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L'invention est relative à des perfectionnements aux flotteurs de pêche, du genre de ceux interposés sur le trajet de la ligne reliant l'extrémité de la canne à pêche à l'hameçon.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels lesdits flotteurs qu' ils répondent mieux que jusqu'à ce jour aux divers desiderata de la prati- que, et notamment qu'ils permettent au pêcheur d'être immédiatement averti et à coup sûr, sitôt qu'il a une touche.
Elle consiste, principalement, à faire comporter au flotteur au moins deux parties, dont l'une est montée élastiquement par rapport à l'autre, la ligne étant assujettie pour relier une dite partie à l'hameçon et l'autre à la canne à pêche, de manière que l'attaque du poisson sur l'ha- meçon ait pour effet d'entraîner l'une desdites parties, tandis que l'autre reste provisoirement immobile grâce à l'élasticité du montage, le déplace- ment relatif des deux dites parties mettant alors en évidence la touche à déceler.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps, mais qui peuvent s'utiliser le cas échéant isolément, et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, les- quels complément et dessins, bien entendu, sont surtout donnés à titre d' indication.
La fig. l de ces dessins montre le flotteur en vue extérieure (en supposant que le poisson tire sur la partie inférieure du flotteur).
La fige 2 montre le flotteur au repos en coupe longitudinale.
Selon l'invention, et plus particulièrement selon ceux de ses modes d'application et de réalisation auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir un flotteur perfectionné pour pêcher à la ligne, on s'y prend comme suit ou de manière analogue.
Il a été remarqué que, lorsqu'on pêche dans une eau agitée, par exemple dans la mer, les vagues ou ondulations risquent souvent de faire croire au pêcheur que le poisson mord, ce dont il ne peut être certain qu' en levant sa ligne. Pour éviter cet inconvénient, il est proposé, selon l invention, de munir la ligne d'un flotteur susceptible de montrer, d'une ma- nière visible et simple, qu'une traction est exercée sur l'hameçon, grâce au déplacement d'une pièce témoin faisant partie dudit flotteur et dont par exemple l'apparition est provoquée hors d'un boîtier, sous l'action d' une traction transmise par la ligne.
Bien entendu, ceci n'est qu'une réa- lisation possible, la plus simple semble-t-il, d'un principe constructif plus général, et qu'on peut énoncer comme étant le suivant pour atteindre le résultat visé :
Le flotteur doit être agencé en au moins deux parties accouplées par une liaison élastique, à savoir une partie "a" reliée à l'hameçon par une portion de la ligne de pêche, et une partie "b" reliée à la canne à pêche par une autre portion de ladite ligne, le déplacement relatif des deux parties pouvant être observé par le pêcheur qui est ainsi averti qu'il doit agir.
Pour obtenir une construction de flotteur conforme à cet agence- ment, on monte, dans une réalisation préférée de l'invention, la partie "b" coulissante dans un guidage porté par la partie "a", la partie "b" comportant par exemple à cet effet une tige qui coulisse dans un fourreau porté par la partie "a", cette tige étant normalement cachée dans le fourreau sous l' action du ressort d'accouplement des parties "a" et "b", de sorte que lors- que cette tige apparaît hors dudit fourreau, le pêcheur est averti de la touche.
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Dans cette réalisation préférée de l'invention qui va être main- tenant décrite en liaison avec les figures, il est prévu, en outre des moyens de réglage sur place de la tension du ressort permettant d'adapter au mieux le flotteur au genre de pêche à entreprendre.
Sur les figures, on voit que ladite partie "a" comprend essen- tiellement un boîtier allongé et effilé ' muni d'un fourreau axial de gui- dage 2, tous deux de préférence en celluloïd ou matière analogue, la cham- bre pseudo-cylindrique entre les pièces 1 et 2 étant étanche et pouvant for- mer flotteur. L'eau pénètre librement par la partie inférieure du fourreau 2 à son intérieur. Ladite partie "b" comprend, comme il a été expliqué ci- dessus, une tige 3, de préférence aussi en celluloïd et de préférence colo- rée en rouge ou en jaune vif ou autre couleur voyante, coiffée à son extré- mité supérieure d'un bouchon coulissant 4, de préférence en liège, ajustable en position à frottement doux.
Un ressort 5, par exemple une lame ou fil élastique de caoutchouc tend constamment à appliquer le bouchon 4 sur l'ex- trémité supérieure arrondie du boîtier 1, et pour cela ce ressort est fixé d'une part à l'extrémité inférieure de la tige 3 et d'autre part à l'extré- mité inférieure du fourreau 2 en y étant coincé par des petites collerettes annulaires, respectivement 6 et 7 en matière appropriée (éventuellement aus- si en celluloïd). Le fil de ligne venant du scion ou de la canne à pêche est coincé d'abord entre le bouchon 4 et la tige 3; puis avec un "mou" suf- fisant permettant le déplacement relatif desdites parties "a" et "b", il pas- se entre une bague 8 et le bottier 1.
Le boîtier 1 ayant une forme qui va légèrement en s'évasant vers le haut, la bague 8 permet de coincer le fil de ligne en ce deuxième point d'attache.
Il est possible d'utiliser le flotteur de l'intention de plu- sieurs manières. En eau tranquille, on peut laisser le flotteur incliné presque à plat sur l'eau et s'en servir comme d'un flotteur ordinaire, le bouchon 4 étant enfoncé vers le bas suffisamment pour que la liaison élastique procurée par le ressort 5 ne joue pratiquement pas; dans ce cas le flotteur s'enfonce en bloc quand le poisson mord. En eau agitée, on peut au contraire se servir du flotteur de l'invention d'une manière particuliè- re, qu'on peut appeler la méthode du "relâché", qui permet de profiter à plein des avantages de l'invention.
A cet effet, on tient le flotteur vertical suspendu par la ligne à au moins 20 ou 30 cm au-dessus du niveau d'eau moyen, et on fait quelques "coulées" ou abaissements successifs du flotteur. Le poisson qui nage entre deux eaux saisit l'appât et la tige 3 rouge ou jaune apparaît.
Le pêcheur à ce moment n'a pas à rendre la main, le poisson se ferre de lui- même.
Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'appli- cation et de réalisation de ses diverses parties ayant été plus particuliè- rement envisagées, elle en embrasse au contraire toutes les variantes.