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PROCEDE POUR L'OBTENTION DE PRODUITS EPURES A FAIBLE TENEUR EN EAU
Parmi les divers procédés d'épuration en milieu liquide et d' assèchement de produits fins, par exemple des charbons bruts, deux surtout ont un prix de revient permettant d'obtenir des produits commerciaux.
Dans l'un de ces procédés, on ajoute aux produits à épurer de l'huile ou un corps ayant des propriétés analogues. On sait, en effet, que l'huile a la propriété sélective d'enrober le produit charbonneux à l'exclusion des produits schisteux, et de provoquer l'agglomération des particules charbonneuses entre elles. Il suffit, après ce traitement à l'huile, de soumettre les produits à une séparation granulométrique par tamisage ou essorage centrifuge par exemple, au cours de laquelle les produits charbonneux agglomérés restent dans le gâteau d'essoreuse, tandis que les particules schisteuses non enrobées d'huile traversent la surface tamisante de l'essoreuse.
Ce procédé permet une séparation du charbon brut en deux fractions, l'une propre et l'autre cendreuse, en même temps que les propriétés hydrophobes de l'huile ont comme conséquence de permettre le départ de l' eau des produits propres et donc l'obtention d'un gâteau d'essoreuse à faible teneur en humidité.
Ce procédé présente plusieurs inconvénients. En particulier, il ne peut s'appliquer qu'à des produits très fins car il faut pour la séparation que les particules schisteuses les plus grosses traversent la surface tamisante et que les agglomérats de charbon ne la traversent pas.
En pratique, la maille de la surface tamisante est de l'ordre de 0,2 à 0,3 mm. On est obligé de broyer à cette dimension les particules à épurer et ce broyage est très onéreux. D'autre part, l'application de ce procédé nécessite des quantités importantes d'huile ou corps analogues pour l'obtention d'
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un agglomérat suffisamment gros pour ne pas traverser la surface tamisante, ce qui fait monter le prix de revient des produits propres obtenus.
Enfin, l'opération de broyage et d'introduction d'huile se faisant dans un abbareil de type spécial qui nécessite une alimentation en pulpe épaisse, il faut épaissir celle-ci par concentration dans un cône ou un appareil centrifuge dont la pointe alimente l'appareil mélangeur, tandis que le débordement qui est renvoyé dans l'installation est chargé des particules les plus fines, ce qui pose le problème de leur élimination.
L'autre procédé est celui de la flottation par moussesqui a l'avantage de traiter des pulpes relativement diluées et qui, dans une installation de lavage de charbon, par exemple, permet de traiter les particules les plus fines et de les récupérer dans les produits marchands. Ce procédé permet de traiter des produits relativement grenus pouvant atteindre 1 mm environ.
Ce procédé présente toutefois l'inconvénient d'obtenir des mousses à très faibles concentration qui nécessitent donc une déshydratation.
Celle-ci se fait généralement par filtration sur des filtres à vide, mais le gâteau des filtres est encore trop humide puisqu'il contient environ 18 à 25% d'eau.On est donc obligé de poursuivre la déshydratation par d'autres moyens.
Les filtres à vide étant des appareils chers de construction et d'exploitation, le prix de revient global de la déshydratation est considérable.
La présente invention a pour objet un procédé permettant d'obvier aux inconvénients susdits par la combinaison des deux procédés qui viennent d'être sommairement décrits dans ce qu'ils ont de plus intéressant.
Ce procédé consiste essentiellement à introduire, dans un circuit de traitement par flottation et essorage, en un ou plusieurs points avant l'essorage, un corps hydrophobe tel que l'huile, mouillant sélectivement les épurés, les rendant non mouillables par l'eau et les agglomérant en sphérules, ce qui permet d'obtenir par simple essorage des mousses un gâteau de produits épurés à très faible teneur en eau.
L'essorage dont il est question est pris dans un sens très général et peut être obtenu par l'emploi soit d'une essoreuse centrifuge proprement dite, soit d'un tamis, soit de tout autre appareil permettant une séparation entre des produits solides d'une part et de l'eau d'autre part, cette eau pouvant cependant contenir une très faible proportion de particules solides très fines.
Dans l'application du procédé selon l'invention, les produits traités n'ont plus à être broyés préalablement et peuvent atteindre des dimensions de l'ordre de 1 mm ; on évite donc des frais importants de broyage. On obtient un produit final à très peu d'humidité.
Enfin, les quantités d'huile nécessaires sont moins importantes que dans le cas du procédé décrit en premier lieu.
A titre d'exemple d'application du procédé objet du présent brevet, on peut utiliser l'une des solutions suivantes : - Les produits bruts sont envoyés dans des cellules de flottation appropriées, où l'on utilise comme réactif de flottation, seul ou en complément des réactifs ordinaires (comme le xylénol...) de l'huile ou un corps analogue ayant les propriétés décrites ci-dessus: les mousses obtenues à la sortie sont envoyées à l'essorage.
- Les produits bruts sont préalablement mélangés avec de l'huile avant d'être envoyés dans des cellules de flottation où on utilise comme réactif ordinaire, seul ou en addition avec de l'huile; les mousses obtenues sont envoyées à l'essorage.
- On opère une flottation classique et on ajoute de l'huile aux mousses obtenues que l'on envoie alors à l'essorage.
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- On opère dans une flottation à l'huile, seule ou en complément d' un réactif ordinaire, et on ajoute aux mousses obtenues de l'huile avant de les envoyer à 1-'essorage.