<Desc/Clms Page number 1>
On connaît des appareils vibrants à vibrations rectilignes com- mandés par un mécanisme à balourd tournant autour d'un axe. Dans une cer- taine forme de réalisation, la vibration rectiligne est obtenue par des liaisons entre le corps de l'appareil lui-même et la charpente support, telles qu'elles ne permettent que la vibration désirée, à l'exclusion de tout autre mouvement. L'inconvénient de ce type d'appareils est qu'il pro- voque de fortes réactions entre l'appareil et la charpente support qui don- nent des vibrations dans les bâtiments et peuvent être nuisibles à la bon- ne tenue de l'appareil.
Il est possible d'obvier à cet inconvénient en réalisant des appareils où la force centrifuge produite par le mécanisme à balourd est décomposée en deux forces périodiques perpendiculaires, dont l'une produit une vibration rectiligne du mécanisme à balourd par rapport à l'appareil, et l'autre une vibration rectiligne de l'ensemble.
Pour la commodité de l'exposé, on supposera que les liaisons du corps de l'appareil avec ses supports n'influent en rien sur sa vibration et on appellera plan vertical de vibration tout plan vertical contenant la tra- jectoire d'un point du corps de l'appareil ou tout plan parallèle à ceux-ci.
Dans une réalisation connue, pour obtenir une vibration rectiligne à partir d'une vibration circulaire, ou elliptique, d'un mécanisme à balourd, on monte celui-ci de façon élastique sur le corps de l'appareil à faire vibrer, son axe de rotation étant perpendiculaire aux plans verticaux de vibration du corps de l'appareil définis ci-dessus. La liaison élastique est telle qu'elle permet au mécanisme à balourd de se déplacer dans une direction parallèle aux plans verticaux de vibration du corps de l'appareil perpendiculaires à la vibration désirée. Par contre, la liaison est rigide dans les plans parallèles aux plans verticaux de vibration du corps de l'appareil.
De tels appareils constituent de très gros progrès sur les précédents en réalisant une vibration rectiligne par l'utilisation d'un mécanisme à balourd, c'est-à-dire très bon marché, sans transmettre de réactions à la charpente support. Cependant, ils comportent un inconvénient assez grave : la vibration désirée étant généralement inclinée par rapport à l'horizontale, la vibration libre du mécanisme à balourd est elle-même inclinée et les supports élastiques qui permettent ce mouvement, non verticaux. Ils ont donc à réaliser une triple fonction : permettre la vibration du mécanisme à balourd, s'opposer à une amplitude exagérée de celle-ci au moment des vitesses critiques lors des mises en route et arrêts, et s'opposer à l'action de la pesanteur sur le mécanisme à balourd.
Cette triple fonction ne peut être assurée que par des systèmes élastiques complexes.
La présente invention évite cet inconvénient. Le mécanisme à balourd est installé sur l'appareil de façon que son axe de rotation soit non plus perpendiculaire aux plans verticaux de vibration iu corps de l'appareil mais parallèle à ceux-ci, c'est-à-dire que la vibration libre du mécanisme à balourd soit dans une direction horizontale perpendiculaire aux plans verticaux de vibration du corps de l'appareil.
Il en résulte que la liaison du mécanisme avec l'ensemble de l'appareil doit être rigide dans les directions parallèles au plan vertical de vibration du corps de l'appareil et élastique dans les directions perpendiculaires à ce plan. La liaison rigide dans le plan vertical reprend tous les efforts dûs à la pesanteur du mécanisme à balourd de façon particuliè- rement simple :la liaison élastique dans le sens transversal devient donc également facile et simple à réaliser.
La figure 1 représente un appareil suivant le principe de l'invention dont la caisse vibrante est appuyée sur des lames flexibles.
La figure 2 est une coupe transversale de la fig. 1
<Desc/Clms Page number 2>
La fig. 3 représente un appareil suivant le principe de l'invention dont la caisse vibrante est suspendue sur ressorts.
La fig. 4 est une coupe transversale de la fig. 3.
Dans les figures 1 et 2, la caisse vibrante 1 est appuyée sur les lames 2 qui sont fixées sur un châssis fixe 3. Un ressort 4 annule la composante du poids perpendiculaire à la direction des lames 2. L'entra!- nement de la caisse 1 est obtenu par une poulie balourd 5 tournant sur un axe fixe 6 monté sur une traverse 7.
Ainsi qu'il est représenté fig. 2, cette traverse 7 est fixée à ses extrémités sur des lames élastiques 8, l'extrémité inférieure de ces lames 8 étant reliée à la caisse 1.
Par la rotation du balourd 5 obtenue par courroie à partir de la poulie 13 du moteur 14, la traverse 7 reçoit un mouvement vibratoire circulaire ou elliptique, ce mouvement est transmis selon x-x à la caisse 1 grâce à la rigidité que les lames 8 présentent dans cette direction, tandis que la vibration dans le sens transversal est absorbée par l'élasticité transversale des lames 8 et n'est pas communiquée à la caisse 1 : il en résulte une vibration rectiligne de la caisse suivant la direction x-x de la figure 1.
Pour freiner les amplitudes exagérées de la vibration transversale pendant le passage de la vitesse critique au démarrage et à l'arrêt, la caisse 1 porte des freins amortisseurs 9 contre lesquels les butées de la traverse 7 viennent se freiner.
Les figures 3 et 4 représentent un appareil suivant l'invention comportant une caisse 1, un balourd 5 tournant sur un axe 6 fixé à la traverse 7, cette traverse étant fixée à la caisse 1 par les lames élastiques 8. La différence avec l'appareil de la figure 1 consiste dans le mode de suspension de cette caisse 1 qui est réalisée par les quatre câbles 10 appuyés aux-mêmes sur des systèmes élastiques 11.
Dans cette solution, on peut prévoir des amortisseurs d'amplitude 9 pendant les vitesses critiques, non entre la caisse 1 et la traverse 7, mais entre la traverse 7 et le point fixe 12.
On a supposé, pour la commodité de l'exposé, que les liaisons du corps de l'appareil avec ses supports n'influaient en rien sur la vibration du corps de l'appareil. Mais il est bien entendu que, sans sortir de l'esprit de l'invention, on pourrait avoir des liaisons telles qu'elles ne permettent au corps de l'appareil que la vibration désirée, l'axe de rotation du mécanisme à balourd pouvant, dans certains cas, ne pas être rigoureusement parallèle aux plans verticaux de vibration du corps de l'appareil.
De même, sans sortir du cadre de la présente invention, on peut modifier des détails de construction ou leur arrangement en vue d'obtenir un même résultat.
La poulie balourd peut être clavetée sur un arbre tournant dans des paliers fixés sur la traverse.
On peut aussi avoir un mécanisme à balourd dit "automatique", c'est-à-dire un mecanisme dans lequel l'effet de balourd, nul ou à pe@ près au départ, atteint la valeur voulue à une vitesse déterminée, de manière à éviter les vibrations exagérées, au passage des vitesses critiques et de diminuer la puissance du moteur nécessaire au démarrage.
On prévoit pour cela, par exemple, un mécanisme à balourd dans lequel à l'arrêt le centre de gravité du balourd se trouve à proximité de l'axe de rotation du mécanisme à balourd, ou même confondu avec lui, ce centre de gravité s'éloignant de l'axe de rotation sous l'effet de la force centrifuge, de manière à venir dans la position de marche lorsqu'il at-
<Desc/Clms Page number 3>
teint sa vitesse de régime, se rapprochant de l'axe de rotation quand la vitesse de rotation diminue.
On peut également, pour des raisons de dimensionnement et de construction, prévoir un nombre quelconque de balourd- les uns à côté des autres, soit tournant sur un arbre fixe, soit clavetés sur un arbre tournant dans des paliers, la longueur de l'arbre étant déterminée uniquement par les besoins de la mécanique d'entraînement et complètement indépendante de la largeur de l'appareil à faire vibrer.