<Desc/Clms Page number 1>
SCIE DE POCHE
La présente invention est relative aux soies, et a pour objet la réalisation d'une scie de poche permettant d'abattre des arbres, de débiter des bûches ou d'effectuer des travaux analogues de sciage du bois, des os, de l'ivoire, du plâtre, des pierres tendres, etc... Un autre objet de l'invention est de réaliser une scie qui, quoique très efficace, est de dimensions très réduites et possède une très grande flexibilité, grâce à laquelle il sera possible d'enrouler cette scie et de la mettre en poche, où elle occupera un volume très réduit.
Un autre objet de l'invention est de réaliser une scie capable de couper dans les deux sens du mouvement alternatif de va et vient qui lui est imprimé, en écartant tout risque de coincement pendant son emploi, du fait de la possibilité qu'elle offre d'une évacuation aisée de la sciure hors du trait de scie.
Un autre objet encore de l'invention est de réaliser une scie de poche pourvueà ses extrémités d'organes de préhension sous forme d'anneaux, de manière à permettre d'utiliser la scie en engageant les doigts dans ces anneaux, ou bien en y introduisant unepièce de bois flexible courbée pour constituer une monture.
Un autre objet de l'invention est encore de réaliser une scie de poche flexible établie en tordant ensemble deux éléments longitudinaux similaires, chacun d'eux étant formé par unemince bande d'acier dont l'un des bords longitudinaux forme une rangée de dents, ces deux bandes étant maintenues assemblées par la torsion. Les extrémités de cette scie sont pourvues d'organes de manipulation qui assurent en outre la liaison entre ces bandes.
<Desc/Clms Page number 2>
Un autre objet encore de l'invention est de réaliser une scie du genre indiqué, dont les dents sont ainsi dimensionnées par rapport à la largeur totale de la bande, et dont le pas de torsion est ainsi choisi par rapport à cette largeur, que ses dents rayonnent dans toutes les directions tout en étant supportées, sur une partie de leur hauteur, par le bord rectiligne de la bande associée.
L'invention a encore pour objet de donner aux dents des deux minces bandes de métal associées une forme telle que les deux bandes seront tordues ensemble sans aucun risque de ruptures s'amorçant à partir du fond des entre-dents.
Avec ces objets et d'autres encore en vue, l'invention sera maintenant décrite en se référant aux dessins annexés, dans lesquels:
La figure 1 représente la scie suivant l'invention, actionnée sans l'intermédiaire d'une monture.
La figure 2 montre une scie adaptée à une monture de fortune séparable, pour permettre de l'utiliser à l'aide d'une seule main.
La figure 3 montre la scie enroulée pour son transport.
La figure 4 représente, à plus grande échelle, et avec certaines parties arrachées, la forme et l'arrangement relatif des deux bandes dont la scie est constituée.
La figure 5 est une vue en perspective, à échelle un peu plus petite, d'une portion de la scie dont la fabrication est terminée.
La figure 6 montre un anneau détachable fixé à l'une des extrémité de la scie.
En se référant à ces dessins, on voit que 1 désigne la scie, constituée par deux minces bandes d'acier de forme identique, dont l'un de leurs bords longitudinaux forme une série de dents inclinées, ces deux bandes étant tordues ensemble après avoir été juxtaposées de façon que leurs dents respectives soient orientées en directions opposées, et que la base.:: des dents de l'une des bandes soit supportée par le bord reati- ligne ou non dentelé de l'autre bande. De cette manière, la scie mord dans les deux sens, et la disposition hélicoïdale des dents autour de la périphérie de la scie assure une évacuation facile de la sciure hors du trait de scie.
Les deux minces bandes d'acier sont maintenues à leur position de torsion, à chaque extrémité, par un mince fil métallique, comme on l'a indiqué en 4 à l'extrémité de droite de la figure 1, ou bien au moyen d'une douille. tubulaire 3 écrasée sur la scie, comme on l'a représenté à l'extrémité de gauche de la figure 1. Dans l'exemple représenté dans cette figure, les organes de préhension et de manipulation sont constitués par des anneaux 2, fixés aux extrémités de la scie 1, de préférence au moyen des organes 3 ou 4 ci-dessus mentionnés.
On doit toutefois comprendre que les bandes peuvent être maintenues assemblées par tout autre moyen approprié, sans sortir du cadre de l'invention, de même que la forme et les moyens d'assujetissement des organes de manoeuvre tels que 2 peuvent être également différents.
La figure 2 représente un autremoyen d'utiliser la scie réalisée conformément à l'invention. Dans ce cas, une branche 5 est engagée dans les deux anneaux 2,de manière à constituer unemonture cintrée qui maintient la scie flexible en condition de tension. Il est ainsi possible d'utiliser la scie de la manière habituelle, en saisissant par une seule main l'extrémité 6 de la branche.
La figure 3 montre la scie enroulée pour son transport.
Une forme préférée de réalisation de la scie conforme à l'invention est celle dans laquelle la scie est d'un diamètre de l'ordre de 1,5 mm, et d'une longueur d'environ 50 cm. Une soie de ces dimensions peut être
<Desc/Clms Page number 3>
facilement enroulée comme indiqué' dans la flgure 3 , et expédiée dans une enveloppe postale, ou mise eu poche sans difficulté. En fait, son encombrement et son poids (5 gr. environ) sont pratiquement négligeables.
En se référant maintenant à la figure 4, on comprendra mieux la façon dont la scie suivant l'invention est fabriquée. Les deux minces bandes d'acier qui la constituent sont représentées, dans cette figure, avant leur torsion. Ces deux bandes désignées respectivement par 7 et 8 sont identiques et pourvues= chacune sur un de leurs bords longitudinaux, de dents 9 inclinées. Lorsque ces deux bandes sont placées l'une contre l'autre, avant leur torsion, le bord rectiligne ou non dentelé de l'une des bandes coïncide avec le sommet des dents de l'autre bande, comme on l'a représenté. Les dents 9 des deux bandes sont inclinées en sens opposé, de manière que la scie puisse mordre dans les deux sens.
Les dents 9 sont d'une forme et de dimensions bien déterminées, pour permettre une fabrication facile, assurer à la scie une grande efficacité, et faciliter son enroulement ou repliage par exemple en vue du stockage. Comme on l'a représenté dans la figure 4, chaque dent comprend une arete postérieure rectiligne 10 inclinée par rapport à l'axe longitudinal de la bande, une arête antérieure 11 sensiblement perpendiculaire à cet axe, et une portion d'arête antérieure 12 en arc de cercle, reliant l'arête antérieure 11 à l'arête postérieure 10 de la dent suivante.
Grâce à cette disposition, quand les deux bandes sont enroulées ensemble, on écarte tout danger de rupture des bandes, en raison de l'existence de l'arrondi 12, en même temps que les dents forment une portion de base 16 largement dimensionnée, et une arête de coupe 17 fortement inclinée, assurant à la scie un bon mordant.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, la hauteur P des dents, par rapport à la largeur totale L des bandes, est comprise entre 1/4 et 1/2 de cette largeur L, et est de préférence égale à 4/13 de cette largeur.
Suivant une autre caractéristique encore, le pas de la torsion est choisi de manière à être compris-entre 2 et 4 fois la largeur des bandes.
Ces deux caractéristiques combinées provoquent un déplacement transversal du bord rectiligne de l'une des bandes par rapport aux dents de l'autre bande, lorsque ces deux bandes sont tordues ensemble, si bien que, quand cette torsion est achevée, les dents rayonnent dans toutes les directions tout autour de la périphérie de la scie, les bases des dents d'une des bandes étant supportées par le bord rectiligne de l'autre bande.
Un autre avantage résultant du choix de ce pas particulier consiste dans le fait que le repliage de la scie ne provoque pas un effet de séparation des deux bandes, lesquelles sont retenues simplement par leur propre torsion. Des résultats tout à fait satisfaisants ont été obtenus en utilisant des bandes d'une épaisseur de 0,3 mm environ et d'une largeur de 1,5 mm environ, présentant par centimètre linéaire un nombre de torsion in- férieur à 3
L'aspect général d'une portion de la scie réalisée conformément à l'invention est celui indiqué dans la figure 5. On voit par cette figure que les bases des dents d'une des bandes portent contre la partie non dattelée de l'autre bande.
Dans la forme de réalisation représentée dans la figure 6, un anneau mobile tel que l'anneau brisé 14, est fixé à l'une des extrémités de la scie. Cet anneau passe dans une boucle formée par un fil d'acier 13, replié sur l'extrémité de la soie 1, un petit manchon 15 étant engagé sur les extrémités repliées de la boucle 13 et sur l'extrémité de la scie 1, puis serré de manière à solidement assembler les deux bandes constitutives de la scie 1 et les deux extrémités de la boucle 13.
<Desc/Clms Page number 4>
En prévoyant un tel anneau mobile il devient possible, après avoir détaché cet anneau., d'introduire l'extrémité libre de la scie dans un trou ménagé par exemple dans un panneau, puis de remettre l'anneau en pla- ce, pour pouvoir ensuite exécuter l'opération de sciage ou découpage sui vant le tracé désiré.
On doit en outre noter que la scie fabriquée en continu peut être sectionnée en tronçons de la longueur désirée ce qui permet, dans une fabrication standardisée, d'obtenir des scies de toute longueur voulue.
La scie établie conformément à l'invention est de préférence construite en acier à haute résistance, ou en alliages appropriés. Cette scie est très flexible et souple, tout en résistant à des efforts mécaniques importants. La torsion des deux bandes assure une coupe rapide, du fait que la sciure et les débris sont aisément évacués. Cette scie convient au sciage de bois de toute nature, secs ou non, de matières plastiques, d'os, d'ivoire, du plâte, des pierres tendres, de la glace, des pains de sucre, et mêmes des métaux.
REVENDICATIONS.
1. - Une scie de poche constituée par un corps torsadé mince comportant des aspérités rayonnant dans toutes les directions, et pourvu d'organes de préhension ou de manoeuvre à ses extrémités, ce corps étant formé par deux minces et étroites bandes d'acier se dépassant l'une l'autre et tordues ensemble, chacune étant dentelée le long d'un de ses bords longitudinaux, le bord dentelé de l'une des bandes coincidant avec le bord lisse ou rectiligne de l'autre bande, avant la torsion, grâce à quoi, après la torsion, des aspérités sont formées sur toute la longueur de la scie, ces aspérités s'étendant dans toutes les directions radiales.