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De nombreux procédés et appareils ont déjà été proprosés pour la fabrication du gaz de fumier. Mais jusqu'ici leur application ne s'est pas généralisée, malgré les besoins de l'agriculture en raison de leurs irrégularités de fonctionnement et de leur rendement insuffisant. On con- state généralement, dans ces appareils, une production de gaz importante pendant les 2ème et3ème semaines, suivie d'une diminution rapide de la production; d'autre part, malgré certaines précautions de calorifugeage et un chauffage soit dans la masse, soit par les'parois latérales, on constate des variations notables de l'allure de la production suivant la tempéra- ture extérieure.
La présenteinvention a pour objet un procédé et un appareil conçus dans le but d'échapper à ces inconvénients.
Considérée sous un premier aspect,. elle consiste à maintenir le fumier immergé dans le purin pendant toute la durée de sa fermentation.
Les travaux qui ont conduit à la présente invention ont permis de consta- ter que les particules solides en suspension qui, au bout d'un certain temps de fermentation ont tendance à s'élever dans le liquide et à surna- ger, se trouvent au-dessus du niveau de ce liquide et que,dès lors, l'ac- tivité de la fermentation décroît rapidement.
Les cuves de fermentation comporteront, suivant l'invention, des moyens pour empêcher systématiquement les matières solides de surnager.
De cette manière.,; notamment9 toute la matière solide étant baignée par le liquide,la transmission des calories s'effectue régulièrement à toute la masse et la température demeure homogèneo
Ces moyens pourront consister en des chaînes ou des barreaux d'un poids et d'une résistance suffisants formant à la partie supérieure de la cuve un réseau que ne pourra pas franchir le fumier en cours de fermentation. On pourra aussi prévoir une cloison horizontale, de toute forme appropriée, ou même en consentant délibérément un certain pourcentage de perte de rendement, utiliser à cette fin le plafon d de la cuve, le niveau du liquide s'élevant alors aussi près que possible de ce plafond ou cloison.
D'autre part, l'installation comportera de préférence,un niveau permettant de vérifier à tout moment la hauteur du liquide dans la cuve, ainsi que des moyens pour compenser la baisse du niveau du liquide et rétablir celui-ci à la hauteur voulue pour que toute la matière solide soit immergée.
En particulier:, pour maintenir ce niveau à la hauteur voulue, on pourra établir des communications entre les cuves pour faire passer le liquide d'une cuve où le niveau est trop.--- élevé à une autre cuve où il est moins élevé.
Les expériences ont montré, en effet, que pour une cuve donnée, le niveau du purin monte lorsque la courbe de production est croissante et baisse lorsqu'elle diminue.
Ceci s'explique par la fait que les bulles de gaz en formation ont un volume de plus en plus grand en période de production croissante et de plus en plus petit en .période de production décroissante d'où la nécessité de retirer du purin des cuves pendant le premier mois de production et d'en remettre pendant le deuxième mois.
En conséquence, suivant une des modalités d'application de l'invention, on établit des communications entre les cuves de maniérée à ce que la cuve ayant un niveau de liquide trops élevé le déverse dans celles qui, étant en fin de production, ont besoin d'en recevoir.
De préférence,la batterie de cuves sera munie d'un ensemble de canalisation permettant de faire jouer entre toutes le principe des bases
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communiquants, des vannes étant disposées pour permettre d'isoler chacune cu plusieurs d'entre elles,
Dans le but d'assurer à toute la masse liquide contenant les matières solides en suspension une égale température dans toute son:. étendue, l'installation comporte des moyens de chauffage particuliers, en eux-mêmes connus,mais qui ont donné ici des résultats très supérieurs, à tous ceux qui ont été employés, savoir le chauffage du fond inférieur des cuves par serpentins ou analogues assurant une répartition sensiblement égale des calories sur toute l'étendue du liquide au fond de ces cuves.
Un appareil qui a donné des résultats particulièrement satisfaisants, comprenait des cuves dont le fond était constitué par un sol en béton dans lequel 3..':aient noyés des tubes de circulation alimentés en eau chaude par une chaudière spéciale. Naturellement, une semblable disposition peut être complétée par un calorifugeage des parois, ou même par des canalisations analogues disposées dans la masse des parois. Des moyens de réglage sont prévus pour maintenir la température intérieure constante malgré les variations extérieures ou pour faire varier l'allure de la production en agissant sur cette température.
Dans une forme particulière de réalisation, l'appareil comporte une série de cuves juxtaposées chauffées par le fond comme dit ci-dessus, les canalisations de chauffage de chacun des fonds de cuves pouvant être mises en circuit ou hors circuit séparément, et chacune d'elles assurant, par sa masse calorifique propre, le calorifugeage et même le réchauffage latéral de sa voisine.
A titre d'exemple et dans le but de faciliter l'intelligence de la présente description, on a représenté aux dessins annexés: - la figure 1, une vue schématique en coupe verticale d'une cuve de fermentation suivant l'invention; - la figure 2, le plan schématique d'une installation comportant sept cuves et trois gazomètres; - les figures 3 et 4 des vues respectivement en coupe suivant la ligne III-III de la figure 4 et en plan d'une autre forme de réalisation de l'invention.
Dans l'exemple représenté à la figure 1, on voit que la cuve comporte un fond en béton 17 dans lequel sont noyées des canalisations de chauffage 18 alimentées par une chaudière 12. Pour maintenir les matières solides constamment immergées, la cuve comporte à une hauteur convenable des chaînes 19 s'étendant en travers.
L'installation, représentée à la figure 2::;comporte une plura.lité de cuves 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, dont le sol 17 est en béton et est parcouru par des canalisations 18 raccordées à une chaudière, analogue à une chaudière de chauffage central quelconque appropriée. Cette chaudière peut avantageusement être chauffée au moyen d'une partie du gaz produit par l'installation.
La cuve est fermée à sa partie supérieure par une cloche 16 munie de tous moyens appropriés pour assurer son ouverture en vue des opérations de chargement et déchargement. Ces moyens, non plus que les canalisations nécessaires à la vidange et au remplacement du purin, n'étant pas l'objet de l'invention, n'ont pas été représentés aux dessins.
Chaque cuve comporte un thermomètre (non représenté) ainsi qu'un indicateur de niveau constitué par exemple par un voyant 20 fixé sur un flotteur 21.
Les cuves 1, 2..... 6, 7 , sont juxtaposées de sorte que le calorifugeage latéral de chacune d'elles est assuré par ses voisines.
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Les canalisations de chauffage 18 du fond de chacune d'elles sont indépen- dantes de sorte que l'on peut régler individuellement l'allure de marche de chaque cuvée Les canalisations 22 de départ du gaz aboutissant à un dis- tributeur 11 formé d'une combinaison quelconque appropriée de vannes ou robinets,d'où partent, d'autre part,les canalisations 23 alimentant par la partie supérieure une batterie de gazomètre 8, 9, 10 formant batterie tampon avec le réseau d'utilisation.
On peut ainsi combiner le roulement des cuves en service pour disposer dune production sensiblement constanteo
Dans lexemple représenté aux figures 3 et 4, les cuves la, 2a, 3a, etc... sont reliées entre elles par une canalisation générale 10a et des branchements 11a, 12a, 13a, etcoocomportant chacun une vanne 21a, 22a,23a, etc...
Entre chacune de ces cuves et la vanne correspondante est disposée une cheminée 31a, 32a, 33a, etcooo qui permet de surveiller le niveau dans chaque cuveo On peut également compléter cette installation en disposant des vannes telles que 41a dans une ou plusieurs des sections entre cuves de la canalisation générale, et une vanne de vidange telle que 14a permettant de vider une ou plusieurs cuves à volontéo
On voit, sans autre explication, qu'il suffira, en vertu du principe des vases communiquants., d'ouvrir les robinets appropriées pour faire passer du liquide des cuves où le niveau est trop élevé à celles dans :lesquelles il est trop baso REVENDICATIONS.
1. Appareil pour la production de gaz de fumier,caractérisé par le fait que les cuves de fermentation comportent un fond en maçonnerie telle que du béton, dans lequel sont noyés des éléments chauffants répartis de manière sensiblement régulière dans sa surface.