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La présente invention est relative aux huiles combustibles et elle concerne plus particulièrement l'inhibition de la corrosion dans les fours, les chaudières, les turbines à gaz et analogues, dans lesquels on utilise, comme combustible, certaines huiles de type résiduaire, dérivées du pétrole.
On a observé que lorsqu'une huile combustible du type résidual- re contenant des quantités substantielles de vanadium est brûlée dans des odes, fleurso, deses chaudières et des turbines à gaz, la cendre résultant de la combustion de l'huile combustible est fortement corrosive vis-à-vis des matières portées à des températures élevées et attaquent des parties ou pièces, telles que les tubes des chaudières, les dispositifs de suspen- sion, les aubes des turbines, etc.... Ces effets sont particulièrement perceptibles dans les turbines à gaz et militent, dès lors, contre l'uti- lisation de ce qui serait sinon un combustible bon marché et désirable pour ce but.
La nature corrosive d'une cendre obtenue par la combustion d'une huile du type résiduaire est due à sa teneur en oxyde de vanadium.
L'oxyde de vanadium (V2O5), qui se forme par combustion d'une huile combus- tible contenant des composés de vanadium, attaque vigoureusement divers métaux, leurs alliages et d'autres matières, aux températures élevées rencontrées lors de la combustion, le degré d'attaque devenant progressivement plus sévère à mesure que la température augmente. La cendre formée par la combustion d'une huile combustible contenant des quantités substantielles de vanadium est une matière dure et adhérente, qui forme des dépôts sur les parties affectées et réagit corrosivement avec elles.
Aux températures élevées rencontrées lors de la combustion, on suppose que l'oxyde de vanadium présent dans la cendre réagit avec les parties corrodées, de manière à former des vanadates. '
Le problème auquel la présente invention s'attaque est celui de la corrosion de matières, à des températures élevées, par la cendre chaude résultant de la combustion d'une huile combustible de type résiduaire contenant du vanadium. Ce genre de corrosion doit être distingué de celui se présentant aux températures atmosphériques ou quelque peu supérieures, en général en--présence d'air et d'humidité. Dans ces conditions, un oxyde de vanadium contenant de la cendre n'a pas d'effet corrosif appréciable.
Le problème de corrosion en cause dans le présent mémoire peut donc à proprement parler être appelé un problème de "corrosion à chaud".
La présente invention a pour but de retarder la corrosion obr tenue lors de la combustion d'une huile combustible produisant une cendre contenant des quantités sùbstantielles d'oxyde de vanadium.
Un autre but de la présente invention est d'agir sur les com- posés de vanadium d'une huile combustible produisant normalement une cendre corrosive contenant du vanadium, de manière à permettre l'utilisation de cette huile combustible dans des fours, des chaudières, des turbines à gaz et analogues sans corrosion excessive.
Ces buts ainsi que d'autres buts visés par la présente invention sont atteints par le fait qu'à une composition à base d'huile combustible, comprenant une quantité majeure d'une huile combustible produisant une cendre corrosive contenant du vanadium lors de la combustion, on ajoute une quantité mineure suffisante pour retarder l'effet corrosif d'une telle cendre, d'un composé organique contenant un métal, soluble dans l'huile ou pouvant y être dispersé, ce composé organique étant un composé dont un atome d'hrdrogène a été remplacé par un métal choisi parmi les métaux des groupes I, II, III, IV, VI, VII et VIII de la table périodique de Mendeleef.
Il a été constaté que la corrosivité à chaud d'une cendre contenant de l'oxyde de vanadium peut être sensiblement inhibée par l'addition des composés organiques contenant un métal, solubles dans les huiles ou pou-
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vant y être dispersés.
Bien que l'invention ne dépende pas d'une théorie quelconque quant à l'action qui se produit, on suppose à présent que les composés organiques contenant un métal utilisés conformément à cette invention réagissent pendant la combustion de l'huile combustible avec le composé de vanadium contenu dans la cendre d'huile combustible, de manière à former un composé de vanadium stable, qui n'est pas décomposé en oxyde de vanadium, dans les conditions de combustion de l'huile combustible. On suppose également que la réaction du composé organique contenant un métal avec le composé de vanadium contenu dans le combustible a lieu avant qu'une quantité substantielle de la cendre contenant de l'oxyde ds vanadium vienne en contact avec les parties de l'équipement affectées autrement par la corrosion.
En tout cas, il a été démontré que l'addition des composés organiques contenant un métal, identifiés plus haut, à une huile combustible de pétrole du type résiduaire, produisant normalement une cendre corrosive contenant du vanadium,change complètement le caractère de la cendre, celleci, au lieu de constituer un dépôt dur et adhérent, étant une matière légère, dépourvue de cohérence et poudreuse, qui peut être aisément chassée par le tirage résultant de la combustion dans une turbine, un four ou une chaudière, ou qui peut tomber sur la sole d'un four ou d'une chaudière. Il a également été démontré que l'addition de tels composés organiques contenant un métal élimine ou retarde matériellement la corrosion normalement due à la cendre d'une huile combustible de type résiduaire contenant des quantités substantielles de vanadium.
Les composés organiques contenant un métal, solubles dans les huiles ou dispersables dans les huiles, utilisés conformément à l'invention, sont bien connus dans la technique. Comme il a été indiqué, la portion organique de la molécule de ces composés est dérivée d'un composé organique dont un atome d'hydrogène peut être remplacé directement ou Indirectement par un métal.
Dès lors, les composés organiques contenant un métal suivant l'invention englobent non seulement les sels métalliques, solubles dans l'huile ou pouvant y être dispersés, des composés organiques acides oléosolubles ordinaires, tels que ceux comportant un groupe carboxy, sulfo,, hydroxy, mercapto ou carbamyle, mais également les composés organiques dont un atome d'hydrogène peut être remplacé par un métal, de manière à former un composé organométallique. Voir par exemple, Gilman, "Organic Chemistry, An Advanced Treatise", vbl. I, pages 445-451, John Wiley & Sons, Inc., NewYork, 1938. Dans un certain sens, les composés organométalliques sont également des sels métalliques de composés organiques très faiblement acides.
Comme exemples de composés organiques contenant un métal, utilisés conformément à l'invention, on peut citer les sels métalliques, solubles dans les huiles ou pouvant y être dispersés, d'acides gras, tels que les acides valérique, caproique, oléique, palmitique, stéarique, linoléi- que, huile de tall, etc...,les acides pétrole-sulfoniques dlé solubles; les acides pétrole-naphténiques, les acides alcoyl-sulfúriques à longue chaîne, tel que l'acide lauryl-sulfurique, la rosine et la rosine hydrogénée, les alcoylphénols, tels que l'iso-octylphénol, le t .butylphénol, etc..., les sulfures d'alcoylphénols; tels que le mono sulfure de bis (iso-octylphénol), le bisulfure de bis (t.butylphénol), etc...;
les résines phénolformaldéhyde oléosolubles, tels que les "Amberols" comme les résines t.butylphénol-for- maldéhyde, etc... Comme autres exemples de composés dont l'utilisation entre dans le cadre de la présente invention, on peut citer les composés organométalliques, tels que triphénylaluminium, plomb tétraéthyle, dibenzyl-mercure, triphénylméthylosodium, dibenzyldiéthyl étain, ditolylétain, diphénylzinc, etc....
De ce qui précède, il ressort pour les spécialistes que les matières d'addition utilisées conformément à l'invention peuvent être constituées de n'importe quel composé organique acide formant des composés métalliques solubles dans les huiles ou pouvant y être dispersés. Etant donné que les sels métalliques ou savons de composés organiques acides,
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tels que acides gras, acides naphténiques et acides sulfoniques sont rela- tivement bon marché et peuvent être obtenus aisément, ce sont ces composés que l'on préfère.
Les composés organiques contenant un métal, utilisés conformé- ment à la présente invention, doivent être solubles dans les 'huiles ou y être dispersables, afin d'assurer un mélange uniforme des composés dans l'huile combustible, à laquelle ils sont ajoutés. Il serait évidemment indésirable que la masse du produit d'addition soit concentrée dans une petite partie de l'huile combustible, tandis que le restant de l'huile contiendrait peu ou pas de produit d'addition. Pour assurer un mélange uniforme des composés organiques contenant un métal, il est donc nécessai- re d'utiliser des composés oléosolubles ou pouvant être dispersés dans les huiles.
Comme le comprendront les spécialistes, la distinction entre l'oléo- solubilité et la dispersibilité dans les huiles est une question de degré; pour les besoins de la présente invention, il suffit qu'une dispersion assez stable des produits d'addition dispersables puisse être obtenue ou qu'une redispersion d'un produit d'addition déposé puisse être rapidement obtenue par simple agitation.
Les métaux,qui sont employés dans les composés organiques oontenant un métal, utilisés conformément à l'invention, sont choisis parmi les métaux des groupes I, II, III, IV, VI, VII et VIII de la table périodique de Mendeleef. Parmi ces métaux, on peut citer le lithium, le sodium, le potassium, le calcium, le magnésium, le baryum, le strontium, le zinc, le cadmium, le mercure, l'aluminium,le plomb, l'étain, le chrome, le manganèse, le fer, le cobalt, le nickel, etc...
Le type d'huile combustible, auquel les.agents de retardement de la corrosion, utilisés conformément à l'invention, est exemplifié par,-, les huiles combustibles-nP 5, N 6 et Bunker "C", qui contiennent une quantité suffisante de vanadium pour former une cendre combustible par com- bustion. Ces huiles constituent des huiles combustibles de type résiduaire obtenues à partir de pétrole par les procédés connus dans la technique.
Toutefois, toutes les huiles combustibles résiduaires ne présentent pas le caractère corrosif à chaud décrit dans le présent mémoire. Certaines huiles combustibles résiduaires contiennent des quantités tellement faibles de vanadium ou, en d'autres termes, la cendre de ces huiles contient des quantités tellement faibles d'oxyde de vanadium que le problème de la corrosion à chaud des matières avec lesquelles la cendre chaude vient en contact ne se pose pas. L'invention concerne, dès lors, le retardement de la corrosion produite par une huile combustible de type résiduaire produisant normalement,par combustion, une cendre corrosive contenant du vanadium.
Ces huiles combustibles ne doivent pas nécessairement être complètement du type résiduaire, l'invention se rapporte également aux huiles combustibles résiduaires diluées avec des produits de distillation d'huiles combustibles, à condition que l'huile combustible,- obtenue présente les caractéristiques de corrosion décrites plus haut. Il va de soi que les huiles combustibles distillées elles-mêmes ne contiennent pas du tout de vanadium ou en contiennent des quantités tellement faibles qu'aucun problème de corrosion à chaud ne se pose.
En général, des quantités mineures des composés organiques métalliques ajoutés conformément à l'invention suffisantes pour retarder la corrosivité de la cendre contenant du vanadium sont ajoutées aux huiles combustibles donnant de la cendre conformément à l'invention, Etant donné que la teneur en vanadium des diverses huiles combustibles de type résiduai- re varie depuis des quantités négligeables ces huiles combustibles ne posent pas de problème au point de vue corrosion et ne sont donc pas prises en considération dans la présente invention) jusqu'à des quantités fortement corrosives, (notamment de 37% sur la base de la cendré),
il n'est pas possible de spécifier les poids numériques exacts de matière d'addition né-
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cessaires pour inhiber la corrcsion de toutes les huiles combustibles-corrosivesrcontenant du vanadium. Toutefois, il est souhaitable d'employer une quantité telle de matière d'addition qu'au moins-0,25 atome environ du métal du composé organique métallique soit présent par atome de vanadium dans l'huile combustible. De préférenca, on emploie au moins 0,5 atome environ de métal du composé organique métallique par atome de vanadium.
Sur cette base,il sera évident que le pourcentage pondéral exact de matière d'addition à employer variera non seulement selon la teneur spécifique en vanadium de l'huile combustible, mais également selon le poids moléculaire du composé organique contenant un métal. Evidemment, un poids moindre du composé organique contenant un métal sera nécessaire pour un métal de faible poids moléculaire combiné à un composé organique de faible poids moléculaire,que dans le cas d'un métal à poids moléculaire élevé combiné à un composé organique à poids-'moléculaire élevé. Ainsi, un poids plus élevé de naphténat de plomb (poids moléculaire moyen des acides naphténiques :environ 250) que de laurate de calcium sera nécessaire pour produire le nombre équivalent d'atomes de plomb et de calcium respectivement.
Les spécialistes se rendront aisément compte, par ce qui précède et les essais simples de corrosion décrits plus loin, des quantités de composé organique contenant un métal, qui doivent être ajoutées à une huile combustible corrosive contenant du vanadium. Etant donné que les quantités de matière d'addition sont généralement faibles, ces quantités étant parfois de 0,05% en poids de 1'huile combustible, il est souhaitable de préparer des solutions ou dispersions concentrées de ces matières dans du naphte, du kérosène ou une huile combustible, pour faciliter le mélange à l'huile combustible corrosive contenant du vanadium.
Les exemples suivants illustreront .davantage l'invention.
EXEMPLE 1.
Des fractions de 50 grammes d'une huile combustible n 6 avec et sans les matières d'addition métalliques décrites plus haut sont placées dans des assiettes en acier inoxydable d'un diamètre de 10 cm.
L'huile combustible employée présente les caractéristiques suivantes :
EMI4.1
<tb>
<tb> - <SEP> gravité, <SEP> A.P.I. <SEP> 12,3 <SEP>
<tb> - <SEP> viscosité <SEP> S.S.U. <SEP> à <SEP> 38 C <SEP> 4618
<tb> à <SEP> 99 G <SEP> 178
<tb> - <SEP> point <SEP> de <SEP> éclaire <SEP> C <SEP> 160 C
<tb> - <SEP> point <SEP> d'inflammation, <SEP> C <SEP> 207 G
<tb> - <SEP> résidu <SEP> de <SEP> carbone, <SEP> % <SEP> 11,8
<tb> - <SEP> précipitation <SEP> N , <SEP> B. <SEP> S. <SEP> & <SEP> W. <SEP> trace
<tb> - <SEP> soufre, <SEP> % <SEP> 3,45
<tb> - <SEP> cendre, <SEP> % <SEP> 0,025
<tb> -vanadium, <SEP> % <SEP> 0,0075
<tb>
Les assiettes sont alors chauffées jusqu'à ce que la température d'inflammation de l'huile soit atteinte et l'huile est allumée.
Après la combustion de l'huile, les assiettes contenant le résidu de cette combus- tion sont placées dans un four a moufle et chauffées pendant 8 heures à la température d'essai désirée. Les essais ont été effectués à 372 C, 538 et 733 C. Les résultats de ces. essais sont montrés dans le tableau suivant;
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TABLEAU I.
EMI5.1
<tb>
<tb>
Matière <SEP> d'addition, <SEP> % <SEP> en <SEP> poids, <SEP> Température <SEP> d'essai <SEP> Nature <SEP> de <SEP> la
<tb> d'huile <SEP> combustible <SEP> cendre <SEP> ou <SEP> du
<tb> résidu.
<tb> néant <SEP> 372 C <SEP> dure <SEP> et <SEP> adhérant <SEP> fermement <SEP> aux <SEP> parois <SEP> des <SEP> assiettes <SEP> en
<tb> acier.
<tb> néant <SEP> 538 C <SEP> idem
<tb> néant <SEP> 733 C <SEP> idem
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> calcium <SEP> 372 C <SEP> résidu <SEP> pou-
<tb> (0,084%) <SEP> dreux <SEP> incohérent <SEP> et
<tb> léger
<tb> idem <SEP> 538 C <SEP> résidu <SEP> poudreux <SEP> incohérent <SEP> et
<tb> très <SEP> léger
<tb> idem <SEP> 733 G <SEP> idem
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> nickel <SEP> résidu <SEP> pou-
<tb> (0,081%)
<SEP> 372 C <SEP> dreux <SEP> incohérent <SEP> et
<tb> léger
<tb> idem <SEP> 538 C <SEP> résidu <SEP> poudreux <SEP> incohérent <SEP> et
<tb> très <SEP> léger
<tb> idem <SEP> 733 C <SEP> idem
<tb>
Comme le montre le tableau précédent, on a constaté qu'au bout d'un chauffage de 8 heures à toutes les températures d'essai;
le caractère de la cendre obtenue à partir de l'huile combustible contenant du naphténate de calcium et du naphténate de- nickel est fortement différent de celui de l'huile combustible exempte de telles- matières d'addition. La cendre obtenuelorsque la matière d'addition était présente, est légère, incohé- rente et poudreuse-.. Cette cendre se trouve, par ailleurs, à un état tel qu'e-lle puisse être aisément chassée par soufflage grâce au tirage dû à la combustion dans une turbine. Au contraire, la cendre provenant d'une huile
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à laquelle aucune matière d'addition n'a été ajoutée, est dure et adhère fermement aux parois des assiettes en acier inoxydable.
EXEMPLE 2.
Des essais similaires à ceux décrits dans l'exemple précédent ont été exécutés à une même température d'essai de 733 C, mais en faisant varier la quantité et la nature de la matière d'addition. Les résultats de ces essais sont consignés dans le tableau suivant :
TABLEAU II
EMI6.1
<tb>
<tb> Matière <SEP> d'addition <SEP> % <SEP> en <SEP> poids <SEP> d'hui- <SEP> Nature <SEP> de <SEP> la <SEP> cendre
<tb> le <SEP> combustible <SEP> ou <SEP> résidu
<tb> Néant <SEP> --- <SEP> résidu <SEP> dur <SEP> adhérant
<tb> aux <SEP> parois <SEP> des <SEP> assiettes <SEP> en <SEP> acier
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> calcium <SEP> 0,02 <SEP> très <SEP> légère <SEP> amélioration
<tb> par <SEP> rapport <SEP> à <SEP> huile <SEP> de
<tb> base
<tb> " <SEP> 0,05 <SEP> résidu <SEP> poudreux <SEP> incohérent
<tb> " <SEP> 0,1 <SEP> résidu <SEP> incohérent <SEP> léger
<tb> et <SEP> poudreux
<tb> " <SEP> 0,2 <SEP> id.
<tb>
Pétronate <SEP> de <SEP> calcium <SEP> 0,02 <SEP> pas <SEP> de <SEP> changement <SEP> par
<tb> rapport <SEP> à <SEP> l'huile <SEP> de
<tb> base
<tb> " <SEP> 0,05 <SEP> résidu <SEP> poudreux <SEP> incohérent
<tb> " <SEP> 0,2 <SEP> résidu <SEP> poudreux <SEP> incohérent
<tb> et <SEP> léger
<tb> Sel <SEP> de <SEP> calcium <SEP> de <SEP> Opoil <SEP> 0,2 <SEP> résidu <SEP> poudreux <SEP> incohérent
<tb> Sel <SEP> de <SEP> calcium <SEP> de <SEP> Facoil
<tb> GN <SEP> 0,2 <SEP> id.
<tb>
Sel <SEP> de <SEP> calcium <SEP> de <SEP> Facoil <SEP> 0,2 <SEP> id.
<tb>
CB
<tb> Sel <SEP> de <SEP> calcium <SEP> de <SEP> Staybe <SEP> 0,2 <SEP> id.
<tb> lite
<tb> Sel <SEP> de <SEP> calcium <SEP> d'Amberol <SEP> 0,2 <SEP> id.
<tb>
Nickel <SEP> Naphténate <SEP> de <SEP> 0,2 <SEP> résidu <SEP> poudreux <SEP> incohérent
<tb> et <SEP> léger
<tb>
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TABLEAU II (Suite).
EMI7.1
<tb>
<tb>
Matière <SEP> d'addition <SEP> % <SEP> en <SEP> poids <SEP> d'hui <SEP> Nature <SEP> de <SEP> la <SEP> cendre
<tb> le <SEP> combustible <SEP> ou <SEP> résidu.
<tb>
Sel <SEP> de <SEP> baryum <SEP> d'poil <SEP> 0,2 <SEP> résidu <SEP> incohérent
<tb> mais <SEP> sous <SEP> forme <SEP> d'aggrégats <SEP> plus <SEP> gros
<tb> Pétronate <SEP> de <SEP> baryum <SEP> 0,2 <SEP> id.
<tb>
Naphténate <SEP> d'aluminium <SEP> 0,2 <SEP> résidu <SEP> poudreux <SEP> incohérent
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> cuivre <SEP> 0,2 <SEP> id.
<tb>
Naphténate <SEP> de <SEP> cobalt <SEP> 0,5 <SEP> quantité <SEP> considérable
<tb> de <SEP> résidu <SEP> incohérent
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> fer <SEP> 0,5 <SEP> quantité <SEP> considérable
<tb> de <SEP> résidu <SEP> poudreux
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> zinc <SEP> 0,2 <SEP> petite <SEP> quantité <SEP> de <SEP> résidu <SEP> poudreux
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> plomb <SEP> 0,25 <SEP> résidu <SEP> poudreux <SEP> incohérent
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> manganèse <SEP> 0,5 <SEP> id.
<tb>
EXEMPLE 3.
Pour démonter la corrosivité d'une cendre résiduaire d'huile combustible contenant des quantités élevées de-vanadium et pour déterminer les effets d'inhibition correspondants des matières d'addition suivant la présente invention, les essais suivants ont été exécutés. Une huile combustible n 6 de l'est du Vénézuéla a été brûlée à 870 C, en sorte qu'on a obtenu une cendre présentant une teneur en vanadium, déterminée par analyse, de 36,75%. Des demi-sections d'aubes en Stellite de turbines à gaz Westinghouse et des bandes d'une épaisseur de 0,16 cm de tôle d'acier inoxydable 19-9 DL ont été nettoyées par soufflage au¯ sable, de manière à obtenir des surfaces propres et uniformes.
Les sections d'aubes de turbine et les bandes en acier inoxydable ont ensuite été traitées, au contact de cendre contenant du vanadium,- pendant 7 jours dans un four à. mouffle chauffé- électriquement et maintenu à 733 G. A la fin de la période de chauffage de 7 jours, on a laissé les pièces subir un refroidissement et on les a examinées, au point de vue de la corrosion. Des essais ont été effectués sur la cendré seule et sur de la cendre contenant une des matières d'addition décrites plus haut. Afin d'assurer l'élimination complète de toutes les' matières carbonifères ou organiques, la cendre a été grillée pendant deux heures à 733 C, avant d'être employée dans les essais.
Dans les cas oû on a également utilisé une matière d'addition, celle-ci a été ajoutée à la-cendre et bien mélangée à celle-ci avant le chauffage préliminaire. Les matières d'addition ont été utilisées en quantités indiquées.
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TABLEAU III.
EMI8.1
<tb>
<tb>
Matière <SEP> d'addition <SEP> % <SEP> en <SEP> poids <SEP> Métal <SEP> Aspect <SEP> du <SEP> métal
<tb> du <SEP> mélange <SEP> d'essai <SEP> après <SEP> essai.
<tb> néant <SEP> --- <SEP> Stelli- <SEP> très <SEP> fortement <SEP> corte <SEP> rodé <SEP> Pointe <SEP> enlevée
<tb> par <SEP> corrosion. <SEP> Dépôt
<tb> lourd <SEP> de <SEP> produits
<tb> de <SEP> corrosion <SEP> sur <SEP> le
<tb> restant <SEP> de <SEP> la <SEP> bande
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> calcium <SEP> 56 <SEP> id.
<SEP> légère <SEP> corrosion,
<tb> mais <SEP> forte <SEP> amélioration <SEP> par <SEP> rapport <SEP> aux
<tb> résultats <SEP> obtenus
<tb> avec <SEP> cendre <SEP> non <SEP> inhibée
<tb> Naphténate <SEP> de <SEP> fer <SEP> 80 <SEP> Stellite <SEP> légère <SEP> corrosion,
<tb> mais <SEP> forte <SEP> amélioration <SEP> par <SEP> rapport <SEP> aux
<tb> résultats <SEP> obtenus <SEP> avec <SEP> cendre <SEP> non <SEP> inhibée.
<tb>
Naphténate <SEP> de <SEP> cuivre <SEP> 81 <SEP> id. <SEP> très <SEP> légère <SEP> corrosion, <SEP> mais <SEP> forte <SEP> amélioration <SEP> par <SEP> rapport <SEP> aux <SEP> résultats
<tb> obtenus <SEP> avec <SEP> cendre
<tb> non <SEP> inhibée.
<tb>
Naphténate <SEP> de <SEP> calcium <SEP> 80 <SEP> id. <SEP> terni, <SEP> mais <SEP> pas <SEP> de
<tb> corrosion <SEP> visuelle.
<tb>
Pétronate <SEP> de <SEP> calcium <SEP> 81 <SEP> id. <SEP> terni, <SEP> mais <SEP> pas <SEP> de
<tb> piqûres <SEP> visibles.
<tb>
Néant <SEP> -- <SEP> acier <SEP> in- <SEP> très <SEP> fortement <SEP> coroxydable <SEP> rodé <SEP> avec <SEP> piqûres
<tb> 19-9 <SEP> DL <SEP> profondes.
<tb>
Naphténate <SEP> de <SEP> calcium <SEP> 80 <SEP> id. <SEP> terni, <SEP> mais <SEP> pas <SEP> de
<tb> piqûres <SEP> visibles.
<tb>
Sulfonate <SEP> de <SEP> calcium <SEP> 10 <SEP> id. <SEP> id.
<tb>
(pétrole <SEP> sulfonate <SEP> de
<tb> calcium)
<tb> Sulfonate <SEP> de <SEP> sodium <SEP> 10 <SEP> id. <SEP> id.
<tb>
(pétrole <SEP> sulfonate
<tb> de <SEP> sodium,pétronate)
<tb>
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Comme le montre le tableau donné ci-dessus, les échantillons de Stellite et d'acier 19-9 DL soumis à l'action de la cendre non inhibée étaient très fortement corrodés, tandis que les mêmes échantillons traités en présence de cendre inhibée ne révélaient qu'un peu de corrosion si mê- me ils présentaient quelque corrosion.
Dans les tableaux précédents, le terme "pétronate" utilisé no- tamment à la fin du tableau III, désigne le sel sodique d'acides sulfoni- ques de pétrole oléosolubles. Quant au pétronate de caleium et au pétronate de baryum, il s'agit respectivement des sels de calcium et de baryum d'a- cides sulfoniques de pétrole oléosolubles'.
Le sel calcique d'Opoil est le sel calcique de l'huile de tall brute. Les sels calciques de Facoil GN et Facoil CB sont les sels calciques de qualités raffinées d'huile de tall, raffinées en vue d'améliorer leur teinte et leur odeur. Le se-1 calcique de "Staybelite" est le sel cal- cique de rosine hydrogénée. Le sel calcique d'"amberol" est le sel oalcique d'un produit de condensation d'alcoylphénols et de formaldéhyde, comportant en moyenne environ cinq noyaux phénoliques par molécule.
Les exemples précédents montrent clairement les effets bénéfiques des matières d'addition selon la présente invention sur les huiles combustibles donnant une cendre corrosive contenant du vanadium. Etant donné qu'il est difficule, sinon impossible, de réduire la teneur en cendre des huiles combustibles résiduaires sans augmentation peu économique du coût de celles-ci, l'utilisation de quantités mineures de matières d'addition selon l'invention donne au problème de la corrosion à chaud une solution non seulement simple, mais économique.
REVENDICATIONS.
1. Composition à base d'huile combustible, contenant une quantité majeure d'une huile combustible produisant, par combustion, une cendre contenant du vanadium corrosive, caractérisée en ce qu'elle contient une proportion mineure, suffisante pour retarder la corrosivité de cette cendre, d'une matière d'addition, constituée par un composé choisi dans la classe des composés organiques contenant un métal, solubles ou dispersables dans les huilée, ces composés.étant des composés organiques dont un atome d'hydrogène a été remplacé par un métal choisi dans les groupes I, II, III, IV, VI,VII et VIII de la table périodique de Mendeleef.