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La présente invention concerne des perfectionnements aux comp- teurs qui comportent un appareil enregistreur du type totalisateur qui re- présente une valeur mesurée et servant à mesurer le débit d'eau, gaz, électri- cité, etc, et un appareil enregistrant ou indiquant les résultats de cette mesure. Suivant l'une de ses caractéristiques, l'invention concerne un ap- pareil qui permet de transformer les compteurs courants du commerce actuel- lement en usage et d'y monter une tête de mesure universelle convenant parti- culièrement à l'appareil enregistreur ou indicateur précité.
D'une manière générale, l'invention se propose de réaliser un ap- pareil du type précité, dont l'appareil compteur et enregistreur comporte des arbres indicateurs qui représentent une valeur mesurée par leurs positions re- latives et restent dans une position d'indication jusqu'à ce que la valeur me- surée provoque leur mouvement de rotation dans la position d'indication d'or- dre plus élevé suivante, ce mouvement de rotation s'effectuant rapidement de sorte que la valeur mesurée peut être déterminée en notant ou enregistrant les positions de rotation réelles des arbres indicateurs et sans compenser la po- sition d'un des arbres par comparaison avec celle d'un autre arbre ;
le- quel les positions de rotation relatives des arbres indicateurs peuvent être transmises magnétiquement à travers l'enveloppe du compteur à un appareil in- dicateur et enregistreur, lequel comporte des arbres embrayables de façon a- movible avec les arbres indicateurs respectifs et tournant dans leur prolon- gement et une transmission articulée actionnant les éléments enregistreurs ou indicateurs en fonction de ce mouvement de rotation dans lequel un appa- reil qui se combine particulièrement bien avec l'appareil d'enregistrement précité sert à transformer les compteurs de différents types courants pour pouvoir y monter une tête de compteur universelle et éviter d'avoir à percer des trous d'évacuation dans la cuvette supérieure du compteur.
L'invention se propose également de réaliser un appareil enregistrant avec précision le relevé d'un compteur et supprimant l'intervention du facteur humain dans le relevé des compteurs; un appareil enregistreur destiné à relever un compteur qui peut être complètement enfermé de façon à supprimer le risque de rupture des fenêtres en verre et à diminuer les frais d'entretien du compteur, le relevé pouvant s'effectuer même si son cadran est sous l'eau;
un appareil enregistreur dans lequel la position de rotation rela- tive d'arbres indicateurs sur un cadran de compteur est transmise magnétique- ment à travers l'enveloppe du compteur à un cadre portatif contenant plusieurs aimants qui commandent et déterminent sélectivement la position d'éléments en- registreurs enregistrant le relevé d'un compteur sur un papier ou élément d'en- registrement. un instrument releveur qui contient plusieurs aimants rotatifs pro- tégés contre les interférences mutuelles par un métal magnétique disposé entre les aimants.
un appareil dans lequel la position de rotation d'une première série d'aimants est déterminée par des aimants d'une seconde série disposés en face, l'attraction magnétique d'un aimant de la première série et d'un aimant de la seconde série disposé en face étant relativement plus forte que l'attraction magnétique entre cet aimant de la première série et tout autre aimant de la première série ; un appareil releveur d'un compteur qui non seulement enregistre le relevé d'un compteur, mais encore le numéro d'ordre du compteur en posant simplement l'appareil sur la partie supérieure du compteur, puis en l'action- nant en appuyant sur un levier;
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un dispositif à poussoir faisant partie de l'appareil releveur d'un compteur et assurant l'alignement exact entre l'appareil et le compteur;
un appareil releveur d'un compteur qui enregistre les relevés de plusieurs compteurs en posant simplement à côte du compteur, puis en ac- tionnant un élément unique, de sorte qu'il suffit de noter chaque agent re- leveur des compteurs d'un seul appareil de cette nature pour lui permettre de relever plusieurs compteurs sans avoir à enregistrer le relevé de chaque compteur au moyen de bandes séparées; un appareil releveur optique pour compteur, transformé de façon à servir avec l'appareil releveur de compteurs suivant l'invention.
L'appareil compteur et enregistreur perfectionné suivant l'inven- tion apporte une solution non seulement à des problèmes qui se sont posés de- puis plusieurs années dans l'industrie des compteurs, mais encore à ceux qui se posent à propos des appareils enregistreurs précités, ainsi qu'on le verra d'après la description qui suit.
Lorsqu'il s'agit de relever un compteur ordinaire, il est diffi- cile et dans certains cas pratiquement impossible de déterminer avec certi- tude en observant simplement une aiguille si elle s'approche d'un chiffre de l'échelle du cadran ou si elle l'a dépassé. Le releveur est donc obligé de regarder l'échelle de rang inférieur et d'en conclure la position exacte de l'aiguille du cadran de rang supérieur. De même, les arbres indicateurs qui portent les aiguilles sont accouplés par des roues d'engrenage et leurs posi- tions de rotation relatives doivent être réglées avec précision pour les faire correspondre exactement à celles des aiguilles devant les échelles correspon- dantes des cadrans, et ce réglage doit être maintenu pour que les aiguilles tournent en synchronisme.
Les considérations qui précèdent sont plus faciles à comprendre si on se reporte à la figure 15 qui représente un cas qui se présente souvent lors- qu'on relève les positions relatives des aiguilles en face des échelles des cadrans d'un compteur. Un releveur expérimenté voit tout de suite que la va- leur exacte indiquée par les aiguilles des cadrans est de 1598 en certaines de litres. Il sait que l'aiguille qui a dépassé le chiffre "6" du cadran des 10000 n'occupe pas sa position de rotation exacte et n'est pas en synchronis- me, car elle devrait être en un point juste en avant du chiffre "6" et dans l'intervalle entre les chiffres "5" et "6".
Ce releveur le sait parce qu'il a l'habitude de relever les compteurs en partant des échelles de rang infé- rieur et en avançant progressivement vers les échelles de rang plus élevé et comme l'aiguille das 1000 se trouve entre les chiffres "9" et "O", il a con- sidéré que l'aiguile des 10000 devrait être juste en avant de sa division et non en arrière ainsi qu'il la voit. Au contraire, un releveur non expéri- menté, ou même un releveur expérimenté mais peu méticuleux, enregistre le chiffre de 1698 comme étant le chiffre supposé exact.
Le même problème se pose si une aiguille est en arrière de sa position de rotation exacte. Par exemple, si l'aiguille des 10000 était à mi-distance entre les chiffres "5" et "6", alors que l'aiguille des 1000 vient de dépasser le chiffre "0", un releveur non expérimenté est susceptible de relever le chiffre "5" au lieu de "6" pour l'aiguille des 10000.
Un but important de l'invention consiste à réaliser une combi- naison d'un appareil compteur et enregistreur qui atténue dans une large me- sure le risque de relevés de compteurs inexacts et qui aussi facilite ces re- levés auxquels doit procéder un enregistreur ou releveur de compteurs sans avoir de corrections à faire aux relevés apparents pour arriver à un relevé exact.
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L'invention se propose également de réaliser un appareil en- registreur perfectionné pour compteur, comportant plusieurs arbres in- dicateurs accouplés d'une atière efficace entre eux de façon à tourner pas à pas entre leurs diverses positions de rotation indicatrices, chaque arbre recevant un mouvement de rotation au moyen d'un dispositif qui com- porte un élément d'accumulation d'énergie et de mouvement à vide et est actionné par le récanisme de mesure de façon telle que, bien que ce mé- canisme transmette au dispositif de l'énergie d'une manière continue, se- mi-continue ou périodique, ce dispositif ne libère cette quantité d'énergie que périodiquement ou à des intervalles de temps déterminés pour provoquer le mouvement rapide d'un ou plusieurs desdits arbres d'une position indi- catrice dans une autre,
en supprimant ainsi tout glissement d'un arbre ac- tionné par le dispositif.
La tête de compteur universelle précitée peut être d'un type quel- conque susceptible de résister à la pression,-mais elle est décrite ci-après en tant que s'appliquant particulièrement à l'appareil enregistreur ou indi- cateur perfectionné suivant l'invention, lequel comporte des aimants qui re- çoivent un mouvement de rotation par le compteur d'un côté d'une plaque mé- tallique de la tête du compteur et un appareil indicateur qui comporte de l'autre côté de la plaque des aimants qui sont entraînés par les aimants en rotation. Une caractéristique remarquable de la tête de compteur universelle consiste en ce qu'en raison de l'appareil enregistreur décrit ci-dessus on peut la construire tout en métal et supprimer ainsi les fenêtres en verre ha- bituelles qui servent à apercevoir les cadrans.
Parmi les millions de compteurs d'eau en usage courant, il en ex- iste jusqu'a quatorze types différents, dont les têtes doivent être diffé- rentes pour les corps des compteurs. Suivant une caractéristique commune à la plupart de ces compteurs d'eau, la cuvette supérieure de chaque compteur est percée d'un ou plusieurs trous de vidange permettant à l'eau de s'en é- couler, comme l'indique la figure 16. Malgré le presse-étoupe ou autre gar- niture disposé généralement autour de l'arbre de commande du compteur, les fuites d'eau sont souvent suffisantes dans la pratique pour remplir la cu- vette supérieure.
Si l'eau des fuites n'est pas évacuée, par exemple par les trous d'évacuation précités, une pression assez forte peut s'établir au bout d'un certain temps dans la cuvette supérieure et cette pression peut dépasser 10 kg/cm2 dans certaines villes. La pression ainsi établie provoque souvent la rupture de la fenêtre vitrée qui existe généralement dans les compteurs ordinaires, car sa résistance de construction n'est normalement pas suffi- sante pour résister à la pression. De même, si l'eau des fuites n'est pas vidangée de la cuvette supérieure, elle risque de recouvrir complètement les arbres et les roues d'engrenage du compteur et de provoquer la rouille ou la corrosion de ces éléments en mouvement.
Il est également vrai que les parois de la cuvette supérieure de certains types de compteurs ne sont pas normale- ment construites de façon à résister à la pression qui s'exerce contre elles.
Cette vidange est nuisible pour des raisons évidentes.
L'invention se propose en conséquence de réaliser un appareil de transformation des compteurs ordinaires qui permet d'y monter une tête de compteur universelle et qui sert en outre à fixer la tête sur le corps du compteur, en permattant ainsi à la tête du compteur de résister à la pression susceptible de s'établir dans la cuvette supérieure et de supprimer les trous de vidange dans la cuvette supérieure.
De plus, il est prévu de former avec de l'huile ou de la graisse un bain dans lequel sont immergés les éléments en mouvement, tels que les roues d'engrenage, les arbres et les aimants de la tête du compteur. Si les fuites d'eau donnent lieu à établissement d'une pression dans la cuvette d'adap- tation suivant l'invention, une certaine quantité d'eau peut fuir dans la tête du compteur, mais le bain d'huile flotte sur l'eau et continue à lubri-
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fier les éléments en mouvement et à les protéger contre la rouille ou la cor- rosion qui résulteraient d'un contact prolongé de ces éléments avec l'eau,
Un autre but de l'invention consiste à réaliser un appareil de transformation qui comporte une cuvette d'adaptation formant avec la tête du compteur une chambre hermétiquement fermée par rapport à la cuvette supé- rieure du compteur, de sorte que l'effort tendant à séparer la cuvette d'adap- tation du corps du compteur est réduit au minimum.
D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention ap- paraîtront au cours de la description détaillée qui en est donnée ci-après avec les dessins ci-joints à l'appui, sur lesquels :
La figure I est une coupe verticale d'une forme préférée de ré- alisation de l'appareil enregistreur suivant l'invention, en place sur une tête de compteur qui a été transformée pour permettre de l'y monter,
La figure 2 est une coupe suivant la.
ligne 2-2 de la figure I,
La figure 3 est une coupe d'une portion de l'appareil de la figure I et représente en particulier la forme de construction de la transmission entre un aimant et un montant portant des caractères,
La figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la figure I,
La figure 5 est une coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 4,
La figure 6 est une coupe suivant la ligne 6-6 de la figure 3,
La figure 7 représente une portion de l'appareil enregistreur de la figure I dont les montants de support des caractères sont venus dans une position dans laquelle s'effectue un enregistrement et un instant avant qu'il s'effectue,
La figure 8 représente un appareil releveur de compteur du type optique à utiliser avec une tête de compteur modifiée de la figure 1,
La figure 9 est une vue en plan observée suivant la ligne 9-9 de la figure 8.
La figure 10 renrésente une autre forme de réalisation de l'appa- reil indicateur avec dispositif de retenue ou de serrage en position empê- chant le mouvement des aimants,
La figure 11 est une coupe semblable à la figure 10, sur la- quelle l'appareil indicateur est en place sur une tête de compteur et les aimants peuvent tourner librement,
La figure 12 représente une autre forme des écrans des aimants,
La figure 13 est une vue en plan indiquant de quelle manière sont disposés les écrans des aimants des figures I, 3, 8, 10 et 11,
La figure 14 représente encore une autre disposition des écrans des aimants,
La figure 15 représente schématiquement la face antérieure du côté des cadrans d'un débitmètre ordinaire d'un type très répandu, sur le- quel les aiguilles occupent une position donnée à '-' re d'exemple,
La figure 16 est une élévation latérale avec coupe partielle d'un compteur suivant l'invention, comportant un releveur optique de la
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forme de la figure 8; pour rendre la figure plus claire,l'enregistreur et le releveur optique de cette figure ne comportent que trois arbres indicateurs, et d'autres figures suivantes comportent des arbres supplémentaires suivant la forme préférée de construction.
La figure 17 représente sous forme en partie schématique l'ap- pareil enregistreur de la figure 16, dont les arbres indicateurs et le dispo- sitif de commande sont représentés en élévation et décalés de façon à appa- raitrè dans le même plan,
La figure 18 est une coupe suivant la ligne 18-18 de l'appareil enregistreur de la figure 16, mais représentant sept arbres, y compris cinq arbres indicateurs, disposés de la manière préférée,
La figure 19 représente les éléments démontés d'une forme de l'ar- bre de commande de l'enregistreur et des éléments d'embrayage irréversible de la figure 17, Lafigure 20représenteles éléments démontés d'un dispositif accu- mulateur d'énergie empêchant d'une manière efficace le glissement d'un quel- conque des arbres qu'il commande,
La figure 21 est une coupe partielle d'un compteur d'eau ordi- naire et représente une forme préférée de réalisation de l'appareil de trans- formation suivant l'invention,
La figure 22 est une vue en perspective de la cuvette d'adap- tation de la figure 21,
La figure 23 représente un développement semblable à celui de la figure 17, et représente une forme préférée de réalisation d'un appareil en- registreur à utiliser en combinaison avec un compteur tel que celui de la fi- gure 16,
La figure 24 est une coupe horizontale de l'appareil enregistreur de la figure 23, à peu près suivant la ligne en pointillé 24-24 de la figu- re 23,
La figure 25 est une coupe horizontale à peu près suivant la ligne en pointillé 25-25 de la figure 23.
La figure 26 est une élévation détaillée du dispositif accumula- teur d'énergie, observée suivant la ligne en pointillé 26-26 de la figure 24, et
La figure 27 est une vue en perspective en plan par dessous à plus grande échelle des éléments en prise d'un arbre indicateur de rang su- périeur et inférieur de la forme préférée de réalisation de l'appareil enre- gistreur.
Les mêmes éléments sont désignés par les-mêmes références sur tou- tes les figures.
L'appareil enregistreur suivant l'invention comporte un bâti 10, plusieurs aimants 11 montés à rotation autour d'axes parallèles un disposi- tif enregistreur désigné d'une manière générale par 12 et comportant des ti- ges 13 de support de caractères et des transmissions articulées accouplant chacun des aimants au dispositif enregistreur de façon à déterminer par la po- sition de rotation des aimants celle de la tige de support des caractères par rapport à un papier d'enregistrement. Le mouvement de rotation des aimants 11 a donc pour effet d'amener les tiges 13 de support des caractères sélectivement le long du papier d'enregistrement dans une position dans laquelle s'y imprime
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un caractère d'après la position de rotation des aimants 11.
La figure 1 représente une tête de compteur ordinaire 15 qui comporte un arbre commandé 16 dont le mouvement de rotation est commandé par le passage dans le compteur (figure 16) d'une quantité donnée d'une matière ou substance telle que le gaz, l'électricité ou l'eau, et plu- sieurs arbres indicateurs 17, 18 et 19 qui sont actionnés par l'arbre 16 par l'intermédiaire d'un train d'engrenage ordinaire. Par exemple, l'ar- bre 17 fait un tour pour dix tours de l'arbre 16, l'arbre 18 fait un tour pour cent tours de l'arbre 16 et l'arbre 19 fait un tour pourmille tour? de l'arbre 16. La forme de construction de l'arbre 16 et du train d'engre- nage l'accouplant avec les arbres indicateurs 17,18 et 19 est connue des spécialistes et par suite n'est pas décrite en détail ici.
Cependant, il doit être bien entendu que le nombre de ces arbres indicateurs peut être supérieur ou inférieur à trois, et l'appareil représenté comporte cinq de de ces arbres (figure 5). Les arbres 19a et 19b ne sont pas représentés sur la figure 1 pour la rendre plus simple et faire mieux apparaître l'appareil.
Il doit être aussi bien entendu que, bien que la tête de compteur 15 com- porte des dispositifs enregistreurs ordinaires, on peut employer la nou- velle forme de construction de l'enregistreur suivant l'invention représen- tée aux figures 15 à 20 et sous sa forme adoptée de préférence aux figures 23 à 27. Il est encore préférable d'employer l'appareil de transformation des figures 21 et 22, bien que, camme précédemment, pour simplifier et in- diquer les nombreuses applications éventuelles de l'enregistreur, la figure 1 représente une forme de construction plus au moins courante d'une tête de compteur, au moins à l'exclusion des aimants décrits plus loin et de leur couvercle non perforé,
Suivant l'invention, les aiguilles qui sont ordinairement mon- tées sur les arbres indicateurs 17,
18 et 19 sont enlevées et remplacées chacune par des aimants 20. Les aimants des arbres 19, 19a et 19b ne sont pas représentés sur la figure 1, pour ne pas la compliquer, étant entendu qu'ils sont fixés de la même manière que sur les arbres 17 et 18. Les ai- mants 20 sont de préférence du type en U ou en fer à chaval, les pôles nord et sud en face l'un de l'autre et au voisinage immédiat d'un couvercle ou chapeau 21 boulonné sur la tête du compteur et remplaçant le couvercle or- dinaire à fenêtre vitrée. On obtient ainsi un couvercle qui ne risque pas de se briser et qui peut être très résistant pour résister aux coups qu'il peut recevoir. On remarquera que les aimants 20 peuvent être montés excen- triquement autour de l'arbre qui les porte et que par suite l'un des pôles est plus près de l'arbre que l'autre.
La raison de cette disposition est donnée plus loin.
Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 1, le bâti 10 est destiné à être posé sous forme amovible sur la partie supérieure du couvercle 21, en appliquant sa portion inférieure ou de bout 22 en contact étroit avec lui.
Chacun d'une série d'aimants 11 est disposé dans l'enveloppe 10 respective- ment en face d'un des aimants 20, et ils tournent autour d'axes parallèles coïncidant avec ceux des arbres 17 et 18. Les aimants 11 peuvent également être montés excentriquement sur des arbres 23 et 24 et sont disposés de fa- çon à amener un pôle en face d'un pôle de signe contraire des aimants 20.
Les pôles sud des aimants 11 sont les plus éloignés de leurs arbres tanlis que les pôles nord des aimants 20 sont aussi les plus éloignés de leur; ar- bres. On obtient ainsi un couple dont le bras de levier est maximum. Les arbres 23 et 24 sont montés à rotation dans l'enveloppe 10 au moyen d'élé- ments de support transverseaux 25 et 26. Des dispositifs anti-friction appro- priés, tels que des roulements à rouleaux 27 et 28, couvent servir à réduire au minimum le frottement du mouvement de retation des aimants 11 et des arbres 23 et 24.
Bien que la figure 1 ne représente que deux aimants 11, pour la
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rendre plus simple, il doit être bien entendu qu'il existe un aimant en face de chaque arbre du compteur de la tête et que ces aimants sont dispo- sés de façon à tourner autour d'un axe coïncidant avec celui d'un des arbres du compteur précité par rapport aux aimants représentés. Il doit être aussi bien entendu qu'il n'est pas nécessaire de monter les aimants 11 et 20 excen- triquement de la manière décrite ci-dessus, mais qu'ils peuvent être montés sur des axes coïncidant avec ceux de leurs arbres de support.
Il ressort de ce qui précède que, puisque les aimants 11 peuvent tourner librement, la précision avec laquelle les aimants 11 indiquent la po- sition des aimants 20 dépend de la valeur de l'attraction magnétique exercée par l'un des aimants 11 sur un aimant 11 adjacent. Par suite, lorsque les aimants 11 sont relativement rapprochés l'un de l'autre, ainsi qu'ils doivent l'être normalement pour fonctionner avec la plupart des compteurs, il peut ar- river que les aimants 11 adjacents exercent un couple mutuel. Ce couple de- vrait être annulé par l'attraction magnétique d'un des aimants 20 pour amener les aimants 11 dans le prolongement exact. Il en résulterait que les aimants 11 prendraient une position d'équilibre entre ces deux forces opposées et que cette position n'indiquerait pas exactement celle des aimants 20.
Pour réduire au minimum l'attraction magnétique entre les aimants 11 on peut, de même que les aimants 20, les écarter l'un de l'autre suffisam- ment pour que le couple exercé sur un des aimants 11 par un autre aimant ou par tous les autres aimants 11 soit assez faible pour que le degré de préci- sion du relevé du compteur soit suffisant. Cet écartement dépend de la force d'attraction des divers aimants 11 et dans une certaine mesure de leur forme.
Les têtes de compteur du commerce actuellement en usage ne permet- tent généralement pas d'écarter largement les aimants l'un de l'autre de la manière indiquée ci-dessus en raison de la forme ramassée de ces têtes et de leur faible diamètre. On peut dans ce cas compenser l'influence magnétique exercée par un des aimants 11 sur un autre aimant 11 et obtenir le degré de précision voulu des relevés en'donnant à l'attraction magnétique exercée par les aimants 20 sur les aimants 11 opposés une valeur plus grande que celle de l'attraction exercée par les aimants 11 entre eux.
Les dimensions des ai- mants 20 peuvent donc ëtre plus grandes que celles des aimants 11 et par suite l'attraction magnétique exercée entre les aimants 11 et 20 dépasse suffisamment l'attraction magnétique mutuelle entre les aimants 11 pour que ceux-ci viennent dans le prolongement voulu des aimants 20.
Cependant, on prévoit de préférence des dispositifs ayant pour but de supprimer sensiblement l'attraction magnétique entre les aimants 11.
Ces dispositifs peuvent consister en-écrans formés par une masse de métal magnétique disposés entre les aimants adjacents 11 et se prolongeant suffi- samment loin de chaque doté d'un plan passant par les axes de rotation de ces aimants adjacents pour supprimer sensiblement leur attraction magnétique mutuelle. Suivant une forme de réalisation de cet écran, il existe en un manchon annulaire fendu lla en métal magnétique (figures 1, 3 et 13). Les écrans en forme de manchon 11a sont disposés autour des aimants 11 de fa- çon à réduire leur attraction mutuelle au minimum et à obtenir ainsi le degré de précision voulu de leur position. Les écrans peuvent avoir la for- me de tubes de courte longueur, tels que 147 (figure 12).
Sous une autre forme, les écrans consistenten des bandes de métal 148 disposées char:une entre les aimants adjacents 11 (figure 14). Sous une autre forme encore, on peut donner une plus grande épaisseur à la face 22 et y former des alvéoles logeant les aimants et dont les parois métalliques de la face 22 servent d'écran.
On a constaté que ces écrans font diminuer l'attraction mag- nétique mutuelle entre les aimants 11 très rapprochés dans une mesure suffisan- te pour que le mouvement de rotation d'un des aimants 11 n'exerce pas de couple
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appréciable sur un autre aimant 11. En l'absence de ces écrans et avec des aimants 11 semblablement espacés, chacun des aimants 11 tourne rapidement sous Inaction des autres jusqu'à ce que leurs pôles de signes contraires soient en face l'un de l'autre,
On voit donc que pendant que l'arbre 16 du compteur tourne en faisant venir les aimants 20 dans une position de rotation correspondant à la quantité de substance passant dans le compteur, et que lorsque le bâti 10 est posé sur le compteur dans la position de la figure 1,
chacun des ai- mants 11 est attiré et vient dans le prolongement des aimants respectifs opposes 20 sous l'effet de l'attraction dés pôles de signe contraire.
L'arbre 23 est ainsi amené magnétiquement dans une position de rotation cor- respondant à l'arbre 17, l'arbre 24 dans une position correspondant à celle de l'arbre 18, etc. Ce réglage magnétique s'effectue à travers la portion de bout 22 du bâti 10 et le couvercle 21 de la tête du compteur et ne résulte pas d'une communication mécanique avec l'intérieur de la tête du compteur, la- quelle par suite peut être hermétiquement fermée par rapport au compteur et en une seule pièce sans aucun joint de verre sur métal susceptible de donner lieu à des fuites. Le couvercle 21 et le bâti 10, ou tout au moins leurs portions adjacentes et comprenant la portion de bout 22, peuvent être en une matière amagnétique telle que le laiton. De même, la portion inférieure du bâti 10 peut être étanche pour être immergée dans l'eau et relever un compteur.
La tête du compteur peut encore être étanche au passage de l'huile pour empêcher la corrosion, et ce joint peut être formé en disposant une garniture autour de l'arbre 16 et en remplissant ensuite la tête du compteur avec de l'huile par un moyen quelconque approprié.
Le dispositif enregistreur suivant l'invention est destiné à en- registrer le relevé du compteur sur une bande d'enregistrement, ce relevé correspondant à la position de rotation de chacun des aimants Il et par suite à celle d'un des aimants 20. Bien que le dispositif d'enregistrement puisse prendre diverses formes, par exemple celle d'un appareil photographi- que, de mécanismes de perforation de cartes, etc, celui qui est représenté comporteplusieurs éléments 13 portant des repères ou caractères qui sont amenés sélectivement dans des positions dans lesquelles s'effectue un enre- gistrement sur une bande d'enregistrement. Les éléments portant des ca- ractères (figures 1 et 3), consistent en plusieurs tiges allongées 30 qui comportent chacune plusieurs caractères 30a, 30b, 30c, 30d, etc, fixés sur une de leurs faces.
Ces caractères peuvent être des chiffres, tels que les chiffres de 0 à 9. On remarquera que les tiges 30 sont supportées dans le bâti 10 en passant dans une fente d'un élément de support transversal 31 et qu'elles peuvent se rapprocher et s'éloigner des aimants 11 de façon à amener sélectivement un des caractères en face d'une bande d'enregistrement, telle qu'une bande de papier 32 tendue et passant sur un rouleau d'impression 33.
Le rouleau d'impression 33 comporte un arbre 34 monté à rotation dans des éléments de support latéraux 35 et 36. ITne bonne débitrice 37 et une bobine réceptrice 38 de papier sont également montées à rotation dans les éléments de support 35 et 36. Un rouleau fou 39, disposé à côté du rouleau d'impres- sion 33, sert à maintenir la bande de papier tendue sur le rouleau 33 et à en faire disparaître les plis ou fronces avant qu'elle passe sur le rou- leau 33.
Des poulies 40 et 41 peuvent être fixées sur les arbres des rou- leaux respectifs 38 et 37 et être réunies par une courroie lâche 42 qui glisse sous tension sur la poulie 40 et maintient les deux rouleaux en syn- chronisme de façon à entraîner la bobine 38 par la poulie 41 et à enrouler la bande de papier 32 sur la bobine.
Le dispositif enregistreur est logé dans une enveloppe amovible qui peut comporter, outre l'élément transversal 31, une plaque de bout 45 portée par l'élément 31, des plaques latérales rectangulaires 46 de chaque côté de l'élément 31 et un couvercle à charnière 47 qui peut se relever vers ¯la gauche (figure 1) en tourant autour d'une charnière 48. Une plaque de fermeture étanche 49 peut être disposée de façon à recouvrir le joint entre
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le couvercle 47 et chacune des plaques latérales 46. Cette fore de con- struction permet d'accéder facilement au dispositif d'enregistrement sui- vant l'invention.
La portion de l'élémen de support latéral 35 (figure 2), qui porte les rouleaux, peut être articulée, par exemple par des charnières 50, de façon à se rabattre en dehors et de haut en bas lorsqu'on a fait basculer le couvercle 47, et à s'en dégager, en dégageant les extrémités des divers rouleaux pour faciliter ainsi la pose du papier 32 sur les rou- leaux. Une vis moletée 51 peut servir à fixer l'élément 35 de la portion à charnière sur la portion fixe et à le maintenir ainsi en bonne position.
Des dispositifs font avancer le papier sur le rouleau 33 pour en renouveler la surface à imprimer, Ces dispositifs consistent en un arbre 60 qui se prolonge hors de l'enveloppe et porte une poignée 61 fixée sur son extrémité extérieure. Des colliers 62 et 63 peuvent servir à limiter le mou- vement de l'arbre suivant son axe et à le maintenir en place dans l'enveloppe et entre les éléments de support de bout 35 et 36. Un bras 64 part d'un collier 65 fixé sur l'arbre 60 et s'articule sur une bielle 66 par un axe 67.
L'autre extrémité de la bielle 66 est articulée sur une extrémité d'une bielle 67a dont l'autre extrémité est portée par l'arbre 34 et peut tourner librement par rapport à lui. L'arbre 34 comporte une roue à rochet 68 qui y est clayetée et que fait tourner un cliquet 69 porté la bielle 66 et poussé dans les dents de la roue à rochet 68 par un ressort 70.
On voit donc que lorsque l'arbre 60 tourne en sens inverse des ai- guilles d'une montre (figure 1), la bielle 66 fait tourner le cliquet 69 dans le sens des aiguilles d'une montre autour de la roue à rochet 68, tandis que le ressort 70 lui permet de s'écarter en passant sur chaque dent. Au contrai- re, lorsque l'arbre 60 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, le cli- quet 69 pénètre entre les dents de la roue à rochet 68 et fait tourner le rou- leau 33 de façon à amener une nouvelle surface d'impression en face de la tige 13 de support des caractères. On règle de préférence l'intervalle périphéri- que entre les dents adjacentes de la roue à rochet 68 et la course du levier 66 de façon à faire passer le cliquet 69 d'une dent de la roue à rochet 68 dans la suivante chaque fois qu'il est actionné.
Un ruban 75' du type auto-encreur sans fin passant entre la tige de support des caractères et la surface située en face du rouleau d'impres- sion 33 est entraîné par un rouleau de commande 76 qui le fait passer le long de la face d'impression du rouleau 33 et est guidé par des galets fous 77. Un galet de tension 77a peut être poussé par un ressort 77b contre le ruban pour le.aintenir tendu. Le rouleau 76 est actionné par une courroie 78 qui passe-sur une poulie 78a montée sur l'arbre du rouleau d'impression et sur des poulies folles 78b. Un galet 76a recouvert d'un feutre d'encrage est disposé en contact avec le ruban de façon à le réencrer.
Le mouvement du ru- ban sans fin est ainsi synchronisé avec celui du papier de faon à amener une nouvelle surface d'encrage du ruban sur les caractères d'impression après chaque impression.
Une transmission sert à accoupler les tiges de support 13 des ca- ractères avec les aimants 11 de façon à amener les tiges sélectivement en face du rouleau 33 suivant les positions de rotation des aimants. Cette transmission comporte des éléments débrayables qui permettent aux aimants de tourner librement sans être accouplés au dispositif d'enregistrement. sauf lorsqu'il s'agit de faire un enregistrement. Ces éléments peurent com- porter des cylindres 75 portés chacun par les arbres respectifs 23 et 24 des aimants 11 de façon à tourner avec ceux. Les faces de bout des cylindres les plus éloignées des aimants 11 ont la forme de cames, représentées sous forme de came à plusieurs échelons 76a, 76b, etc.
De préférence la surface de came comporte autant d'échelons que chaque tige de support 13 comporte de caractè- res, et ,dans la plupart des cas ces échelons sont au nombre de dix. Des élé- ments 77, disposés coaxialement en face des cylindres 75, ne peuvent pas tour-
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ner par rapport au bâti 10 et comportent une portion en forme de bras 78 qui vient en contact avec un des échelons de la surface de came. Les éléments 77 sont portés par des arbres creux 79 qui comportent des prolongements 80 et passent avec ces prolongements en coulissant dans les éléments de support transversaux 81, 82 et 31 du bâti 10. L'arbre 7 est creux de façon à lais- ser passer un prolongement de l'arbre 23, en empêchant ainsi tout décentrage appréciable entre les éléments 77 et les cylindres 75.
Les arbres 79 sont accouplés chacun avec une tige de support 30 des caractères par un bras 85 (figure 3) qui y est articulé par un axe 86. Un ressort 87 empêche la tige 30 de venir en contact avec le ruban 75' et avec la rouleau d'impression 33.
La forme des bras 85 peut être choisie (figure 2) de façon à s'accoupler avec les divers arbres 79 qui sont disposés coaxialement par rapport aux arbres 17, 18, 19, etc. de la tête du compteur et à permettre cependant de disposer les tiges de support 30 des caractères les unes à côté des autres (figure 2).
Des dispositifs servant à-pousser hors de contact les éléments débrayables et à faire cesser cette poussée. Par exemple, un ressort 90 est disposé entre l'élément 81 et une plaque 91 de façon à pousser les éléments 77 hors de contact avec les cylindres 75, La plaque 91 passe librement sur les arbres 79 et est en contact commun avec les éléments 85 qui, ainsi qu'on s'en souvient, sont fixés sur les arbres 79. D'autres ressorts 92 disposés de l'autre côté de la plaque 91 et s'opposant aux ressorts 90 s'appliquent par une extrémité contre l'élément 82 et par l'autre contre les bras 85 'de façon à pousser les éléments 77 en contact avec les cylindres 75.
Les res- sorts 90 sont de préférence plus forts que les ressorts 92 et les maintien- nent à l'état de compression, sauf lorsque l'effort des ressorts 90 cesse- de s'exercer sur les bras 85. Pour faire cesser cet effort de poussée des ressorts 90, un dispositif comporte un secteur denté 93 porté par l'arbre 60. et engrenant avec une crémaillère 94 de façon à la faire descendre de'sa po- sition de la figure 1 dans celle de la figure 7. La crémaillère 94 est ac- couplée à la plaque 91 par un bras 95.
-Les ressorts 90 maintiennent donc les éléments 77 dans la po- sition de la figure 1 hors de contact avec les cylindres 75, mais lorsque l'arbre 60 tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre, le secteur denté 93 fait descendre la plaque 91 par .1 .crémaillère 94 de façon à sup- primer la poussée des ressorts 90 sur les arbres 79. Lorsque cette poussée cesse, les ressorts 92 poussent de haut en bas les bras 85, les tiges de sup- port 30 des caractères et les arbres 79 vers les cylindres 75 respectifs jus- qu'à que les portions de contact 78 des éléments 77 rencontrent une des por- tions en échelon de la surface de came des cylindres 75.
Etant donné que les aimants 11 font tourner les cylindres 75 et que les portions de contact 78 ne peuvent pas tourner, il est évident que les ressorts 92 font descendre les portions de contact 78 conformément aux positions de rotation respectives des cylindres 75 et des aimants 11. L'amplitude du mouvement de descente de chacun des éléments 77 se traduit par un mouvement de descente correspondant des tiges de support 30 de façon à amener un des caractères de référencé 30a, etc, en face du rouleau d'impression 33 et à permettre d'y faire une impres- sion, L'intervalle entre les divers caractères de référence d'une seule et même tige de support doit être égal à la différence de hauteur entre chacun des échelons de la surface de came du cylindre 75.
Des dispositifs servent à pousser les tiges de support des carac- tères contre le rouleau d'impression 33 et peuvent être considérés comme fai- sant partie de ces tiges. Ils peuvent consister en un poussoir 100 porté par des bras 101 et 102 et dont la face 103 est recouverte dé préférence de caout- chouc ou matière analogue et se trouve aerrière toutes les tiges de support 30 des caractères. L'autre extrémité du poussoir 100 a la forme d'un crochet 104 qui vient en contact avec un goujon 105 porté par un collier 106 de l'ar- bre 60. Pendant que cet arbre tourne, le goujon 105 vient en contact avec le crochet 104 et éloigne le poussoir 100 des tiges de support des caractères,
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en comprimant ainsi le ressort 106 contre le support 102.
Le goujon 105 est maintenu en contact avec le crochet pendant toute la durée du mouvement de rotation de l'arbre 60 jusqu'à ce que la plaque 91 ait suffisamment des- cendu pour permettre aux ressorts 92 d'amener les éléments 77 en contact avec les cylindres 75 et par suite le caractère qui convient en face'de la surface d'impression. Puis, lorsque l'arbre 60 continue à tourner, le gou- jon 105 se dégage du crochet 104, en permettant ainsi au ressort 106 de pous- ser le poussoir 100 vers les tiges de support 30 des caractères et de les appliquer ainsi contre le papier sur le rouleau 33. Un ressort 107 s'oppose au ressort 106 et ramène le poussoir en position neutre, prêt à revenir en contact avec le goujon 105, qui le repousse de nouveau contre les tiges de support des caractères.
Le crochet 104 peut être articulé sur le poussoir
100 par un axe 108 pour permettre au goujon 105 de tourner dans le sens des aiguilles d'une montre et de venir dans la position de la figure 1 lorsque le poussoir a été poussé contre les tiges de support des caractères. On voit donc qu'au moment où le goujon 105 se dégage du poussoir 100, le res- sort 106 pousse brusquement le poussoir contre les tiges de support des ca- ractères et la force vive de ce mouvement a pour effet de pousser temporai- rement un caractère contre le ruban 75' et le papier 32 du rouleau 33. Le ressort 107 tire alors le poussoir 100 dans une position neutre dans laquel- le la face 103 ne frotte pas contre les tiges de support des caractères.
Ainsi qu'il a déjà été dit, le ressort 87 maintient les tiges de support des ca- ractères hors de contact avec le papier du rouleau 33, sauf lorsqu'elles sont poussées contre lui par le poussoir 100.
Suivant l'invention, des dispositifs servent à régler la posi- tion du bâti 10, et par suite des aimants 11, par rapport à la tête du comp- teur 15. Ces dispositifs peuvent consister en un poussoir 110 porté par le bâti 10 et venant en contact avec un poussoir correspondant 111 norté par le couvercle 21 de la tête du compteur. Les arbres 23,24, etc, peuvent ainsi être amenés en position ocaxiale par rapport aux arbres 17, 18, etc, respec- tifs, en donnant ainsi la certitude que l'attraction magnétique entre les ai- mants 11 et 20 est maximum et que ces aimants sont exactement dans le prolon- gement l'un de l'autre.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, un mécanisme de repérage sert à enregistrer un numéro de repérage sur le papier 32, confor- mément à un élément de codification conventionnelle porté par la tête du comp- teur. L'élément de codification comporte une portion 112 à surface de came à échelons 113 et fixée sur le couvercle 21 de la tête du compteur. Plu- sieurs éléments de contact 114 sont disposés en face de cette surface de came a échelons et chacun d'eux est poussé contre l'élément de codification par des ressorts 115 qui font prendre à chacun des éléments de contact par rapport à la tête du compteur une position longitudinale correspondant à la hauteur de chacune des portions échelonnées de la surface de came de l'élément 112.
Les ressorts 115 sont portés par des tiges 116 qui coulissent dans les éléments de support 81 et 82 et exercent une poussée contre des colliers 117 portés par les tiges 116 et s'appliquent à leurs autres extrémités contre l'é- lément 82. Les tiges 116 sont accouplées séparément aux éléments de contact 114 et servent à les pousser de haut en bas vers l'élément 112. Un dispositif de support des caractères accouplé aux éléments de contact 114 comporte plu- sieurs tiges 118 de support de caractères que des ressorts 119 éloignent du papier 32 du rouleau 33. Ces tiges de support 118, semblables aux tiges de support 30, portent plusieurs caractères 120 disposés sur leur longueur et amenés sélectivement en face de la surface d'impression du rouleau 33 suivant la position en hauteur des éléments de contact 114.
En choisissant une combi- naison de hauteur des surfaces de cames 113, on peut donc imprimer sur le pa- pier 32 un signe conventionnel ou repère quelconque servant à identifier le compteur relevé,
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contre le papier du rouleau 33 est d'une forme de construction semblable à celle du dispositif des tiges 30 et par suite n'est pas décrit de nou- veau. Les éléments de ce dispositif sont désignés par les mêmes référen- ces que ceux des tiges 30. De même qu'à propos des tiges 13, on peut di- re que le dispositif de poussée des tiges contre le papier sur lequel s'im- prime le numéro de série du compteur fait aussi partie du mécanisme de re- pérage.
Quoique le fonctionnement de l'appareil suivant l'invention pa- raisse évident d'après ce qui précède, il y a lieu d'en donner ici une cour- te description pour la compléter. La tête du compteur 15 ayant la forme de construction de la figure 1, on peut poser sur elle l'appareil releveur et le régler dans la position qui convient en faisant se correspondre les pous- soirs 110 et 111 et en amenant en contact les éléments de contact 114 et l'é- lément 112.
En posant l'appareil dans la position de la figure 1, les éléments de contact 114 sont soulevés conformément à la hauteur des échelons de la sur- face de came de l'élément 112, de façon à déterminer la position des tiges de support 118 des caractères sélectivement par rapport à la surface d'impres- sion du rouleau 33 et à y imprimer un numéro de série correspondant au comp- teur à relever. Dans cette position et avant qu'on appuie sur la poignée 61, es aimants 11 et les cylindres 75 peuvent tourner librement et viennent en face des aimants 20.
Puis en appuyant sur la poignée 61, on fait tourner l'ar- bre 60 de façon à faire descendre la crémaillère 94 par le secteur denté 93 et à faire cesser-La poussée des ressorts 90 contre les arbres 79. Les ressorts 92 ont alors pour effet de rapprocher les éléments 77 des cylindres 75 jusqu' à ce que les portions de contact 78 viennent en contact avec une des portions échelonnées de la surface de came de son cylindre, cette portion dépendant de la position de rotation du cylindre. L'arbre 60 continuant à tourner a pour effet de dégager les goujons 105 des crochets 108, en permettant aussi aux deux poussoirs 100 de pousser les tiges correspondantes 30 et 118 contre le ruban 75' de machine à écrire et le papier 32 du rouleau 33.
Pendant ce mou- vement de rotation de l'arbre 60, la bielle 66 pousse le cliquet 69 dans une nouvelle dent de la roue à rochet 68 et lorsqu'on lâche la poignée 61 et que l'arbre et les éléments qui l'accompagnent occupent la position de la figure 1, le cliquet fait venir la roue à rochet 68 et le rouleau 33 dans une nouvel- le position d'impression. Ce mouvement a pour effet de dérouler le papier de la bobine 37 qui commande la bobine 38 pour y enrouler le papier. En lâchant la poignée, on permet aussi à la crémaillère 94 de remonter de façon à pous- ser par le ressort 90 l'élément 77 à l'écart du cylindre. Le ressort 90 fait revenir la poignée 61, l'arbre 60 et les éléments qui l'accompagnent dans la position de la figure 1 par l'intermédiaire de la crémaillère 94.
Dans certains cas, il peut y avoir lieu de relever le compteur op- tiquement et comme le couvercle 21 peut être en métal opaque ou autre matière, cette opération n'est pas possible sans un instrument releveur d'un type spé- cial suivant l'invention. Cet instrument est représenté sur les figures 8 et 9, étant entendu que la tête du compteur elle-même est construite de la maniè- re décrite à propos des figures 1, 13 ou 14. L'instrument releveur optique comporte un bâti 120 se ter-inant à une extrémité par une fenêtre vitréé 121 et contenant un cadran de compteur 122 dans le bâti.
Le cadran 122 du comp- teur supporte plusieurs éléments de transmission sous forme d'arbres 123 qui portent des aimants 124 et des écrans 124a construits et disposés de la même manière que les aimants 11 de la figure 1, de façon à être amenés dans des positions appropriées par l'attraction magnétique des aimants 20 de la tête du compteur. Les extrémités extérieures des arbres 123 portent des aiguilles 125 de la même manière que les têtes de compteurs ordinaires, en formant ain- si des dispositifs de support de repères. La face 122 du compteur comporte des cadrans gradués 126 correspondant à chaque aiguille comme d'habitude.
Un poussoir 127, semblable au poussoir 110, vient en contact avec un pous- soir correspondant 111 de la tête du compteur.
Un second poussoir 128 peut venir en contact avec un côté de l'élément 112 et
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déterminer ainsi la position du bâti 120 sur la tête du compteur.
Dans certains cas, il y a lieu de poser l'instrument indicateur suivant l'invention sur une tête de compteur pour orienter les aimants 123 et d'enlever l'instrument avant d'effectuer le relevé. A cet effet, un disposi- tif peut servir à empêcher le mouvement des aimants 124 lorsque l'instrument n'est pas encore posé sur la tête du compteur. L'instrument étant dans cette position, on déclence le dispositif de retenue de façon à permettre aux ai- mants 20 d'orienter les aimants 124. Ce résultat est obtenu (figures 10 et 11) en posant au-dessus des arbres 224 et 226 un disque transparent 137 qui repose ainsi librement sur leurs extrémités supérieures.
Des dispositifs tels que des ressorts 155 poussent le disque 137 contre les extrémités supérieures des arbres, en exerçant un effort suffisant pour que le frottement entre le dis- que et les arbres les empêche de tourner. Un dispositif amenant le disque 137 hors de contact avec les arbres 224 et 226 est formé par des tiges 156 portées par l'enveloppe 210 et se prolongeant légèrement au delà de son extré- mité, de sorte que lorsqu'on pose -L'instrument indicateur sur la tête du comp- teur, les tiges remontent en soulevant le disque 137 au-dessus des extrémités des arbres 224 et 226, comme représenté sur la figure 11. Puis lorsqu'on en- lève l'instrument de la tête du compteur, les ressorts 155 poussent le disque 137 et les tiges 156 dans la position de la figure 10.
Bien entendu, les ai- mants 124 sont fixés sur les extrémités inférieures des arbres 224 et 226 de la même manière que ceux qui sont fixés sur les arbres 123 de la figure 8. De même, des écrans 145 peuvent être disposés autour de ces aimants. De plus, bien que deux arbres 224 et 226 seulement soient représentés sur les figures 10 et 11, leur nombre peut être quelconque à volonté, par exemple de cinq (fi- gure 9).
Le relevé optique peut s'effectuer en posant simplement l'instru- ment releveur sur la partie supérieure de la tête du compteur et en permettant aux aimants 124 de venir dans le prolongement des aimants 20 (figure 8). Le relevé sur la face du cadran (figure 9) peut s'effectuer comme d'habitude,
Les figures 10 et 11 représentent une variante du dispositif de @ réperage amenant chacun des aimants 124 en face de l'aimant correspondant 20 dans le couvercle 21 de la tête 15 du compteur. Ce dispositif consiste dans un manchon cylindrique 241 porté par l'enveloppe 210 et se prolongeant au des- sous d'elle. Ce manchon comporte un épaulement vertical (non représenté) qui vient s'appliquer contre une patte 243 du couvercle 21 lorsque le centrage est obtenu.
L'épaulement est formé par une portion courbe de grand rayon autour du bord inférieur du manchon, réunissant les extrémités supérieure et infé- rieure de l'épaulement. On pose donc simplement l'enveloppe 210 sur la tête du compteur et on la fait tourner jusqu'à ce que l'épaulement rencontre la patte 243.
La figure 16 représente d'une manière générale un compteur d'eau qui comporte un appareil enregistreur perfectionné suivant l'invention, ainsi qu'un appareil indicateur de la forme de la figure 8 décrite ci-dessus. En ce qui concerne le mécanisme compteur lui-même, le compteur est un compteur courant; le mécanisme comporte donc une enveloppe 310 avec tubulures 310a et 310b de passage'de l'eau ou autre liquide dans le corps du compteur. Celui- ci comporte la chambre de mesure ordinaire 311 qui contient un disque oscil- lant 312 qui oscille sous l'effet du passage de l'eau dans la chambre 311 et mesure ainsi mécaniquement son débit. Ce mouvement du disque fait' tourner une tige 313 autour de l'axe d'un arbre 314, ce dernier étant entrafné par le dis- que 312 par l'intermédiaire d'un téton 315 venant en contact avec lui.
Le mou- vement de rotation de l'arbre 314 est transmis à un arbre 316 de commande du compteur par l'intermédiaire d'une transmission dentée de réduction de vites- se appropriée 317. Il est évident d'après ce qui précède que, comme l'oscil- lation du disque est proportionnelle au débit de l'eau passant dans le comp- teur, le nombre total du nombre de tours de l'arbre de commande 316 est pro- portionnel au débit total net de l'eau passant dans le compteur.
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Il est facile de voir que, bien que l'appareil de conversion des fi- gures 21 et 22 ne soit pas représenté en combinaison avec le compteur, on peut l'employer et on l'emploie de préférence avec lui. Cependant, étant donné que le compteur est d'une forme courante, à part l'appareil d'enregistrement décrit plus loin et l'appareil enregistreur ou indicateur déjà décrit combinés avec lui, la tête et la cuvette du compteur sont percées de trous de vidange pour la raison antérieurement indiquée.
Les figures 17 à 20 représentent une forme de réalisation préférée de l'appareil d'enregistrement suivant l'invention, qui représente le nombre de tours total net des arbres 316 et par suite la valeur mesurée du débit.
Cette forme de réalisation comporte plusieurs arbres indicateurs 318 à 321 montés à rotation (au moyen de portées appropriées si on le désire) dans un bâti formé par des plaques de support supérieure et inférieure correspondan- tes 322 et 323. Les arbres indicateurs sont espacés de préférence dans le sens latéral et parallèles entre eux, comme représenté. Les divers arbres indica- teurs peuvent être dénommés arbres de rangs progressivement croissants, tels qu'arbres des centaines, mille, dizaines de mille et centaines de mille de li- tres ou autre unité de mesure choisie à volonté.
Des dispositifs de commande accouplent les arbres indicateurs entre eux sous forme de train d'arbres de commande et commandés de façon à faire tourner un arbre de rang supérieur d'une position d'indication dans une position d'indication suivante par un arbre de rang inférieur qui tourne d'une fraction ou d'un nombre de tours déterminés.
Plus spécialement, le dispositif décommande fait tourner un arbre de rang su- périeur d'une position d'indication dans une autre pendant que l'arbre de rang immédiatement inférieur fait un tour d'une position déterminée dans une autre et il cesse de faire tourner cet arbre de rang supérieur pendant que l'arbre de rang inférieur passe en tournant par un nombre déterminé de ses autres po- sitions d'indication. Les arbres comportent donc, à l'exception de l'arbre de rang le plus élevé (321) des éléments de commande ou doigts 324,325 et 326 fixés respectivement sur eux.
Chacun de ces 'doigts tourne avec l'arbre qui le porte de fa- çon @ venir an prise temporairement avec des roues dentées en étoile 327, 328 et 329 calées sur l'arbre indicateur de rang immédiatement supérieur, en for- mant ainsi plusieurs surfaces de butée respectives 327a, 328a et 329a, espacées périphériquement autour des axes des arbres. Chacune des roues dentées en é- toile, telles qu'elles sont représentées comporte dix dents formant les surfaces précitées et il est facile de voir, par exemple, qu'à chaque tour du doigt 324 son extrémité vient successivement entournant en prise avec les dents d la roue 327 en la faisant tourner d'un dixième de tour et par suite en faisant également tourner l'arbre indicateur 319 d'un dixième de tour.
La même action s'exerce entre le doigt 325 et la roue 328 et entre le doigt 326 et la roue 329.
On voit aussi que le trajet du mouvement des doigts empiète sur une partie du trajet du mouvement des dents, de sorte que lorsqu'un des doigts n'est pas en prise avec la roue suivante, cette roue et l'arbre indicateur qui la porte res- tent en position de rotation fixe. Pour contribuer à maintenir ainsi les ar- bres indicateurs, on peut prévoir un poussoir déclenchable sous forme de res- sorts respectifs 330, 331 et 332 qui comportent chacun à leur extrémité des por- tions 335a qui viennent se placer entre les dents des roues correspondantes 327, 328 et 329. Les ressorts peuvent être portés par des colonnettes appropriées 333 et 334 disposées entre les plaques 322 et 323.
La position des portions d'extrémité pénétrant entre les dents des divers ressorts par rapport aux roues en étoile est choisie de façon.que lorsque les portions des extrémités coudées des ressorts pénètrent complètement entre deux dents des roues, les roues et les arbres indicateurs combinés avec elles sont amenés et maintenus temporai- rement dans une de leurs positions indicatrices respectives.
De même, dans certains cas, les dimensions relatives des doigts et des roues peuvent être choisies de façon qu'un doigt, avant de se dégager, ne fasse avancer sa roue que de la première portion deson mo ent d'une position de rotation dans une autre (par exemple de ...oins d'un dixième de tour) et que, par suite, le ressort en prise avec cette roue se soulève ou vienne en dehors avant que la portion 335a du ressort passe sur la pointe d'une des dents des roues. Dans ce cas,
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la roue tourne et vient dans la position qui convient à l'arbre indicateur sous l'action du ressort qui fait descendre la portion 335a entre les dents adjacentes.
Il résulte du dispositif décrit ci-dessus qu'un arbre de rang inférieur fait tourner l'arbre de rang immédiatement supérieur d'une posi- tion d'indication dans une autre pendant l'intervalle pendant lequel l'ar- bre de rang inférieur tourne d'une position d'indication dans une autre.
L'arbre de rang supérieur reste donc dans une position unique, pendant que l'arbre de rang inférieur passe par ses autres positions. Il en résulte que les arbres ne glissent pas progressivement pendant un tour et il suffit de régler leur synchronisme approximativement.
Toutefois, pendant que chaque arbre tourne d'une position dans une autre, il ne tourne qu'à la vitesse de l'arbre de rang inférieur qui le commande, à moins que les ressorts 330 à 332 soient assez forts pour faire tourner brusquement les arbres pendant une portion de leur mouvement une fois que les portions coudées des ressorts ont passé sur les pointes d'une dent de la rone. Même si les arbres sont ainsi construits, ils ne tournent qu'à la vitesse de l'arbre de rang immédiatement inférieur jusqu'à ce que la portion couder .du ressort ait passé sur la pointe d'une dent.
Pour remédier à cet inconvénient et assurer un mouvement brusque pas à pas des arbres, des dispo- si-tifs ont pour effet de transmettre le mouvement du mécanisme de mesure à l'arbre indicateur de rang le plus bas de façon que, bien que le mécanisme de mesure puisse fonctionner d'une manière continue, l'arbre de rang le plus bas ne tourne que par intermittences et très rapidement d'une position d'in- dication à une autre et que dès que cet arbre a commencé à tourner, il vien- ne complètement dans sa position d'indication suivante. Ces dispositifs peu- vent comporter une série de roues de réduction 336 (figure 16) qui accouplent l'arbre de commande du compteur 316 avec l'arbre de commande 337 de l'enre- gistreur. Cet arbre 337 est accouplé à un arbre central 338 par des roues 339 et 340.
La roue 339 peut être accouplée à l'arbre 337 par un embrayage irré- versible, désigné d'une manière générale par 341 et dont les détails sont dé- crits plus loin. L'arbre 338 -est accouplé avec un arbre à cames 324 par des roues 343 et 344 calées respectivement sur les arbres. Il en résulte évidem- ment que le mouvement de rotation de l'arbre 316 est transmis à l'arbre à cames 342 pour le faire tourner.
Suivant une caractéristique de l'invention, un dispositif accumu- lateur d'énergie sert à transmettre l'énergie entre l'arbre 342 et l'arbre in- dicateur de rang le plus bas 318. Ce dispositif a pour but de permettre à l'arbre 342 de tourner d'un angle déterminé sous l'action du mécanisme de me- sure de façon à emmagasiner de l'énergie (à accumuler une fraction du débit à mesurer) qui entre brusquement en action pour faire passer un ou plusieurs des arbres indicateurs 318 à 321 d'une position d'indication dans une autre. Sui- vant la forme de réalisation choisie de préférence (figure 20), l'arbre 318 se partage en deux portions coaxiales, dont l'extrémité supérieure de la por- tion inférieure 318a se loge à rotation dans un trou d'emboîtement 345 de l' extrémité inférieure de la portion supérieure 318b.
Ces deux portions sont accouplées effectivement entre elles par un dispositif accumulateur d'ener- gie tel qu'un ressort de torsion 346 dont une extrémité 346a est accouplée à un élément mobile du mécanisme de mesure, tel qu'une roue 348, par exemple en y pénétrant dans un trou 347, la roue étant montée sur la portion 318a de l'ar- bre et s'appliquant contre un épaulement 349. L'autre extrémité 346b du res- sort 346 s'introduit dans un trou 350 d'un élément tel qu'un collier 351 fixé sur la portion supérieure 318b de l'arbre. On voit que dans ces conditions, si la portion 318a de l'arbre est retenue et si la roue 348 tourne, le ressort 346 s'enroule et de l'énergie s'y accumule. Lorsque la portion 318a de l'ar- bre devient libre, l'énergie accumulée du ressort la fait tourner d'un angle déterminé.
Pour déterminer avec précision cet angle de rotation et le limiter à un dixième de tour de l'arbre 318b, des butées venant en contact mutuel sont
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disposées entre les portions 318a et 318b de l'arbre et déterminent l'ampli- tude autorisée du mouvement par l'accouplement à mouvement à vide formé par les deux accouplements télescopiques entre les portions 318a et 318b de l'ar- bre. La roue 348 peut ainsi comporter un rayon 352 qui constitue une des butées et un collier 351 avec doigt 353 dirigé vers le bas qui constitue l' autre butée et pénètre dans une fenêtre 352a formée par le doigt 353.
Il est évident que si le doigt 353 s'introduit dans la fenêtre 352a d'un côté du rayon 352, celui-ci peut s'éloigner du doigt 353 pendant que l'énergie s' accumule dans le ressort 346, et que lorsque la portion 318b de l'arbre se dégage, l'énergie accumulée dans le ressort ne peut faire tourner cette portion de l'arbre que jusqu'à ce que le doigt 353 vienne en contact ave le bord du rayon 352.
Des dispositifs ont pour but de retenir la portion 318b de l'ar- bre en position fixe pendant que l'énergie s'accumule dans le ressort 346 et pendant que le mécanisme de mesure tourne ou accumule une quantité plus forte de fluide à mesurer .et suffisante pour provoquer le mouvement de la portion 318b de l'arbre d'une position d'indication dans une autre. Par exem- ple, en supposant que l'arbre 318 soit l'arbre des centaines,le mécanisme de mesure doit faire un nombre de tours suffisant pour que 100 unités de fluide aient passé dans le compteur. Ce mouvement de rotation se transmet par les divers trains d'engrenage de réduction de façon à faire tourner l'arbre à cames 342 d'un tour pour 100 unités de volume mesurées. L'arbre à cames comporte une came 355 à échelon 356 logeant un cliquet 357 qui y est poussé par un ressort 358.
Une roue à rochet 359 est calée sur. la portion 318b de l'arbre, et le cliquet 357 peut venir en prise avec elle. Pendant le mouve- ment de rotation de l'arbre à cames 342 amenant la surface de portée cylin- drique 355a de la came 355 contre le cliquet 357, celui-ci vient en dehors et pénètre dans une des dents de la roue à rochet 359 en empêchant ainsi la por- tion 318b de l'arbre de tourner. Lorsque la came 355 a tourné d'un angle suf- fisant (par exemple d'un tour) pour permettre au cliquet 357 de tomber dans l'échelon 356, la roue à rochet 359 se dégage, en permettant ainsi à l'éner- gie accumulée dans le ressort 346 de faire tourner la portion 318b de l'ar- bre d'un dixième de tour.
En donnant au rapport de démultiplication entre la roue 348 et la roue 360 de l'arbre à cames un rapport de 10 : 1, la roue 348 tournera d'un dixième de tour pendant que le cliquet 357 est en prise avec la roue à rochet 359. Il en résulte que le rayon 352 s'éloignera du doigt 353 d'un dixième de tour et que lorsque le cliquet 357 vient dans l'échelon 356, le doigt 353 et la portion 318b de l'arbre ne peuvent tourner librement que d'un dixième de tour avant que le doigt rencontre le rayon 352. L'énergie accumulée dans le ressort 346 devient ainsi brusquement disponible et pro- voque un mouvement rapide de l'arbre indicateur 318, ainsi que des autres arbres de rang supérieur qu'il commande, d'une position d'indication dans une autre, par exemple d'un dixième de tour.
On remarquera qu'un côté 356a de l'échelon 356 est parallèle à une partie 357a du cliquet 357 et que par suite un mouvement de faible amplitude de la came 355 fait venir le cliquet rapidement en prise avec la roue à rochet.
De même, la forme du côté 356b de l'échelon est choisie de façon à permettre au cliquet de tomber rapidement hors de prise avec la roue à rochet. Il en résulte une action très rapide empêchant tout glissement des arbres indica- teurs.
Il peut arriver pour une raison ou pour une autre que le fluide coule en sens inverse dans le mécanisme de mesure. Avec le compteur volu- métrique de la figure 16, le disque 312 oscille dans ce cas en sens inverse et a tendance à provoquer ainsi un mouvement en sens inverse de l'enregistreur.
Etant donné que le dispositif à cliquet et à roue à rochet de la figure 20 ne peut fonctionner que dans un sens de rotation, le courant en sens inverse du fluide dans le compteur risque d'endommager le mécanisme de mesure. Pour re- médier à cet inconvénient, un embrayage irréversible 341 permet au mécanisme
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de mesure de tourner en sens inverse sans exercer un effort excessif sur le mécanisme d'enregistrement. La roue 339 (figure 19) est montre folle à rota- tionsurl'arbre337et y est c.ccouplée de f agon à ne tourner que dans un sens par des élémenus d'emprayage 360 et 361 portés respectivement par la roue
339 et par l'arbre 337.
On remarquera que ces éléments d'embrayage compor- portent des surfaces correspondantes inclinées 362 se terminant par des faces de butée opposées 363 et que par suite lorsque l'arbre 337 tourne dans un sens en amenant ces faces en contact, la roue 339 est entraînée. Mais lors- que l'arbre 337 tourne dans l'autre sens, la roue 339 qui ne peut pas tourner est.poussée de haut en bas sans tourner par les surfaces de came inclinées 362.
Un ressort 364, dont -une extrémité'repose contre un épaulement 365 de l'arbre
337 et l'autre contre la roue 339,pousse la roue de bas en haut en contact avec l'élément d'embrayage 361. Un simple embrayage irréversible permet ain- si à l'arbre 337 d'entraîner la roue 339 dans un sens; mais lui- permet de tour- ner librement par rapport à la roue lorsqu'il tourne dans l'autre sens.
Suivant la figure 16, on peut poser sous forme amovible sur la par- tie supérieure de la tête 372 du compteur un appareil releveur optique porta- tif 371, du type général décrit à propos de la figure 8. Ainsi qu'il a déjà été dit, l'appareil suivant l'invention s'emploie de préférence avec l'appa- reil enregistreur des figures 1 à 7, étant donné que le mouvement pas à pas des divers arbres indicateurs permet d'enregistrer plus facilement leurs po- sitions respectives par cet appareil.
On peut aussi remplacer les aimants 370 par des aiguilles appropriées dans l'enregistreur lui-même et disposer immé- diatement à côté d'elles de échelles graduées de la même manière que sur la figure 15 pour pouvoir utiliser 1'appareil suivant l'invention dans un comp- teur ordinaire, dans lequel les aiguilles et les échelles graduées sont lo- gées dans la tête 372 du compteur et sont visibles à travers une fenêtre vi- trée de cette tête.
Il est avantageux de disposer dans certains types de compteurs, en particulier de compteurs à eau, un arbre indicateur supplémentaire qui tourne plus vite que les arbres indicateurs 318 à 321 et permet de détermi- ner facilement les fuites, en se contentant d'observer le compteur pendant des durées relativement courtes. A cet effet, on peut monter sur l'arbre 338 un aimant 370a, lorsqu'on se sert de l'appareil releveur optique ou enre- gistreur précité, ou une aiguille (non représentée), qui tournent avec l'arbre en indiquant ainsi à chaque instant les mouvements d'oscillation du disque 312 et par suite le passage du fluide dans le compteur.
Quoique l'appareil suivant l'invention ait été représenté et dé- crit en particulier en combinaison avec un compteur à eau, il doit être bien entendu que l'invention peut s'appliquer à des compteurs d'autres formes de construction, tels que ceux qui servent spécialement à compter le débit de gaz ou d'électricité, du fait que les compteurs de chacun de ces types comportent un arbre commandé qui tourne proportionnellement au nombre de tours d'un méca- nisme de mesure qui sert à mesurer la substance en question.
Quoique le dis- positif accumulateur d'énergie soit prévu de préférence de façon à commander l'arbre indicateur du rang le plus bas et par son intermédiaire les arbres indicateurs derangs plus élevés, ce dispositif peut aussi se trouver entre les arbres indicateurs du rang le plus élevé et du rang le plus bas, par exemple sur l'arbre 319, en commandant ainsi directement l'arbre 318 par le mécanisme de mesure. Cette solution peut être avantageuse lorsque le glissement de l' arbre 318 d'une position d'indication dans une autre n'a pas d'inconvénient, par exemple lorsque le releveur n'a à relever que les indications des arbres de rangs supérieurs ou lorsqu'une erreur du relevé des indications des arbres de rangs inférieurs est sans importance.
La forme de réalisatior préférée le l'appareil enregistreur des figures 23 à 27 enregistre le nombre total de tours de l'arbre 600 de comman- de du compteur. On remarquera que l'arbre de commande de cette forme de réa-
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lisation se prolonge lui-même de bas en haut à travers une plaque de support inférieure- 601 et est monté à son extrémité supérieure dans une plaque de sup- port supérieure 602. Il doit être bien entendu que cet appareil s'adapte fa- cilement au débitmètre de la figure 16 dans lequel l'arbre 316 de commande du compteur est accouplé par des roues de réduction 336 à un arbre 337qui traver- se la plaque de support inférieure 323.
Comme dans la forme de réalisation des figures 17 à 20, il exista plusieurs arbres indicateurs 603 à 606, qui sont montés chacun à rotation dans les plaques 601 et 602. Comme précédemment, les arbres peuvent être dénommés arbres de rangs progressivement croissants et fonctionnent de la manière décri- te à propos des arbres indicateurs de l'appareil des figures 17 à 20. Les ar- bres indicateurs comportent donc tous, à l'exception de l'arbre du rang le plus élevé 606, des éléments ou doigts de commande respectifs 607, 608 et 609 fixés sur eux.
Chacun de ces doigts tourne avec l'arbre qui le porte, de façon à venir en prise temporairement avec des roues dentées en étoile 610, 611 et 612, calées respectivement sur les arbres indicateurs de rangs immédiatement supé- rieurs 604, 605 et 606. Ces roues comportent plusieurs surfaces de butée res- pectives 610a, 611a et 612a, espacées périphériquement autour de l'axe des ar- bres. Ainsi qu'on peut le voir, chaque roue comporte dix dents, de sorte qu'à chaque tour de l'arbre 603 et du doigt 607 par exemple, l'extrémité du doigt vient. en contact avec les dents successives de la roue 610 et la fait tourner d'un dixième de tour, en faisant aussi tourner l'arbre indicateur 604 d'un dixième de tour. La même action s'exerce évidemment entre le doigt 608 et la roue 611 et entre le doigt 609 et la roue 612.
On voit aussi, comme dans le cas de la forme de réalisation des figures 17 à 20, que chaque roue et son arbre indicateur restent en position de rotation fixe lorsque le doigt de l'arbre indicateur de rang immédiatement inférieur n'est pas en prise avec elle. Pour contribuer à maintenir les ar- bres en position fixe, on prévoit entre les arbres de commande et commandé un dispositif de blocage ou poussoir qui comporte des surfaces venant en con- tact entre elles et fixes par rapport à chacun des arbres correspondants, fonctionnant de façon à empêcher l'arbre commandé de tourner sauf lorsque le doigt de l'arbre de commande est en prise avec la roue de l'arbre commandé, Plus spécialement, les arbres de commande 603 à 605 comportent chacun des é- léments cylindriques respectifs 613, 614 et 615,
fixés et montés concentri- quement sur les arbres et supportant de préférence les doigts de commande 607 à 609. Des éléments annulaires 616, 617 et 618 sont fixés respectivement et montés concentriqument sur chacun des arbres commandés 604 à 606 et compor- tent des surfaces périphériques cannelées 6l6a, 617a et 618a.
Le rayon des cannelures des surfaces cannelées est égal à celui des éléments cylindriques et les positions relatives de ces éléments sont choisies de façon à faire tourner la périphérie extérieure de chacun des éléments cy- lindriques -en contact de glissement avec une des surfaces cannelées. Etant donné que les rayons de ces surfaces en contact sont égaux, le mouvement de -o- tation de l'arbre commandé sur lequel les surfaces cannelées sont fixées est blo- que- positivement- lorsque ledoigtde l'élément cylindrique fixé sur l'arbre de com- mande n'est pas en prise avec la roue de cet arbre commandé.
On remarquera toutefois que chacun des éléments annulaires 616 à 618 comporte dix surfaces cannelées 616a à 618a, disposées chacune symétrique- ment par rapport aux dix dents de chacune des roues 610 à 612 du même arbre.
De même, les surfaces périphériques de chacun des éléments cylindriques 613 à 615 comportent des évidements 619 à 621 disposés dans la même position périphé- rique des arbres respectifs 603 à 605 que les doigts 607 à 609. Chaque évi- dement d'un élément cylindrique (figure 27) loge donc une pointe directrice entre les surfaces cannelées adjacentes de l'élément annulaire adjacent lorsque
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le doigt de cet élément cylindrique vient en contact avec une surface de butée de la roue fixe par rapport à l'élément annulaire.
Si on considère en particulier la figure 27, et si l'on suppose que l'arbre 603 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, on voit que lorsque le doigt 607 vient en contact avec la première surface de butée ouver-
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te 61Và,la bointe".diréàtriée' p22 pénètre dans.; 1 'VidéÎnènt 19 e:-'±.r.sule.,:pdant que le doigt de commande 607 tourne d'un dixième de tour dans le sens des ai- guilles d'une montre et que la roue commandée 610 tourne d'un dixième de tour en sens inverse des aiguilles d'une montre, la pointe 622 se loge dans l'évi- dement 619, de sorte que le blocage n'existe plus.
Au moment où le doigt 607 cesse d'être en contact avec la surface de butée 610a, après avoir tourné d' un dixième de tour, la pointe 622 sort de l'évidement 619 et le dépasse et la surface cannelée suivante, 616a, est venue en position de contact et de blo- cage avec l'élément cylindrique 613.
De même que dans la forme de réalisation des figures 17 à 20, un dispositif sert à transmettre le mouvement du mécanisme de mesure,représenté par l'arbre rotatif 600 de commande du compteur, à l'arbre indicateur de l'or- dre le plus bas 603, de façon que, bien que le mécanisme de mesure fonctionne d'une manière continue, l'arbre 603 ne tourne que par intermittence et très rapidement d'une position d'indication dans une autre. Ce dispositif peut comporter une série de roues de réduction 623 et 624 dont la première est ac- couplée à l'arbre 600 de commande du compteur et la dernière à un arbre à ca- mes 625 par l'intermédiaire d'un embrayage irréversible 626.
De même que dans L'appareil enregistreur des figures 17 à 20, un dispositif accumulateur d'énergie sert à transmettre l'énergie entre l'arbre à cames 625 et 1-'arbre indicateur du rang le plus bas 603. Comme dans la forme de réalisation, précitée ce'dispositifa pour but de permettre à l'arbre à cames de tourner d'un angle déterminé sous l'action du mécanisme de mesure pour y accumuler de l'énergie qui entre brusquement en action en faisant pas- ser un ou plusieurs des arbres indicateurs 603 à 606 d'une position dans une autre. Sous sa forme de réalisation choisie de préférence, ce dispositif com- porte un poussoir 627, articulé sur l'arbre à cames 625 et un cliquet 628 re- cevant un mouvement de va-et-vient suivant un trajet fixe par rapport à l'ar- bre 625.
Le poussoir et le cliquet sont accouplés par un ressort à boudin 629 qui, ainsi qu'on le verra en détail plus loin, sert de dispositif accumulateur d'énergie entre les arbres 625 et 603.
Une roue à rochet 630 à dix dents (figure 25) est calée sur l'ar- bre 603 dans une position dans laquelle le poussoir 627 et le cliquet 628 vien- nent en contactavec elleen-formantainsi un dispositif à mouvement à vide qui permet de maintenir l'arbre 603 en position immobile pendant le mouvement de rotation de l'arbre 625 et d'accumuler de l'énergie dans le ressort 629, puis de tourner positivement dans le sens des aiguilles d'une montre sous l'effet d'un mouvement de rotation déterminé de l'arbre 625, et de faire entrer en action l'énergie accumulée.
Le mouvement de va et vient du cliquet 628 est obtenu par une ca- me 63 calée sur l'arbre à cames 625 et avec laquelle peut venir en contact une tige de poussée 632 recevant un mouvement coulissant de va-et-vient et guidée par un élément de guidage 633 supporté par les arbres 625 et 603 et fixé entre eux (figure 24). Plus spécialement, l'élément de guidage 633 com- porte deux fenêtres 634 et 635 espacées dans le sens longitudinal de l'élément et logeant respectivement aux deux extrémités de la tige de poussée un doigt coudé vers le bas 636 et un arbre 637 qui y reçoivent un mouvement deva-et- vient. Le cliquet 628 (figure 26) est monté à oscillation sur l'extrémité inférieure de l'arbre 637.
Il est facile de voir qu'en raison de la tension continue du res- sort à boudin 629, le poussoir 627 est poussé constamment contre une dent de
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la roue à rochet 630 de façon à l'empêcher de tourner en sens inverse des ai- guilles d'une montre, mais qu'il est mobile à l'encontre de la poussée du res- sort pour permettre à la roue à rochet de tourner dans le sens des aiguilles d'une montre. D'autre part, en raison des positions relatives du poussoir 627, du cliquet 628 et de la roue à rochet 630, le ressort à boudin 629 sert aussi à pousser le cliquet en contact de fonctionnement avec les dents de la roue à rochet.
Pendant que l'appareil fonctionne, le mouvement de rotation de l'arbre à cames 625 en sens inverse des aiguilles d'une montre (figure 24) fait avancer la tige de poussée 632 dans 3¯'élément de guidage 633 sur une longueur égale à la profondeur de l'encoche 638 de la came. C'est-à-dire que la came 631 de l'arbre 625 tourne de la position de la figure 23, dans laquel- le l'encoche se trouve à côté et vient de dépasser le doigt 636 de la tige de poussée, dans la position de la figure 24, dans laquelle la came est montée sur le doigt pour le faire avancer sur une distance égale à la profondeur de l'encoche.
Ce mouvement, qui a pour effet d'allonger le ressort 629 et d'y accumuler de l'énergie, est calculé de façon à faire monter le cliquet 628 sur une dent précédente et à le loger dans la dent suivante (figure 25) de sorte que lorsque la came continue à tourner à partir- de sa position de la figure 24 de façon à dégager le doigt 636 et à libérer l'énergie emmagasinée dans le ressort 629, le cliquet fait avancer rapidement la roue à rochet 630 dans le sens des aiguilles d'une montre de la longueur d'une dent ou d'un di- xième de tour.
On remarquera à ce propos que lorsque le cliquet 638 monte sur la dent précédente de la roue à rochet, il est poussé en permanence contre elle de façon à exercer un couple en sens inverse des aiguilles d'une montre sur la roue à rochet et à l'empêcher de tourner dans.le sens des aiguilles d'une mon- tre. De même, en raison de l'inclinaison sans cesse croissante de la surface de la came 631, le cliquet ne peut pas pousser la roue à rochet dans le sens des aiguilles d'une montre avant que le doigt 636 tombe dans l'encoche 638. On voit encore que tant que la profondeur de l'encoche 638 de la came est à peu près au moins égale à celle d'une dent de la roue à rochet, celle-ci n'est poussée mécaniquement par le cliquet que d'un dixième de tour à chaque tour de l'arbre à cames 625.
Pour empêcher la roue à rochet 630 de venir trop loin dans le sens des aiguilles d'une montre, éventuellement du fait que la force vive de rota- tion de l'élément cylindrique 613 est supérieure à l'action exercée par le res- sort 629 poussant le cliquet 628 contre la roue à rochet et continuant à la faire tourner après que le doigt 636 est revenu contre la-came 631, l'élément de guidage 633 comporte un goujon 639 dirigé vers le bas. Ce goujon est dis- posé sur l'élément de guidage de façon que lorsque le doigt se dégage, ainsi qu'il a été dit, et que la tige 632 fait tourner la roue à rochet, un bord ex- térieur arrondi 640 du cliquet 628 (figure 25) vienne rencontrer ce goujon, en maintenant ainsi le cliquet en prise avec la dent suivante de la roue à ro- chet.
Il est facile de voir de plus que la forme de réalisation choisie de préférence et décrite ci-dessus de l'appareil d'enregistrement peut s'adap- ter facilement et rapidement au fonctionnement du compteur à droite ou à gau- che. C'est-à-dire que si le compteur est construit et fonctionne de façon que l'arbre de commande du compteur tourne en sens inverse de celui qui a été in- diqué ci-dessus., il suffit de renverser ou retourner la came 631 pour que l'en- registreur fonctionne de la manière décrite. En même temps, évidemment, et de même que la forme de réalisation des figures 17 à 20, l'appareil n'enregis- tre pas le débit du fluide passant en sens inverse dans le compteur.
Un em- brayage irréversible 626 empêche le compteur de fonctionner pendant que le fluide circule en sens inverse et en même temps empêche les éléments d'enre- gistrement de s'endommager.
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Pour faire fonctionner cet embrayage, on partage l'arbre à came en deux portions séparées pouvant tourner l'une par rapport à l'autre, à sa- voir une portion supérieure et une portion inférieure respectives 625a et 625b, la came 631 étant fixée sur la portion supérieure et une roue de réduction 624 sur la portion inférieure. De même, un ressort 641 est disposé au-dessous d'une butée de la roue 624 de façon à pousser normalement les éléments d'embraya- ge 642 et 643 en contact mutuel. Par suite, le mouvement de rotation de la roue 624 en sens inverse des aiguilles d'une montre (figures 24 et 25) a pour effet d'amener les éléments d'embrayage 642 et 643 en contact de façon à faire tour- ner également la came 631.
Toutefois, lorsque la roue 624 tourne dans l'autre sens, les éléments d'embrayage passent l'un sur l'autre à l'encontre de l'ac- tion du ressort 641 et la portion supérieure 625a de l'arbre et la came 631 ne tournent pas.
Bien entendu, chacun des arbres indicateurs 603 à 606 porte de pré- férence des aimants 644 qui tournent avec eux à leur extrémité supérieure au- dessus du support supérieur 602, bien que des aiguilles ordinaires indicatri- ces puissent coopérer avec des échelles appropriées disposées sur la face su- périeure du support 602. De même que dans la forme de réalisation des figures 17 à 20, un aimant 644a peut être fixé sur l'extrémité supérieure d'un arbre 600 de commande du compteur de façon à former un indicateur des fuites tour- nant rapidement.
Les figures 21 et 22 représentent une partie d'un compteur d'eau ordinaire du type des autres figures, qui comporte un corps de compteur 410 et une cuvette supérieure 411 séparés par une paroi 412. Le corps 410 supporte normalement la pression de l'eau dans la canalisation dont il s'agit de mesu- rer le débit, comme sur la figure 16, tandis que la cuvette supérieure 411 n' est pas normalement soumise à cette pression. Une saillie centrale ou prolon- gement 413 se dirige vers le haut à partir du corps 410 du compteur, compor- te un filetage extérieur 414 et est percé d'un trou 413 dans lequel passe l'ar- bre de commande 416 du compteur.
Un pignon 417 est monté'sur l'arbre de com- mande 416 et lorsqu'il est employé en combinaison avec une tête universelle décrite ci-dessus, fait tourner par l'intermédiaire d'une transmission dentée les aimants qui constituent les éléments enregistreurs de la tête du compteur.
Les éléments enregistreurs peuvent être d'une forme de construction courante ou du nouveau type décrit ci-dessus à propos des figures 15 à 20 et 23 à 27.
Les aimants et une partie de la transmission sont logés dans une tête de compteur 430a remplie d'huile, en forme de cuvette et comportant un rebord annulaire 512 dirigé en dehors. -Cette tête de compteur est dite tête universelle, étant donné qu'on désire transformer un compteur ordinaire quel- conque pour lui permettre de recevoir cette'tête universelle ou une tête sem- blable au moyen de l'appareil de transformation suivant l'invention. Une cloison ou paroi 520, de préférence en métal, recouvre l'ouverture de la tête 430a en forme de cuvette.
Cette paroi 520 sert à la fois à monter à rotation les arbres de la transmission et à former un joint étanche entre la tête du compteur et la cuvette supérieure 411. Un épaulement annulaire 433a de la tête du compteur forme un siège de la paroi 520 et une nervure annulaire 521 peut être rabattue en dedans pour maintenir la paroi en place. La tête de compteur universelle 430a peut être remplie d'huile et transportée sous for- me monobloc à l'endroit où se trouve le compteur à transformer, en facilitant ainsi son installation rapide.
Une cuvette d'adaptation 440d très peu profonde est disposée entre la tête 430a du compteur et la cuvette supérieure 411. On a constaté que cet- te cuvette peu profonde est avantageuse dans la pratique, car elle permet de transformer un plus grande nombre de types de compteurs actuellement en usage, Par exemple, la distance entre la paroi 412 et la face 500 de la cuvette su- périeure 411 varie dans les différents types de compteurs. La cuvette peu profonde 440d peut servir avec une tige d'adaptation 501 à confectionner une
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cuvette d'adaptation normalisée qui' peut servir à transformer la plupart de ce compteurs de types différents.
La tige d'adaption 501 comporte une portion taraudée 502 qui co- opère avec le filetage 414 de la saillie 413 du corps du compteur et une por- tion filetée extérieurement 503 de plus petit diamètre de façon à former un épaulement 504 sur lequel se pose la cuvette d'adaptation 440d. On peut fa- cilement augmenter ou diminuer pendant la fabrication la distance entre cet épaulement 504 et l'autre extrémité de la portion 502 pour tenir compte des
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différentes dimensions des cuvettes "supérieures des divers types de conpv teurs. La tige d'adaptation 501 est percée d'un trou par lequel passel'arbrecde commande 416 du compteur et un prolongement 505 de cet arbre au delà de la portion 503 portant le pignon 417.
Ce prolongement 505 comporte une portion en forme de manchon qui peut être fixée sur l'arbre de commande 416 par une vis de serrage 507. Une bague de garniture 508 de dimensions surabondantes
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ou de grande épaisseur assure l'étanchéité et l'aatortissematb entre l'épaule- ment 504 et la cuvette d'adaptation 440d, et un écrou 509 sert à fixer soli- dement l'adapteur sur la tige ,501 et par suite sur le corps 410 du compteur.
Ce joint est très épais pour permettre de compenser les faibles variations de
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dimensions >én±fe ,itd.ed.aettere"rsézr é; lepx.e. 5h. sd : n.Jtige, d'àdÁptalHxl''ètl-:r?ra.nt l'écrou''509, tout en maintenant le joint é- tanche.
La cuvette d'adaptation 440d comporte une bride annulaire 445d en une seule pièce dont une face 510 est en contact avec une face correspondante 511 de la bride 512 de la tête 430a du compteur. Des évidements 513 de la bride 445d logent des vis à chapeau 451d qui servent à fixer l'adapteur sur la cuvette supérieure 411. La fce 510 de la bride est percée de plusieurs trous taraudés 514 correspondant aux trous 515 de la bride 512 et logeant des vis à chapeau qui fixent la tête du compteur sur l'adapteur et forment aussi un joint étanche au moyen d'une garniture telle que 516 disposée entre la tête du compteur et l'adapteur.
On remarquera que l'épaulement annulaire 433a se trouve à une dis- tance considérable de la face 511 de la bride 512. La paroi 520 est ainsi es- pacée de la bride 512 de sorte que la bride annulaire 445.d ménage un espace dans lequel la roue dentée 525 actionnée par le pignon 417 peut tourner At- tendu que cette roue 525 est disposée au-dessus de la bride 445d, elle n'impose pas de limite aux dimensions intérieures de la bride ou de la cuvette d'adap- tation 440d, comme elle le ferait si elle tournait dans cette cuvette.
Le prolongement 505 de l'arbre de commande permet au pignon 417 et à la roue 525 de monter dans l'espace situé à l'intérieur de la tête 430a du compteur, ainsi qu'il a été décrit. La dimension de la portion d'arbre de ce prolongement 505 est de préférence égale à celle de l'arbre de commande
416 du compteur de sorte qu'on peut employer les mêmes pignons et roues que dans le compteur.
On remarquera (figure 21) qu'il n'existe aucune garniture autour -de l'arbre de commande 416 du compteur. La chambre formée entre l'adapteur et le couvercle 520 de la tête du compteur peut donc être remplie d'eau sous la même pression que celle de l'intérieur du corps du compteur, et la t'été du
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compt6ur,fonct-lobû&, abus la àéme ïweS6Jlè:, L-joint 473'-, 5,08 et 516,,dônnebt la.certitude,4u'uucune.vre s5.nh 4'>eau -ne 'étab3.zt dans la cuvettesupérieure 411.
Un avantage important decet adapteur consiste en ce qu'il réduit au minimum la force qui tend à séparer le corps de l'adapteur du corps du comp- teur. Deux forces s'exercent en sens inverse à l'intérieur des chambres étan- ches formées par la cuvette de l'adapteur. L'une d'elles s'exerce de bas en haut contre la tête du compteur et est égale à la pression multipliée par la surface de la tête du compteur exposée à la pression. La seconde force s'exer- ce de haut en bas contre le corps de l'adapteur et est égale à la composante
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dirigée de haut en bas de la pression multipliée par la surface de la cuvet- te de l'adapteur sur laquelle elle s'exerce. Etant donné que ces deux for- ces sont dirigées en-sens inverses, c'est seulement leur différence qui tend à séparer le corps de l'adapteur du corps du compteur.
Cette différence est sensiblement égale à l'unité de pression multipliée par la surface de l'ouver- ture de la partie inférieure de la cuvette de l'adapteur.
Cette caractéristique est importante car elle permet de mainte- nir facilement la bride de l'adapteur sur le corps du compteur par les vis à chapeau 451d pénétrant dans les deux trous filetés qui existent dans la plu- part des compteurs ordinaires et par les dispositifs de fixation supplémen- taires prévus. Etant donné que la bride de l'adapteur comporte des disposi- tifs de fixation du corps de l'adapteur sur la tête du compteur, qui peuvent être aussi résistants et nombreux qu'il est nécessaire, le problème permet- tant au corps de l'adapteur et à la tête du compteur de résister aux efforts -qui tendent à les séparer ne se pose pas.
Il ressort de ce qui précède que l'invention permet d'arriver par- faitement à tous les résultats énumérés précédemment, avec d'autres avantages évidents et propres aux appareils suivant l'invention.
Bien entendu, l'invention ne doit pas être considérée comme li- mitée aux formes de réalisation représentées et décrites qui n'ont été choi- sies qu'à titre d'exemple.