<Desc/Clms Page number 1>
APPAREIL POUR LA PRODUCTION DE RECIPIENTS OU DE CONES FIBREUX.
La présente invention a trait à un appareil destiné à la production de récipients fibreux ouverts, sans couture, de fibre de bois, de fibre de cellulose et d'autres matériaux fibreux et, plus particulièrement, à la production de cônes destinés au commerce du textile.
Des récipients fibreux ou des cônes de papier destinés au commer'ce du textile sont normalement produits à partir de feuilles de papier qu'on. enroule sur des formes, en couches successives, jusqu'à l'épaisseur requise, pour produire des cônes tronqués,le petit bout étant subséquemment repoussé au tour vers l'intérieur. Les cônes sont alors imprégnés d'une résine au formaldéhyde ou autre pour ajouter à leur rigidité. Dans la production de tels cônes, le déchet des feuilles, qui a lieu perdant la formation, monte à un chiffre compris entre 30% et 45%.
Le but de l'invention est de produire des cônes à conicité sen siblement exacte et de poids égal, fermés au petit bout et qui ne requièrent aucun traitement de finissage subséquent.
Selon 'invention, les récipients ou cônes fibreux sont produits sur une machine comprenant des formes coniques levées et baissées de maniè- re à pénétrer d'abord dans.un réservoir contenant de la pulpe, dans lequel un mouvement oscillatoire ou à secousses est communiqué aux formes pendant leur immersion afinde consolider les fibres de pulpe disposées là-dessus et de rendre leur disposition plus uniforme, après quoi les fomes couvertes de pulpe sont levées hors du réservoir et enfoncées dans des gobelets coniques, un dispositif destiné à soumettre les formes et les gobelets à la pression et à l'aspiration pour mouler la surface extérieure de la pulpe, comprimer la pulpe en cônes et en exprimer le liquide,
et un dispositif des-
<Desc/Clms Page number 2>
tiné à enlever finalement les cônes finis des tonnes et des gobelets.
L'invention est décrite en se référant aux dessins schématiques annexés.
Les fig. 1 et 2 sont respectivement des élévations de face et de profil d'un appareil, représentant sa construction générale.
La fig. , est une section verticale d'un moule à aspiration.
La fig. 4 est un dispositif destiné à presser et à enlever un corps fibreux formé sur un moule à aspiration.
Les figs. 5 et 6 sont respectivement une vue frontale et un plan d'un agencement destiné à rogner les bords des récipients fibreux.
L'invention sera d'abord décrite en se référant aux figs. 1 @t 2.
La pulpe de papier,contenant des fibres suspendues dans un liquide, consistant généralement en eau à laquelle on peut avoir ajouté une résine au formaldéhyde ou autre pour contribuer à la prise des cônes, est introduite dans un récipient 1. Le réservoir 1 est alimenté en pulpe, qui y est maintenue dans un état homogène, à l'aide d'une pompe 2 pourvue d'un agitateur. Au-dessus du réservoir 1 se trouve un montant portant un châssis 3 susceptible d'un mouvement vertical alternatif et portant un certain nombre de moules foramineux 4, de fonne conique, dont l'intérieur communique avec un tube à vide 8 et avec un tube 9 destiné àl'apport d'air comprimé, dont chacun peut être amené à fonctionner à un instant prédéterminé.
Le montant porte également, au dessus du réservoir 1, un châssis 5 susceptible d'un mouvement alternatif horizontal et portant un certain nombre de gobelets de pression et d'enlèvement 6, correspondant aux moules 4. En face du réservoir 1 et à un niveau plus bas que celui du châssis 5, se trouve prévue une station de réception, représentée ici sous la forme d'un transporteur 7. Derrière le réservoir se trouve prévue une boîte 7 contenant aes organes de réglage. De réservoir 1 peut être divisé en deux parties afin que la pulpe puisse être introduite dans une des parties, tandis que 'le-- moules 4 reçoivent la pulpe de l'autre partie, et vice versa.
La commutation d'une partie à l'autre peut être faite périodiquement.
L'appareil fonctionne de la manière suivante :
Le châssis 3 est baissé de manière que les moules 4 soient immergés dans la pulpe contenue dans le réservoir 1 et l'aspiration est appliquée par le tube à vide 8, par suite de quoi la pulpe est aspirée sur les moules 4 jusqu'à ce qu'une couche adéquatement grosse de fibres se forme sur chaque moule, tandis que les moules sont soumis à un mouvement oscillatoire ou des secousses, comme il sera expliqué ci-dessous.
Ensuite le châssis 3 est levé jusqu'à ce que les moules 4 pénètrent dans les gobelets 6 dans lesquels les matériaux fibreux sont pressés entre les moules 4 et les gobelets 6, l'eau ainsi exprimée étant aspirée par le conduit d'aspiration 6x Le vide est alors coupé et un vent d'air est soufflé par le tube 9, par suite de quoi les couches ou corps fibreux pressés sont détachés des moules 4, mais restent pendre dans les gobelets 6. L'intérieur de ces gobelets 6 peut être respectivement mis en communication avec une source de vide par le conduit 6x et avec un conduit d'air sous pression à des instants prédéterminés et le vide est de préférence appliqué en même temps qu'un vent d'air est introduit dans l'intérieur des moules 4 par le tube 9.
Le châssis 3 est alors de nouveau abaissé de manière que les moules 4 soient de nouveau immergés dans-le réservoir à suspension 1 et reçoivent une nouvelle couche de fibres. Le châssis 5 est en même temps déplacé vers la gauche, fig. 1, jusqu'à ce que les gobelets 6 se disposent au-dessus du transporteur 7. Le vide appliqué aux gobelets 6 est alors interrompu et un vent d'air est admis pour amener les récipients
<Desc/Clms Page number 3>
fibreux à tomber sur le transporteur pour l'évacuation en vue du séchage et/ou d'un autre traitement subséquent. Le châssis 5 et ses gobelets 6 reviennent à leur position d'au-dessus du réservoir l, prêts à recevoir de nouveaux corps fibreux formés sur les moules 4.
La fig. 3 représente un moule 4, apte à recevoir un mouvement oscillatoire, comprenant un cône creux 10 dont la paroi comporte de nombreuses perforations llx qui s'ouvrent adéquatement dans des rainures (non représentées) s'étendant autour de la périphérie;extérieure de ce cône.
Sur ce cône se trouve placé un capuchon 12x de toile métallique. Le cône 10 repose sur la bride supérieure d'un cylindre 11 apte à recevoir un mouvement oscillatoire autour de son axe vertical. Le cône 10 portant le capuchon de@toile métallique est pressé contre la bride du cylindre 11 par une bague de serrage 13x qui est conique à sa partie supérieure et cylindrique à sa partie inférieure et qui est taraudée et vissée sur les filets de vis extérieurs de la bride du cylindre. Le cylindre 11 comporte un alésage centralll3 d'où des alésages radiaux 14 s'étendent vers un organe 15 en forme de U, qui fait partie du châssis verticalement mobile 3, représenté schématiquement fig. l, Le cylindre 11 est monté, pour osciller dans l'organe 15 en U, à l'aide d'un manchon 16 attaché au cylindre.
Le manchon 16 est relié rigidement à un bras 17, apte à recevoir un mouvement oscillatoire horizontal d'un mécanisme adéquat quelconque (non représenté), par exemple un excentrique ou une manivelle qui peut tourner, par exemple, à @ une vitesse comprise entre 100 et 300 tours par minute.
En plus du mouvement oscillatoire donné au châssis.3 et donc aux moules 4 dans un plan horizontal, un mouvement oscillatoire leur est de préférence aussi communiqué dans un plan vertical, par exemple par un excentrique donnant par exemple 250 courses par minute, ainsi que l'indique schématiquement la fig. 1 en 19. Les formes sont ainsi secouées dans deux directions pendant la formation des cônes, ce qui sert à consolider et à rendre plus uniformes les couches de fibres qui s'y disposent. Il est également possible de communiquer un mouvement oscillatoire au réservoir 1 proprement dit, contenant la pulpe, dans le sens horizontal ou dans le sens vertical, par exemple à l'aide d'un excentrique.
Lorsque les couches de fibres qui se trouvent sur les moules à aspiration sont devenues suffisamment épaisses,les moules sont levés, au moyen du châssis 3,quelque peu au-dessus de la surface de la suspension contenue dans le réservoir, l'aspiration étant appliquée par le tuyau 8, par suite de quoi une partie substantielle du liquide contenu dans les couches disposées sur les moules 4 est éliminée.
Le châssis 3 est alors levé davantage et chaque moule 4 portant la couche de fibre pénètre dans un gobelet 18 de pression et d'enlèvement dont la construction est schématiquement représentée fig. 4.
Le gobelet 18 de pression et d'enlèvement est fait de caoutchouc ou d'un matériau similaire, élastique et imperméable aux gaz. Le gobelet 18 est logé dans un organe métallique 19 à l'extrémité inférieure duquel le gobelet 18 est fixé de manière hermétique par un manchon fileté 20. L'espace 21 compris entre le gobelet 18 et l'organe 19 peut être mis en communication à des instants prédéterminés, par un canal 22 et un tuyau souple 23; avec un fluide (non représenté) soumis au vide ou à la pression.
Au moment où un moule 4, portant une couche fibreuse, est introduit dans un gobelet de caoutchouc 18, le vide agit en 22, si bien que le gobelet de caoutchouc est quelque peu dilaté du fait de la pression atmosphérique agissant sur la paroi intérieure du gobelet 18 ainsi, le gobelet épouse sensiblement le côté intérieur de l'organe 19 et l'espace 21 s'est sensiblement évanoui. Par conséquente le moule 10 portant la couche fibreuse pénètre aisément dans le gobelet 18.
La surface intérieure du gobelet de caoutchouc 18 peut être travaillée en relief ou en creux aux dimensions et à la profondeur désirée
<Desc/Clms Page number 4>
en vue de produire le bosselage ou la gravure dont la présence est désirée à la périphérie extérieure du cône fini car, pendant le pressage des cônes, ce motif est transposé sur le cône. Le bec ou le petit bout du cône est fermé et arrondi pendant l'opération du pressage. Le gobelet 18 peut comporter des saillies destinées à perforer la pulpe pour produire un cône perforé lorsque c'est requis.
L'organe 19 est attaché au châssis 5 et, près de chaque organe 19, ce châssis comporte deux oreilles 24 dont chacune porte un levier à deux bras Le bras inférieur 25 de chaque levier est fait de matériau élastique et son extrémité inférieure est repliée de manière qu'une partie rabattue vers l'intérieur 25a s'étende sensible ment horizontalement et puisse être amenée à passer sous le gobelet 18. Les bras supérieurs 26 et 26a sont rigides et le bout d'un des bras, 26, coulisse et pivote par rapport à une fourche 27 formée à l'extrémité de l'autre bras supérieur 26 a ou attachée à cette extrémité.
Le bras 26 subit l'action d'un ressort hélicoïdal 28 et la fourche 27 est attachée, de manière à pouvoir pivoter, à un piston 29 qui peut se déplacer alternativement dans un cylindre 30 sousll'éffet d'un fluide sous pression qui est appliqué à des instants prédéterminés au cylindre par un tube souple 31. Au moment où le moule 4 portant la couche fibreuse pénètre dans le gobelet 18, les bouts de bras 25 ont pivoté assez loin vers l'extérieur pour que le moule soit libre de dépasser ces'-bouts.
Lorsque le moule 4 portant la couche fibreuse a pénétré dans le gobelet de caoutchouc 18, le vide est coupé en 23 et le fluide sous pression y est appliqué. Ce fluide pénètre dans l'espace 21 et comprime de ce fait le gobelet de caoutchouc 18 de sorte que ce dernier exprime la majeure partie du liquide restant encore dans la couche fibreuse;ce liquide étant évacué par aspiration par le tuyau 8. L'apport de fluide sous pression par le tuyau 23 est alors coupé et égale ment le vide dans le tuyau 8 et un vent d'air est amené par le tuyau 9, si bien que la couche fibreuse portée par le moule est détachée.
En même temps, le fluide sous pression admis par le tuyau 31 est coupé, après quoi le ressort 28 fait basculer le bras 26, si bien que les deux bras élastiques 26,26a pivotent vers l'intérieur et leurs bouts 25a se placent sous le bord du gobelet 18 et du corps fibreux y contenu, à présent détaché du moule 4. En ce moment, le châssis 3 portant les moules à aspiration 4 est renvoyé dans le réservoir 1 pour recevoir de nouvelles couches de fibres.
Le châssis 5 portant les gobelets 18 est à présent déplacé vers l'avant, vers la station réceptrice 7, où le fluide sous pression est appliqué par le tuyau 31 en même temps que le vide est appliqué au tuyau 23. Les bras 25 pivotent donc vers l'extérieur et les corps ou récipients fibreux tombent sur les supports coniques portés par le transporteur 7, tandis que le châssis 5 est renvoyé à sa position originale.
La station réceptrice peut consister en un transporteur sans fin, ainsi que l'indiquent les figs. 1 et 2, destiné à transporter les corps vers des chambres de séchage et, éventuellement, pour tout traitement subséquent requis.
Toutefois, de préférence, la station réceptrice est pourvue d'un mécanisme destiné à rogner automatiquement les bords inférieurs des récipients fibreux.
Une réalisation d'un tel agencement est représentée fig. 5 et 6 et est destinée à un appareil destiné à produire simultanément vingt sept récipients fibreux, tandis que l'appareil des fig. 1 et 2 ne produit simultanément que six récipients
La station réceptrice comprend une table 32 apte à effeetuer un mouvement alternatif sur des rails ou des barres 33,par exemple, sous l'effet d'un piston actionné par fluide sous pression.
La table 32 porte vingt sept cônes 35 qu'un mécanisme, qui se-
EMI4.1
j. -.#1 -r1"" ,,+... -!. ¯......, ,.. -.
<Desc/Clms Page number 5>
ra décrit plus loin, est apte à faire tourner. Lorsque le châssis 5 a été mis dans une position adéquate au-dessus de ces cônes, les corps de fibre sont relâchés comme il est décrit ci-dessus et chaque corps de fibre tombe et est regu par un cône 35. Les cônes 35 sont disposés en neuf rangs parallèles entre eux, chaque rang comprenant trois cônes (fig. 6). Chaque cône est monté sur un arbre rotatif vertical 26 qui s'étend à travers la table 32 et porte, sous cette dernière, un engrenage 37.
Entre les rangs voisins de cônes 35 se trouvent des barres 38 (dont il y a cinq au total) qui peuvent recevoir un mouvement alternatif dans la direction transversale par rapport à la table 32 et sont normalement maintenus vers le réservoir par un ressort (non représenté), c'est-à- dire, vers le haut de la fig. 6. A une extrémité, chaque barre 38 porte un galet 40 tournant fou. Chaque barre 38 porte trois couteaux rotatifs circulaires 39 destinés à rogner les récipients fibreux. Chaque couteau circulaire est monté sur un arbre vertical qui s'étend à travers une barre 38 et qui porte, en-dessous de cette barre, un engrenage 41 qui, lors de la translation de la barre, est amené à s'engrener avec deux des engrenages 37.
En outre, chaque àrbre vertical porte un disque à friction 42. Les disques à friction 42 sont amenés à tourner par la venue en contact avec des courroies à friction 43 actionnées à partir d'un moteur 44x par une transmission adéquate.
Sur la paroi du réservoir se trouve disposé un corps de came comportant des surfaces de came respectives 44 et 45 destinées à coopérer avec les galets 40. Lorsque la table 32 est déplacée vers la droite, fig.5 et 6, le premier des galets 40 pénètre dans la surface de came 44, par suite de quoi, le galet et sa barre 38 sont poussés vers l'extérieur (vers le bas de la fig. 6) de sorte que les disques à friction 42 viennent en contact avec les courroies à friction 43 et sont amenés à tourner. En même temps, les engrenages 41 s'engrènent avec les engrenages 37, par suite de quoi ces derniers, ainsi que les deux rangs de cônes 35, sont amenés à tourner.
Les couteaux rotatifs 39 rognent alors les bords des corps fibreux portés par les cones 35. Lorsque le galet 40 pénètre dans la surface de came 45, la barre 38 est retirée par le ressort susmentionné (non représenté), si bien que le@ disques à friction et les engrenages sont mis hors de prise.
En même temps, le galet 40 suivant est actionné par la surface de came 44, les deux rangs de cônes et les couteaux circulaires correspondants sont amenés à tourner et deux autres rangs de corps fibreux sont rognés, et ainsi de suite.'
Lorsque les corps fibreux rognés ont été déplacés vers la droite, fig. 5 et 6, et ne tournent plus, ils peuvent être ôtés à la main et lorsque tous les vingt sept corps fibreux ont ainsi été ôtés, la table 32 est renvoyée à sa position originale.
Des soupapes actionnées par cames (non représentées) sont prévues pour régler la séquence du fonctionnement des conduites de vide et de pression vers les formes et les gobelets.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.