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COUPLEUR A POUDRE.
(Inventeur , F, BADIN).
On connaît déjà des coupleurs ou embrayages à poudre dans lesquels la liaison entre un arbre menant et un arbre mené est assurée par l'intermédiaire dune poudre enfermée dans un boîtier de forme générale circulaire, solidaire de l'arbre menant ou de l'arbre mené, boîtier dans lequel se déplace un rotor solidaire de l'autre arbre.
Lorsque l'on met en rotation l'arbre menant, la poudre est ce+ trifugée dans ce boîtier et elle solidarise, après une certaine période de glissement, le rotor et le boîtier, ce qui entraîne l'arbre menéo
La présente invention a pour objet un embrayage de ce genre, de réalisation simple et susceptible de transmettre, sans glissement, des couples importants.
Le coupleur à poudre selon l'invention a, de plus, l'avantage d'assurer à l'arrêt la décompression automatique de la poudre et, par conséquent, la désolidarisation des arbres menant et mené alors que, dans les coupleurs usuels, à des degrés divers, la poudre,, après fonctionnement du coupleur, coince souvent le rotor dans le boîtier au point, qu'à l'arrêt, la liaison subsiste entre les deux arbreso
Le coupleur selon 1='invention est essentiellement constitué par un boîtier, intérieurement en forme générale de lentille, dans lequel est disposé un rotor en forme générale de disque ou d'anneau comportant des déformations périodiques d'amplitude croissante du centre vers la périphérie de cet anneau.
Dans un mode de réalisation avantageux d'un tel rotor,les
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déformations sont formées par des ondulations, dirigées radialement, dont la profondeur croit de l'intérieur vers l'extérieur de l'anneau.
Pendant la mise en fonctionnement de l'embrayage, il se forme, à la périphérie du rotor, vers le sommet des ondulations, des petits amas de poudre qui sont fortement coincés entre le rotor et le boîtier et assu- rent la liaison entre ces deux parties de l'embrayageo
En effet, grâce à la forme lenticulaire du boîtier, la centrifugation de la poudre provoque déjà, vers la périphérie de ce boîtier, la compression de la poudre. Cet effet de compression dans le sens radial est accentué par l'inclinaison, dans ce sens radial, des parties saillantes des ondulations du rotor; enfin, les faces inclinées, dans le sens tangentiel, des ondulations du rotor assurent également une compression des amas de poudre, cette fois dans le sens tangentiel.
La poudre, qui se trouve vers le sommet de chacune des ondulations, est donc doublement étreinte dans le sens radial et aussi dans le sens tan- gentiel, de telle sorte que l'on peut obtenir, en ces endroits, même avec des poudres métalliques dépourvues de cohésion propre et qui se comportent presque comme des fluides, des amas agglomérés qui assurent une liaison sans glissement du boîtier et du rotor.
En raison de ces étreintes multiples des amas de poudre qui en assurent la cohésion, ces amas peuvent avoir, sans inconvénient, une assez forte épaisseur. En conséquence, à l'arrêt lorsque les forces agissant sur ces amas disparaissent, la poudre se décomprime et ces amas s'effondrent spontanément; le découplage du rotor et du boîtier est donc obtenu automa- tiquement sans risque de coincement permanent.
Les ondulations ou autres déformations régulières du rotor pro- voquant ,des poussées équivalentes sur les deux faces de celui-ci, ces poussées s'équilibrent et,par conséquent, il n'est pas nécessaire que le rotor soit spécialement renforcé et on peut mêmel'obtenir, par exemple, par simple emboutissage d'un disque ou d'un anneau de tôle.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig. 1 est une coupe axiale d'un mode de réalisation d'embraya- ge à poudre réalisé conformément à l'invention.
La fig. 2 est une coupe par II-II de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe agrandie et développée suivant III-III de la fig. 2.
La fig. 4 est une élévation agrandie d'un segment de rotor des- tiné à montrer l'emplacement des amas de poudre coincée.
La fig. 5 est une -représentation perspective du volume envelop- pant d'un amas de poudre coinée.
La fig. 6 représente en demi-coupe axiale une variante de réali- sation de l'embrayage selon l'invention.
Le coupleur à poudre montré sur la fig. 1 est destiné à solida- riser en rotation deux arbres 1 et 2 dont l'un quelconque peut être menant et l'autre mené. Le flasque la d'extrémité de l'arbre 1 est solidaire du boîtier lenticulaire 3 formé de deux parties assemblées par des boulons 4.
L'une des parties du boîtier est fixée sur le ¯¯ flasque la par les boulons
5, tandis que sur l'autre est rapporté le logement 6 d'un roulement à bil- les 7 permettant la rotation du boîtier par rapport à l'arbre 2.
±fixé De son côté, cet arbre 2, muni d'un flasque 2a, porte le rotor
9 fixé au moyen de la bague 22 et des boulons 10.
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Le rotor 9 est un anneau de tôle comportant, dans l'exemple représenté au dessin,, des ondulations 9a orientées radialement et dont la profondeur va en croissant de la partie centrale vers le bord de cet anneau.
Le boîtier contient une poudre métallique 11 que l'on peut introduire par un bouchon 12. Afin que cette poudre ne s'échappe pas de la périphérie du boîtier, les faces internes de chacune des parties du boîtier, le flasque 2a et la bague 22 sont pourvus de gorges 13 dans lesquelles sont logées des bagues de feutre 14.
Lorsque l'on met en rotation l'un ou l'autre des arbres 1 ou 2, la poudre se trouve centrifugée dans le boîtier et se répartit donc à la périphérie de celui-ci. Grâce à la forme générale en coin de la section radiale de ce bottier, les couches de pendre périphériques se trouvent fortement pressées les unes contre les autres par la force centrifuge. Cette compression radiale estplus accentuée encore en regard des parties en reliff des deux faces du rotor en raison de l'inclinaison, dans le sens radial de ces parties en relief, inclinaison qui est due à la profondeur croissante, dans le sens radial, desdites ondulations.
Dans la poudre périphérique ainsi comprimée se meut le bord de l'anneau 9 tant que les deux arbres ne sont pas solidarisés en rotationo
Comme on peut le voir sur la figo 3, chacune des crêtes d'ondu- lations sur les deux faces de l'anneau bourre en quelque sorte devant elle, dans le sens de son mouvement, une certaine quantité de poudre déjà comprimée et cet effet de bourrage est maximum au droit des parties 21 du rotor où 1?intervalle entre le boîtier et le rotor est le plus réduit et où la poudre est relativement la plus comprimée. On arrive ainsi très rapidement au coincement, de part et d'autre, de 1?anneau 9, de petits amas de poudre 15 au voisinage de ces parties 21.
En raison, d'une part, de la forme lenticulaire du boîtier et, d'autre part de la profondeur croissante des ondulations vers la périphérie du rotor, ces amas de poudre prennent la forme de petits prismes 15, approximativement triangulaires, dont les bases, sur le rotor et le boîtier, sont obliques par rapport aux arêtes (fig. 4 et 5).
Grâce à la forme du rotor et du. boîtier, ces petits prismes sont en quelque sorte triplement en forme de coin, d'une part, doublement dans le sens radial, d'autre part, dans le sens tangentiel, leur face 18 pouvant être considérée comme de hauteur à peu près constante.
Lorsqu'on arrête le mouvement de rotation, la poudre se décomprime, perd sa cohésion et chacun des prismes s'effondre de proche en proche, d'une part, dans le sens radial (flèche 16), c'est à dire du centre vers la périphérie, d'autre part , dans le sens tangentiel (flèche 17), c'est à dire du fond d'une ondulation vers le sommet de celle-ci. C'est, en effet, le long de la face 18 que la hauteur des prismes de poudre est la plus forte et que, par conséquent, ces amas sont le moins stables.
Grâce à la double direction, tant du coincement que de décompression, des amas de poudre, d'une part, l'agglomération des amas est très efficace même si 1?épaisseur de ces amas est assez forte, d'autre part, le coincement disparait, en pratique, totalement à l'arrêt.
La disposition de rotor et de boîtier selon l'invention procure donc, non seulement des moyens permettant le coincement très efficace de la poudre, mais également des moyens de décoincement des amas de poudre à l'arrêt
Le couple transmis peut être très élevé, car la quantité de poudre coincée peut être importante, le nombre des amas coincés est considérable et, de plus, la liaison entre boîtier et rotor est essentiellement réalisée à l'extrême périphérie de celui-ci. Il en résulte un avantage complémentaire un tel coupleur constitue un limiteur d'effort efficace. En
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effet, si le couple transmis vient à croître anormalement, les prismes 15 sont détruits et le coincement du rotor dans le boîtier ne peut se produire.
Dans la variante de réalisation montrée par la fig. 6, le boîtier 3, solidaire de l'arbre 1, comporte une cloison intérieure 19 qui partage ce boîtier en deux parties symétriques et dont chacune est pratiquement lenticulaire. Dans ces deux boîtiers, sont logés deux anneaux 9 rendus solidaires de l'arbre 2 par les boulons 10 et une bague d'entretoise 20. Toutes choses égales d'ailleurs, le couple susceptible d'être transmis par un tel embrayage est double de celui que peut transmettre le coupleur montré sur la fig. 1.
Il va de soi que des modifications¯peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents,sans sortir pour cela du cadre de la présente invention.
REVENDICATIONS .
1. - Un coupleur à poudre constitué par un boîtier de forme lenticulaire, solidaire de l'un des arbres menant ou mené,et par un rotor essentiellement en forme générale de disque ou d'anneau, intérieur à ce boîtier,rotor comportant des déformations périodiques dont l'amplitude croît de l'intérieur vers l'extérieur de cet anneau.
2. - Coupleur selon 1, caractérisé en ce que les déformations sont constituées par des ondulations orientées radialement, de profondeur croissante vers la périphérie.
3. - Coupleur selon 1 ou 2, caractérisé en ce que la partie active du rotor est en tôle emboutie.
4. - Coupleur selon 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le boîtier est en deux parties assemblées suivant un plan méridien.
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