuite réutilisée en cycle fermé.
Gomme on le sait, il résulte de la nécessité de devoir utiliser de l'eau brute pour le re- froidissement, la difficulté qui consiste en ce que les impuretés, qui y sont contenues, aussi bien de nature inorganique qu'organique, se déposent dans les tubes des condenseurs sous forme de boues, à l'état semi-solide mais également sous forme de dépôts aussi durs que de la pierre. Il en résulte que la trans- mission de chaleur des tubes à l'agent de réfrigération devient de moins en moins bonne avec le temps, ce qui se fait sentir de façon nuisible correspon- dante sur la condensation de la vapeur et non seulement augmente la consomma- tion de vapeur mais réduit également la production d'énergie.
Pour cette rai- son, les tubes doivent de temps en temps être soumis à un nettoyage qui, sui- vant le genre de dépôts existants, ne nécessite pas seulement une dépense de temps et de main-d'oeuvre plus ou moins considérable, mais aussi, ce qui est encore plus désagréable, une perte additionnelle de production d'énergie.
Pour cette raison, une grande série de propositions ont déjà été
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faites pour réduire dans le temps les travaux de nettoyage indésirables au point de vue économique, ou pour en simplifier l'exécution. Comme outil à en- foncer dans les tubes de réfrigération, on utilise fréquemment, au lieu de tiges munies de simples brosses, des tiges munies de brosses à ressort et en forme de panier, dénommées brosses de Columbus, qui consistent en fils d'a- cier enroulés en spirales liés ensemble sous forme de panier, qui peuvent s'adapter au diamètre du tube par un dispositif de réglage et qui s'appuient ensuite fortement de façon élastique contre la paroi des tubes.
Mais le net- toyage des tubes individuels réclame beaucoup de temps et doit être exécuté par plusieurs personnes parce que le travail nécessite une grande dépense de force, particulièrement quand le dépôt est épais, tenace ou dur. En outre, l'enfoncement de longues tiges et le démontage du couvercle du condenseur né- cessaire à ce but, demandent beaucoup de place. Pour épargner des efforts de travail, on exécute également l'enfoncement des tiges par voie hydraulique, et par groupes de tubes.
Mais l'appareil nécessaire à cette opération est très coûteux, ne se laisse transporter que de façon compliquée et à l'aide de moyens auxi- liaires spéciaux, et malgré cela, il nécessite encore l'emploi de deux hommes pour le nettoyage de 1000 tubes par heure. Suivant un autre procédé, on uti- lise des bouchons en différentes matières telles que du caoutchouc, des ma- tières artificielles, du bois, etc., qu'on projette à travers les tubes par l'action d'une pression d'eau atteignant jusque 8 atmosphères environ ou éga- lement au moyen d'air comprimé. Comparée au procédé par enfoncement, cette opération offre l'inconvénient d'un frottement moindre entre les tubes et les bouchons parce que la pression de poussée de l'eau est limitée pour évi- ter une rupture des tubes de réfrigération.
Le nettoyage au jet de sable ou de cendres, qu'on recommande et utilise également, doit avoir un meilleur ef- fet que celui obtenu par les procédés décrits ci-dessus. Toutefois, le rende- ment est très faible, car dans ce cas, trois hommes sont nécessaires pour nettoyer 1000 tubes en 10 heures. En outre, il faut compter sur une usure de plusieurs pourcents du matériel des tubes après un nettoyage. Pour des eaux de réfrigération à haute dureté en carbonate, il se forme aisément des dépôts de carbonates durs, qu'il n'est pas toujours possible d'enlever par des pro- cédés uniquement mécaniques. Dans ce cas, il faut utiliser des moyens chimi- ques, et on emploie d'habitude des solutions de sel ou d'acide sulfurique en y ajoutant des colloïdes protecteurs.
La séparation des dépôts de concrétions peut s'effectuer au moyen de solutions au repos ou mises en circulation. Pour enlever le restant de souillures, on projette ensuite encore des tampons à travers les tubes. Le traitement par l'acide doit évidemment être entrepris avec beaucoup de précautions; il nécessite un lavage à l'eau particulièrement soigné pour ne pas soumettre le métal des tubes au danger de la corrosion.
Il faut encore mentionner que des pellicules d'huile qui se forment du fait que l'eau de réfrigération renferme de l'huile, doivent être éliminées par pompage de solvants organiques dans les tubes du condenseur et lavage de ce dernier par de l'eau, opération qui est très coûteuse.
Tous ces procédés de nettoyage exigent un arrêt temporaire du condenseur, ce qui a chaque fois comme résultat une perte indésirable à l'ins- tallation de turbine, s'il n'existe pas pour l'échangeur de chaleur une ré- serve qui puisse être mise en circuit dans ce but. Pour augmenter la durée des périodes de marche des condenseurs ou respectivement diminuer le nombre des nettoyages, on a proposé une chloruration de l'eau de réfrigération;
elle n'entre cependant en ligne de compte que pour l'élimination de composés orga- niques et d'algues, organismes microbiens etc. par oxydation. Ici aussi exis- te de nouveau un danger de corrosion des tubes de réfrigération par l'acide chlorhydrique.On veut également empêcher la formation de carbonate pierreux par une addition d'hexamétaphosphate de sodium et éviter ainsi le nettoyage chimique par l'acide, réclamant du temps. Mais de cette manière, les impure- tés organiques ne sont pas éliminées.
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Pour éviter de façon générale un arrêt du condenseur, suivant un autre procédé, on appose dans sa chambre d'eau des éjecteurs basculants qui peuvent être alimentés par de l'eau sous pression venant de l'extérieur. Les éjecteurs sont amenés périodiquement au cours de la marche devant chaque tu- be de condenseur, au moyen de volants à main, pour les laver et les nettoyer au moyen d'un jet puissant. Mais dans ce cas, un homme doit être maintenu dis- ponible de façon constante et seuls les dépôts peu adhérents, mais non les dépôts pierreux ou huileux, peuvent être enlevés.
Une solution du même genre prévoit de boucher alternativement, pendant le lavage, une partie des tubes de condenseur par des plaques disposées à l'intérieur de la chambre à eau et pouvant être déplacées de l'extérieur, pour porter ainsi environ au double la vitesse de refroidissement dans les tubes demeurant ouverts dans chaque cas. De cette manière, ce ne sont que les souillures qui n'adhèrent pas for- tement, et non les dépôts durs qui sont atteints. On a également appliqué un procédé suivant lequel on fait varier chaque jour le sens du courant d'eau de réfrigération. De cette façon, ce ne sont de même que les boues détachées, algues et organismes microbiens qui peuvent être rendus inoffensifs.
Considérés dans leur ensemble, aucun des procédés appliqués jus- qu'à présent ne donne de solution satisfaisante au problème. Ceux qui procu- rent un bon nettoyage ne permettent le travail que lorsque le turbogénérateur est arrêté, pour autant qu'il n'existe pas de réserve qui dans ce cas n'est toutefois pas utilisée à plein rendement. Les procédés de nettoyage, exécutés au cours de la marche, ne permettent jusqu'à présent que l'élimination d'une partie des dépôts existants, et ceux appliqués au nettoyage à charge réduite diminuent le rendement, sont compliqués et coûteux.
Une voie universelle toute différente est suivie par la présen- te invention. Elle repose sur le principe de ne pas laisser se former les dépôts et de les éviter entièrement. Pour y aboutir, on introduit dans le cir- cuit de l'eau de réfrigération des corps de nettoyage solides, adaptés au diamètre intérieur des tubes, balayant continuellement leurs parois et venant en contact avec chacun de leurs points pour effectuer le nettoyage. De cette manière, on aboutit à conserver la surface intérieure du tube propre et à maintenir une transmission de chaleur presqu'exempte de pertes.
Les corps peuvent consister en différentes matières, telles que du caoutchouc, des ma- tières artificielles, des métaux, des pierres, etc.; ils doivent seulement être adaptés aux propriétés des impuretés à enlever, et éventuellement par une construction correspondante, être environ aussi denses que l'agent d'é- change de chaleur, qui, normalement, par exemple dans le condenseur d'une installation de turbine, consiste en eau, mais pouvant dans certains cas par- ticuliers consister en une substance ayant un autre poids spécifique. Dans certaines circonstances, il est également préférable d'utiliser simultanément des corps de nettoyage mélangés, ayant des densités quelque peu différentes, pour obtenir ainsi une meilleure distribution des corps de nettoyage dans des tubes à eau de réfrigération fortement écartés entre eux dans l'espace.
Dans le cas de dépôts plus durs, l'effet de nettoyage est aug- menté si les corps de nettoyage consistent en une matière élastique, et sont mélangés ou imprégnés superficiellement d'un corps de dureté correspondante; ils comprennent par exemple comme matière de base une matière artificielle élastique, avec du sable, des cendres, du carborundum etc. comme addition de corps dur. Le diamètre de ces corps est avantageusement un peu plus grand que le diamètre du tube, pour qu'ils s'appliquent étroitement contre l'enveloppe du tube et agissent comme de l'étoupe, ce qui est possible à cause de leur élasticité. On peut également dans des cas déterminés, s'il s'agit d'élimi- ner des impuretés de différents genres, utiliser des corps de nettoyage de différents degrés d'activité, aussi bien sous forme combinée qu'alternative.
Il est également possible, de faire droit sans difficultés à toutes les exi- gences du nettoyage et de l'entreprendre tout en maintenant la pleine marche de l'installation. Comme avantage qui ne doit pas être sous-estimé, il faut
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considérer que les corps de nettoyage n'ont pas toujours besoin d'effectuer le cycle sans restriction. Il est également possible d'interrompre ce dernier si on retient les corps sur un rateau en un endroit de capture de la conduite du courant et si on les retire temporairement du courant d'eau de réfrigéra- tion pour pouvoir les remettre de nouveau en action à tout moment. Il n'est de même pas nécessaire que les corps de nettoyage parcourent la totalité du circuit du courant principal.
Ils peuvent être retirés à n'importe quel en- droit de la conduite du courant principal à l'aide des dispositifs de capture déjà cités plus haut et être amenés avec une partie du courant d'eau de ré- frigération dans une conduite de réfrigération d'où ils sont de nouveau rame- nés au moyen d'une pompe à jet d'eau, un peu en avant de l'entrée du courant principal dans le condenseur. En relation avec la pompe à jet d'eau, existe un dispositif qui sert à introduire les corps de nettoyage et à les séparer de nouveau à volonté quand il s'agit de retirer du circuit des morceaux de- venus trop petits par usure.
On décrit dans ce qui suit, en se référant à la figure 1, un e- xemple de réalisation d'une opération de nettoyage : dans le condenseur 1 se trouve le système de tubes de réfrigération, qui comprend les tubes d'entrée 2a, les tubes de retour 2b, la chambre d'entrée 3, la chambre de retour 4 et la chambre de sortie 5 de l'eau de réfrigération. Celle-ci est mise en circu- lation par la conduite d'amenée du courant principal 14 et sa conduite de sor- tie 6 à l'aide d'une pompe centrifuge 13. Dans la conduite du courant princi- pal, est monté à un endroit approprié un élargissement 7 dans lequel s'adap- te obliquement un rateau 7a à l'extrémité inférieure duquel se raccorde la conduite de dérivation 7b munie du registre de retenue 8.
La branche de tube 7b est reliée à la tubulure de raccord 9d de la pompe à jet d'eau 9 qui re- çoit son eau sous pression destinée à la tuyère 9c, de la conduite 9a munie d'un robinet de retenue 9b. Le diffuseur de la pompe à jet d'eau 9e sert en même temps de chambre de remplissage et de vidange des corps de nettoyage 15.
Dans ce but, on y appose une ouverture 9f munie d'un couvercle de fermeture 9g. En dessous, et vis-à-vis, se trouve une seconde ouverture h qui permet l'écoulement de l'eau dans le tuyau de raccordement 91 et qui peut être fer- mée par le registre 9k. Entre ce dernier et l'ouverture 9h est également mon- té un rateau 9i pour retirer du circuit les corps de nettoyage devenus trop petits et pouvoir les remplacer par d'autres. Le diffuseur 9e est raccordé par l'intermédiaire d'un registre 10 au bout de conduites de dérivation 11 qui aboutit aux tubulures d'entrée de l'eau de réfrigération du condenseur et ferme ainsi le circuit de la conduite auxiliaire.
Pour la mise en marche, on ferme les registres de retenue 8, 10 9b et 9k, on introduit les corps de nettoyage 15 par l'ouverture 9f dans la pompe à jet d'eau, et après l'avoir fermée au moyen du couvercle 9g, on ou- vre les registres 8, 10 et 9b. De cette façon, le circuit d'eau de réfrigéra- tion de la conduite auxiliaire et en même temps celui des corps de nettoyage est mis en circulation par l'eau sous pression de la pompe à jet. A partir de ce moment, il n'est plus nécessaire de s'inquiéter du travail de nettoya- ge parce qu'il s'accomplit automatiquement. Si on veut l'interrompre, on fer- me les registres 10 et 9b et ouvre le registre 9k.
Alors, les corps de net- toyage ne se déplacent plus que jusqu'à la chambre collectrice 91 de la pom- pe à jet d'eau 9 et, après fermeture du registre 9k, ils y restent jusqu'à ce qu'ils soient de nouveau mis en circulation.
Par l'application du nouveau procédé de nettoyage fonctionnant de façon continue, on aboutit de façon simple et sûre à conserver les tubes du condenseur propres et à maintenir ainsi constamment une bonne transmission de chaleur entre eux et l'eau de réfrigération. Sur la figure 2a, on repré- sente graphiquement la consommation de vapeur par KWH demeurant pratiquement constante, vis-à-vis de celle représentée sur la figure 2b correspondant aux autres procédés et résultant de la diminution de l'effet de réfrigération en-
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tre les opérations de nettoyage, la température d'entrée de l'eau de réfri- gération devant être considérée comme constante dans les deux cas. Comme on le voit, l'effet utile obtenu est notablement plus élevé et offre donc éga- lement une grande valeur au point de vue économique.
Dans ce qui précède, l'idée de l'invention n'a été représentée qu'à titre d'exemple pour montrer sa réalisation et son importance dans l'é- conomie énergétique. Mais évidemment, elle peut être appliquée à tous les é- changeurs de chaleur dans lesquels on utilise des tubes pour l'échange de cha- leur, par conséquent aussi bien à ceux qui, par exemple, servent au refroidis- sement d'huile ou d'air. Mais il est également possible d'appliquer l'inven- tion à des cas où il ne s'agit pas du chauffage de substances liquides ou e- xistant sous forme de vapeurs ou de gaz.
REVENDICATIONS.
1/ Procédé pour assurer une transmission de chaleur à grand ren- dement à l'intérieur de tubes dans des échangeurs de chaleur utilisés au re- froidissement ou au chauffage de substances liquides ou existant sous forme de vapeur ou de gaz, caractérisé en ce que, en même temps que l'agent d'échan- ge de chaleur conduit à travers les tubes, se meuvent des corps solides qui exercent une action de nettoyage mécanique et empêchent automatiquement la séparation des impuretés à l'intérieur des tubes ou éliminent les dépôts qui se sont éventuellement déjà formés.