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La présente invention se rapporte à un procédé particulièrement avantageux peur marquer des surfaces de caoutchouc en employant des décalcoma- nies dont, après vulcanisation, on élimine le substratum, ainsi qu'à des mcyens pour mettre ce procédé en oeuvre.
Il est connu de munir des articles de caoutchouc, par l'emploi de procédés d'impression, de timbrage ou de pochage au pistolet, de des- sins et autres inscriptions, par exemple des légendes, des marques de fa- brique, etc. Il y a alors des difficultés considérables à rendre les mo- tifs rapportés durables, extensibles et sans bavures, de sorte qu'en géné- ral le procédé sus-indiqué n'est pas à envisager pour des articles de haute qualité. C'est d'ailleurs pourquoi on a déjà proposé de rapporter les mar- ques ou décorations avant vulcanisation en une couleur vulcanisable contenant du caoutchouc, par exemple par la pression d'un tamis, ou par timbrage, ou par pulvérisation, et de vulcaniser ensuite la couleur en même temps que l' article ainsi agrémenté.
Mais à son tour ce procédé est relativement compli- qué, car il exige le marquage un à un des articles et il se limite, dans son domaine d'application, au marquage d'articles présentant, au moins dans une certaine mesure, une surface lisse. De plus, ce procédé présente encore cet inconvénient qu'il nécessite une malencontreuse interruption du processus de fabrication pour l'impression directe de l'article et qu'une éventuelle défectuosité d'impression oblige à mettre au rebut l'objet tout entier.
A ces mêmes fins on connalt aussi des procédés indirects qui impliquent l'emploi de décalcomanies courantes dans le commerce et de dispositifs décolleurs mais qui ne conduisent qu'à des résultats médiocres du fait que les décorations et inscriptions qu'ils permettent d'obtenir ne sont guère durables, c'est-à-dire que le frottement a tot fait de les effacer.
D'autre part, on connaît également des plaquettes de caoutchouc imprimées préparées et à rapporter par vulcanisation (parfois vendues sous le non de "vulcanettes") qui, à leur tour, exigent des phases opératoires supplémentaires et ne possèdent qu'une faible résistance au frottement et une médiocre stabilité aux solvants, sans compter que lors de la vulcanisation sous pression elles sont fixées sur des mélanges non vulcanisés, ce qui est un inconvénient de plus.
C'est pourquoi d'ailleurs, afin de remédier à ces inconvénients on a déjà proposé un procédé perfectionné de reproduction par décalcomanie procédé dont on pensait qu'il était seul à permettre d'obtenir un décalque inaltérable à la vulcanisation, mais dont l'expérience a montré qu'il ne donnait pas davantage satisfaction. Suivant ce procédé, on emploie comme support un papier à décalcomanie ordinaire sur lequel on a appliqué une couche constituée par une solution colorée et nonvulcanisable de caoutchouc Les parties de cette couche qui ne sont pas destinées à être reportées sur l'article sont recouvertes par un vernis ou analogue. Il faut ensuite appliquer la décalcomanie ainsi obtenue sur une surface de caoutchouc non encore vulcanisée ou traitée au moyen d'un solvant pendant le temps que ce dernier est encore actif.
Il faut alors que la partie de la surface de caoutchouc non masquée de la décalcomanie entre en contact avec la surface collante de l'article de caoutchouc et par conséquent en liaison avec lui. Toutefois, ce procédé n'a pas davantage donné satisfaction car il est très compliqué et long, et le report ne réussit pas toujours parfaitement surtout lorsqu'il n'est pas effectué sous pression et l'enlèvement de la couche de support doit s'effectuer sans délavage du papier de la décalcomanie. De plus la production des décalcomanies est compliquée et inutilement coûteuse, parce qu'elle exige davantage de couleur ou de solution de caoutchouc qu'il n'en entre dans le report, et aussi parce qu'il est nécessaire d'appliquer plusieurs couches (couleur, solution de caoutchouc, couche de recouvrement).
Enfin, ce procédé ne permet d'obtenir que des Images monochromes, ou tout au plus des images polychromes brouillées, car'on ne dispose que de la couche de dissolution unitaire et continue.
Au contraire, suivant la présente invention, on parvient à éli-
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miner tous ces défauts et inconvénients et à reporter de façon simple et irréprochable des dessins sur des surfaces de caoutchouc tout en employant des décalcomanies dont on retire le support après la vulcanisation.
Suivant l' invention, on parvient à ce résultat du fait qu'on emploie comme supports pour les décalcomanies des feuilles transparentes, de préférence non fibreu- ses, résistant à l'opération de vulcanisation, par exemple des feuilles d'hydrate de cellulose, sur lesquelles des Images mono- ou polychromes plansymétriques par rapport à l'image à obtenir sont imprimées, utilement au pochoir, au moyen d'une encre contenant comme liant du caoutchouc vulcani- sable.
Si on le désire, on peut aussi employer à cet effet des feuilles de support dont la surface présente un grain, obtenu par exemple par dépolissage ou par empreinte.
De plus, on peut alors opérer également en vulcanisant la couche de couleur des feuilles de support avant le report sur la surface de caoutchouc à orner et coller la décalcomanie sur celle-ci au moyen d'un adhésif s'unissant plus intimement avec elle qu'avec la feuille de support, par exemple au moyen d'une couche de dissolution de préférence auto-vulcanisante.
Enfin, on peut également mettre en oeuvre le procédé suivant 1' invention en déposant sur la décalcomanie vulcanisée une couche de caoutchouc brut destinée à la coller sur la surface de caoutchouc à marquer et en humectant cette couche au moyen d'un adhésif ou d'un solvant, par exemple de l'essence minérale, de préférence additionné d'agents de vulcanisation, ladite couche de caoutchouc brut pouvant en outre être protégée jusqu'à ce moment, c'est-à-dire rendue moins fragile, au moyen d'une feuille qui sera retirée avant l'humectation.
En principe, les décalcomanies à employer suivant la présente invention sont constituées par une feuille de support faite d'une matière transparente, hydrate de cellulose par exemple, avantageusement non fibreuse résistant à l'opération de vulcanisation, sur laquelle est imprimée, de préférence au pochoir, au moyen d'une encre contenant du caoutchouc comme liant l'image plan-symétrique de celle qu'on désire obtenir et dont la surface porte éventuellement un grain, obtenu par exemple par dépolissage ou par empreinte Le cas échéant,
la couche d'encre peut aussi être vulcanisée et cette couche vulcanisée que porte la feuille de support peut être recouverte d'une couche de caoutchouc brut qui à son tour peut être recouverte d'une feuille protectrice enlevable. l.e terme "caoutchouc" employé ici est tout-à-fait général et couvre toutes les formes de caoutchouc aussi bien naturel que synthétique.
Comme on l'a déjà souligné, il faut employer aux fins de la présente invention, comme support des décalcomanies, des feuilles que l'opération de vulcanisation n'affecte pas, ce qui signifie que ladite opération ne doit pas les endommager au point de nuire à l'image à reporter. De plus, il y a intérêt à ce que ces feuilles soient faites d'une matière ne s'effilochant pas afin d'éviter l'enrobage de filaments lors de la vulcanisation, ce qui exigerait ensuite une élimination par lavage.
Dans cet ordrp d'idées, par exemple, on a obtenu des résultats remarquablement satisfaisants avec du clinquant d'aluminium ou des feuilles de chlorure et d'acétate de polyvinyle. Les substances transparentes, telles que des feuilles d'hydrate @e cel@@lose, d'esters cellulosiques de chlorure ou d'acétate de polyvin@@, etc., simplifient alors le report tout particulièrement. Dans le cas du procédé suivant l'invention il n'est pas nécessaire de prévoir une couche de colle sur les feuilles de support comme c'est le cas pour les décalcomanies ordinaires.
Pour imprimer les feuilles de support on peut employer des en- cres contenant corme liant du caoutchouc vulcanisable, par exemple telles qu' il en est décrit au brevet anglais N 593.011. Comme @@ @@uche d'encre aussi épaisse que possible procure un grand pouvoir couvrant etune grande
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résistance an frottement, il y a intérêt, pour la mise en place de l'image mono- ou polychrome renversée, à employer le procédé d'impression au tamis, d'autant mieux qu'il ne soulevé pas de grandes difficultés techniques.
Dans le cadre du procédé suivant 1'invention, la couche d'encre vulcanisable est transférée sur la surface de caoutchouc à décorer lors de l'opération de vulcanisation et elle subit de ce fait un changement de consis- tance. Il peut en être ainsi, lors de transfert sur caoutchouc non vulcani- sé, dans le cas de n'importe quel procédé de vulcanisation, pourvu simple- ment qu'un contact suffisant soit établi, tandis que dans le cas de caout- chouc vulcanisé une certaine pression d'application est à recommander.
Lorsqu'on emploie des décalcomanies prévulcanlsées de l'espace précédemment, indiquée, il faut les mettre en place par l'intermédiaire d' un adhésif approprié, auquel cas on peut aussi appliquer des couches adhé- sives latentes qu'on rend effectivement adhésives par l'application d'un sol- vant. L'adjonction, dont il a également été question ci-dessus, d'ingrédients de vulcanisation au solvant procure alors cet avantage que le report devient sensiblement plus intime et adhérent. Après qu'on aura appliqué la décal- comanie et que le processus de collage aura atteint un certain degré de permanence on peut retirer la couche de support, la couche d'encre à base de caoutchouc primitivement présente sur elle se trouvant ainsi tramférée sur l'article à décorer.
EXEMPLE 1. -
Sur une feuille de cellulose régénérée (verre cellulosique) on imprime à l'envers une marque de fabrique au moyen d'une encre composée de pigments rouges et d'une préparation blanche de caoutchouc vulcanisable dissoute dans de l'essence minérale. Scher la décalcomanie ou la rendre stable par saupoudrage au moyen de stéarate de zinc. On peut ensuite le reporter sur du caoutchouc naturel ou du caoutchouc artificiel apparenté, tel que du produit nommé "Buna", en l'appliquant sur la couche de caoutchouc brut et la soumettant à la vulcanisation en même temps que celle-ci. Il importe que le contact soit intime, ce qu'on peut obtenir par pression modérée de la main si le caoutchouc brut est encore chaud ou par nettoyage de la surface du caoutchouc brut froid au moyen d'essence minérale.
Ce contact étant établi, 1' image de caoutchouc migre pendant la vulcanisation, par exemple dans l'étuve à air chaud, et se rend sur l'objet de caoutchouc. Quant à la feuille de verre cellulosique, on la retire aprs la vulcanisation, pour autant qu'elle ne tombe pas d'elle-même.
EXEMPLE 2. -
Sur de la feuille de chlorure de polyvinyle dur graine on a formé par pochage, en employant des encres du type sus-indiqué mais à base de butylcaoutchouc, une image polychrome. On applique la décalcomanie ainsi obtenue sur le boyau de butyl-caoutchouc brut à marquer et l'incorpore par vulcanisation aprs avoir entouré le tout de bandelettes; après la vulcanisation on retire le support.
EXEMPLE 3. -
Sur une feuille d'acétate de cellulose on vulcanise à fond dans le tunnel à infra-rouges une image inversée imrpimée en taille-douce au moyen d'une encre composée d'un pigment et de caoutchouc vulcanisable comme liant Pour reporter cette image on badigeonne l'objet à marquer au moyen d'un adhésif à base de caoutchouc et l'on y applique la décalcomanie. Ds que l'adhésif est sec, ou vulcanisé à fond, ce qu'on peut accélérer par application de chaleur, on retire la feuille d'acétate.
EXEMPLE 4. -
Vulcaniser à l'air chaud des numéros imprimés à l'envers au moyen d'une encre à base de caoutchouc vulcanisable (par exemple de "Perbunan") sur de la feuille de "Pergamyn". Sur les chiffres ainsi imprimés sur la feuil-
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le appliquer ensuite une couche d'une solution opaque ou transparente de caoutchouc à laquelle manquent des ingrédients, par exemple des accélérants nécessaires pour la vulcanisation complète. Sur cette couche appliquer une feuille d'aluminium.
La complète -vulcanisation sus-indiquée peut également n'être effectuée qu'ensuite,
Pour reporter l'image on enlevé d'abord la feuille d'aluminium. on badigeonne la couche de caoutchouc mise à nu au moyen d'un adhésif, par exemple d'une solution de caoutchouc, ou d'essence minérale, contenant l'accélérant. Il y a intérêt à munir la surface à imprimer du même badigeon, après quoi on applique la décalcomanie sur elle. Aprs un début e vulcanisation suffisant on peut enlever la feuille de "Pergamyn" ou, suivant sa qualité, la faire disparaître par grattage ou lavage.