<Desc/Clms Page number 1>
LAME DE SCIE,
La présente invention concerne un dispositif de lame de scie, et plus particulièrement une telle lame pour le sciage du bois.
On sait que l'un des procédés de sciage industriel a recours à des lames de scie animées d'un mouvement alternatif, la pièce de bois à scier avançant vers ladite lame d'un mouvement discontinu ou continu.
Dans le premier procédé, la lame ne travaille que dans un sens, le frottement des dents contre le bois, lors du mouvement de retour de la lame étant très réduit et permettant de donner aux dents une forme et une disposition avantageuses; toutefois, et ce plus particulièrement lorsque la pièce de bois est d'un poids élevé, il est pratiquement impossible de réaliser un mouvement de ladite pièce qui soit à la fois rapide et discontinu.
Dans le deuxième procédé, les dispositifs de lames connus ne permettent un sciage rapide que de certains bois de faible dureté et, soit que la lame soit active dans un seul sens de son déplacement, soit dans les deux, toutes les dents travaillent en fait dans les deux sens, ce qui conduit à donner aux dents un angle de dépouille important et un angle d'attaque faible et n'autorise que des vitesses faibles, dans les bois de forte dureté.
La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients et elle a pour objet de permettre un sciage rapide, la lame étant animée d' un mouvement alternatif et la pièce à scier d'un mouvement continu ou discontinu.
<Desc/Clms Page number 2>
Un avantage de la présente invention réside dans le fait que le mouvement d'avance du bois peut être rapide, même lorsque ce mouvement est continu.
Un autre avantage est que l'angle d'attaque des dents peut être important et leur angle de dépouille faible.
Un autre avantage encore réside dans le fait que les épaisseurs des copeaux sont optima.
Il est donc possible, à effort égal, de donner aux dents l'angle d'attaque maximum compatible avec la résistance du matériau dont elles sont constituées et d'enlever des copeaux plus épais qu'avec les lames connues.
Le sciage est ainsi plus rapide, d'où gain de temps et prix de revient amélioré.
Le dispositif de lame de scie à mouvement alternatif, dispositif conforme à la présente invention est essentiellement constitué par un ruban métallique d'épaisseur et de longueur déterminées, sur un des bords duquel font saillie, un élément central et une certaine quantité de dents disposées dans le plan de ladite lame et situées, en nombre égal ou inégal suivant les conditions particulières, de part et d'autre de la médiatrice dudit élément, les faces d'attaque desdites dents qui sont situées d'un même côté par rapport à ladite médiatrice étant tournées vers celle des extrémités de la lame qui est située du même côté par rapport à ladite médiatrice, la hauteur de chacune desdites dents par rapport à la ligne médiane dudit ruban étant déterminée parle diagramme des mouvements de ladite lame dans le corps à scier,
de façon que les dents faisant partie d'une même moitié de ladite lame aient, dans leur course non active, une trajectoire située en-dessous de celle dudit élément central.
L'élément central peut être constitué par une seule dent, isocèle, ou par deux dents identiques très rapprochées.
L'élément central peut être constitué par un élément unique et présenter deux arêtes distinctes.
Les dents peuvent être de formes identiques ou différentes. De même, elles peuvent faire corps avec la lame ou être rapportées ; leurs extrémités peuvent être constituées par des matériaux à haute résistance à l'usure ; tels que du carbure, par exemple, ou tout autre matériau analogue, fixés ou rapportés par tous moyens connus.
La présente invention est décrite plus en détail ci-après, avec référence aux dessins annexés, illustrant un exemple de réalisation d'une lame de scie à bois alternative, conforme à la présente invention, destinée au sciage d'une pièce de bois mûe d'un mouvement d'avancement continu et dans lesquels:
Fig. 1 est une vue partielle schématique d'une lame de scie conforme à la présente invention.
Fig. 2 est un diagramme du déplacement des pointes de la lame dans l'objet à scier, faisant apparaître la disposition qui doit être adoptée pour les dents de ladite lame, les régions hachurées de la figure représentant les dimensions des copeaux. Ainsi, dans le cas représenté, la région supérieure montre que le copeau est petit, la dent centrale travaillant dans de mauvaises conditions. Le copeau inférieur est gros, parce plus court.
Les copeaux intermédiaires sont différents d'aspect, tous les copeaux peuvent d'ailleurs présenter un aspect différent de celui qui est illustré, selon les cas.
<Desc/Clms Page number 3>
Fig. 3 est une vue schématique d'une variante de réalisation de l'élément central.
Fig. 4 est une vue d'une portion de dents renforcées amovibles.
Tel qu'il est illustré à la figure 1, le dispositif de lame de scie alternative conforme à la présente invention comporte, sur une lame de scie L, dont la longueur et la largeur sont prédéterminées, un élément cen- tral affectant la forme d'une dent isocèle 1 d'une certaine hauteur dont les deux bords sont tranchants.
D'un côté de la médiatrice de cette dent isocèle sont disposées des dents 3,4, 5, 6, dont les faces d'attaque sont dirigées vers l'extrémi- té gauche de la lame telle qu'elle apparaît à la figure ; del'autre côté de ladite médiatrice, sont disposées des dents 2, 7, 8, 9..., dont les faces d'attaque sont dirigées vers l'extrémité opposée de ladite lame.
On voit que ces dents sont à des hauteurs différentes, de chaque côté de la dent centrale, et leur hauteur est donnée en traçant le diagramme des mouvements de la lame dans le corps à scier.
Un tel diagramme est représenté à la figure 2, pour les dents 3, 4, 5, 6 seulement pour plus de clarté et il concerne un mouvement continu d'une pièce de bois à scier. La dent centrale 1, partant du point e, pénètre en! dans la pièce B, qui se déplace d'un mouvement continu dans le sens de la flèche F et cette dent en sort par g. Arrivée en fin de course en d,elle pénètre à nouveau dans la pièce en i lors de son mouvement de retour et en sort par j. On ne considérera, dans ce diagramme, que la course activa des dents 3, 4, 5, 6, c'est pourquoi les courbes des tracés trajectoires de ces dents ne sont représentées que par moitié.
On notera que, à la figure 2, telle qu'elle apparaît au dessin, l'échelle des ordonnées a été agrandie l'échelle des abcisses ayant été, au contraire, diminuée.
Toutes les dents, à l'exception de l'élément central ne peuvent travailler avantageusement qu'à condition: - de ne travailler strictement que dans un sens, - d'avoir un angle d'attaque aussi grand que possible, ce qui entraîne, à fortiori, un angle de dépouille aussi faible que possible.
La première condition n'est réalisée que si toutes les dents de gauche - ou de droite - ont, dans leur mouvement vers la droite - ou la gauche - des trajectoires dont la partie qui est située dans la pièce sciée, sont entièrement en-dessous de la trajectoire de l'élément central dans cette même partie.
La ligne fgcd sépare les points du plan dont la trajectoire est dans la région située entre les bords mj et pq de la pièce, entièrement située au-dessous de la ligne fg, - des points du plan dont la trajectoire est, dans la même région, au moins partiellement située au-dessus de fgo
En conséquence, la première condition exige que les dents 3, 4, 5,6 soient toutes en-dessous de la ligne fgcd.
La deuxième condition (angle de dépouille aussi faible que possible), exige, pour que la dent ne talonne pas, que la pente de la trajectoire de la dent dans le bois soit inférieure à la pente de la face de dépouille de cette dent.
Si ( est l'angle de dépouille,
<Desc/Clms Page number 4>
VB la vitesse d'avance du-bois:,
VL la vitesse de la lame, il faut que :
EMI4.1
V <tg 0 'IL
En pratique, il faut se réserver une certaine marge de sécurité et choisir VL tel que
EMI4.2
B tg y - 0 ) , VL ou VL VB cotg (Ó-Ó) (1) étant un angle qui pourra, par exemple, être égal à 4 ou 5 degrés.
Si la lame atteint la vitesse VL nécessaire quand la dent centrale est au point r, on voit qu'aucune dent ne doit se trouver dans la ré- gion située entre fgh et la ligne abc, déduite de fgh par une translation définie par le vecteur rd.
Le choix de certains matériaux pour la fabrication de l'extré- mité des dents, ou la nécessité d'éviter certaines vibrations pourront par- fois conduire à choisir, pour VL, une valeur supérieure à la vitesse limite définie par la relation (1). Dans ce cas, la ligne abc sera remplacée par une ligne a'b'c', obtenue d'une façon analogue à celle qui a été décrite ci-dessus pour la ligne abc.
A titre d'exemple d'une lame de scie réalisée conformément à la présente invention, si on désigne par zéro la distance de l'élément cen- tral à la perpendiculaire élevée de d sur pq, la dent 3 est à une distance de cette droite égale à 0,4, la dent 4 à une distance égale à 1,00, la dent 5 à une distance égale à 3,00, la dent 6 a une distance égale à 4,80 m.m.
A la figure 3, on a représenté une autre forme de réalisation de l'élément central 1, qui, au lieu d'être un élément à une seule arête présente deux arêtes distinctes, a1, a2, chacune de ces arêtes étant active dans un sens de déplacement de la lame seulement, ces arêtes faisant partie, par exemple, d'une pièce 10, en cadmium ou en autre métal résistant analo- gue, rapportée sur l'élément central. Cette disposition facilite grandement la coupe, du fait que l'effort exigé sur chaque arête est moindre.
A la figure 4 est illustrée un mode de réalisation du renfor- cement des pointes des dents. Ce renforcement, cité à titre d'exemple, con- siste à rapporter, sur l'élément central 1, ainsi que sur les dents 3, 4, 2, etc... des pastilles 13,11, 12, 14, les dents elles-mêmes étant amovibles par rapport à la lame proprement dite, non illustrée au dessin, et pouvant être fixées sur cette lame au moyen de rivets 15, par exemple.
Les distances séparant deux dents successives sont calculées en fonction de la largeur de la pièce à acier et de l'épaisseur de
<Desc/Clms Page number 5>
la lame, de façon que le volume du creux de dent soit suffisant pour loger la totalité de la sciure, compte tenu du foisonnement de celle-ci.
De même les dents pourront être toutes de formes identiques ou de formes différentes, elles pourront être alternativement tordues à droite ou à gauche, larges et minces, biseautées de diverses façon ou posséder toutes autres formes connues.
REVENDICATIONS.
1. Une lame de scie à bois à mouvement alternatif, constituée par un ruban métallique d'épaisseur et de longueur déterminées, caractérisée en ce que, sur un des bords du dit ruban font saillie un élément central et une certaine quantité de dents disposées dans le plan de la lame et situées, en nombre égal ou inégal suivant les conditions particulières, départ et 'autre de la médiatrice dudit élément, les faces d'attaque desdites denté qui sont situées d'un même côté par rapport à ladite médiatrice, étant tournées vers celle des extrémités de la lame qui est située du même côté par rapport à ladite médiatrice, la hauteur de chacune desdites dents par rapport à la ligne médiane dudit ruban étant déterminée par le diagramme des mouvements de ladite lame dans le corps à scier,
de façon que les dents faisant partie d' une même moitié de ladite lame aient, dans leur course non active, une trajectoire située en-dessous de celle dudit élément central,