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La présente invention est relative à des dispositifs nouveaux et avantageux pour appareils de forage à mouton porté par un câble, et plus particulièrement à ce type d'appareils de forage actionnés par un fluide, de préférence au moyen d'un fluide hydraulique.
Ces appareils de forage sont per se bien connus.
Dans ces appareils de forage, un câble (ou une corde) quitte un tambour de treuil disposé sur le bâti principal et passe sur ou sous une ou plusieurs poulies à gorge dont l'une est généralement disposée à la par- tie supérieure d'une chèvre ; en quittant cette dernière poulie, le câble descend verticalement dans le trou en cours de forage dans le sol. A l'ex- trémité inférieure du câble ou corde est fixé un mouton portant l'outil de forage et se terminant par un trépan à percussion. L'une des poulies à gor- ge, sur ou sous laquelle passe le câble, est susceptible d'être déplacée en va-et-vient par un dispositif approprié qui lui est associé (par exemple un ensemble hydraulique à cylindre et piston) et qui soulève et laisse tomber le trépan rapidement et alternativement en vue de forer le trou.
A mesure que le trou augmente de profondeur, il est nécessaire que le tambour du treuil tourne de manière à laisser filer du câble. Autre- fois, on effectuait ce dévidage par l'un des quatre procédés suivants: (1) par une commande temporisée déterminant le déroulement constant ou in- termittent du treuil simplement en fonction de l'écoulement du temps ; (2) sans dispositif automatique, l'utilisateur actionnant volontairement le treuil chaque fois qu'il était nécessaire de laisser filer du câble; (3) par un dispositif fonctionnant sous l'effet de chocs, dans lequel un frein est monté sur le treuil, de manière à patiner sous l'effet d'un couple prédéterminée ce qui fait que le choc des outils de forage, lorsqu'ils tombent sans heurter le fond du trou, a pour effet de laisser filer une très petite longueur de câble;
(4) un dispositif automatique positif dans lequel, en réponse à la traction qui augmente chaque fois que les outils de forage tombent sans heurter le fond du trou, le treuil est cinématiquement entraîné de manière à tourner d'un degré de rotation prédéterminé, pour laisser filer une longueur prédéterminée de câble.
Le procédé 1 était nettement défectueux, sauf dans le cas d'un. forage très uniforme et très régulière Le procédé 2 exigeait trop d'attention de la part du conducteur. Le procédé 3 exigeait un réglage trop précis du frein, car le réglage convenable était trop soumis à diverses conditions variables, par exemple l'état de l'atmosphère, le graissage, etc... et il exigeait en outre que soit maintenu ce réglage précis. Bien que le procédé 4 ait donné toute satisfaction sa complication et les frais qu'il entraînait suffisaient à justifier la nécessité de réaliser un mécanisme fonctionnant en va-et-vient, moins compliqué et moins coûteux.
En conséquence, la présente invention a principalement pour objet un dispositif d'avance du câble, qui fait filer une longueur de câble nécessaire et au moment voulu, et qui ne présente aucun des inconvénients ci-dessus.
On n'utilise dans la présente invention aucun des procédés précités. A leur place, on tire profit de certaines caractéristiques propres au type particulier de battage hydraulique mis en oeuvre dans l'appareil de forage pour l'utilisation à laquelle le dispositif d'avance du câble était destiné. Dans cet appareil de forage, le mécanisme de battage, actionné hydrauliquement au cours de chaque chute du trépan, est automatiquement inversé (de manière à lever le trépan) juste avant que le trépan atteigne le point le plus bas de sa chute. Il en résulte la création d'une contre-pression dans le circuit hydraulique qui aboutit au moteur de battage. A mesure que la profondeur du trou augmente, et par suite lorsque le trépan ne rencontre pas le fond du trou, cette contre-pression augmente.
On utilise dans la présente invention un frein qu'on sert à la main pour empêcher le treuil de dérouler le câble, mais au lieu de serrer moyennement ce-frein -et de compter sur une secousse appliquée au câble pour laisser fi-
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1er celui-ci, on utilise la contre-pression accrue pour desserrer momentanément le frein de manière hydraulique, ce qui a pour résultat de laisser filer une longueur de câble qui est fonction de l'excès de la contre-pression, laquelle, de son côté, est proportionnelle à la hauteur restante entre le fond du trou et le trépan à la fin de sa chute.
Dans la présente invention, le trail déroule donc doucement et régulièrement une très faible longueur de câble à la demande, ce qui main- tient une percussion sensiblement régulière au fond du trou.
On a représenté sur le dessin annexé un des modes de réalisation, conforme à,l'invention, qu'on décrira et expliquera en détail plus loin, des éléments constitutifs de l'appareil de forage, de leur association et de leur agencemento
La présente invention permet d'obtenir un dispositif d'avance hydraulique automatique associé à un appareil hydraulique de forage muni d'un mouton porté par un câble, cet appareil de forage comportant : un dispositif permettant de faire tourner à volonté un tambour de treuil; un câble qui est enroulé sur ce tambour et qui est assez long pour porter un trépan de forage à percussion; un dispositif supportant le câble à un point si- tué entre le tambour et le trépan;
enfin, un dispositif à fluide, pour animer ce dispositif de support d'un mouvement de va-et-vient ayant pour effet de lever et d'abaisser le trépan. Le dispositif précité assurant ce déplacement en va-et-vient comporte un dispositif qui relie cinématiquement un dispositif moteur réversible, actionné par un fluide, au dispositif de support, de manière à animer le dispositif de support d'un mouvement de va-et- vient ; un circuit de fluide partant d'une source de fluide sous pressions et aboutissant au dispositif moteur, l'agencement de ce dispositif moteur et du circuit précité étant tel que la résistance opposée au dispositif mo- teur,lorsqu'il fonctionne de manière à lever le trépan, crée une contre- pression dans ce circuit ;
un dispositif qui réagit automatiquement à la position d'une poulie à gorge et qui inverse de ce fait le fonctionnement du dispositif moteur, de manière que ce dernier cesse de laisser descendre le trépan et le lève chaque fois que la position limite de descente est atteinte par le dispositif de support à la fin de la course de forage et un peu avant ce moment Tout ce qui précède constitue simplement l'a- gencement destiné à recevoir le dispositif d'avance automatique du câble qui comporte un dispositif permettant de serrer à volonté un frein sur le tambour ; dispositif à fluide pour desserrer momentanément le frein sous l'effet d'une pression de fluide excédant une valeur prédéterminée; enfin, un conduit latéral de fluide partant du circuit de fluide et abou- tissant au dispositif desserrant le frein.
Les dispositifs précités per- mettent à un excès de contre-pression régnant dans le circuit à la fin de la course de forage (contre-pression créée par l'absence de percussion du trépan sur le fond du trou) d'envoyer un jet de fluide dans le conduit la- téral précité, ce qui desserre le frein et par suite assure l'avance d'une faible longueur de câble.
Au cours de la description, on a appliqué la même référence à un élément identique ou à des éléments similaires.
Sur le dessin annexé: la figure 1 est une vue de côté d'un appareil de forage confor- me à l'invention; la figure 2 est une vue en plan, à plus grande échelle, partiel- lement en coupe, du mécanisme principal de l'appareil de forage; la figure 3 est une vue de côté, à plus grande échelle, de ce mécanisme ; la figure 4 représente très schématiquement les éléments essen- tiels de l'appareil de forage conforme à l'invention et les éléments essen- tiels coopérants du mécanisme de battage.
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On peut voir sur la figure 1 le bâti principal ou plate-forme
11 de l'appareil de forage, cette plate-forme étant portée par un disposi- tif 12 de traction par chenilles.
La référence 13 désigne des vérins servant à soulever la pla- te-forme 11 et à l'immobiliser au cours du forage.
La plate-forme 11 porte une chèvre 14 (appelée t'derrick" dans la technique).. La plate-forme porte également un moteur 15 qui sert à pro- pulser le dispositif de traction 12 par chenilles, à faire tourner un tam- bour 16 du treuil et à entraîner une pompe à fluide 33 (non représentée sur la figure 1).
Un câble 17 part du tambour 16 du treuil, il s'étend vers le haut et passe sur une poulie de battage 18 à gorge, qui tourne dans un bâti ou bloc de battage 19 monté, de toute manière appropriée, à la partie supé- rieure du derrick 14, de manière à coulisser de haut en bas sur une course limitéeo Ensuite, le câble descend de manière à porter un mouton 20 qui se termine par un trépan 21, représenté dans le trou de forage 22, qu'il vient de commencer à forer.
Le derrick 14 supporte un organe 23 qui guide le mouton.
A la base du derrick 14 est disposé un ensemble hydraulique 24 comportant un cylindre et un piston, dont une tige-piston 25 s'étend sur la hauteur du derrick, de manière à supporter et à animer d'un mouvement de va-et-vient le blqc 19 portant la poulie 18, cet agencement constituant un des modes de réalisation d'un dispositif moteur réversible à fluideo Par "dispositif moteur réversible à fluide", la demanderesse n'entend pas limiter l'invention aux moyens par lesquels le sens de rotation ou de déplacement en va-et-vient du moteur proprement dit sont inversés mais elle entend couvrir également les moyens grâce auxquels on obtient l'inversion de l'action du moteur en inversant certains dispositifs menés associés au moteur proprement dit.
On voit également sur la figure 1 un ruban de frein 26 freinant un tambour 27 qui est associé au tambour 16 du treuil de manière à l'empêcher de dérouler le câble, et un levier de frein à main 28 qui permet de serrer le frein à volontéo
On n'a pas représenté sur le dessin beaucoup d'autres éléments classiques de l'appareil de forage, étant donné qu'ils n'ont pas de rapport particulier avec l'invention, la figure 1 n'étant faite que pour donner simplement une vue d'ensemble de l'appareil de forageo
On va maintenant se référer aux figures 2 et 3 pour décrire d'une manière plus détaillée toute la partie du mécanisme que concerne directement l'invention.
Par l'intermédiaire d'une poulie motrice 29, d'une courroie 30 et d'une poulie menée 31, le moteur 15 fait tourner un arbre 32 qui actionne la pompe hydraulique 330 Cette pompe est supportée sur un prolongement latéral (non représenté) de la plate-forme 11.
L'arbre 32 peut faire tourner par l'intermédiaire d'un mécanisme d'embrayage 34 un manchon 35 et la rotation est successivement transmise à un pignon 36, un pignon 37, un arbre 38, un pignon 39 et une roue dentée 40 qui fait partie intégrante du tambour 16 du treuilo
Le tambour de frein 27 fait également partie intégrante du tambour 16 du treuil.
Le ruban de frein 26 qui y est associé peut être serré, par l'intermédiaire d'une tringlerie appropriée 41 montée à une des extrémités de l'arbre 42 (visible à la partie supérieure de la figure 2), sous l'effet de la rotation de cette extrémité de l'arbre en sens inversé des aiguilles d'une montre, le serrage pouvant ètre réglé à différents de-
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grés au moyen du levier à main 28, fixé à l'autre extrémité de l'arbre 42, qui peut être immobilisé à des degrés différents grâce à un organe de ver- rouillage 43 muni de crans.
Le mécanisme commandant le desserrage du frein (représenté à l'extrémité supérieure de l'arbre 42 sur la figure 2 et entre le levier à main 28 et le tambour 16 du treuil sur la. figure 3) sera décrit plus en dé- tail par la suite.
On va maintenant se référer à la figure 4, sur laquelle les conduits de grande section représentent les circuits hydrauliques principaux et les canalisations de petite section les circuits auxiliaires du servo- mécanisme.
La référence 50 indique un réservoir de fluide hydraulique.
Une pompe P aspire le fluide hydraulique par un conduit 51 et le fait pas- ser dans un conduit 52 par l'intermédiaire d'une soupape de réglage V, cet agencement constituant une source de fluide hydraulique sous pression. Le conduit 52 transmet ce fluide à une soupape d'inversion 53.
Une canalisation 54 transmet le fluide sous pression du conduit
52 à une soupape pilote rotative 55, dont l'organe rotatif 56 oscille de part et d'autre sur 45 degrés lorsqu'il est actionné par un doigt oscillant
57. On a représenté les deux positions limites de l'organe rotatif 56 et du doigt oscillant 57, l'une en traits gras et l'autre en traits interrom- pus. On a symbolisé le fait que le doigt 57 à trois positions actionne l'organe rotatif 56 par une droite en trait mixte qui relie leurs centres respectifs.
Un conduit de vidange 58 raccorde la soupape d'inversion 53 au réservoir 50. Une canalisation de vidange 59 raccorde la soupape pilo- te rotative au conduit de vidange 58.
Le conduit de vidange 58 et la canalisation de vidange 59 com- portent respectivement un obturateur réglable 60 et 61. L'obturateur 60 em- pêche la poulie de battage 18 de laisser filer trop de câble 17 lorsque la soupape d'inversion est dans une position déterminant la'descente du trépan
L'obturateur 61 règle la vitesse de déplacement de la soupape d'inversion 53.
Des canalisations 62 et 63 raccordent la soupape pilote 55 aux extrémités respectives de la soupape d'inversion 53 et assurent l'actionne- ment de cette soupape.
Un conduit 64 raccorde la soupape d'inversion 53 et l'ensemble
24 cylindre-piston, et il assure alternativement une transmission de fluide hydraulique sous pression et une vidange de celui-ci, selon la position du plongeur de cette soupape.
Un conduit 65 raccorde l'ensemble 24 cylindre-piston et le ré- servoir 50, et il assure l'évacuation de l'extrémité supérieure du cylindre.
Des doigts baladeurs 66 et 67 sont fixés de manière réglable à une tige 68 qui se déplace en va-et-vient avec la tige-piston 25. Le doigt baladeur 66, représenté en trait gras, est dans le même plan que le doigt oscillant 57 lorsque ce dernier se trouve dans la position représentée en trait gras, et le doigt baladeur 67, représenté en trait ordinaire, est dans le même plan que le doigt oscillant 57 lorsque ce dernier se trouve dans la position représentée en trait ordinaire, mais ces deux plans sont différents.
Comme représenté sur la figure 4, la tige-piston 25 termine sa course des- cendante et le doigt baladeur 66 vient de faire basculer le doigt oscillant
57 dans la position représentée, ce qui amène l'organe rotatif 56 de la sou- pape-pilote 55 dans la position représentée. Le fluide sous pression prove- nant de la canalisation 54 a, de ce fait, été envoyé dans l'extrémité de droite de la soupape d'inversion 53 par l'intermédiaire de la canalisation
62, ce qui a eu pour effet de déplacer le plongeur 69 de la soupape vers
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la gauche et d'envoyer le fluide (emprisonné dans l'extrémité de gauche de la soupape d'inversion) dans le réservoir 50 par la canalisation 63, la soupape 55, la canalisation 59 et le conduit 58.
Lorsqu'il est amené dans sa position de gauche, le plongeur 69 envoie du fluide sous pression prove- nant du conduit 52 dans la partie inférieure du cylindre 24 par l'intermé- diaire du conduit 64, ce qui a pour effet de soulever le piston et sa tige
25.
Tout ce qui précède, sauf la description du mécanisme de frei- nage du treuil, constitue simplement l'agencement destiné à recevoir le dis- positif de la présente invention.
La référence 7o représente un conduit latéral de sortie du con- duit de fluide sous pression 52. Ce conduit latéral aboutit à un petit en- semble 71 comprenant un cylindre et un piston dont la tige 72 est cihémati- quement reliée à l'arbre 42 du mécanisme de freinage du treuil par l'inter- médiaire d'une bielle 73.
En un point intermédiaire de sa longueur le conduit latéral 70 est divisé en deux branches. La branche supérieure 74 fait passer le li- quide vers la droite et la branche inférieure fait passer le liquide vers la gauche. Une soupape de détente réglable 76, située dans la branche su- périeure 74, empêche le fluide sous pression de passer du conduit 52 à l'en- semble piston-cylindre 71 pour des pressions de battage ordinaires.
Dans la branche inférieure 75 est disposé une soupape d'arrêt classique 77 qui empêche le fluide, au cours de son trajet entre le conduit 52 et l'ensem- ble cylindre-piston 71, d'être dérivé par la soupape de détente 76 pour des pressions inférieures à celles pour lesquelles la soupape de détente à été régléeo
Il est nécessaire que le circuit de retour à partir de l'ensem- ble cylindre-piston 71 aboutisse'au conduit 52 et non au réservoir 50 ; eneffet, si le circuit de retour aboutissait au réservoir 50, le liquide, lorsqu'il passe, sous l'effet de l'excès de contre-pression régnant dans le conduit 52, par la soupape de détente 76 pour actionner l'ensemble cylindre- piston 71 de manière à desserrer le frein, serait alors dérivé vers le ré- servoir 50 au lieu de remplir sa fonction.
Dans le présent mode de réalisation de l'invention, les branches 74 et 75 du conduit latéral 70 ainsi que les soupapes 76 et 77 qu'elles con- tiennent constituent un seul ensemble en 78 sur les figures 2 et 3.
Un conduit d'évacuation 79 est raccordé à l'ensemble cylindre- piston 71 et aboutit au réservoir 50.
Il est nécessaire de prévoir un dispositif élastique agencé de manière à maintenir le frein serré chaque fois que le levier de) frein 28 est dans une position de serrage, mais de manière à ne pas maintenir le frein serré chaque fois que le frein est appelé à être desserré sous l'effet de l'excès de contre-pression régnant dans le conduit 520
Ce dispositif doit être suffisamment élastique pour assurer l'établissement, dans l'ensemble cylindre-piston 71, d'une contre-pression ayant une valeur intermédiaire entre la pression normale de battage du con- duit 52 et l'excès de pression auquel on a réglé la soupape de détente 76 pour déterminer son ouverture.
On pourrait supprimer les branches 74 et 75 du conduit latéral 70 ainsi que les soupapes 76 et 77 qu'elle contiennent et. dans ce cas, on pourrait utiliser le dispositif flexible élastique de préférence réglable, par exemple par un faible degré de mise en position du levier de commande par pour prédéterminer la valeur de la contre-pression hydraulique nécessai- re au desserrage du frein. Mais on conserverait de préférence les éléments 74 à 77 car, si l'on supprimait la soupape de détente 76, l'application et la libération du frein se feraient plus ou moins doucement au lieu de se '' faire brusquement, et il ne serait pas possible de maintenir un réglage pré- cis de l'avance du câble.
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Dans le présent mode de réalisation,, en raison de la grande distance qui sépare, d'une part, le levier de commande 28, situé à une extrémité de l'arbre 42 et, d'autre part, la tringlerie 41, qui applique le ruban de frein, ainsi que la bielle 73, qui libère le ruban de frein, situées à l'autre extrémité de l'arbre 42, ce dernier agit comme une barre de torsion et constitue ainsi le dispositif flevible élastique. Le levier à main 28 peut également faire partie du dispositif élastique fleyible ou constituer lui-même ce dispositif.
On peut décrire le fonctionnement de l'appareil de forage conforme à la présente invention comme suit.
Au moyen du levier à main 28, on a serré le frein du tambour du treuil, la pompe P fonctionne, la soupape V est ouverte et l'ensemble cylindre-piston 71 est animé d'un mouvement de va-et-vient.
Lorsque la soupape pilote 55 est dans sa position représentée en traits interrompus, comme représenté sur la figure 4, la tige-piston 25 descend (par suite du poids du mouton qui exerce une.traction sur le câble 17) et le doigt baladeur 66 heurte le doigt oscillant 57 se trouvant dans sa position représentée en traits gras, ce qui a pour effet de faire pivoter de 45 degrés en sens inverse des aiguilles d'une montre, ce doigt oscillant ainsi que l'organe rotatif 56 de la soupape pilote 55 et de l'amener dans sa position représentée en traits pleinso Lorsque l'organe rotatif 56 est dans cette position, le plongeur 69 de la soupape d'inversion 53 est amené vers la gauche dans la position représentée.
La tige-piston 25 continue à descendre momentanément, bien que la soupape d'inversion soit alors dans une position susceptible de provoquer la levée du piston.
A ce moment,le trépan 21 va normalement heurter le fond du trou de forage, ce qui le fait rebondir, de sorte que le poids du mouton n'empêchera pas le renversement de course du piston.
Toutefois, si le trou a été foré au point que le trépan ne heurte pas le fond du trou, le trépan ne rebondira pas et il continue à tomber lorsque le fluide sous pression pénètre dans la partie inférieure du cylindre 24 par le conduit 64. La pression du piston, qui s'exerce vers le bas du fait que le mouton continue à tomber, crée une contre-pression qui s'oppose à la pression de la pompe; ce qui a pour effet d'envoyer, par l'intermédiaire de la soupape de détente 76, un jet de fluide hydraulique dans l'ensemble cylindre-piston 71, ce qui desserre momentanément le frein et laisse filer de ce fait environ 3 mm de câble.
L'excès de contre-pression ne dure qu'un instant. Dès qu'il ne s'exerce plus,l'élasticité de la barre de torsion 42 applique de nouveau le frein et force le piston de l'ensemble 71 à s'élever de nouveau, ce qui a pour résultat de ramener dans le conduit 52, par l'intermédiaire de la soupape d'arrêt 77, le liquide sortant du cylindre de l'ensemble 71 après qu'il a été utilisé, la pression dans le conduit 52 étant, à ce moment. insuffisante pour s'y opposer.
La longueur de câble ainsi déroulée chaque fois qu'il se pro- .duit un eycès de contre-pression lorsque le trépan ne rencontre pas le fond du trou est si faible qu'on obtient une percussion pratiquement uniforme d'une course à l'autre.
Dans les appareils de forage de la technique antérieure, au début de chaque passe de battage, on fait généralement descendre le trépan jusqu'à ce qu'un "mou" du câble indique que le trépan est bien parvenu dans le fond du trouo Le conducteur fait alors tourner le treuil de manière à soulever le trépan d'environ 7 à 10 cmo On commence alors à exécuter le battage, et la longueur convenable du câble est progressivement réglée, quel que soit le mécanisme d'avance du câble qu'on utilise.
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Toutefois, dans l'appareil de forage auquel on applique le dis- positif conforme à la présente invention, lorsque l'appareil est au repos, le piston de l'ensemble cylindre-piston 24 repose sur le fond du qylindre, c'est-à-dire dans une position de très loin inférieure à la position la plus basse qu'il puisse jamais atteindre au cours du cycle de battage. Confor- mément à la présente invention, le conducteur n'a pas à déplacer par tâton- nements le trépan après sa descente, mais il peut le laisser reposer sur le fond du trou et commencer le battageo Le démarrage du battage soulève suf- fisamment le trépan, et l'écartement du fond ainsi réalisé déterminera de ce fait un fonctionnement du mécanisme d'avance du câble,qui règlera la longueur convenable du câble au cours des trois ou quatre premières courses de battage.
Il est bien entendu qu'on peut apporter diverses modifications au mode de réalisation décrit et représenté sur le dessin annexé, sans s'é- carter pour cela de l'esprit de l'invention.
REVENDICATIONS.
1. Dispositif hydraulique automatique d'avance de câble appli- câble à un appareil de forage hydraulique muni d'un câble porteur d'un mou- ton, cet appareil de forage comportant :un dispositif permettant de faire tourner un tambour de treuil à volonté ; uncâble ou corde enroulé sur ce tambour et dont la longueur lui permet de supporter un trépan de forage à percussion; un dispositif supportant le câble en un point situé entre le tambour et le trépan ;
un dispositif à fluide permettant d'animer le dispositif de support d'un mouvement de va-et-vient de manière à lever et à abaisser le trépan, le dispositif assurant le déplacement en va-et-vient précité comportant (A) un dispositif qui relie cinématiquement un dispositif moteur réversible actionné par le fluide au dispositif de support susmentionné, de manière à animer ce dernier d'un mouvement de va-et-vient, (B) un circuit de fluide partant d'une source de fluide sous pression et aboutissant au dispositif moteur, l'agencement du dispositif moteur et du circuit de fluide étant tel que la résistance opposée au dispositif moteur lorsqu'il fonctionne de manière à lever le trépan crée une contre-pression dans ce circuit, (C)
un dispositif dont la réaction automatique à la position prise par une poulie mobile de battage inverse l'action du dispositif moteur,ce qui fait que ce dernier cesse d'abaisser le trépan et lève celuici chaque fois que le dispositif de support précité atteint sa position la plus basse d'abaissement du trépan à la fin de la course de forage et un peu avant ce moment, le dispositif précité d'avance automatique hydraulique du câble étant caractérisé par le fait qu'il comporte :un dispositif permet- tant de serrer à volonté un frein sur le tambour précité ; undispositif à fluide permettant de desserrer momentanément le frein en réponse à une pres- -sion du fluide excédant une valeur prédéterminée;
enfin, un conduit latéral de fluide raccordant le circuit de fluide susmentionné et le dispositif de desserrage du frein, grâce à quoi un excès de contre-pression dans le circuit précité, à la fin de la course de forage, dû au fait que le trépan ne heurte pas le fond du trou de forage, envoie un jet de fluide par le conduit latéral, ce qui a pour effet de desserrer momentanément le frein et de laisser filer de ce fait une faible longueur de câble.